197 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
25 critiques spectateurs
5
4 critiques
4
5 critiques
3
10 critiques
2
4 critiques
1
1 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Le Glotche
1 critique
Suivre son activité
5,0
Publiée le 6 février 2025
Doux, poétique... je cherchais une "parenthèse enchantée" dans ce monde qui va trop vite... Je l'ai trouvée... Une belle alternative. Une Belle histoire qui nous ramène à l'essence des "petits plaisirs" quand les choses étaient finalement... plus simple. Merci d'avoir, pour un moment, ralenti la course du temps en nous plongeant dans votre univers.
J'ai eu l'occasion de découvrir cet excellent film au festival de Gindou cet été. C'est un petit bijou de tendresse et de poésie qui touche à l'universel en nous replongeant dans nos souvenirs d'enfance.
Dieu que cela fait du bien, un peu de poésie dans ce monde de brutes...UN film magnifiquement dessiné, en pastel et aquarelles parfois, avec une histoire de bateau qui trouve beaucoup d’affluents, de confluents secondaires, et qui nous permet de faire le tour du monde avec Slocum, premier navigateur en solitaire, qui mit trois ans à faire le tour du monde à la fin du 19ème siècle…. Donc beaucoup d’histoires en une, de la famille, de marins, de rencontres océaniques, et surtout une immense poésie qui finit dans l’âme du spectateur que je suis, et qui m’a rendu serein et heureux…..C’est un vrai bijou, précipitez vous…. Merci monsieur Laguonie et associés…..
Au début des années cinquante, François grandit dans un pavillon de banlieue banal, près de Paris, au bord de la Marne. Il n’a quasiment plus de lien avec son père biologique et a reporté tout son amour filial vers son beau-père, un homme taiseux au passe-temps original : il s’est mis en tête de reconstruire dans son jardin le voilier du célèbre navigateur américain Joshua Slocum qui entreprit à la fin du dix-neuvième siècle le premier tour du monde en solitaire à la voile.
Âgé aujourd’hui de quatre-vingt cinq ans, Jean-François Laguiole est une légende de l’animation française. Loin des grosses productions animées hollywoodiennes, il a su imposer sa patte. Son graphisme est aéré ; il utilise des tons pastel ; il dessine à la main. On devine le graphite charbonneux de ses crayons sur ses planches.
Laguionie a longtemps raconté des récits d’aventures qui puisaient leur inspiration dans les romans de Jules Verne ou de Robert Louis Stevenson qui ont hanté son enfance et celle de bien des gamins du siècle dernier. Ses dernières oeuvres, l’âge venant, deviennent plus intimistes : "Louise en hiver" (2016) racontait, sans parole, le crépuscule d’une vieille femme solitaire. Slocum et moi est ouvertement autobiographique, où le réalisateur se met lui-même en scène, sous les traits de son jeune héros, âgé d’une dizaine d’années au début des années cinquante.
"Slocum et moi" raconte sans effet de manche un voyage intérieur. Sans quitter les bords de la Marne, ses héros font le tour du monde par procuration en se laissant emporter par le carnet de bord de Joshua Slocum. C’est aussi un hommage mélancolique du réalisateur à son père biologique (on reconnaît la voix si reconnaissable de Gregory Gadebois) et à sa mère, à l’éducation aimante qu’ils lui ont prodiguée et à un temps aujourd’hui disparu, celui des bus à plateforme et des 2CV.
Film touchant, rendant hommage au dessin et à la poésie de la simplicité. Un film qui reprend les thèmes chers à ce maître de l'animation française. Un beau moment familial.
- La technique d'animation est scandaleusement pauvre et compliquée à l'oeil, - Le scenario avec un montage alterné d'un classicisme nous faisant plonger dans l'ennui le plus profond si ce n'est dans la gène, - Ses thématiques obsolètes pour un final raté.
En résumé : pas loin de la catastrophe, film fauché de vieux monsieur interminable malgré ses 1h15...
Slocum et moi est un film d’animation poignant qui plonge dans la France des années 50 pour raconter le parcours initiatique de François, un garçon de 11 ans. Ce personnage rêveur et solitaire observe le monde avec une curiosité touchante, tandis que son quotidien est rythmé par la construction d’un bateau dans le jardin familial. Cette œuvre, ancrée dans une époque d’après-guerre, mêle un récit intime à des thématiques historiques et sociales.
Le bateau devient une métaphore des rêves et du passage du temps, symbolisant les aspirations humaines, même inachevées. Une dimension centrale du film est la relation complexe entre François et son beau-père Pierre, marqué par une tendre maladresse. La construction de l’embarcation crée un lien singulier entre eux, transcendant les liens biologiques. L’arrivée inattendue du père biologique de François vient enrichir cette exploration des notions de paternité et d’identité.
Parallèlement, les premiers émois amoureux du jeune héros illustrent sa quête d’équilibre entre ses aspirations personnelles et son adolescence. Cette richesse narrative est sublimée par la sensibilité autobiographique de Jean-François Laguionie, qui capte les nuances des émotions humaines.
La musique de Pascal Le Pennec, interprétée par l’Orchestre Symphonique de Bretagne, renforce l’atmosphère poétique en reflétant les états d’âme des personnages.
Au-delà d’un voyage extérieur, Slocum et moi explore les transformations intérieures, soulignant que les plus grands voyages se font souvent en soi-même. Ce récit universel sur la famille, la quête de soi et les rêves marque par son regard nostalgique, empreint d’humour et de profondeur.
Enfin, le titre évoque Joshua Slocum, premier navigateur à faire le tour du monde en solitaire, une figure inspirante qui résonne avec les thématiques de liberté et d’aventure du film.
La tendre histoire d’une famille dans l après guerre . Une famille recomposée ne vivant que pour la construction à l identique du bateau du navigateur Slocum. Cela se déroulera tout simplement dans le jardin de la maison L’histoire est vue avec les yeux de l enfant. C est à la fois tendre et émouvant. A voir .durée 1h15.
Vu en avant-première au Forum des images dans le cadre du festival Carrefour du cinéma d'animation. Doux et contemplatif, sur l'adolescence du réalisateur, un super moment !
A 75 ans Jean-François Laguionie signe son film de loin le plus personnel et son œil est certes nostalgique mais jamais rance. Il rend comme souvent hommage à l'imaginaire, aux aventuriers, y compris ceux qui font le tour du monde dans leur jardin, et à cette mémoire d'enfant qui a choisi de ne se rappeler que du beau, du doux, du regard d'une mère ou de la main d'un père. Poétique et émouvant, le genre de film familial qu'on aimerait voir plus souvent.