Alors disons-le de suite, le film est multi-référencé, les néophytes du cinéma de la famille Mastroianni vont forcément passer à côté des très nombreuses références et clins d'oeil à la carrière de Marcello, mais n'oublions pas toutefois la mise en scène de Christophe Honoré qui reste inspirée et d'une fantaisie constante. Le film emprunte à l'histoire familial Deneuve-Mastroianni, une grande partie de ce qui est racontée reste véridique, jusque dans les parties intimes et/ou conjugales, mais la dérision constante et le paramètre de la crise existentielle permet autant de distancier les choses que de s'amuser à lire entre les lignes et à percevoir toutes les références autour de Marcello et de sa fille. C'est surtout l'incroyable ressemblance de Chiara avec Marcello, même en étant la fille de son père, qui reste troublante et participe évidemment à l'immersion dans l'histoire. La belle réussite aussi est ce mix parfait entre rire et larme, le récit est toujours aussi drôle qu'émouvant avec une certaine mélancolie mais toujours saupoudrée de fantaisie. Il y a bien une petite baisse de régime après l'émission TV italienne, on devine que la chercher la bonne fin n'a pas été facile mais finalement la fin est assez légère, joliment amenée. Site : Selenie.fr
Quelle belle idée de scénario ! Chiara en tete, accompagnée de cette pléiade d'artistes talentueux et hyper attachants dans leurs rôles, on se laisse entraîner dans cette aventure entre fiction et réalité avec intérêt, nostalgie ou amusement. Très agréable moment
Partant d'un concept intéressant, ce scénario n'en tire pas une intrigue captivante, loin de là. En reste une sorte de rêverie fétichiste, sur les traces de grands films du passé. Le film se passe pour moitié de nuit, et il est sous éclairé, d'où une mollesse de l'image, assez laide. Le cadre est maladroit et brouillon, les acteurs sont inégaux et font de leur mieux. de même que le montage. Le tout a parfois le charme de certains courts métrages.
Typique de l’entre soi agaçant et ennuyeux. Certes, pour le cinéphile relativement érudit ce sera l’occasion de se remémorer quelques grands films et rôles de ce Marcello, le vrai (c’est-à-dire le père de l’actrice du même patronyme et fille de Catherine Deneuve également présente). Mais comme ça remonte aux années 50, 60, 70 ça demande une bonne culture cinématographique. On y va aussi pour Fabrice Luchini mais il n’y fait pas grand-chose. Dans la bande annonce : « Mais chérie, qui te dit que Luchini c’est Luchini ? ». Voilà, c’est bon. Marcello n’est donc pas Marcello. On s’en doute. Parfait pour Cannes ! Le jury adore ce genre de choses. Le grand public, lui, fera passer son message en boudant. L'échelle des première notes (pas une seule valeur qui émerge) donne déjà une première idée de l'accueil.
Nous en sommes au sommet du ridicule! Le népotisme et l’endogamie du cinéma français désormais célébrés au grand jour, sans aucune pudeur: Chiara, qui n’a jamais eu une once de talent, joue son père (auquel elle ressemble, ce qui n'arrange rien) à côté de cette momie de Catherine sa mère. La mafia culturelle du cinéma français, financé par le contribuable, se pavane arrogante sur le tapi rouge devant le monde et en barbe aux français qui ne comprennent probablement pas à quel point ils se font avoir, quel spectacle!
Un très grand Christophe Honoré qui reste fidèle à son univers. Chiara qui joue les 2 rôles de Chiara et Marcello Mastroianni est époustouflantte. Sa ressemblance avec son père est vraiment troublante. Deneuve qui joue Deneuve est épatante dans un rôle où elle joue comme jamais avec son image. La scène de la visite de son ancien appart va devenir culte ainsi que plusieurs autres. Également dans leurs propres rôles, Luchini, Nicole Garcia, Benjamin Biolay et Melvil Poupaud sont parfaits. Le film est drôle, tendre et émouvant. Un grand moment de cinéma sur le manque d'un être cher, la transmission...
Quel ovni ! Quel film charmant ! Quelle formidable actrice ! Marcello Mio prend le temps de suivre le chemin de Chiara Mastroianni, à la recherche d'elle-même et de son père, entre le soleil de Rome et la nuit de Paris. Film doux et léger comme une chanson de Daho, mais plus profond qu'il n'en a l'air. Après un début un peu laborieux, Lucchini nous emporte et nous incite à suivre cette fable, ce joli rêve, sourire aux lèvres et mélancolie au coeur. Bravo, un film qui donne envoie d'aller au cinéma, de redécouvrir Marcello, et décrire enfin un mot pour soutenir un film, ici magnifique.
Un film vraiment trop long, avec toutefois de jolis moments et d’autres très drôles grâce notamment à Nicole Garcia et Fabrice Luchini. Chiara Mastroianni est formidable ! Mais c’est un peu « bienvenue en absurdie » et beaucoup trop à destination des initiés pour que ça attire les foules.
Chiara Mastroianni est en pleine crise existentielle. Pour faire revivre le personnage de son père (Marcello), elle décide de se masculiniser et de se rapprocher de son apparence (ou tout au moins essayer). Souvent emballé par les films de Christophe Honoré, j'ai trouvé celui-ci très nombriliste et mettant sans cesse en avant les névroses de notre héroïne. De plus, ce qui est annoncé comme une comédie s'adresse en priorité à un public avec de solides références cinématographiques (j'étais seul dans la salle) pour esquisser un sourire. C'est uniquement destiné à un public élitiste qui ne manquera pas de s'extasier devant l'hommage touchant rendu par une fille à son père disparu avec un côté solaire et poétique. Seul Fabrice Luchini m'a touché dans son rôle de confident exalté. Pour le reste, une bonne séance de psychanalyse est plus efficace pour faire son deuil!
Un film qui vaut surtout par l'engagement total de Chiara a jouer à fond la carte de la mystification et pour la belle manière qu'a Christophe Honoré de filmer Paris et de diriger ses acteurs qui sont ici " en bande"...cet entre soi peut tour à tour agacer ou donner l'impression qu on est dans un coin de la pièce à les observer.
Melvil Poupaud et Luchini sont très bien, Garcia surjoue la femme flippée et Biolay est assez sobre...