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IndianRunner
18 abonnés
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4,5
Publiée le 25 septembre 2025
Eddington n'est pas très grand public, ce qui explique sa notation moyenne. C'est intéressant de le comparer avec "One Battle After Another" qui traite d'un sujet identique, la cinglerie de l'Amérique contemporaine, mais différemment. Là où One Battle nous offre un récit frénétique, et finalement assez classique, avec un protagoniste clairement identifié (DiCaprio), et surtout un antagoniste lui aussi très clair (Sean Penn), Eddington s'amuse à brouiller les cartes. Le rythme est relativement lent, surtout au début. On ne sait pas bien où va le film, ce qui le rend inconfortable. Mais c'est là aussi où il est intéressant, dans cet espèce de flottement où tout le monde semble perdre ses repères. Les deux protagonistes (Phoenix et Pascal) semblent subir l'action plus qu'ils ne la mènent, et surtout le film les mets dos à dos, refusant de choisir un gentil et un méchant. Plus Eddington progresse et plus tout le monde devient dingue, livrant une carte-postale assez saisissante des événements contemporains aux USA et plus globalement en Occident. C'est un film beaucoup moins réconfortant que One Battle, mais sans doute plus intéressant pour l'inconfort qu'il génère. Même s'il est déroutant, avec un fond psychanalitique ambitieux (le beau-père défunt du personnage de Phoenix est un fantôme envahissant), il offre un aller sans retour vers la folie du monde contemporain qui est assez stimulant. Votez Joe Cross ! Pas sûr.
Film brouillon et lent qui prétend dénoncer les maux de la société us, mais qui manque de réalisme dans le déroulement de l'histoire. La violence s'installe en fin de film sans qu'on comprenne vraiment où veut en venir le réalisateur.
Film au rythme propre à ce réalisateur. A 2 reprises j'ai failli abandonner la première heure... puis petit à petit ça bouge, le film évolue, en positif pour moi. spoiler: Trop de sujet abordes en lespace de 2h, l histoire de la secte est ce vraiment necessaire...non. Film trop long a mon gout mais qui, avec son casting 4 etoiles est sympa a regarder
Beaucoup de sujets en un seul film : le COVID, les armes à feux, le mouvement black lives matter, la politique, les fakes news, les réseaux sociaux, les smartphones, l'IA C'est spécial, ça se regarde mais bcp trop long pour moi quand même
Que dire d’autre que ce film est une œuvre remarquable de Joaquin Phoenix ? Le rythme s’accélère progressivement, créant une montée en puissance captivante. Ce film m’a véritablement époustouflé. Il est impossible de deviner l’intrigue. Joaquin Phoenix est tout simplement incroyable ! Il confirme une fois de plus son talent exceptionnel.
Quel film incroyable, décalé, très malin, un portait puzzle sur les Etats-Unis à la hauteur d'une petite ville Personnages à la "frères Coen" Ambiance à la Tarentino Plein de Personnages secondaires
Si une année du XXIème siècle a bien marqué les failles des sociétés mondiales et en particulier occidentales, c’est bien l’année 2020 avec les traumatismes qu’ont été la pandémie de Covid-19 et l’explosion du mouvement Black Lives Matter suite à l’assassinat de George Floyd. Ari Aster choisit de pointer les divisions des États-Unis en mettant chaque camp face à ses aspects ridicules (l’absence de fraternité pouvant découler des mesures sanitaires, le complotisme délirant pouvant être lié aux personnes contestant celles-ci, le repentir idéologique confinant à l’absurde de certains antiracistes…). Il abandonne le cinéma horrifique et fait d’Eddington une sorte de comédie policière très grinçante. On peut apprécier le regard ironique et impitoyable qu’Ari Aster porte sur ses personnages mais il sera difficile de s’attacher à ceux-ci et donc d’être touché par cette histoire.
Un véritable bijou sur un scénario (pas toujours facile) concernant les inégalités, minorités, règlements de compte pendant une pandémie, qui vous amène au Purgatoire.
Plongée au cœurs des intrigues politico-sociales d’une toute petite ville de l’ouest américain profond pendant la pandémie, des émanations du "b. life matter" et des postures écolos pour l’installation d’une ferme de données numériques au milieu du désert ! Mises en scène du style quard d’heure américain avec armes à feu massives, mais histoires néanmoins crédibles (hélas). Critique désespérée du monde contemporain : harcèlement digital, primauté du visuel sur la réflexion, administration tatillonne impuissante à maintenir le calme, mensonges dissimulations et mauvaises conduites des politiques, complotismes antagonistes, auto-anéantissement de la jeunesse aisée. Pessimiste, la force du film est de démontrer la complexité des sujets et nous faire prendre une distance critique par rapport à chaque conviction.
J'en attendais beaucoup, je suis globalement déçu.
La période abordée est celle du COVID, la monté des violences via black live matter, les mouvements de manifestants qui veulent stopper les "priviléges des blancs" tout ça sous le duel entre un shérif et un maire parasité par les réseaux sociaux. Un bon condensé de choses qui énerve.
Oui il y a un beau casting, une belle photographie mais ça part dans tous les sens et qu'est ce que c'est lent et soporifique....
Après "Hérédité", qui avait glacé le public, et "Midsommar", qui l’avait envoûté, Ari Aster s’est imposé comme l’un des cinéastes les plus singuliers de sa génération. Avec "Eddington", il change de terrain sans renier sa patte : on est moins dans l’horreur psychologique que dans une fresque étrange, où un village américain isolé tente d'élire son prochain maire sur fond de Covid. L’histoire mêle drame intime et questionnement collectif, portée par un casting impressionnant qui se fond dans cette atmosphère lourde et hypnotique. La mise en scène, millimétrée, joue sur la lenteur et les détails, comme toujours chez Aster, et parvient à installer un malaise captivant, presque organique. Tout fonctionne à merveille, de la photographie aux choix de mise en cadre, jusqu’à ce que le film bascule vers des scènes d’action étirées, trop insistantes, qui cassent un peu le rythme et diluent l’impact émotionnel. Reste une œuvre ambitieuse qui confirme qu’Ari Aster n’a pas peur de se réinventer.
On a beau retrouver la patte d'Ari Aster et tous les ingrédients de l'univers du réalisateur : ambiance mystérieuse, mise en scène grandiose, photographie superbe, musique excellente, etc. je n'ai pourtant pas accroché à ce film que j'ai malheureusement trouvé long et soporifique. Joaquin Phoenix cela dit est impeccable dans son rôle.
Dommage qu'Ari Aster ne décide jamais vraiment quel film il a envie de faire. Le résultat est qu'il y en a trop à la fois. Du coup il y a certains aspects que j'ai aimé et d'autres pas du tout.