Film qui se veut de genre et d'auteur en même auteur. c'est narrativement incompréhensible. On est tout du long à attendre que le film démarre mais il ne le fait jamais. Des ellipses incompréhensibles. Je suis passé complétement à côté.
Avec September & July, Ariane Labed signe un premier long métrage en tant que réalisatrice, s’attaquant à un récit sombre et envoûtant inspiré du roman Deux Sœurs de Daisy Johnson. Dès les premières images, le film instaure une atmosphère gothique marquée, soutenue par une photographie soignée et une réalisation maîtrisée. Le choix de tourner en pellicule confère une texture unique aux images, renforçant l’étrangeté de l’univers dépeint.
L’interprétation de Mia Tharia et Pascale Kann constitue l’un des piliers du film. Leur jeu, intense et nuancé, donne corps à cette relation fusionnelle et oppressante entre deux sœurs enfermées dans un lien quasi vampirique. Le traitement sonore, en particulier la voix de September, installe une dissonance inquiétante, troublant sans cesse la perception du spectateur et le poussant à interroger la frontière entre le réel et l’imaginaire, entre le paranormal et le pathologique.
Au fil du récit, September & July nous plonge dans un malaise grandissant. Loin d’être des jumelles, les deux sœurs semblent pourtant interchangeables, une confusion accentuée par leur mère photographe, qui façonne leur image à travers des clichés imprégnés de références pop, notamment aux jumelles de Shining. Cette esthétique trouble et dérangeante souligne la thématique centrale du film : le désir obsessionnel de devenir l’autre, jusqu’à l’effacement de soi.
Difficile de ne pas penser à 2 Sisters de Kim Jee-woon en regardant September & July. Comme le thriller sud-coréen, le film d’Ariane Labed distille progressivement son horreur psychologique, jouant sur l’ambiguïté et les codes du fantastique. Une réussite cinématographique, à la croisée du drame et de l’épouvante, qui confirme le talent de sa réalisatrice pour tisser un récit aussi fascinant que dérangeant.
C’est un film étrange et surprenant au sens propre, qui nous balade et nous étonne, en deux temps…. Jusqu’àu flashback de la fin qui nous éclaire et permet une nouvelle lecture de l’histoire. Le scénario est intéressant, le film est subtilement construit et très bien joué. Le livre (sisters) doit être formidable !
j'ai vu ce film durant le festival "premiers plans " et c'était le meilleur moment de ma journée. un scénario très intrigant et une ambiance pesante et qui étaye le message. À la sortie de la salle j'avais le cœur serré certains trouvent que c'est un point négatif pour moi il est ce qui rend ce film excellent. cependant je ne pense pas que ce film soit pour les plus de 12 ans certaines scènes peuvent être choquantes ou dérangeantes et le film traite de sujets lourd. je le déconseille au personnes sensibles et j'augmenterai la classification.
Vu en avant première au festival premiers plans d'Angers. Très étrange, ce film laisse une impression de mal-être pendant toute la séance. Certaines scènes sont déconseillées pour les plus jeunes mais il y a un très bon retournement de situation a la fin.
Vu dans le cadre de la reprise de la section Un Certain Regard à Paris : Un film dérangeant et impressionnant porté par deux actrices fabuleuses dans un univers sordide et inquiétant. Entre le fantastique, l'horreur et la tragédie, ce premier film annonce de belles choses pour son auteur !
La réalisation de ce film basé sur l’histoire de ces deux jeunes filles fusionnelles dont l’une domine l’autre m’a paru plutôt moyenne. Le film qui baigne dans une atmosphère gothique et mélancolique voire même toxique ne m’a pas emballé et ne parvient pas à donner de l’intérêt.
Bernard CORIC
(film visionné en projection de presse le 18/12/2024 au Club Marbeuf à Paris)
Film incroyable sur une relation très particulière entre deux sœurs qui vivent dans une bulle, le plot twist est inattendu et bouleverse toute l’histoire. C’est un film qui nous marque.
Film vu à Cannes en mai, j'en suis ressortie assez chamboulée. Son approche originale du deuil, de la famille et des relations scolaires permet de le hisser parmi les bons films qui compte le cinéma d'aujourd'hui.
Deux soeurs très proches vont à l'école ensemble au Royaume-Uni. Elles ont leur propre manière de communiquer. La cadette (July) se fait régulièrement humilier et martyriser par ses camarades de classe, déclenchant le courroux et la riposte de l'aînée (September) qui a une très forte emprise sur elle. Un jour, September coupe la tresse d'une des agresseuses de July. Pour se venger, ses amis et elle mettent en place un plan ignoble. En salle le
spoiler: "September Says" m'a mis profondément mal à l'aise, et j'en suis ressorti bouleversé. La réalisatrice critique un système scolaire où les agresseurs sont impunis et où les enfants sont obligés de se rendre justice eux-mêmes faute d'intervention des adultes. Beaucoup de films sont passés par ce sujet, mais ce n'est que l'introduction ici. La vraie thématique est la relation d'emprise toxique de l'aînée sur la cadette quand bien même elle la défend contre le reste du monde. J'ai été happé de plein fouet par le twist final que je n'ai pas vu venir : on nous emmène volontairement dans une autre direction avant de nous envoyer la gifle monumentale de la scène du canapé. Le capteur de cringe s'affole et les frissons sont garantis.