Sirāt
Note moyenne
3,8
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922 critiques spectateurs

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164 critiques
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145 critiques
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131 critiques
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Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2026
Un road-movie saharien qui parvient à surprendre le spectateur ; autant ne rien divulgâcher !
Paysages superbes, gigantesques et variés, comme peut en montrer le Sahara ; les pauvres humains ne pèsent pas lourd au milieu de tout ça.
Très belles tensions narratives, qui évoluent au cours du film.
Excellents acteurs, notamment Sergi Lopez dans le rôle le Luis, le père
L'univers musical et festif des ravers surprend au beau milieu de tout ça.
Le bruit du monde et de la guerre en arrière plan lointain, très réaliste (les gens proches d'affrontements n'ont souvent que des bribes d'information...)
Christine SALAVERT GRIZET
Christine SALAVERT GRIZET

3 abonnés 98 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 janvier 2026
Film original et magnifique
Sur fond de troisième guerre mondiale, une quête dans le désert marocain sur une musique de rave partie lancinante avec des images à couper le souffle
Le danger guette à chaque image mais ne surgit jamais là et où on l’attend : une tension permanente nous entraîne vers une chute surprenante , le retour spoiler: aux humains après cette traversée du désert

Les acteurs sont plus vrais que nature
Très stressant mais extraordinaire
Karmaska
Karmaska

9 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 janvier 2026
Je trouve que les drames français manquent souvent de rythme, d’originalité et d’impact émotionnel. Mais Sirat frappe par la beauté sèche de son désert. Les paysages, vastes et brûlants, imposent un rythme lent et hypnotique. Le décor devient une épreuve autant qu’une fascination, transformant le film en une traversée sensorielle
Sylvie doumic
Sylvie doumic

5 abonnés 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2026
Immersion totale dans un univers déjanté, hors des sentiers battus... sobriété des dialogues, plans superbes, personnages marginaux mais attachants...
Un voyage, une quête.....une musique particulière, des basses lancinantes, mais en accord avec le scenario..
Ce film est une pépite...
Belette R
Belette R

1 abonné 156 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 janvier 2026
je me méfie toujours des films primés qui ne reflètent quasiment jamais l'opinion des spectateurs. Celui-ci ne fait pas exception. Un documentaire sur la vie des marginaux toujours à la recherche d'une rave et autres...Totalement inintéressant
Nat
Nat

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2026
Autant préciser que les raves ne font pas partie de mon univers, ni leur musique dont 'es basses ne font que m' empêcher de dormir lorsqu'il y a en une à proximité.
Je suis allée voir ce film il y a 48h sans aucun à priori dans le cadre du festival Télérama et je dois dire que j'ai adoré. Les images, la musique, l'atmosphère, les acteurs restent présents et me donnent envie de le revoir, passées les premières émotions brutes.
C'est un film très original, au rythme lent et contemplatif, traversé de fulgurances, et qui fait un bien fou face au manque d'imagination et de créativité de tant de films.
Amandine Prevost
Amandine Prevost

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2026
M A G N I F I Q U E
Tout simplement magistral. Incroyable expérience.
Oui ce film est une expérience sensorielle qui vous laisse bouche bée et vous force à y réfléchir et y repenser pendant des jours.
Il faut être sans âme, sans cœur et sans cerveau pour ne pas comprendre que ce film est un chef d'œuvre et qu'il entre dans le jamais vu.
Mille bravos au réalisateur, aux acteurs, au créateur musical et à tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à cette réussite. ❤ J'adore ❤
A voir absolument.
RichardB83
RichardB83

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2026
beaucoup de commentaires ont déjà tout dit. il y a la beauté des paysages, la qualité de jeux des acteurs (amateurs pour l'essentiel) , l'ambiance sonore, et puis il y a les chocs émotionnels qui nous sortent de notre zone de confort et peuvent nous mettre mal à l'aise. une fois digérés, on ressent tout le message du réalisateur, la coexistence de la brutalité et de l'humanité, la beauté et la dureté d'un monde sauvage. des ressentis très opportuns dans l'actualité du monde, de Kiev a Gaza, et ailleurs....
Damien DURAN
Damien DURAN

3 abonnés 77 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 janvier 2026
Mon avis sur ce film est très contrasté. En effet, la photographie est fantastique, la bande son remarquable, le jeux d’acteurs ( pour certains non-professionnels) de qualité. Le scénario doit être compris comme une fable philosophique sur la quête de l’impossible ou l’absurdité de la vie qui ne m’a pas foncièrement touché du fait des longueurs, des processus dramatiques répétitifs et de piètres effets techniques. Toutefois on peut se laisser emporter par tension qui y règne.
Pauline
Pauline

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2026
Très difficile de mettre une note à ce film atypique. je me suis ennuyée la première heure, ne voyant pas où ça allait, en me disant que je préviendrais qu'il faut aimer la techno (ce qui n'est pas mon cas, j'en pouvais plus !), que les personnages sont laids, qu'on sent presque leur puanteur...Et puis la scène insoutenable, les suivantes...on m'avait dit que le film ne pouvait pas laisser indifférent...en effet. Je le classerais volontiers dans la catégorie film d'horreur. Film horrible. Je ne pas dire que c'était mauvais ou bien ou très bien...disons très bien pour le côté unique.
docjivago
docjivago

13 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 janvier 2026
Mon dieu que c'est long ! L'esthétique est indéniable. C'est filmé presque comme un documentaire au sein d'une communauté "raviste" mais il ne se passe rien.
severine tardy
severine tardy

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 janvier 2026
film încroyable dans les images grandioses, la musique techno et ses raveurs fous...des rebondissements ... un grand spectacle de cinema. Coup de coeur 2025 !
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2026
"Prix du jury au Festival de Cannes 2025, Oliver Laxe prolonge son cinéma de l’épreuve et de la foi dans un road-trip halluciné au cœur du désert. Entre communauté de teufeurs, deuil intime et bascule métaphysique, Sirāt interroge l’errance contemporaine dans un monde vidé de repères. Une expérience sensorielle radicale, portée par les corps, la musique et un monde au bord de l’effondrement."

"Pas de DJ, pas d’artistes, seulement des blocs massifs d’enceintes empilés à même le sol. L’ouverture de Sirāt introduit d’emblée un personnage clé du film : la musique. Les basses saturent l’espace, envahissent l’image et les corps, et installent une ambiance électronique brute où se rassemblent des teufeurs venus ressentir la vie autant que la célébrer. Cette séquence inaugurale pose les fondations d’un voyage sensoriel et spirituel, inscrit dans un contexte politique volontairement flou, presque hors-champ, où les tensions du monde semblent pousser les individus à se reconnecter aux autres — et à eux-mêmes — par un langage du corps qui ne ment jamais."

"Le duo père-fils rejoint rapidement un groupe de voyageurs, presque prisonniers du désert, engagés dans une errance sans destination claire, suspendus dans une attente perpétuelle. Sans jamais juger cette communauté de teufeurs, Oliver Laxe parvient à nous immerger dans un esprit de cohésion sincère, profondément humain. Sa mise en scène et son écriture privilégient l’impact émotionnel et sensoriel des images, laissant les corps, les paysages et les sons parler d’eux-mêmes. Entre culture de la fête, authenticité brute des participants et traversée périlleuse d’un environnement rocailleux, Sirāt déploie un véritable récit sensoriel. En filigrane, le film ne s’interroge pas tant sur ce que la vie refuse de donner lorsqu’on cherche quelque chose, mais sur ce dont on a réellement besoin pour continuer à avancer."

"Rien ne nous prépare réellement à une œuvre aussi contemplative, métaphysique et introspective. Sirāt réussit pourtant à nous embarquer dans un monde parallèle, où l’on communie intimement avec les personnages et, presque, avec les autres spectateurs. Une poésie s’en dégage, qui se vit plus qu’elle ne s’intellectualise au premier regard."

"Le road-movie devient dans Sirāt une expérience à la fois sensorielle et spirituelle, une véritable claque cinématographique qui suggère que la liberté contemporaine ressemble de plus en plus à un purgatoire. Le vide traversé par les personnages, en quête de sens, agit comme le miroir exact de leur espace mental : un territoire nu, instable, où l’errance physique révèle une désorientation intérieure plus profonde. Le film interroge frontalement le doute et la foi, non comme des réponses, mais comme des tensions irréconciliables dans un monde au bord du gouffre. Cette quête s’enveloppe d’une ambiance sonore puissante, où les protagonistes tentent d’étouffer le silence et la solitude en s’abandonnant à la musique, comme si le rythme et la transe pouvaient, ne serait-ce qu’un instant, combler l’abîme — sans jamais réellement le faire disparaître."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Casimir JEANROY-CHASSEUX
Casimir JEANROY-CHASSEUX

6 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 janvier 2026
Cool pour la mise en lumière du milieu teuf et les belles images. Mais beaucoup trop misérabiliste à mon goût. spoiler:
Lamia Iddouche
Lamia Iddouche

7 abonnés 211 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2026
Sirāt n’est pas simplement une histoire à suivre, c’est une plongée profonde dans la psyché humaine, où chaque plan et chaque silence devient un miroir de l’âme. Dès le début, le personnage principal, Luis, apparaît comme un homme animé par une volonté viscérale, presque irrationnelle, de retrouver sa fille disparue. Cette quête ne se limite pas à la recherche d’une personne, elle symbolise un désir de sens dans un monde où tout semble dépourvu de logique. Psychologiquement, Luis incarne cette obstination qui pousse l’être humain à avancer malgré l’incertitude et l’inconnu, une force qui révèle autant sa fragilité que sa résilience.

Le désert dans lequel se déroule une grande partie du film joue un rôle crucial. Il n’est pas simplement un décor, mais un espace psychologique où se confrontent peur, solitude et introspection. Chaque pas dans cet espace aride confronte le spectateur aux limites de l’existence et aux zones d’ombre de sa propre conscience. L’immensité du paysage reflète la vulnérabilité humaine face à l’inconnu et la difficulté à trouver un sens lorsqu’aucune réponse extérieure ne peut combler le vide intérieur.

La musique et le design sonore renforcent cette expérience psychologique. Les pulsations et les silences ne se contentent pas d’accompagner l’action, ils traduisent les émotions et les états d’esprit des personnages. La bande-son agit comme un prolongement de la conscience de Luis, révélant son angoisse, son espoir et ses moments de transe introspective. Elle illustre la lutte constante entre l’aspiration à l’extase et la confrontation brutale à la réalité, créant une tension permanente entre désir et conscience.

Les personnages secondaires rencontrés par Luis, notamment les ravers, incarnent des fragments d’humanité en fuite. Leur errance et leurs excès reflètent des mécanismes psychologiques universels : la fuite face à l’inconfort, la recherche d’un sens dans l’errance, et la solidarité face à l’angoisse existentielle. Chaque rencontre agit comme un révélateur, mettant en lumière des aspects de la psychologie humaine que l’on préfère souvent ignorer. Ces interactions soulignent combien la quête de l’extérieur est toujours intimement liée à la confrontation avec soi-même.

Les événements tragiques du film ne servent pas seulement à choquer, ils dévoilent la vulnérabilité psychologique des personnages et du spectateur. La perte et la confrontation à l’absurde montrent que certaines expériences échappent à la compréhension rationnelle, et que la véritable quête est celle qui se déroule à l’intérieur de soi. La tension entre ce que l’on espère trouver et ce que l’on découvre réellement souligne le décalage entre désir et réalité, et met en lumière la complexité de la psyché humaine.

Enfin, le sens profond de Sirāt émerge à travers la symbolique du pont évoqué par son titre. Ce pont, fragile et incertain, devient une métaphore du chemin intérieur que chaque individu doit parcourir pour atteindre une forme de compréhension de soi. Le film propose que ce que l’on cherche à l’extérieur, que ce soit des réponses ou des figures aimées, est souvent une clé pour naviguer dans ses propres zones d’ombre. Ainsi, l’expérience du spectateur est double : il suit l’histoire extérieure tout en étant invité à explorer sa propre conscience et ses limites.

Sirāt est une mise à nu de l’âme humaine, un film qui ne donne pas de réponses mais pose des questions essentielles sur le désir, la perte, l’espoir et la quête de sens. À travers la solitude du désert, la musique comme prolongement de la conscience et les rencontres avec des personnages fragmentés, l’œuvre révèle que la véritable recherche est toujours celle que l’on mène à l’intérieur de soi, et que c’est dans cette confrontation intime que réside la force et la fragilité de l'être humain.
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