Comédie de Jérôme Bonnell inspiré du roman « Amours » de Léonor de Récondo, qui nous plonge dans une ambiance austère et bourgeoise du début du siècle dernier, et brosse le portrait de deux femmes de conditions si différentes. La première, Céleste ( Galatea Bellugi ) est servante chez la seconde, au sein de ce couple sans enfant : André ( Swann Arlaud ) et Victoire ( Louise Chevillotte ). Nous voilà en présence d’ un triangle, propice aux intrigues, où le père de famille, notaire provincial, va exercer une pression autoritaire et se tromper, parfois, de porte la nuit tombante. Ce dernier, très finement joué par Swann Arlaud, va devoir composer, dans une nouvelle répartition des rôles, avec la maternité affectant la soubrette Céleste. Victoire, telle une femme moderne, va diriger les opérations tout en découvrant les aspects pratiques d’ une maternité via servante interposée. Magnifiques interprétations de ces deux femmes, que la caméra s’ attache à percer les intentions et les ressentis. Au-delà des dialogues, et des non-dits, cette réalisation sculpte avec délicatesse le lien naissant entre ces deux femmes aux antipodes, que l'instinct maternel rapproche et pas seulement….Le casting ajoute la maman acariâtre du notaire, Emmanuelle Devos, et la surprise jouissive qu’ elle confiera à son fils, dans un rôle très effacé. Scénario rigoureux qui réussit à nous surprendre agréablement…. !!**
Un film bien joué avec une mention spéciale pour l’interprétation de l’épouse bourgeoise du début du 20ème siècle de Louise Chevillotte parfaite. De beaux décors et de belles lumières mais l'histoire est simpliste et convenue, presque caricaturale et l'on s'ennuie ferme au fil des dialogues chuchotés à la limite de l'audible
ce qui me plait le plus dans ce film est la distorsion entre la bande annonce et le récit du film : dans la BA on voit des femmes sous l'emprise d'un homme autoritaire et le récit parle lui de..... et miss bellugi est magnifik actrice !
La condition des femmes : que ce soit d'une épouse ou d'une petite bonne face à son patron, le déséquilibre est là, perpétuel et cruel. Et pour s'en extraire, il faut s'allier. Le film est pudique et violent à la fois, corsetté et libérateur. Swann Arlaud a le mauvais rôle, il le joue superbement bien.
Séduite par la bande-annonce, mais sans savoir tout à fait où je mettais les pieds, La condition a été une excellente surprise. Des personnages bien écrits, deux héroïnes pour lesquels on ressent une profonde empathie grâce à une mise en scène et une direction artistique qui nous font étouffer avec elles dans cette maison bourgeoise, tout en se passionnant pour le scénario habile et inattendu. Les thématiques évoquées résonnent parfaitement avec le présent. les acteurs, en particulier Swann Arlaud et Louise Chevillotte sont très bons. Et surtout une fin très réussie spoiler: et particulièrement satisfaisante .
Film exigeant, très subtil avec une histoire qui monte en tension au fur et à mesure et une fin qui surprend mais ravit en même temps. Acteurs très bien dirigés. Tous les ingrédients qui me ravissent au cinéma
Alliance subtile entre passé et modernité, le film instaure un suspense discret au sujet de la trajectoire de chaque personnage principalement les personnages féminins. L'interprétation et la mise en scène sont impeccables (mention spéciale à Louise Chevillotte). Loin d'être manichéenne, s'appuyant beaucoup sur les ellipses et le hors-champ, cette oeuvre, complexe comme son titre, n' impose rien au spectateur, ni les émotions qui viennent délicatement et qui restent ancrées, ni le discours politique. La fin, même si elle tranche un peu avec la subtilité de l'ensemble du film, est inoubliable. Engagé, nuancé et bouleversant.
Magnifique évocation de la condition féminine dabs un milieu bourgeois à l'aube du vingtième siècle, pétri de faux-semblants, de mensonges et de secrets familiaux. C'est excellemment interprété avec finesse et je le suis laissé happé par les destins de ces deux femmes, la bourgeoise et sa servante, moins éloignés qu'il n'y parait au premier abord. Swann Arlaud est aussi vénéneux qu'Emanuelle Devos, sa mère, est machiavélique et tyranique même paralysée ! A voir, donc.
Un bon film historique, bien interprété, qui invite à réfléchir sur les classes sociales et les relations entre hommes et femmes au début du XXᵉ siècle. On y retrouve une véritable atmosphère, une fin tout en pudeur et en douceur, et une subtile émancipation face aux conventions de l’époque.
La première partie qui met en place tous les éléments est vraiment prenante. La reconstitution de l'époque est plutôt réussie, l'interprétation de qualité. Puis le film s'englue dans une deuxième partie où les dialogues deviennent explicatifs et ennuyant. Surtout le réalisateur délaisse la relation très hiérarchique du couple pour une amourette improbable qui communie autour de la naissance d'un enfant. Un acte manqué.
Un super moment un voyage dans le temps ,un classique du cinéma le mari,la femme et la soubrette mais une fin très actuelle . Des décors,des lumières et des étoiles de cinéma. J'adore
si le film peut paraître académique dans sa mise en scène froide et distante, le scénario remarquablement écrit, le sujet grave subtilement abordé et la qualité des interprètes nous emportent très vite. quelques longueurs plombent notre plaisir, mais le dénouement est remarquable et surprenant.
Par les temps actuels, une bouffée de vraie littérature ne peut etreque saluée et bénéfique. L'écriture de Leonor De Recondo a toujours ravi mes lectures. Il y a du Flaubert, du Balzac chez cette écrivaine. La Condition nous plonge dans une relation féminine et déconcertante pour l'époque où la dominance masculine écrasait les femmes. Les acteurs sont justes à leur place, beaux. Cette tranche de vie apporte douceur, beauté et réconfort.