Une jolie relecture poétique de Peter Pan (cité plusieurs fois dans le film). On a tous les thèmes qui peuvent préoccuper un enfant et une qualité dans l'animation. On passe un bon moment cinéma, un film pour adolescent, jeune adulte et adulte. N'oublions pas de parler de la bande originale du film, elle est sublime entre douceur, rêverie et évasion, contrastant avec l'ambiance du film, qui même s'il dévoile un Ycare voulant voler de ses propres ailes, nous plonge dans un monde futuriste et un futur proche où les dégats climatiques n'ont pas trouvé d'issus favorable.
Très mignon pour les enfants et dans l'air du temps. Scénario un peu simple peut-être. Les adultes n'y trouveront probablement pas complètement leur compte.
Si vous ne pouvez voir qu’un seul film avec vos enfants durant ces vacances de la Toussaint, c’est sans aucun doute Arco qu’il faudra choisir. Une formidable histoire d’amitié doublée d’un important message sur la protection de notre planète qui vous fera rire, frémir et ne manquera pas aussi de vous émouvoir. Un long métrage exceptionnel appelé à devenir tout aussi culte pour la nouvelle génération qu’a pu l’être l’Extra-Terrestre pour la précédente.
Un film magnifique et poétique. Ugo Bienvenu signe un premier film mélangeant pré et lointain post-apocalyptique qui fait rire et pleurer tout en justesse.
Un amas d'incohérences et de projections irresponsables... spoiler: Alors que n'est évoqué qu'une fois le risque climatique, oiseaux, robots, humains semblent vivre en harmonie dans un monde où il n'est question ni de chômage ni de difficultés quelconques avant qu'une montée des eaux ne pousse les hommes à vivre dans les nuages! Voilà de quoi rendre le discours écologique difficilement crédible auprès de la prochaine génération à qui est pourtant clairement adressé ce récit... En outre, le très ténu synopsis oblige à des rebondissements invraisemblables, spoiler: entre faux antagonistes stupides, sauvetage par le robot (qui met en danger le bébé), deus ex machina et écoulement du temps divergent . Par ailleurs, la fillette de dix ans conduit une motocyclette, porte un enfant de son âge et le transporte même sur son engin sans problème. spoiler: Elle fait manifestement un concours avec le garçonnet du plus ingrat, égoïste, inconséquent - difficile de les départager (heureusement que chacun y perd quelque chose, ce qui est le seul point appréciable de l'intrigue!). Enfin, le dessin semble hésiter entre diverses inspirations sans atteindre leur beauté ni leur enchantement. Aberrant.
Film d'animation de science-fiction coécrit et réalisé par Ugo Bienvenu, qui fait ici ses premiers pas derrière la caméra, Arco est un bon long-métrage. L'histoire nous fait suivre Arco, un jeune garçon de dix ans, vivant avec ses parents et sa sœur en l'an 2932, dans des bâtiments flottants au niveau des nuages, qui, malgré l'interdiction de voler avant douze ans, utilise une cape aux couleurs de l'arc-en-ciel pour voyager. Seulement, ne maîtrisant pas son aptitude, il voyage accidentellement dans le temps jusqu'en l'an 2075, où il rencontre Iris, une jeune fille vivant avec son petit frère et un robot à tout faire qui s'occupe d'eux physiquement alors que leurs parents hologrammatiques sont trop occupés par leur travail. Iris va alors tout faire pour permettre à Arco de rentrer chez lui. Ce scénario s'avère prenant à visionner tout du long de sa durée d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue simple mais efficace nous faisant plonger dans un joli récit traitant de la famille et d'une amitié naissante. Surtout, l'univers dans lequel se déroule cette aventure est d'une belle créativité et imagine un futur lointain très bien pensé. Tout cela donne lieu à des jolies scènes mêlant action et sentiments, sur un ton dramatique. L'ensemble est porté par des personnages appréciables et attachants, notamment le juvénile binôme. Des protagonistes dont les traits prennent vie grâce aux voix d'une distribution convaincante réunissant Margot Ringard Oldra, Oscar Tresanini, Nathanaël Perrot, Alma Jodorowsky, Swann Arlaud, Vincent Macaigne, Louis Garrel, William Lebghil, Sophie Mas, Frédérique Cantrel, Oxmo Puccino et Joséphine Mancini. Tous ces êtres entretiennent des relations procurant de tendres émotions, même si elles ne sont pas profondément touchantes. Des échanges soutenus par des dialogues d'une belle justesse déclamés de bien belle façon. Sur la forme, la réalisation du cinéaste en herbe français se veut qualitative. Sa mise en scène entre terre et ciel est vraiment honorable et parvient bien à nous faire ressentir les séquences aériennes. Surtout, la direction artistique est ravissante, aussi bien au niveau des environnements que concernant l'aspect des protagonistes. C'est coloré et plein d'idées, nous offrant de beaux plans. Ce visuel remarquable est accompagné par une bande originale appréciable signée Arnaud Toulon, dont les compositions mélodieuses sont en parfaite symbiose avec les images. Reste une fin à la hauteur du reste de la narration, venant ainsi mettre un terme à Arco qui, en conclusion, est un long-métrage d'animation méritant d'être découvert.
Merveilleux ! Une aventure épique pour tous les âges, une animation incroyablement fluide (2D et 3D mélangées), et une très belle musique. Comme quoi le futur n’est pas toujours une dystopie noire, il a encore plein d’avenir !
Arco est un film bourré de surprises esthétiques et scénaristiques. Il fourmille de personnages riches et profonds qui se baladent dans des univers colorés et complexes. Il y a beaucoup de détails qui rendent l'expérience réussie.
Arco fait partie de ces rares films qui vont au bout de leur idée sans lâcher le spectateur. Tout a un sens, et du début à la fin, on vit une aventure pleine d'audace avec les personnages principaux et secondaires, une aventure futuriste et plus que ça. On a une proposition claire et précise du futur proche, sombre et triste, avec des références amusées et assumées des univers Spielberg et Miyazaki.
C'est amusant, bouleversant et original. C'est superbe et réussi. Un chef-d'œuvre par Hugo Bienvenue qui rentre par la grande porte du cinéma d'animation. Merci à Natalie Portman d'avoir supporté le projet. Le film méritait d'exister tellement il est beau.
La technique au service d'une histoire qu'on connaît par cœur Arco s'impose d'emblée comme une belle fierté de l'animation à la française. Les dessins sont somptueux, les décors d'une richesse visuelle remarquable, et l'animation elle-même atteint un niveau de qualité indéniable. Techniquement, le film force le respect. Hélas, le scénario plombe l'ensemble. Cette histoire d'un visiteur venu d'ailleurs qui veut rentrer chez lui est vieille comme le monde — Depuis Spielberg qui l'avait déjà explorée avec ET dans les années 80.... Rien de nouveau sous le soleil ici, et le fil blanc du récit se voit à chaque scène.
Certains personnages, notamment le trio excentrique, restent inexploités : leur rôle et leur présence dans l'histoire demeurent flous, faute de développement.
Enfin, un anachronisme gênant traverse le film : hologrammes ultra-modernes côtoient fils téléphoniques et boîtes aux lettres. Parti pris assumé ou simple incohérence ? La question reste entière et nuit à la crédibilité de l'univers. Un animé tout à fait oubliable.
J’enfonce des portes ouvertes, mais c’est vraiment la pépite qu’on nous promettait. Complètement conquis, l’univers est extrêmement bien développé, les personnages sont super attachants et que c’est beau visuellement… On a voulu à tout prix le mettre dans des cases, « le Ghibli français », « le Pixar français » alors qu’il trace sa propre route, son propre style visuel, narratif et musical. Entre Arco, J’ai perdu mon corps, Mars Express et Le sommer des dieux, le cinéma d’animation français est exceptionnel.
Quelle bonne surprise que ce film d’animation français qui est malheureusement passé plutôt inaperçu. Premier long-métrage de son réalisateur, Ugo Bienvenu, qui est aussi dessinateur, « Arco » est une réussite sur bien des points. La direction artistique de science-fiction est très réussie et nous immerge dans un univers visuellement riche et accrocheur. L’histoire est plutôt simple mais se suit avec plaisir et n’omet pas quelques moments d’émotion particulièrement sur la fin, sublimée par une magnifique musique. La scène finale est, à ce titre, particulièrement touchante. « Arco » plaira à tous les publics et mérite ses critiques élogieuses, malgré son faible succès en salle de cinéma. Peut être que sa récente récompense du César du meilleur film d’animation lui apportera cette meilleure reconnaissance auprès du grand public Note : 16/20
Trois étoiles pour ce film! De très belles scènes (dans la forêt dans les flammes avec le robot) . C’est bien fait mais ça reste assez niais, certaines proportions sont étranges (le bébé). la fin reste intéressante (vieillissement des parents, on se rend compte que c’est la fille qui en devenant architecte a construit la cité du futur avec son dessin fait quand elle était enfant)
Il est venu le temps de la première réalisation pour notre Ugo Bienvenu national.
La science-fiction rencontre ici l’aventure et le drame familial dans une fable poétique qui navigue aussi bien sur des territoires crépusculaires et déchirés qu’au milieu de nuages percés d’arcs-en-ciel.
S’il sait conserver le caractère parfois naïf propre à ses jeunes protagonistes, le film fait confiance au spectateur et ose s’aventurer sur une large palette thématique l,forte et complexe, pour en tirer les paradoxes, en fines couches, sans jamais surligner ni expliciter de façon pompière, contrairement à Robot Sauvage : dérèglement climatique, place cannibalisante de la technologie, perte des valeurs fondamentales (parentalité, partage et vie en communauté).
Mais ce que j’aime dans Arco, c’est aussi cette tendresse qui souvent se joue en quelques mots, en quelques rougeurs sur les joues...
L’humour trouve également sa place par l’entremise d’un trio haut en couleur servant de comic relief. Un peu neuneus au premier abord, c’est finalement leur côté fantasque qui se révèle, chargé d’esquisser les contours de la croyance aveugle, du fanatisme, ou peut-être — lorsque le brouhaha se dissipe — de la pure curiosité passionnée.
Jamais bavard, subtilement rythmé et offrant, en plus de cela, quelques scènes fortes et émouvantes, Arco se pare d’une superbe bande originale signée Arnaud Toulon, fidèle aux tonalités du film : elle trouve parfaitement sa place entre compositions intimistes, tensions contenues et envolées lyriques salutaires.
Il me tarde de plonger dans l’artbook, fraîchement acheté aussitôt la séance terminée. Une chose est sûre : je ne regarderai plus les arcs-en-ciel sans penser à nos chers voyageurs d’autres autre temps.
Beaucoup de raccourcis narratifs qui passent mal dans cet univers qui se veut réaliste dans beaucoup de ses aspects. Cela enlève de la cohérence au film et m’a empêché de vraiment rentrer dedans. Voilà.