6572 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
945 critiques spectateurs
5
166 critiques
4
292 critiques
3
149 critiques
2
136 critiques
1
104 critiques
0
98 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Gael Olivier
1 critique
Suivre son activité
5,0
Publiée le 16 novembre 2025
Acceptons quelque chose, l'expectateur actuel est sous une dynamique de series et filmes prévoyants... Sirat ne l'est pas. On s'attend au mega rôles des personnages, des actions héroïques, des acteurs connus...mais non. Sirat est une proposition hors compétition! Un film qui casse nos habitudes au cinéma. Je suis sorti de la salle en shock. Ébloui par la simplicité d'une réussite totale.
je n’ai jamais vécu ça devant un film .. coups de chaud c’est hallucinant. errance totale , acteurs et spectateurs. un ovni . c’est en attendant Godot mais on va le chercher à travers le désert et les champs de mine
Quatrième long-métrage du cinéaste franco-espagnol Óliver Laxe, Sirāt est une petite bombe cinématographique qui convoque de nombreux films mythiques : on pense tour à tour à Mad Max (George Miller, 1979), au Salaire de la peur (Henri-Georges Clouzot, 1953), à Gerry (Gus Van Sant, 2002), au Goût de la cerise (Abbas Kiarostami, 1997), à La montagne sacrée (Alejandro Jodorowsky, 1973). Rien que ça. Œuvre de désert, ce road movie hypnotique et cauchemardesque qui a été tourné dans le sud marocain nous plonge dans l’histoire de Luis (Sergi López) et de son jeune fils, à la recherche désespérée de leur fille (et sœur) dans le milieu des raves sauvages organisées par des alternatifs occidentaux au cœur de l'Atlas. Ils vont alors s’aventurer dans des zones toujours plus reculées avec un petit groupe de fêtards, tandis que leur périlleux périple va prendre une tournure de plus en plus métaphysique, qui invoquera les notions de collectif et d’individualisme, d’absurdité de l’existence et d’inéluctabilité de la mort. Ce film puissant, qui fait appel à tous nos sens avec une force rare, évolue sur des terrains stupéfiants et oppressants, dans une atmosphère apocalyptique de plus en plus évidente. Un choc.
Une grande émotion extatique jaillit dans les premières minutes du film. Je ne me souviens pas avoir déjà vécu une bande son fusionnant si fortement avec l'image. La musique gronde jusqu'au fond des oreilles, on entend chaque note résonner et vibrer comme si le sol du désert marocain allait s'ouvrir d'un coup sous nos yeux. Voici je pense la grande force de ce film. Car pour ma part il m'a laissé un gout d'inachevé: la pensée politique et morale, les allégories sont trop minces, suggérées du bout des lèvres. Même si selon Oliver Laxe "il y a un équilibre à trouver dans la pratique de l'art, entre dire et évoquer", le film mériterait presque une heure de plus pour nous emmener d'avantage vers un message plus éclatant.
J’ai vraiment excité à l’idée de découvrir ce film, mais j’ai été super déçu… L’histoire ne raconte rien, les personnages sont traités superficiellement. Le son est bien mais même la dessus, je n’ai pas non plus été emballé. Je comprends pas ce que raconte ce film, et c’est rarement bon signe.
Film extrêmement visuel et sonore, c'est une voyage au cœur du désert, de la musique et des âmes qui dansent et entrent en trans pour échapper à la réalité. Le film surprend et choc par certaines scènes, et apporte beaucoup de douceur et de poésie dans d'autres. Un métrage qui sort des clous et qui nous fait ressentir des émotions assez brutes.
Pourquoi ? Oui pourquoi ? Pourquoi ce film ? Pourquoi ces choix ? Pourquoi ce virage au beau milieu ? De quoi me parle-t-on ? Pourquoi m'en parle-t-on ? Pourquoi ce train ? J'ai vu Sirat il y a plusieurs semaines et je n'ai toujours pas la clef... Alors oui de belles images, une bande son démente, un Sergi Lopez en grande forme (les amateurs ne jouent quand même pas toujours très juste)... mais ça ne l'a pas suffit à adhérer au propos. (quel propos ? ;-)
Je me souviens : lorsque j’étais au collège, il y a longtemps, mon professeur de mathématiques avait raconté qu’une élève, voulant bien faire, avait réalisé une suite de longs calculs pour lui donner, à la fin, le total. Il lui avait répondu, pour ne pas la vexer, que c’était bien — tout en se rendant compte que cela ne servait à rien. Elle n'allait pas dans le bon sens. C’est exactement le ressenti que j’ai avec ce film.
Je me demande encore ce que j’ai vu. Un hymne à la vie ? Une célébration du chaos ? Les personnages sont bien écrits et parfaitement interprétés, les décors sont dantesques et la musique porte littéralement le film. Ce film est un petit bijou qui m’a captivé pendant deux heures.
Il y a des films qui ne peuvent laisser indifférent. Sirat est de ceux là. C’est une véritable expérience à vivre. À la fois esthétique, émotionnelle et même spirituelle (en tout cas, c’est ce que voulait le réalisateur). Ses qualités formelles sont indéniables. D’abord sur le plan purement visuel : on a droit à de superbes plans du désert, magnifique par ses couleurs, ses reliefs et son immensité, ou encore des corps en mouvement pris par la transe de la danse. On pense ici à Mad Max, inévitablement ou parfois à Star Wars. Le son est également très travaillé avec des moments littéralement saisissants : bande originale, effets sonores, mixage et mastering. Tout est léché à ce niveau-là et c’est une des forces du film. Pour l’apprécier à sa juste valeur, le voir en salle est un vrai plus. spoiler: Mais, au delà de ce qu’il montre et fait entendre, Sirat cherche à raconter une quête perdue d’avance, une fuite en avant qui ne mène nulle part. Celle d’un père et son fils à la recherche de leur proche disparue. Quête qui viendra se mêler à celle d’un groupe de teufeurs, usés par la vie mais poursuivant leur idéal quasi mystique. « La rave du bout du désert », sorte d’Eldorado au LSD. Le réalisateur met ses personnages à l’épreuve et après une première heure un peu ennuyeuse qui pose doucement les choses, la bascule vers la descente aux enfers commence avec pas mal de scènes choquantes et de jump scares dignes d’un film d’épouvante. Ces effets fonctionnent et choquent le spectateur. On passe par des émotions fortes et difficiles, qu’on ne ressent que peu souvent au cinéma. La deuxième moitié du film m’a tenu en haleine, j’étais complètement dedans comme l’ensemble de la salle, alors que je regardais ma montre pendant la première heure… Je n’y ai pas vu une violence gratuite, ou une cruauté du réalisateur envers ses personnages comme l’ont dit certains critiques. J’ai plutôt ressenti le message de la fragilité de la vie et l’idée que toute fuite en avant est vaine. La réalité finit toujours par te rattraper…
Finalement, on en ressort éprouvé, ne sachant pas forcément ce qu’on a vu, si c’était bon ou mauvais, gratuit ou réfléchi méthodiquement… Et ce que le réalisateur a voulu nous dire au final. On est interloqué, on regarde les autres spectateurs hébétés ou choqués qui sortent de la salle et on ressent le besoin de respirer et réfléchir ainsi que d’échanger sur ce qui vient de se produire et sur le propos de l’oeuvre. Je n’arrive toujours pas à dire si j’ai aimé réellement ou pas, mais je pense que c’est un film à voir pour tout cinéphile averti. Je ne regrette vraiment pas de m’être déplacé en salle. Pour moi c’est un film unique et marquant, ce qui est déjà pas mal… Il peut faire l’objet de discussions et d’analyses interminables avec d’autres spectateurs, ce qui est signe d’une certaine richesse. La variété des ressentis peut être grande, mais personne ne sera indifférent.
Il convoque des références évidentes comme Mad Max, Le salaire de la peur ou Voyage au bout de l’enfer et aborde des thèmes intéressants même si on peut regretter que leur traitement ne soit pas plus abouti (la fragilité de la vie, le deuil, la marginalité, la fuite du monde, la fin du monde, la notion de quête physique et spirituelle, le rapport au corps…). Mais je pense que le fond du film n’est pas là et que le but recherché est de parler à l’émotionnel en nous, ainsi qu’au sensoriel, en laissant de côté le rationnel (sans pour autant le délaisser complètement). C’est peut-être un des reproches qu’on pourrait faire au film d’ailleurs : le parti pris n’est jamais total, et donc assumé complètement. Nous sommes toujours entre deux. Mais me direz vous, c’est la définition même du terme Sirat qui nous est rappelée dès le premier plan du film : le pont entre le paradis et l’enfer, fin comme un cheveu et tranchant comme une lame.
Pour conclure, Sirat est une expérience à vivre, si possible en salle pour le côté visuel et sonore. Le réalisateur a vraiment tenté quelque chose, pris certains risques, ce qu’on ne peut que saluer au milieu de cet océan de films oubliables. Je ne peux que recommander son visionnage. Ne vous laissez pas abuser par la première heure un peu poussive, laissez vous emporter vraiment dans ce trip halluciné vers le fin fond du désert. Lâchez prise comme sur un bon beat de techno, défoncé au milieu d’une teuf. Vous kifferez plus !
Retrouvez mes critiques sur mon blog : tempsdecerveaudispo sur Wordpress
Une claque incroyable. Il est là, le cinéma qui fait rupture, on le sent à cette dichotomie des avis. C'est bien, un film doit frapper son monde. Etre très pour, ou très contre, mais réagir :-)
Sirat est le film le plus étonnant scénaristiquement qui m'ait été donné de voir. Les tournants narratifs sont inattendus, on ne sait jamais où le film va nous mener.
Le film semble nous emmener quelques part pour finalement nous amener complétement ailleurs. Je regrette de ne pas avoir pu le visionner en salle, où je pense, il prend une toute autre dimension, notamment par la dimension musicale. [spoiler]La réaction du père me semble un peu sous dimensionnée, j'aurai voulu être plus emporté émotionnellement./spoiler]