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mosimple
1 critique
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5,0
Publiée le 5 mai 2025
j'ai pu voir "un monde merveilleux" en avp. l'idée est originale, sa mise en scène est très efficace et l'humour est grinçant comme j'aime, tout en gardant un décalage joliment absurde. en plus de blanche gardin, les petits rôles sont drôles. à recommander !
Un Monde Merveilleux de Giulio Callegari propose une comédie à la fois touchante et sinistrement vraie, explorant des thèmes profonds et universels. Le film met en scène un robot sauvage, incarné par Chris Sanders, rejeté et presque maudit, mais qui, dans un élan de bienveillance, sauve l’humanité contre vents et marées. Cette figure de machine, malgré son caractère de paria, incarne un miroir de notre société : une société qui rejette certains individus non pas pour ce qu’ils sont, mais parce que d’autres nous ont blessés. Ce rejet, souvent injustifié, résulte de la projection de nos propres douleurs et rancunes sur des innocents.
À travers ce personnage de robot, le film pose également la question de l’isolement humain et de la place des machines dans nos vies. Dans un monde où les robots commencent à remplacer l’humain dans les tâches les plus simples, le film explore une dystopie où l’humain pourrait perdre son essence. La scène des robots qui surveillent les anciens, remplaçant les visites humaines, illustre bien cette inquiétude : jusqu’où la machine peut-elle empiéter sur nos relations humaines ? Et est-ce que l'humanité pourrait perdre son essence dans cette dynamique ?
Le personnage de l’héroïne, joué par Laly Mercier, incarne cette dynamique complexe entre rejet et réparation. Elle ne déteste pas les robots gratuitement, mais projette ses propres failles et douleurs sur eux. Ce miroir de ses blessures permet au film de questionner plus largement notre société : si les robots prennent nos emplois, n'est-ce pas la faute d'une humanité qui choisit l’égoïsme et l’isolement au lieu de nourrir des relations humaines authentiques ? Au fond, Un Monde Merveilleux nous invite à repenser notre manière de nous connecter avec les autres, à dépasser nos blessures pour offrir une chance à l'humanité dans sa forme la plus pure.
Vu en avant-première au Méliès de Montreuil, Un monde merveilleux est une comédie aussi drôle que touchante, qui explore avec finesse notre rapport à la solitude, à l’attachement et aux technologies. Dans ce futur peuplé de robots, l’humour prend le pas sur la dystopie, pour mieux parler de nos fragilités humaines. Un film sensible, original et nécessaire !
Une pépite d’humour, un film frais et qui fait du bien. On arrive à rire de sujets vraiment d’actualité : l’IA et notre rapport à la technologie, tout en nous faisant réfléchir. Un très beau portrait de femme également, porté par une Blanche Gardin superbe.
Savoureuse comédie dystopique, vue en festival, avec la Blanche Gardin qu'on, une enfant et... un robot ! Dans un monde merveilleux. C'est drôle, c'est enlevé, et ça questionne. Super moment !
Quelle petite bombe de SF low-fi. Blanche est hilarante. Théo est un personnage burlesque et attachant. Et coup de coeur pour la petite qui joue la fille de Blanche.
J'ai pu voir ce film en avant première lors d'un festival, j'ai beaucoup aimé le mélange film d'auteur et comédie. Le futur proche évoqué dans l'histoire fonctionne très bien,
Un très beau (et drôle) moment! On y retrouve Blanche Gardin dans un rôle qui lui va parfaitement. En bref, c’est un film qui fait rire, qui émeut et qui pose aussi des questions importante sur notre société. Je recommande à 100%!!
C’est vraiment un super film que j’ai pu découvrir en avant première, en présence du réalisateur au cinéma de Lorgues. J’ai beaucoup aimé ce film drôle, original.
Je viens de voir ce film en avant première avec ma classe de 1ère, je ne m'attendais vraiment pas à un film aussi vrais, il est cash et très beau, j'ai beaucoup rigolé merci a l'actrice Blanche Gardin et le producteur que j'ai d'ailleurs rencontré. Merci pour cette avant première
Depuis le début de l'écriture d'Un monde merveilleux, jusqu'à la sortie en salles, il s'est écoulé près de 5 ans. Le monde dystopique que décrit le film de Giulio Callegari n'est pas encore d'actualité mais avec l'avènement de l'IA, disons que l'on s'en rapproche un peu plus chaque jour. Confronter une femme asociale rebelle à un univers où les robots domestiques pullulent, telle est, en tous cas, la bonne idée de départ du long métrage, qui n'est certes pas un manifeste mais une fantaisie qui a pour objectif premier de divertir, avec son interprète principale, une Blanche Gardin en grande forme, dont les dialogues avec son presque ami robot valent le détour, même s'ils se situent parfois sous la ceinture. Le film a le bon goût d'être court et rythmé et possède même quelques moments poétiques ainsi qu'une mise en scène loin d'être neutre. Rien de bouleversant dans tout cela, c'est entendu, mais la naïveté programmée du robot a pour effet de désarmer les êtres humains en face de lui et de leur redonner, paradoxalement, une identité régénérée et, pourquoi pas, une autre vision de la société et de la liberté. Pas sûr que le film vieillisse bien mais cet instantané d'un futur trop proche a au moins le mérite de faire sourire et, éventuellement, de faire réfléchir au monde qui nous attend.