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Adelme D.Otrante
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3,5
Publiée le 4 janvier 2026
September et July sont deux sœurs dont la mére, artiste contemporaine, se sert comme modèles et comme poupées pour ses créations. Au lycée Septembre est très protectrice envers sa sœur, plus fragile qu’elle. Mais elle s’avère aussi manipulatrice. Une production indie irlandaise tournée en anglais par une actrice française (excellente dans la série Opéra) c’est peu banal. Et ce film réserve son lot de surprises, surtout vers la fin.
Assez moyen dans l'ensemble malgré de bonnes idées. En fait, c'est du vu et revu car ça manque clairement d'originalité. Après les actrices sont efficaces et on est touché par l'histoire mais si ça suffisait à faire un bon film, ça se saurait. On tourne assez vite en rond et malgré les bonnes critiques que j'ai vu dessus, je ne vais pas dans le sens de la masse. Ça vaut la moyenne mais vraiment tout juste. 10/20.
Waouh! Restez bien dans votre fauteuil jusqu'à la fin de ce film car ça en vaut la peine! Dans une famille gérée par une mère originale, July fait face aux brimades des autres élèves et trouve en sa soeur September une protectrice. Seulement, des évènements vont faire basculer leur complicité dans l'irrationnel. Le film assume sa crudité et son côté dérangeant, voire franchement malaisant parfois. Quitte à basculer dans la folie et l'horreur, Ariane Labed prend le risque de perdre un peu le spectateur en chemin pour le plonger dans un inconfort que j'ai trouvé à la fois déroutant et jubilatoire.
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3,0
Publiée le 21 avril 2025
September, une adolescente sûre d'elle, est très protectrice envers sa sœur July qui est plus introvertie et timide qu'elle. September se montre même agressive pour la protéger des railleries de ses camarades, ce qui lui vaut souvent des jours de renvoi. À la suite d'un énième événement, toute la famille se réfugie à la campagne... Avec son premier long-métrage, Ariane Labed m'a fait changer d'avis plusieurs fois en 90 minutes, car il y a plusieurs changements de dynamique au sein de cette relation entre sœurs, mais aussi des révélations inattendues qui changent complètement notre perception des événements. Je trouvais que le changement de décor était dommageable en raison de la faiblesse des enjeux une fois à la campagne, mais j'avais tort. La partie la plus intéressante du film est cependant amorcée beaucoup trop tardivement à mon goût et donc mal exploitée. Je continue de penser que c'est un film trop répétitif, mais le solide et surprenant dernier acte m'oblige à augmenter ma note. Bref, c'est bizarre, parfois malsain et finalement pas mal.
Il faut dire que j'avais lu le roman il y a quelques années, alors je me doutais de la fin. Le film est lent, trop lent sans véritablement instiller une réelle dose de mystère autour des deux filles. Il y a quelques indices dans la seconde partie du film, mais trop ténus. Pas de réelle montée de tension, dommage. Mon conseil : lisez plutôt le bouquin.
September et July sont sœurs. Leur mère Sheela est photographe et les élève seule. September et July entretiennent une relation exclusive qui les met en marge des autres élèves de leur école. Leur mère décide de déménager au bord de l’océan dans la maison de ses beaux-parents.
Pour sa première réalisation, l’actrice Ariane Labed (que j’avais adorée dans Fidelio) a décidé d’adapter le roman Sisters de Daisy Johnson. Ariane Labed partage avec son conjoint Yórgos Lánthimos ("The Lobster", "Mise à mort du cerf sacré", "Pauvres créatures") le goût de l’étrange et du dérangeant.
Car "September & July" n’est pas ce qu’on croit : la chronique façon "Diabolo Menthe" des années collégiennes de deux sœurs irréductiblement liées. "September & July" raconte autre chose. Mais on ne sait pas quoi.
La complicité qui unit les deux sœurs cache quelque chose de plus trouble. L’aînée September exerce sur la cadette July une emprise toxique. Elle s’exprime à travers les défis que September lance à sa sœur pour tester sa loyauté (le titre anglais original « September says » est inspiré du jeu enfantin Jacques a dit…). Au point qu’on en vient à se demander si, de tous les dangers qui menacent la fragile July, sujette aux crises de panique, September ne serait pas le plus grand.
spoiler: Sans qu’on comprenne pourquoi, les filles quittent brutalement le collège et vont s’installer avec leur mère au bord de la mer. Le film change de rythme. L’image d’ailleurs change de format – comme Xavier Dolan l’a fait dans "Mommy" – passant d’un format carré 1:1 à un format 1:85. Ce changement de cadre restera inexpliqué jusqu’à la toute fin du film. Le switch est renversant et donne à tout le film une saveur qu’il n’avait pas.
Je ne sais pas ce qu’il vaut le mieux : l’ignorer et en être surpris, au risque d’avoir trouvé l’heure qui précède bien falote, ou au contraire l’attendre fiévreusement en essayant de le deviner.
July et September sont deux sœurs jumelles, mais cette dernière domine totalement l’autre. Ce film raconte un traumatisme, totalement vécu par le spectateur. Voir ce film est une épreuve tant il parvient à nous heurter, nous bousculer. C’est brillant, et impressionnant.
« Étrange sororité» Etrange histoire de ces 2 sœurs irlandaises dont l’une domine l’autre, la défend à l’école contre les moqueries, et lui fait faire des gages parfois autodestructeurs. Elles sont dans leur vase-clos, leur mère artiste est un peu « barrée ». Tout d’un coup, à la moitié du film, elles vont et vivent dans une maison au bord de la mer. Pourquoi? C’est dérangeant (Int-12 ans), on se demande où cela va basculer, on accroche ou pas. Il y a un twist à la fin qui donne toute sa dimension à l’histoire. Belle première réalisation de l’actrice Ariane Labed et formidables jeunes actrices.
Bien que le plot ne soit pas très original, le film créé un profond malaise qui tient du début à la fin. les personnages sont complexes et bizarre ce qui rend le film presque surréaliste.
L'actrice Ariane Labed, au centre de la scène finale du récent et grandiose The Brutalist, passe derrière la caméra et propose ici sa première réalisation.
Un film tout à fait singulier présenté en ouverture de la section Un Certain Regard au dernier Festival de Cannes, dont le titre original était "September says", en référence au jeu "Simon says" ("Jacques a dit" en français).
Car effectivement, lorsque September dit quelque chose, sa soeur July, totalement sous son emprise, s'exécute, pour relever des défis aussi puérils que cruels.
Un film tout à fait singulier, qui vient décortiquer la relation malsaine qui unit deux soeurs inséparables, au sein d'une famille dysfonctionnelle, qui vit à la marge, sous la tutelle d'une mère artiste démissionnaire.
Constante sensation de malaise et d'inconfort, devant ce film assez inégal qui enchaîne les scènes étranges et souvent cruelles, au service d'un scénario quelque peu programmatique spoiler: dont les plus attentifs anticiperont assez tôt le twist final .
Si l'ambiance inquiétante et pesante est tout à fait réussie, l'on retrouve toutes les qualités mais aussi les limites d'un premier film. Une grande générosité qui peut parfois déboucher sur un trop plein, une forme d'excès due à une envie de trop en faire. Les références pullulent : The Shining, The Virgin Suicide... et le film n'hésite pas à emprunter à plusieurs genres : le drame familial, le thriller psychologique et même l'horreur et le fantastique... une ambition peut-être un peu trop importante pour une première réalisation.
September & July reste un premier film prometteur.
Adapté du Roman "Sisters" de Daisy Johnson c'est là un premier long-métrage prometteur et intéressant d'Ariane Labed qui dans une atmosphère dérangeante et aussi fascinante qu'inquiétante a une façon pour le moins originale et peu commune d'aborder le deuil et de la famille !
En tant qu'actrice, Ariane Labed n'a jamais eu peur des rôles à risque, à bonne école dès les films de ses débuts avec Athiná-Rachél Tsangári et Yórgos Lánthimos. Il est donc logique que son premier long métrage comme réalisatrice soit une sorte d'OVNI, un conte frelaté et cruel qui se penche sur une (deux) adolescence(s) en marge. La sororité y est étrange, ludique mais perfide, dans un rapport de domination/soumission qui nous entraîne bien plus loin que notre habituelle zone de confort. Imprévisible, September & July, outre une révélation finale qui rebat les cartes de manière cinglante, séduit par sa forme, très chiadée et son audace, qui semble sans limites. Pour autant, le film n'évite pas toujours le piège du maniérisme et de la provocation gratuite, comme si les cinéastes grecs mentionnés plus haut lui chuchotaient à l'oreille de ne pas avoir peur de choquer. Il y a donc quelques raisons de rester mitigé et moins enthousiaste qu',devant une œuvre certes cohérente dans sa recherche perpétuelle de l'insolite mais qui se prend un peu les pieds dans le tapis d'un jusqu'au boutisme systématique. Mais bon, cette sensation d'être bousculé en permanence n'est pas le fait de beaucoup de films et on ne peut lui dénier cette "qualité."