Parthenope
Note moyenne
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190 critiques spectateurs

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Louki
Louki

1 abonné 1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 mars 2025
Il y a des films qui s’oublient en sortant de la salle, et il y a Parthenope. Un de ces films qui restent dans le corps, qui s’imprègnent sans prévenir et qui, sans qu’on sache exactement comment, nous laissent un peu différents après les dernières images.

Et ce n’est pas seulement à cause de l’histoire, ni même du regard de Sorrentino sur Naples et l’Italie. C’est à cause d’elle. Céleste Dalla Porta. Parthenope.

Dès sa première apparition, elle ne joue pas : elle existe. Elle est une évidence, une fatalité. Sorrentino la filme comme un mirage qui nous hante, et pourtant on y croit. Elle a cette présence insaisissable, ce magnétisme qui fait que chaque fois qu’elle revient à l’écran, on tombe amoureux à nouveau. Comme si on l’avait oubliée entre deux scènes. Comme si on repartait à zéro à chaque regard.

C’est le genre de femme pour qui on brûle un village, pour qui on trahirait un empire, pour qui on se ferait bannir de l’Olympe. Celle qu’on aperçoit gamin dans un film et qui définit à jamais nos goûts en matière de beauté. Celle pour qui on choisit son orientation après le bac, non pas par vocation, mais juste pour la voir encore quelques années.

Et c’est là qu’est la vraie cruauté du film. On la veut inatteignable, sublime, hors du monde. Et puis, parfois, elle cède à un autre. Et là, c’est la frustration pure. Voir Parthenope s’offrir, ne serait-ce qu’un instant, c’est une injustice qu’on ressent au fond du ventre. On comprend Raimondo, son obsession, son vertige.

Sorrentino le sait et joue avec nous, en maître. Il étire le temps, ralentit le récit, nous enferme dans un rythme où tout est fait pour qu’on ressente cette attente, ce désir impossible. Certains diront que c’est trop lent, mais c’est précisément cette lenteur qui fait tout. Il nous oblige à savourer chaque lumière, chaque couleur, chaque silence, chaque plan, chaque réplique, chaque costume.

Et puis il y a la musique. Era già tutto previsto. Deux fois dans le film. Riccardo Cocciante, ce chanteur franco-italien qui a compris un jour que l’amour, le vrai, celui qui saigne, celui qui est un cri du cœur, ne pouvait s’exprimer qu’en italien. Il a supprimé toute sa discographie française des plateformes, tourné le dos à une langue qui ne pouvait pas porter une telle intensité, pour en choisir une où on peut chialer pour de bon. Et dans Parthenope, cette chanson ne fait pas qu’accompagner, elle scelle le film. Elle nous prend par la main et nous dit : tout était déjà prévu.

On l’entend pour la première fois sur cette scène du slow. À deux, puis à trois, puis à deux encore. Un instant suspendu, un jeu de chaises musicales où quelqu’un finira forcément seul. Une scène qui dit tout du film.

C’est là que Sorrentino excelle : quand il filme l’Italie, Naples, la beauté, la sprezzatura. Il n’a jamais été aussi bon que quand il parle de cette lumière dorée, de cet été qui semble éternel, de ces femmes qu’on ne pourra jamais attraper. Dès qu’il s’éloigne de ça (Youth, This Must Be the Place), il perd sa magie. Mais ici, il est chez lui.

Chaque année, à Naples, certains attendent que le miracle de San Gennaro se produise, guettant le sang qui se liquéfie comme un signe, une promesse d’espoir. D'autres, comme nous, attendent de même, sans certitude, mais avec la même ferveur : un nouveau film de Sorrentino.
Peter Franckson
Peter Franckson

81 abonnés 1 363 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 mars 2025
Le titre fait référence à la sirène (créature grecque mi-femme, mi-oiseau) Parthénope (du grec παρθένος, vierge) qui donna son nom à Naples, fondée au VIIIe s avant J-C par les Grecs. C’est aussi le nom d’une jeune femme d’une grande beauté, dont la naissance s’est déroulée dans la mer et que l’on suit depuis l’adolescence (1968), au cours de ses études d’anthropologie (sujet de thèse sur le suicide retoqué en étude sur les frontières culturelles du miracle), jusqu’à l’âge de la retraite (jouée par Stefania Sandrelli, 78 ans), en 2023, alors que le SCC Napoli devenait champion d’Italie de football pour la 3e fois. Après 2h16, le film, très maniéré, est lourd et indigeste comme des lasagnes aux abats. La présence d’une très jolie fille (Celeste Dalla Porta, 27 ans) dont tout le monde est amoureux, de beaux paysages (baie de Naples et île de Capri) et des décors somptueux (villas, églises) ne suffisent pas à un sauver un scénario, certes allégorique (« Naples ville vivante, seule et frivole »), mais inconsistant et grotesque, où le réalisateur se prend trop au sérieux, lorgnant du côté de Federico Fellini [« Fellini Roma » (1972) et « Amarcord » (1973)] et Terrence Malick [« Knight of cups » (2015)], voire de Jean-Luc Godard [« Le mépris » (1963), tourné dans la villa Malaparte à Capri]. C’est une successions de scènes, souvent bavardes et plates, relevant plus de l’inventaire à la Prévert : spoiler: Parthénope passe son examen, lit et rencontre l’écrivain John Cheever (1912-1982) (Gary Oldman, 66 ans) qui obtint le prix Pulitzer de la fiction en 1979, rencontre d’un corbillard (transportant le cercueil de Raimondo, le frère de Parthénope) et d’un véhicule à l’allure de monstre tentaculaire et désinfectant les rues pour cause de choléra (sic), rencontre de Flora Malva au visage caché suite à une opération de chirurgie esthétique ratée, et de Greta Cool, influenceuse qui dit leurs 4 vérités aux Napolitains, assistance gênée à la copulation en public dans un café d’un jeune couple, miracle de la liquéfaction du sang de San Gennaro (ou Saint Janvier), saint patron de la ville de Naples (summum du kitsch avec la rencontre charnelle entre Parthénope, nue sous des bijoux religieux et l’évêque en slip rouge), rencontre du fils monstrueux de son professeur d’anthropologie, Marotta
. Les mauvaises langues évoqueront le placement de produits par la société coproductrice Yves Saint Laurent : pas d’inquiétude à avoir : ceux qui connaissent et achètent ces produits de luxe ne vont probablement pas au cinéma !
Tiphaine Capitant
Tiphaine Capitant

3 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 mars 2025
Franchement, sans déconner… Ce film est d’une prétention ! Mis à part quelques beaux plans, ce film est un calvaire cinématographique. Seule la beauté de la jeune actrice est remarquable.
Sabine K
Sabine K

5 abonnés 7 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 mars 2025
Aussi pompeux que creux
Aussi prétentieux qu’ennuyeux
La beauté de l’actrice s’épuise à meubler les décors
Comment conjuguer fatuité à vacuité ?:
vous avez 2heures 16 !
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

35 abonnés 312 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 décembre 2025
« Splendeur et décadences napolitaine»
Je suis tombé sous le charme absolu de Parthenope , splendide et convaincante Celeste Dalla Porta dans son premier rôle, et de ce film italien de Paolo Sorrentino qui célèbre Naples et qui ose tout (2 scènes de sexe dans des contextes bien surprenants notamment). Certains n’y auront vu qu’une carte postale, j’y vois une œuvre cinématographique. Il faut se laisser porter par sa beauté, son esthétisme et ses surprises pour en profiter pleinement.
KKNNMLCATZ
KKNNMLCATZ

2 abonnés 19 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 mars 2025
D’une esthétique de l’insouciance nostalgique à la laide décadence cauchemardesque, Sorrentino nous dépeint la vie de la femme moderne née en 1950.
Intrigue aux allures mythologique, Parthénope, dont le destin semble être scellé telle une tragédie grecque, est une femme dont la beauté divine n’épargne personne sur son passage.

Le film questionne aussi sur la raison d’être de Saint Laurent production. De nombreuses scènes mettent en œuvre la direction artistique de la célèbre maison de couture, tendant vers une publicité de luxe ponctuant le film (défilé de la femme Napolitaine des années 60, la femme fatale en smoking Saint Laurent, scène anticléricale à la Dior j’adore).
Cette récente société de production dont l’intérêt est certain semble imposer son lourd cahier de charges, c’est regrettable.

Le film nous amène à nous questionner sur la notion de la beauté, du désir et de la séduction.

Mais semble conditionner le portrait d’une femme moderne à une décadence certaine : sentiments incestueux, assimilation systématique de l’Eglise à la corruption et au sexe … Finalement pas si original.
FlavienMasson
FlavienMasson

6 abonnés 50 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mars 2025
A l’image de sa figure centrale éponyme, Parthenope est une œuvre insaisissable, foisonnante, parfois brouillonne mais toujours sublime. Le napolitain de naissance, pour qui la beauté est un impératif en plus d’un objet d’étude, filme sa ville dans ses éclats et dans ses travers, de jour comme de nuit, tantôt la déifiant, tantôt la critiquant. Captant chaque situation à travers le regard de la troublante Céleste Dalla Porta, étudiante en anthropologie, il se livre à une subtile mise en abîme lui permettant de dérouler tous ses thèmes fétiches : le temps qui passe, la solitude, la religion, le football, les célébrités obsolètes ou presque, le milieu mafieux…. La première moitié est particulièrement réussie, en témoignent les apparitions géniales de Gary Oldman en écrivain alcoolique et désillusionné. Hélas, la seconde s’éternise un peu trop et l’on s’égare à mesure que Parthenope se perd elle-même dans sa quête de vérité chevillée à un projet farouche de liberté.
Simone Gentile
Simone Gentile

13 abonnés 108 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 mars 2025
Malgré une mise en scène baroque et exubérante, souvent jusqu’à l’excès, cela n’empêche pas d’apprécier la beauté perturbante et envoûtante de Naples. Par ailleurs, le regard porté sur les femmes soulève beaucoup d’interrogations.
Fablegrand
Fablegrand

10 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mars 2025
Certes le scénario pas à la hauteurs des images et des acteurs une vraie poésie sur la vie en fond de Naples magnifique
cinono1

374 abonnés 2 314 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2025
"ce dont on se souvient, c'est le soupir de l'amour". Le sujet des films de Paolo Sorrentino, c'est la beauté. Qu'elle soit irradiante, menacée, épurée, charnelle, Sorrentino sait la filmer et la présenter au spectateur dans son plus bel écrin. L'histoire est assez faible , c'est indéniable, c'est un film sensoriel, impressionniste, autour de la belle Céleste Dalla Porta et de la ville de Naples que Sorrentino montre aussi dans ses aspects misérables. Ajoutons une belle bande son, parmi laquelle le magnifique Exodus de Wojciech Kilar. Un beau voyage a defaut d'une grande histoire, dialogues soignées et images léchées donnent un film généreux, "la beauté ouvre les portes de la perception "
pierre C.
pierre C.

2 abonnés 16 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 décembre 2025
Rude déception. Cette actrice est bien sûr très belle, mais les un ou deux épisodes qui mériteraient d’être développés ne le sont pas, la collection d’amants ne fait plus un thème depuis Casanova, et les sempiternels gros plans ont été mieux faits autrefois par Sergio Leone
Laurent Joulin
Laurent Joulin

9 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 mars 2025
l’extravagance de Fellini, le raffinement de Visconti et la poésie de Bellini j ai adoré c est beau et délicat
Jean-yves Le Gouic
Jean-yves Le Gouic

7 abonnés 171 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 mars 2025
Dans la magnifique Baie de Naples se font et défont les amours de notre superbe héroïne. Sûr font de musiques du top 50 italien, on se demande où on va , et on s’ennuie un peu.
LY N.
LY N.

7 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 mars 2025
Une ode à la beauté de la jeune Parthenope et à la beauté de la mer et de Naples. Sinon un vide dans les dialogues quo nous mène où ? Est-ce pour dire que la liberté c'est de pouvoir choisir de ne rien faire de son capital affectif. Quel but ou quelles racines familiales donnent un rapport incestuel entre frère et soeur ? Ce n'est pas exploité. Pourquoi la scène crue entre 2 jeunes qui sont observés par une assemblée pour une "fusion" de 2 familles ?! Pourquoi le fils monstre du professeur à la fin ? J'ai trouvé ce film très bizarre et je ne sais pas trop quel était le but ou ce qu'il voulait raconter en dehors de la beauté du personnage. On dirait que tout le reste tombe à l'eau. Quel est le but ?!
Jerome
Jerome

50 abonnés 208 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mars 2025
Du beau, mais aussi du lourdingue et du long, voire du ridicule lors de l'anti-cléricalisme. Dommage car le thème de la solitude de la beauté et de l'intelligence est bien incarné par l'actrice principale.
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