Adaptée d'un roman de la célèbre Amélie Nothomb ( avec le titre : "Métaphysique des Tubes" ), cette animation de Mailys Vallade et Liane-Cho Han, est pleine de surprises. N'étant pas un lecteur assidu, j' ai été embarqué littéralement dans cette histoire articulée autour de cette petite fille de 3 ans....Un immense sentiment de poésie et d'enchantement se dégage de ces images fort bien dessinées. Notamment les couleurs, à base de pastels, sont gaies et plaisantes. Un scénario assez clair pour cette petite Belge au pays du soleil levant, pour les besoins professionnels de son Papa, qui partage la découverte de ses sensations et humeurs dans cet environnement délicat, chargé d' histoire et quelque peu "robotisé". Un film qui surfe sur l' émotion, sur les sentiments d' Amélie -que la couleur "vert d'eau" symbolise - notamment dans la relation née avec sa nounou. L'univers chromatique est très réussi, ainsi que les accompagnements musicaux. Une création ( Française ) à partager en famille....!!**
J'allais au cinéma parce qu'il y fait bon. Je n'apprécie pas plus que cela les films d'animation. Mais j'avais entendu les deux auteurs sur France Inter et je m'étais dit pourquoi pas. Je suis admirative du travail, de l'inventivité visuelle, des couleurs, de la lumière, des véritables tableaux de paysages nippons qu'on aimerait contempler un peu plus longtemps. Il y a du rythme, on ne s'ennuie pas une minute. C'est poétique, esthétique et nothombien à souhait c'est-à-dire nombriliste fulgurant.
Nous sommes allé voir ce film avec nos deux petites jumelles de 7 ans car dans le programme de ce cinéma d'art et d'essai il était indiqué que les enfants pouvaient le voir à partir de 7/8 ans. Dans ce film il y a des scènes un peu effrayantes et un personnage (la grand mère) qui a un comportement xénophobe et de méchanceté et l'une des jumelles avait peur et refusait de regarder le film. Il y a aussi des scènes de violence que les enfants n'aiment pas. Donc l'âge recommandé pour le voir était mal calibré.
Quel chef d'oeuvre ! La justesse de l'enfance, de sa vision innocente, de ses émotions pures et foudroyantes racontées à travers des images magnifiques. Les couleurs, les personnages, le style graphique traduisent parfaitement le récit. Je l'ai découvert au festival d'Annecy et l'ai déjà revu au cinéma. Je vous invite fortement à le découvrir sur grand écran !
Avec "Amélie et la métaphysique des tubes", la réalisatrice parvient à accomplir ce que peu osent tenter : transposer l’univers délicieusement absurde, lucide et profondément poétique d’Amélie Nothomb à l’écran, sans jamais le trahir. C’est une adaptation libre, audacieuse et viscéralement originale.
Le film s’ouvre dans un Japon onirique, spoiler: traversé par les regards immobiles d’un bébé-narrateur qui se prend d’abord pour Dieu . Ce postulat surréaliste, hérité directement du roman, devient à l’écran un terrain de jeu cinématographique d’une richesse stupéfiante. La mise en scène alterne entre réalisme magique et introspection métaphysique avec une fluidité qui frôle le sublime.
Visuellement, le film est une splendeur. Chaque plan semble pensé comme un haïku visuel. Le rythme, contemplatif, invite à une méditation douce sur la conscience, le langage, le mystère de l’être.
Mais ce qui rend "Amélie et la métaphysique des tubes" profondément marquant, c’est sa capacité à mêler légèreté et vertige existentiel. Le film interroge la mémoire, la foi, l’ennui, la gourmandise, la mort… avec un humour pince-sans-rire irrésistible. La voix off, qui aurait pu être un piège, devient ici un bijou d’écriture — ciselée, ironique, tendre, profondément Nothombienne.
Un film d'une grande poésie sur la beauté et la pureté des premiers souvenirs d'enfance. Il associe la tendresse des situations et des images à l'humour caustique de la petite voix d'Amélie et c'est tout à fait charmant.
“Amélie et la métaphysique des tubes”, une leçon de vie de 1h17
Après être passé à Cannes et à Annecy, “Amélie et la métaphysique des tubes” rencontre le grand public avec une histoire magnifique, juste et fine illustrée par une animation tout aussi belle et qualitative.
Ce chef-d'œuvre issu d'une histoire de Amélie Nothomb ne peut que convaincre.
Effectivement, l'animation très singulière de ce film plonge le spectateur dans un Japon dont il est rare de le voir. Avec des couleurs pastels et un dessin assez détaillé mais simpliste, rappelant un style enfantin, la réalisation dispose son public du point du vue d'une enfant, du personnage principal. Par conséquent, la photographie est excellente avec des images picturales et extrêmement marquantes, le son est en cohérence totale avec elle. L'univers sonore est varié et rien n'est laissé au hasard. Sans compter que la musique est magnifique.
Par son imagerie et son trait ainsi que sa musique, le film offre un pan de la culture belge et de la culture japonaise dans sa réalisation.
Le scénario présente un ensemble de situations, de scènes de vie, de moments mais du point de vue de l'enfant. Par conséquent, il y a un flou autour de la vie des parents. Cela est fait avec justesse. Le public reste focalisé sur l'héroïne et son regard naïf et ignorant. La narration est puissante, chaque détail n'est pas laissé au hasard (encore plus dans les dialogues où chaque réplique compte). Les protagonistes sont tous attachants et ont le droit à un développement touchant et crédible.
L'histoire offre aux spectateurs, au même titre que sa mise en animation, une première découverte de la culture japonaise vue par des européens. Une narration complète et prenante avec des personnages complexes et intelligents donnent une idée de la vie nippo-européenne.
Comme expliqué plus haut, le film s'adresse à tout le monde. Ses thèmes sont cohérents dans la réalisation et dans l'écriture et le tout est parfaitement montré.
 vu en avant-première au sélect à Antony  le 17 juin dernier, en présence des deux rcoéalisateurs. Leur dilemme a été de devoir tailler entre 10 et 20 minutes du film pour le rendre compréhensible pour tous les âges. Il est vrai que faire un film sur des souvenirs d’enfance avant trois ans, était une vraie gageure, qu’ils ont brillamment relevé : ce film est un enchantement. Entre le choix de l’absence du contour et du gros plan, les images donnent des sensations féeriques. Avoir absolument 
On peut ne pas apprécier particulièrement le graphisme et la saturation de couleurs vives, mais reconnaître l’inventivité de l’imaginaire visuel et être sensible au récit, adapté d’un roman d’Amélie Nothomb. Récit orienté jeune public, dont l’originalité, séduisante, tient dans la transcription du point de vue d’une enfant pas comme les autres : ses pensées intellectuellement étonnantes (en voix off), sa découverte émerveillée du monde (d’un monde en particulier, le Japon), ses joies et ses peines. L’ensemble constitue donc un roman d’apprentissage à hauteur d’enfant, d’une belle variété de registres (drôle, poétique, émouvant).
adaptation attachante du roman d amelie nothomb, il y a de belles images et de beaux moments mais le toute reste trop distant pour vraiment nous amuser ou nous émouvoir.
Tiré d’une toute partie du roman éponyme d’Amélie Nothomb, le film mêle autobiographie et poésie, ...Il retrace les trois premières années de la vie de l’autrice au Japon..c’est à la fois enfantin et magique, avec dans les dix premières minutes, un regard philosophique sur le monde, sur la vie….les graphismes sont plus qu’agréables, avec notamment un passage sublime sur la mer, beaucoup de couleurs et une musique très douce , souvent à la harpe….J’aurais aimé des chansons de variétés anglo saxonnes, mais rien…..un film indispensable aux admirateurs d’Amélie Nothomb sûrement, mais qui s’adresse à tous les publics, petits ou grands ; lecteurs ou pas...Le format est court ( 75 minutes)….à voir sans hésiter…..
Film remarquable sur tous les plans. La qualité de la mise en scène, de l'animation, le travail sur les décors... Le personnage très touchant d'Amélie apprend à s'ouvrir au monde, et réalise que le monde ne tourne pas autour d'elle, avec les déchirements que cela implique. A voir absolument.
Ça faisait deux ans que j’attendais ce film. Depuis qu’il avait été présenté au Festival d’Annecy, avec cette bande-annonce qui m’avait immédiatement bouleversée. Je l’ai suivie, partagée, regardée un nombre incalculable de fois. J’avais peur d’être déçue, forcément, après autant d’attente.
Mais non. Ce film m’a prise dès la première image et ne m’a plus lâchée.
Je ne sais pas exactement comment l’expliquer, mais Métaphysique des tubes n’est pas un dessin animé comme les autres. Ce n’est pas une adaptation classique, pas un « joli film d’auteur ». C’est une expérience sensorielle complète. On ne regarde pas une histoire, on est littéralement dedans. On entend le bois craquer, on sent le vent, la chaleur, les silences, les regards. On vit les sensations, les pensées d’une petite fille de deux ans et demi, et c’est fou comme c’est juste. J’ai trente ans, et pourtant j’ai vécu avec elle chaque découverte, chaque choc, chaque joie.
J’ai pleuré, souvent. Pas parce que c’est triste, mais parce que c’est profond. Vrai. Par moments, j’ai même eu l’impression de retrouver ce que je ressentais enfant devant un Ghibli. Ce genre de douceur étrange, un peu mélancolique, qui reste en soi longtemps après. Comme L’Étalon noir, ou ces films presque silencieux qui n’ont pas besoin d’en faire trop pour toucher.
Honnêtement, ça enterre tout ce que Disney a pu proposer ces dernières années. Ici, pas de clin d’œil forcé, pas de punchline à tout prix, pas de chansons plaquées. Juste de la beauté, de l’intelligence, et une vraie sensibilité.
C’est la meilleure chose que j’ai vue au cinéma depuis longtemps. Et je suis encore dedans !