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Direct-actu.fr
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3,0
Publiée le 25 janvier 2025
Slocum et moi est un film d’animation poignant qui plonge dans la France des années 50 pour raconter le parcours initiatique de François, un garçon de 11 ans. Ce personnage rêveur et solitaire observe le monde avec une curiosité touchante, tandis que son quotidien est rythmé par la construction d’un bateau dans le jardin familial. Cette œuvre, ancrée dans une époque d’après-guerre, mêle un récit intime à des thématiques historiques et sociales.
Le bateau devient une métaphore des rêves et du passage du temps, symbolisant les aspirations humaines, même inachevées. Une dimension centrale du film est la relation complexe entre François et son beau-père Pierre, marqué par une tendre maladresse. La construction de l’embarcation crée un lien singulier entre eux, transcendant les liens biologiques. L’arrivée inattendue du père biologique de François vient enrichir cette exploration des notions de paternité et d’identité.
Parallèlement, les premiers émois amoureux du jeune héros illustrent sa quête d’équilibre entre ses aspirations personnelles et son adolescence. Cette richesse narrative est sublimée par la sensibilité autobiographique de Jean-François Laguionie, qui capte les nuances des émotions humaines.
La musique de Pascal Le Pennec, interprétée par l’Orchestre Symphonique de Bretagne, renforce l’atmosphère poétique en reflétant les états d’âme des personnages.
Au-delà d’un voyage extérieur, Slocum et moi explore les transformations intérieures, soulignant que les plus grands voyages se font souvent en soi-même. Ce récit universel sur la famille, la quête de soi et les rêves marque par son regard nostalgique, empreint d’humour et de profondeur.
Enfin, le titre évoque Joshua Slocum, premier navigateur à faire le tour du monde en solitaire, une figure inspirante qui résonne avec les thématiques de liberté et d’aventure du film.
Dieu que cela fait du bien, un peu de poésie dans ce monde de brutes...UN film magnifiquement dessiné, en pastel et aquarelles parfois, avec une histoire de bateau qui trouve beaucoup d’affluents, de confluents secondaires, et qui nous permet de faire le tour du monde avec Slocum, premier navigateur en solitaire, qui mit trois ans à faire le tour du monde à la fin du 19ème siècle…. Donc beaucoup d’histoires en une, de la famille, de marins, de rencontres océaniques, et surtout une immense poésie qui finit dans l’âme du spectateur que je suis, et qui m’a rendu serein et heureux…..C’est un vrai bijou, précipitez vous…. Merci monsieur Laguonie et associés…..
"Slocum et moi" de Jean-François Laguionie est une parenthèse enchantée sur les bords de Marne, où l’animation douce et contemplative donne vie à un récit intime et poétique. Le film suit un jeune garçon et sa famille dans la construction d’une réplique du voilier de Joshua Slocum, tissant une atmosphère nostalgique qui rappelle l’univers de Sempé. Visuellement maîtrisé, un joli voyage intérieur, délicatement esquissé.
Au début des années cinquante, François grandit dans un pavillon de banlieue banal, près de Paris, au bord de la Marne. Il n’a quasiment plus de lien avec son père biologique et a reporté tout son amour filial vers son beau-père, un homme taiseux au passe-temps original : il s’est mis en tête de reconstruire dans son jardin le voilier du célèbre navigateur américain Joshua Slocum qui entreprit à la fin du dix-neuvième siècle le premier tour du monde en solitaire à la voile.
Âgé aujourd’hui de quatre-vingt cinq ans, Jean-François Laguiole est une légende de l’animation française. Loin des grosses productions animées hollywoodiennes, il a su imposer sa patte. Son graphisme est aéré ; il utilise des tons pastel ; il dessine à la main. On devine le graphite charbonneux de ses crayons sur ses planches.
Laguionie a longtemps raconté des récits d’aventures qui puisaient leur inspiration dans les romans de Jules Verne ou de Robert Louis Stevenson qui ont hanté son enfance et celle de bien des gamins du siècle dernier. Ses dernières oeuvres, l’âge venant, deviennent plus intimistes : "Louise en hiver" (2016) racontait, sans parole, le crépuscule d’une vieille femme solitaire. Slocum et moi est ouvertement autobiographique, où le réalisateur se met lui-même en scène, sous les traits de son jeune héros, âgé d’une dizaine d’années au début des années cinquante.
"Slocum et moi" raconte sans effet de manche un voyage intérieur. Sans quitter les bords de la Marne, ses héros font le tour du monde par procuration en se laissant emporter par le carnet de bord de Joshua Slocum. C’est aussi un hommage mélancolique du réalisateur à son père biologique (on reconnaît la voix si reconnaissable de Gregory Gadebois) et à sa mère, à l’éducation aimante qu’ils lui ont prodiguée et à un temps aujourd’hui disparu, celui des bus à plateforme et des 2CV.
A 75 ans Jean-François Laguionie signe son film de loin le plus personnel et son œil est certes nostalgique mais jamais rance. Il rend comme souvent hommage à l'imaginaire, aux aventuriers, y compris ceux qui font le tour du monde dans leur jardin, et à cette mémoire d'enfant qui a choisi de ne se rappeler que du beau, du doux, du regard d'une mère ou de la main d'un père. Poétique et émouvant, le genre de film familial qu'on aimerait voir plus souvent.
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2,0
Publiée le 7 janvier 2026
Pierre, qui est surnommé Slocum, est un homme réservé, débrouillard et surtout bricoleur. Il adore réparer et construire des choses de toutes les tailles, y compris un bateau qui est son plus grand projet. Son histoire, c'est aussi de celle de sa famille, et c'est son fils François qui la raconte. À une époque d'après-guerre, les rêves sont permis et le récit autobiographique de Jean-François Laguionie se veut positif, presque idyllique. Des souvenirs de jeunesse qui servent d'hommage à Joshua Slocum, mais surtout à ses parents. Il y a la mère avec qui il y a une vraie complicité puis le père avec qui c'est différent. Il y a plus de retenue et les preuves d'amour sont exprimées d'une autre manière. J'ai trouvé cette relation basée sur les non-dits touchante. Pour le reste, je dois reconnaître que je n'ai pas été embarqué par cette histoire de construction de bateau. On ressent l'amour et la fierté du narrateur pour ses parents ainsi qu'une pointe de nostalgie, mais le film ne m'a ni transporté ni ému. Un film probablement trop personnel auquel j'ai fini par me désintéresser.
Le parallèle avec le voyage immobile, la lecture qui permet de s’évader et l’adolescence est bien représenté. Néanmoins j’ai moyennement aimé le style de dessin. Naïf pastel mais sans caractère. J’imagine que l’auteur a voulu garder une simplicité comme son récit d’apprentissage dans sa petite ville de seine et Marne. Joli mais on reste sur notre faim
Un film d'animation raffinée, touchant et nostalgique qui sent bon la France d'antan, où le réalisateur dessine les rêves de son père avec plein de délicatesse.
La tendre histoire d’une famille dans l après guerre . Une famille recomposée ne vivant que pour la construction à l identique du bateau du navigateur Slocum. Cela se déroulera tout simplement dans le jardin de la maison L’histoire est vue avec les yeux de l enfant. C est à la fois tendre et émouvant. A voir .durée 1h15.
«Délicieux !» Quelle poésie et quelle fraîcheur que ce film d’animation, l’ultime de son auteur de 85 ans qui raconte une tranche de son enfance dans les années 50 : son père (aidé de sa femme) se met à construire la réplique d’un bateau avec lequel un certain Slocum a fait le 1er tour du monde en solitaire à la fin du 19ème siècle. La musique accompagne la narration avec légèreté. On a le sourire pendant 1h15, merci Jean-François Laguionie pour votre sensibilité et ce partage des émotions humaines toutes simples, car de nombreuses sont abordées.
Slocum et moi raconte l’histoire d’un petit garçon, qui découvre avec intérêt le projet de son beau père, de construire un bateau dans le jardin familial. C’est tendre, drôle, mais un peu sans intérêt. Les dessins ne sont pas révolutionnaire. C’est très classique.
Très joli film d’animation visuellement mais qui a été pas mal gâché par l’omniprésence du narrateur. Ce dernier explique beaucoup trop les événements simples qui se déroulent juste sous nos yeux et cela donne un résultat trop enfantin. Je n’ai pas été fan non plus des personnages que j’ai trouvés trop caricaturaux dans leur caractère et leur développement. Ce choix de tout dire à haute voix supprime une grande part potentielle de subtilité et de poésie. J’aime bien l’univers maritime qui est présenté même si la courte durée du film peut l’empêcher d’être suffisamment approfondi. Et les meilleurs moments du métrage sont les plus silencieux. Je me demande donc s’il ne fallait pas réaliser un film quasiment intégralement muet. 12/20
Le réalisateur parle de son enfance et on est plongé dans la période apaisée et joyeuse de l'après-guerre.
L'originalité du scénario vient du fait qu'il est traité du point de vue de l'enfant devenu adulte qui commente en voix off l'histoire de ses parents.
Un récit sur la transmission des passions, sur le manque de communication et sur le fait que ce n'est pas parce qu'on ne parle pas qu'il ne faut pas voir les signes d'affections là où elles sont...
Les dessins sont simples mais les couleurs pastels apportent une forme de délicatesse et de poésie. En prime, vous aurez la voix reconnaissable de Grégory Gadebois qui double le père de famille
Je vous conseille de le voir en famille, avec petits et grands, car il y a deux strates de lecture. Les petits seront transportés par les couleurs douces et le charme du visuel tandis que les grands seront portés par les belles valeurs.
Car, au final, ce n'est pas véritablement le résultat qui compte mais plutôt le chemin pour y parvenir...
Vu en avant-première au Forum des images dans le cadre du festival Carrefour du cinéma d'animation. Doux et contemplatif, sur l'adolescence du réalisateur, un super moment !