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Guiz Mo
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0,5
Publiée le 13 décembre 2025
J’ai rarement vu de film aussi absurde. La lenteur du récit ne se justifie que par la pauvreté du scènario. On attend vainement l’action, on cherche le sens de ce film comme le père recherche sa fille et les autres personnages perdus, un sens à leur vie. Rien à se mettre sous la dent du début à la fin : du vide qui parvient même à être de très mauvais goût. Anxiogène et absurde sont les mots qui me paraissent le mieux résumer ce.. navet.
Vu à Cannes ou il a obtenu le Prix spécial du jury. J'avais bien aimé ce film qui sortait de l'ordinaire du Festival. Un film qui fait intelligemment contraster toute la beauté du monde avec la noirceur des actions humaines, capables d’emporter même les innocents. L’effroi qui nous saisit ponctuellement est ainsi à la hauteur de la beauté des lieux et de cette mise en scène, qui n'a que l'apparence de la simplicité.C’est à la fois juste l’histoire d’une poignée de camionnettes qui roulent dans le sable, et c’est aussi une parabole sur notre manière d’appartenir au monde, sur le fantasme irréalisable de vouloir se couper du reste de la planète, de devenir le plus ultime des déserteurs et ne jamais être rattrapé par la réalité. Du nom du pont, dans la croyance islamique, que l’on doit traverser avant la mort, et menant vers l’enfer ou le paradis, "Sirat" est une œuvre à la fois inattendue, envoûtante et fortement déstabilisante, qui vous emporte et vous secoue au fil des épreuves que doit franchir le convoi : route de montagne, plaine désertique, tempêtes… Dommage que les personnages soient peu approfondis, mais la symbolique est forte, jusque dans le plan final spoiler: ou LUIS marche tout droit .dans le champ de mines.. qu’on pourra lire de différentes façons. LE film de la rentrée à ne surtout pas manque
Une onde de choc. Tout simplement bluffant avec une temporalité assez distendue au départ et une densité particulièrement anxiogène dans la dernière partie du film. Sergi Lopez est magistral. Le seul bémol du film vient de cette cruauté tellement extrême qu’elle peut mettre à distance lors de certains surgissements finaux
Je constate que les spactateurs commencent à équilibrer les critiques dithyrambiques de ceux dont c'est le métier.... Je sors de voir ce film.... pendant la séance, j'ai eu besoin de regarder ma montre pour savoir depuis combien de temps j'attendais qu'il se passe quelque chose... Verdict ? Cela faisait 1h ! Malheureusement la suite n'a pas racheté le début.... On parle de rave bien filmée, de bande son géniale.... j'ai trouvé que les danseurs étaient filmés de manière plate et laide, que la bande son n'avait rien de spécial si on connaît un peu ce genre de musique...... Quoi dire du "ça va nous aider" ?! Si vous voulez payé une séance de cinéma pour découvrir par vous même le trip nihiliste sous substance du créateur de ce film qui dessert les raveurs... dont je ne crois pas qu'ils soient tous aussi.... peu......
Une rave se déroule au milieu du désert marocain. Un homme (Sergi Lopez) se faufile au milieu des participants, à la recherche de sa fille, disparue quelques semaines plus tôt. Son fils l’accompagne. Lorsque la rave est interrompue par la police, Esteban et son fils suivent une bande de ravers et leurs deux camping-cars qui traversent le désert pour rejoindre le lieu de leur prochaine teuf.
"Sirāt" nous vient de Cannes avec une réputation écrasante. Il y a remporté le Prix du jury et y a raté d’un cheveu, dit-on, la Palme d’or décernée au film iranien de Jafar Panahi, actualité politique oblige.
Son sujet est diablement original. Sirāt commence comme un documentaire musical sur une rave party filmée au milieu du désert. Un petit film français passé inaperçu s’y était essayé l’an dernier, "After" d’Anthony Lapia. Gaspar Noé l’avait fait également dans "Climax". Oliver Laxe, qui connaît bien son sujet, y réussit très bien filmant les corps en transe des raveurs (le raveur rêve-t-il ?!) qui s’abandonnent au rythme pulsatile de la musique techno.
Mais le documentaire musical façon Woodstock prend au bout d’une demi-heure une autre direction en se focalisant sur Esteban, son fils et la bande de teufeurs qui traversent le désert en caravane vers le sud. Les paysages sont majestueux et rappellent ceux de Cent mille dollars au soleil. Les allusions cinématographiques sont d’ailleurs (trop ?) nombreuses, la troupe bohème à laquelle Esteban s’est agrégé évoquant, elle, les monstres de Freaks.
Le film menace de s’enliser dans les sables du désert et dans la pesante métaphore métaphysique que son titre ésotérique appelle (le Sirāt est dans l’Islam un pont sur l’enfer qui mène au paradis). Mais il est sauvé par deux scènes scotchantes. La première est aussi inattendue que brutale. Rien dans le scénario ne la laissait escompter. Elle leste le film d’une gravité qu’il ne parvenait pas à atteindre jusque là. La seconde est au contraire beaucoup plus longue. Elle place les personnages, et les spectateurs avec eux, au cœur d’un suspens irrespirable. Elle a vocation à devenir anthologique. À elle seule elle donne au film une valeur qu’il n’aurait pas eue sinon.
Prix du jury au festival de Cannes de 2025, "Sirât" de Oliver Laxe est un film étonnant de par sa mise en scène, ses musiques et son sens profond. Si vous n'aimez pas tant que ça la musique électro, passez votre chemin. Voici la phrase que j'aurais dite sans trop réfléchir si je n'avais pas eu les explications du réalisateur.
Merci AlloCiné pour cette superbe avant première qui nous a permis de découvrir un univers, l'univers dans un réalisateur très peu connu du grand public. "Sirât" est un film qu'il faudrait voir en ayant vu le reste de sa filmographie avant. N'étant pas mon cas, les explications du réalisateur après la projection m'ont beaucoup aidé à comprendre son style et son intention.
"J'ai écrit le scénario en pleine teuf", voici la phrase si étonnante et si drôle que le Oliver Laxe nous a dit. Et c'est d'ailleurs les 10 premières minutes du film, une teuf à ciel ouvert dans le désert. Mais l'auteur ne nous balance pas cela sans réfléchir, pour lui, il y a un vrai côté spirituel, et cela se ressent dans la manière de filmer, de mettre en scène et on a pas l'habitude de le voir.
Le film est en globalité plutôt lent, assez contemplatif par moment avec des longues séquences qui contrastent avec les moment très énergique lors des scènes de danse avec la musique électro très forte.
spoiler: Sans mentir, les deux premiers tiers du film ne m'ont pas tant intéressé que cela, puis des évènements vont arriver et tout bouleverser. C'était extrêmement fascinant de voir à quel point personne ne s'y attendait dans la salle. Et le dernier tiers du film, mélangé aux mots du réalisateur pour nous expliquer sa vision des choses, m'a fait changer d'avis sur les deux premiers tiers. Peut être que c'est un film qui est à voir deux fois.
spoiler: Spoil : mais le vrai thème du film est la mort. On le comprend assez vite et Oliver Laxe va jusqu'à nous faire souffrir face à ce déferlement de morts dans le dernier tiers. C'est très violent dans le sens spirituel et émotionnel, pas forcément dans le sens littéral, même si c'est très impressionnant.
Le film met en lumière le "show don't tell", on a beaucoup de moments sans forcément de dialogues mais on rentre dans les émotions des personnages et Oliver Laxe le dit lui-même : "Dans le cinéma il faut trouver un équilibre entre dire et évoquer".
Bref, critiquer ce film n'est vraiment pas facile, car il va frapper chaque spectateur d'une manière différente, chacun peut se faire son interprétation et trouver le film incroyable, surtout si on a vécu quelque chose dans notre vie que ce film va nous rappeler. Au contraire peut être aussi qu'il peut nous faire aussi ni chaud ni froid. Je pense en tout cas que c'est une expérience à vivre, cela fait du bien de voir quelque chose de différent au cinéma, avec notamment des acteurs qui n'en sont pas et un compositeur qui n'en est pas un.
Quelle claque ! Le film de l année ! Le film commence par une quête : un père et son fils recherchent une jeune femme dans le milieu des routards qui vont de rave en rave de plus en plus loin jusqu'aux confins du désert marocain mais la beauté des images, la force et l étrangeté des personnages et le rythme de la musique nous amènent dans un objet cinématographique à part dont on ne doit rien dévoiler. Voilà le secret du film : ne pas savoir ce qui peut se passer, repérer après coup les références cinématographiques mais finalement être en permanence surpris et secoué. Vivre un grand moment de cinéma !
Ce cinéma de la cruauté est dérangeant, implacable, il vous secoue et vous laisse peut-être à genoux…
On y trouve une alchimie entre la brutale beauté des paysages et la fragilité humaine, Sirāt est un film hors du commun.
Je vous le recommande avec conviction, parce qu’il y a des films qui ne se regardent pas : ils se vivent.
———
Maintenant mes points forts : - les comédiens ♥️ - la musique ♥️ - les paysages ♥️ - les différents degrés de lecture de chaque phase du scénario ♥️ - l’orientation vers un cinéma réaliste m’a totalement empo
Ce film m'a traumatisé c'est le moins que l'on puisse dire....... oui on m'avait prévenu mais je ne m'attendais tellement mais tellement PAS à ÇA. Le twist au milieu qu'on pense être un twist mais au final ne fait que se répéter jusqu'à la fin du film est choquante. spoiler: Laxe apporte la mort dans le film comme la mort apparaît dans nos vies : subitement et au moment où on l'attend le moins. C'est dingue à quel point il a réussi à faire ressentir la mort et le deuil aussi puissamment je n'ai jamais ressenti une émotion négative aussi forte devant un film. C'est un film très philosophique et je me retrouve à aimer de plus en plus ce genre de film. Et là ça parle d'un sujet auquel on va devoir tous faire face dans nos vies. C'est universel et je pense que même si on ne parle pas la langue du film on comprend tout de même tout ce qu'il se passe parce que ça raconte la vie spoiler: (et la mort). Le visionnage de ce film n'est pas du tout un visionnage en fait c'est une expérience. On vit le film et pleinement. À la limite du film d'horreur (un genre que je n'aime pas d'habitude), il m'a scotché à mon siège et je voulais à la fois m'enfuir mais aussi absolument rester pour connaître la suite du sort des personnages. spoiler: Fun fact (not so fun) : quand je suis rentrée chez moi en métro j'avais littéralement l'impression d'être en danger de mort toutes les trois secondes. Et OMD la référence à la Mecque vs les enceintes de musique. Des personnes brisées se réfugiants das la musique pour retrouver un sens à leur vie c'était exquis cette image ! Ce film reste en nous pendant un long long long moment. Aérez vous là tête après l'avoir vu...
à part des prises de vues sublimes dans le désert marocain, des séquences/ flash de camions bancals sur des pistes a flanc de montagne (ce qui me rappelle le salaire de la peur) cette histoire de road movie d'un père et de son jeune fils, ecumant les raves parties à la recherche de sa fille, se perd en route.. Le convoi funeste avec le groupe de marginaux, tous plus défoncés les uns que les autres, auquel ils se sont joints, se desintegre au fur et à mesure. dans la deuxième partie du film on a totalement perdu de vue la raison de ce périple: pas de réponse...on ne voit vraiment pas où le réalisateur a voulu en venir.. quant à la bande son, à éviter pour les oreilles sensibles.
Après Mimosas, la voie de L’Atlas ; Olivier LAX retourne tourner au Maroc un road Movie qui ne laissera personne indifférent. Sirat (le chemin) nous amène dans les montagnes du sud Marocain , au milieu d’une rave party un homme accompagné de son fils cherche sa fille.. Réalisation , mise en scène et images puissantes, on pourrait par moment faire le parallèle avec MAD Max , par moment seulement car le film est un peu trop plat et manque cruellement d’action. Les rebondissements eux sont brutaux voir choquant et forcément ça redonne de la puissance au film , parfois lunaire, presque mystique, le voyage se fait sous tension sans ceinture, seul bémol une fin bâclé comme souvent malheureusement avec le cinéma français.
Sirat c'est quand même beaucoup de bruit pour rien (au sens propre, comme au figuré). Je ne comprends pas les retours dithyrambiques sur ce film qui n'est qu'une version saharienne du Salaire de la peur avec une mise en scène lourdingue. D'ailleurs je me demande ce qu'ont les films de rave party avec la fin du monde... L'année dernière on avait After qui très bêtement se mettait à vouloir raconter des trucs sur la société et sur l'effondrement de la civilisation... et là on l'inverse, on a Sirat qui se place dans un contexte similaire mais qui décide de tout occulter pour être stupidement apolitique.
On a des touristes européens qui vont faire la faire au Sahara occidental, une guerre éclate, l'armée débarque... est-ce-qu'à un moment vous pensez qu'on en saura plus ? Qu'on va s'intéresser aux locaux ? Aux gens qui vivent le conflit ? Non, on reste avec notre groupe de danseurs reclus sur lui-même... Donc pourquoi se placer dans un tel contexte ? Quel est l'intérêt de mettre ça en toile de fond si ce n'est pas pour l'exploiter ? Pour ne rien réussir à raconter ? Il faut m'expliquer...
Sirat est donc un film qui ne prend jamais conscience de ses propres enjeux, il est comme ses personnages, perché dans un autre monde, très léché esthétiquement, mais creux... en dehors de la réalité... Et en plus il n'arrive pas à avoir le quart de l'intensité qu'il aimerait dégager.
Le film est mou. La mise en scène elle molle. Le montage est soporifique. Le film s'ouvre sur des scènes de rave party dans le désert et il y a rien, il ne se dégage rien... C'est tellement triste... C'est comme si le réalisateur n'arrivait pas à nous immerger dans cette fête. Il ne sait pas faire... Oui oui on voit des gens qui dansent, mais on n'est pas dedans, dans la promiscuité des corps, la chaleur, la sueur... le bruit... C'est sage.
Mais là où on voit encore plus la mollesse de la mise en scène, c'est lorsque le film tente de se la jouer le Salaire de la peur... où on franchit des rivières, des montagnes, avec des camions inadaptés... où la moindre erreur c'est la mort dans le désert... Eh euh ouais... ok, ça existe, mais ça n'arrive jamais être prenant.
Et pourtant j'aime le fait qu'il n'y a pas réellement d'intrigue, si ce n'est l'idée d'arriver à une autre fête un peu plus loin... J'aime l'idée que les personnages soient tous des marginaux... Il y a des choses intéressantes, mais juste le film n'en fait rien. Il tente de faire de beaux plans, bien soignés, etc. Mais ça ne fait pas un film et ça crée encore moins de l'intensité.
Le pire dans tout ça, c'est que malgré cette absence d'intrigue à proprement parler, le film arrive à paraitre très écrit... à faire très cinéma, très faux, très artificiel... avec limite des passages obligés... traités de manière convenue.
Je veux dire qu'on a quand même une des scènes les moins crédible qui soit, qui annonce la dernière partie du film, avec une femme qui demande un truc qui va précisément arriver. Ok c'est "surprenant", mais ce n'est pas crédible. Et encore une fois la mise en scène n'arrive pas à faire ressentir l'intensité, alors qu'on devrait se pisser dessus nous spectateurs... C'est comme si le film n'avait pas le temps de faire ça bien... alors qu'il fait du remplissage depuis 1h30...
Je passe bien sûr outre le ridicule de l'émotion forcée, avec le truc le plus tire-larme possible qui arrive... C'est encore une fois très écrit, très artificiel et pas du tout organique.
Donc ouais, quel était le projet ? Qu'aiment les gens dans ce film ? Mystère... Il ne suffit pas de mélanger les genres pour faire quelque chose de bien, l'idée de suffit pas, il faut savoir l'exécuter. (et si possible sans être indigent politiquement... parce que le premier qui vient me dire que les tensions, conflits ou je sais pas quoi au Sahara occidental c'est grave parce qu'il a vu un film avec des européens qui font la fête là-bas... je lèverai les yeux avec dédain et mépris... oui monsieur ! j'ose tout)