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Kouto
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2,5
Publiée le 30 août 2026
Pour sa troisième réalisation, Bradley Cooper embrasse un peu plus un style personnel avec cette comédie dramatique sur l’usure du temps et l’épreuve de la vocation artistique au sein du couple, thème qui devient récurrent dans sa filmographie. Avec son style plus carré et caméra à l’épaule pour rester au plus près de ses personnages, le cinéaste capte à merveille les regards et silence de ses acteurs. Dommage que la structure narrative, très classique et l’aspect consensuel de son propos ternisse les qualités de mise en scène. Il faut tout de même souligner l’excellence de la direction d’acteurs avec ce couple formé à l’écran par Will Arnett et Laura Dern dont les performances nuancées sont de qualité.
Nouveau film d'un Bradley Cooper qui continue de se faire plaisir, techniquement et artistiquement, en explorant davantage la sphère de la dualité entre la face visible et la partie intime de ses personnages, ici, comme dans un troisième mouvement d'une même partition dans sa filmographie, ou un couple au bord de la crise auquel on peut tous s'identifier, sans forcément faire rêver de prime abord, va devoir se confronter aux coulisses de leur être fissuré, et puiser dans leur ressource personnelle pour s'interroger, se réinventer, ou tout simplement se trouver.
Il y a une forme de poésie, de mélancolie dans l'idée d'un tandem qui se sépare, comme deux électrons qui vont chercher à se régénérer, pour mieux (re)-former un tout, sorte de Kintsugi, grâce à l'enrichissement de leur individualité. Le couple est la scène, ou la mise en scène, de sketchs thérapeutiques et symboliques, où la force de l'expression devient libération, chemin de réconciliation.
Une ode à l'humour et à l'amour qui peut continuellement se renouveler, dans un discours meta, qui fait le parallèle entre la scission d'un couple, la perdition de nos sociétés, et la chute d'un monde,
D'un autre côté, malgré d'excellents acteurs, et le milieu méconnu du stand-Up, on ressent mieux le mari que la femme, dans cette tragi-comédie trop bavarde, trop longue, trop lente et piétinante, parfois ennuyante à certains moments, où tout se maintient dans une forme de répétitivité lassante. Bradley Cooper joue un peu trop avec les codes du cinéma d'auteur, mais qui n'en demeure un film sincère, mature, plein de bonnes intentions, et un titre sous forme de question posée à toute l'humanité ?!
Savoureuse comédie qui parvient à rester très drôle sur la longueur même under pressure car elle s'épaissit progressivement. Finement écrit et joué, les dialogues ciselés font penser à du Woody Allen. Le stand-up comme thérapie, on pouvait y penser, en thérapie de couple, voilà qui est bien venu. Un feel-good movie très américain façon Amazing Grâce mais on ne boude pas son plaisir.
Le 1er film en tant que réalisateur de Bradley Cooper, A star is born, avait fait sensation. Avec cette comédie du remariage, il nous propose 120 minutes sans autre prétention que sa justesse, la direction des comédiens et l’authenticité des situations… Le mariage d’Alex et Tess ne tient plus qu’à un fil. Alex doit soudain affronter les doutes de la cinquantaine et la menace d’un divorce imminent. A la recherche d’un nouveau souffle, il se lance dans le milieu du stand-up new-yorkais, tandis que Tess remet en question les sacrifices qu’elle a faits pour leur famille... Ils vont devoir composer avec la coparentalité, questionner leurs propres envies et répondre à une interrogation essentielle : l’amour peut-il prendre une nouvelle forme ? Oui, je le répète, sans aucune prétention. Et, pour répondre au titre du film, c’est moyen. Le film se pare de tout le charme inhérent au cinéma indépendant américain : immersion réaliste et spontanée dans New York, dans le sillage des films du Woody Allen des grandes années. Le sujet central réside dans la reconstruction post rupture, d’un mari débarquant par hasard dans le milieu du stand-up pour en faire une sorte de thérapie publique cathartique. ça, au moins, c’est nouveau et on découvre, au passage, que le public américain des Comedy Club rit de propos qui ne m’ont même pas arraché un simple sourire. Mais si quelques jolies idées parsèment le parcours parallèle du couple, le récit s’appesantit sur des considérations psychologiques peu subtiles, pas loin des lourdeurs du développement personnel, pour un final parfaitement mièvre. Le début est laborieux, la suite trop prévisible et le final décevant. Non, ça ne marche pas vraiment… Même si le casting avec un Will Arnett, de tous les plans et qui est vraie découverte pour moi, une Laura Dern toujours très juste, Andra Day et Bradley Cooper himself, s’applique à nous raconter cette histoire – dont on nous dit qu’elle est vraie -, l’esthétique dite « en caméra portée » m’a gâché le peu de plaisir que j’avais à suivre l’évolution poussive et somme toute sans surprise du couple vedette. Mais, de toute évidence, je ne suis pas le seul à être déçu quand on voit qu’après 6 semaines d’exploitation, cette romance aseptisée n’a attiré que moins de 37 000 spectateurs. Une réelle déception.
Un couple se sépare. Pas de cris, pas d’assiettes brisées. Juste une porte d’enfant, fermée doucement, et deux adultes qui comprennent que quelque chose a changé pour de bon. C’est à partir de ce lieu que Cooper installe son film. Dans cette discrétion (adopté jusqu'à la mise en scène), Cooper déplace l’attention vers l’après : lui s’accroche à une rencontre inattendue avec le stand-up pour éprouver sa propre voix ; elle, tente de ressaisir une vocation trop longtemps mise en veille. Peu à peu, le film épouse les formes d’une comédie de remariage mais sans grands élans, même sans public. Tout cela pour se rendre compte que le film déplace subtilement ses attendues. Il ne raconte ni la chute ni la renaissance d'un couple mais cet entre-deux où l’identité, à quarante ans passés, recommence à exister.
Ainsi le stand-up cesse très vite d’être un simple ressort scénaristique. Monter sur scène, micro à la main, ce n’est pas chercher le rire, c’est accepter que la fissure devienne audible. Le long plan qui accompagne la descente vers le club installe cette logique inéluctable : plus le corps s’enfonce sous terre, plus la parole s’expose. Descendre sur scène, c’est littéralement descendre en soi. Les carnets saturés d’annotations, les répétitions qui trébuchent, les blagues qui s’éteignent avant d’avoir pris feu, les maladresses en sont les symboles visibles. Le film a d'intelligent qu'il fait de ces ratés non pas des faiblesses comiques mais la matière même de sa reconstruction.
La photographie de Matthew Libatique resserre l’espace jusqu’au contact. La lumière ne sculpte pas des figures, elle en révèle les aspérités. Nous sommes face à des corps qui portent leur âge. Ce réalisme en terrain bourgeois évite la satire facile : les “problèmes de champagne” ne sont ni dénoncés ni embellis, simplement traversés comme des zones de fragilité. Comme dans les scènes de groupe, où quelque chose grince sous la convivialité affichée : la fatigue des amitiés anciennes, l’effort pour maintenir la fiction d’un collectif inchangé.
Au fond, derrière la question faussement technique du titre, Cooper filme des corps qui tâtonnent, qui essaient de formuler quelque chose sans être certains d’en avoir encore la force, dans un geste qui rappelle à bien des égards la rigueur "pudique" de Clint Eastwood. Pour tout cela, le film me parle, sans que je sache encore exactement pourquoi. Peut-être parce qu’il refuse l’éclat formel, peut-être parce qu’il accepte de ne pas séduire d’emblée, ni d’être franchement comique alors même qu’il épouse les contours d’une comédie. Il y a là beaucoup de germes de ce que Cooper peut devenir et ça me fascine.
Bradley Cooper raconte l’amour qui ne tient qu’à un fil, la crise de la cinquantaine. Alors qu’Alex et Tess se séparent, Alex se découvre une nouvelle passion : le stand up. Une sorte de thérapie en public qui va l’amener à réfléchir au passé. Tout est très convenu, très américain, presque caricatural.
Is This Thing On est un film plutôt correct, qui parvient à captiver malgré quelques faiblesses. On y suit Alex Novak, un personnage dont la vie est à la fois bouleversée et difficile, ce qui donne au récit une dimension humaine assez touchante
Le film prend le temps de développer son personnage principal, ce qui permet de s’y attacher et de comprendre ses épreuves. Cette approche rend certaines scènes particulièrement marquantes, notamment dans les moments les plus émotionnels
Cependant, tout n’est pas parfait : le rythme souffre parfois de quelques longueurs, avec des passages un peu plus mous qui peuvent décrocher légèrement l’attention. Malgré cela, l’ensemble reste solide et intéressant à suivre
Au final, Is This Thing On est un film imparfait mais sincère, qui vaut le coup d’œil pour son personnage principal et son ambiance globale. Une œuvre qui, sans être exceptionnelle, reste bonne dans l’ensemble
3/26 Cet acteur réalisateur est bon et généreux, il filme l'intérieur des gens avec leur forces et leurs faiblesses, il les osculte C'est cette simplicité filmée qui fait des films touchants que j'encourage a aller voir
Bradley Cooper s’empare d’une histoire vraie pour scruter l’usure du couple et la rupture amoureuse avec une honnêteté désarmante. Sans jamais s’éloigner d’un humour tendre, le film rappelle que « les gens changent mais l’amour reste » et invite surtout à avoir le courage d’être soi-même. La caméra portée nous plonge au cœur des scènes, au plus près des silences, des regards et des malaises. Will Arnett y est tout simplement exceptionnel, mélange de fragilité et de présence brute, et donne à ce récit une authenticité qui touche en plein cœur, malgré les défauts dont le film reste tributaire. insta : maxfaitsoncinema
J’ai bien aimé Alex mais j’ai pas du tout accroché à Tess. Je l’aimais pas trop. Eft vu qu’on est tjr du point de vue d’Alex on voit pas vraiment la psychologie de Tess et j’arrivais pas à m’accrocher à elle alors qu’on sait qu’elle a ses propres soucis aussi. Mes scènes préférées étaient celles du stand up. C’était marrant. Cetait sympa mais sans plus
Bradley Cooper adopte une mise en scène plus intime que dans ses films précédents, caméra à l’épaule et proche des corps, ce qui donne au récit un côté très humain. Entre comédie et mélancolie, le film parle surtout de l’usure du temps et de la difficulté de continuer à aimer. Sans révolutionner le genre, Is This Thing On ? touche par sa sincérité.
Il y a des films qui, mine de rien, vous touchent profondément. C’est le cas de celui-ci. Peu encensé par la critique, peu mis en avant, presque sans promotion, il se présente comme un drame familial intimiste où, en apparence, rien de véritablement dramatique ne se produit. Pas de violence, pas de tragédie spectaculaire : ni viol, ni femmes battues, ni meurtre, ni alcoolisme. Juste un couple d’une cinquantaine d’années, ensemble depuis (trop) longtemps, qui décide de se séparer. Le mari cherche alors une forme d’exutoire inattendue : le stand-up. Il se produit dans ces clubs ouverts à tous, si nombreux à New York, véritable berceau de la scène pour les humoristes en herbe. Au début, il faut accepter de se laisser porter. Le rythme est lent, on ne sait pas très bien où le film veut nous mener. Puis, peu à peu, on entre dans l’intimité de ces deux protagonistes — et surtout dans la tête d’Alex. Il est bouleversant dans sa fragilité, presque toujours filmé en gros plan, parfois de profil, comme pour mieux capter la moindre fissure de son visage. La mise en scène de Bradley Cooper, souvent à la caméra à l’épaule, évoque par moments le cinéma de John Cassavetes, avec cette même sensation de proximité presque documentaire. Je me suis surpris à avoir la larme à l’œil à la fin, sans doute aidé par le magnifique Under Pressure. La performance des acteurs, enfin, est d’une justesse remarquable. De mon point de vue, seuls les Anglo-Saxons savent encore révéler des talents de plus de cinquante ans quasi inconnus hors de leurs frontières, comme Will Arnett, dont je n’avais très honnêtement jamais entendu parler auparavant. À l’inverse, Laura Dern est une grande actrice, discrète mais sublime, qui officie depuis les années 1980, de Smooth Talk à Big Little Lies, en passant par Jurassic Park et Wild at Heart. Au final, une réussite indéniable.
Film où sont traitées les difficultes des rapports amoureux dans cette période oùles sentiments sont victimes des difficultés engendrées par des conditions matérielles (travail, difficultes de se situer à l'intérieur d'un couple). Tout cela traité un peu trop souvent dans le ciném actuel.