Eddie Murphy rempile dans un navet, cette fois il s'attaque à l'univers vampire et voilà que le charme de l'acteur y apporte rien, bien au contraire il se ridiculise sous un humour sans canine.
Juste avant le succès de "Scream", Wes Craven n'était pas au top de sa forme lorsqu'il réalisait en 1995 ce "Vampire à Brooklyn", comédie horrifique dans laquelle Eddie Murphy incarne un vampire venu à Brooklyn pour trouver la femme avec laquelle il pourrait poursuivre sa lignée. Si l'on ne niera pas le charme de l'ensemble, le choix du casting (Murphy s'en sort plutôt bien quand il ne cabotine pas, Angela Bassett est superbe) et quelques bonnes idées de mise en scène, il faut bien dire que ce film entièrement au service d'Eddie Murphy ne trouve pas bien son équilibre entre les deux genres et qu'il se retrouve vite handicapé par un scénario totalement bancal enchaînant les scènes un peu à la va-vite. Difficile donc de se retrouver entièrement convaincu par la démarche qui ne manquait pourtant pas de piquant...
Eddie Murphy star de la comédie devant la camera de Wes Craven un des maîtres de film d’horreur, cela donne un film bancal qui semble se chercher tout le long entre la blague et l’horreur premier degré. Tant est si bien qu’il ne fonctionne vraiment sur aucun de ses aspects. Eddie Murphy force le trait, ses apparitions grimé dans des personnages secondaires sont pénibles. Wes Craven semble sans idée au creux de la vague (avant de se refaire par la suite avec Scream). L’esthétique est vraiment marquée année 90 est se trouve symptomatique d’une époque où le film de genre n’était pas pris au sérieux à Hollywood. Finalement c’est Angela Bassett qui s’en sort le mieux et donne à l’ensemble un semblant d’épaisseur.
Vampire in Brooklyn mêle l’épouvante parodique chère à Wes Craven et la comédie potache façon blaxploitation, empruntant à l’une sa mise en scène ample et ses décors nocturnes, à l’autre ses quiproquos sur fond d’adultère et de rapports de pouvoir à l’origine de crises démesurément théâtrales. Produit par Eddy Murphy, qui en constitue également l’interprète principal, le film ne peut s’empêcher de recourir aux déguisements, motif récurrent de sa filmographie, en ce qu’ici l’acteur campe plusieurs personnages en prenant leur apparence respective grâce à ses pouvoirs : spoiler: un pasteur endiablé d’abord, une petite frappe de la mafia ensuite . C’est alors tout un récit qui se trouve vampirisé par l’artiste, sacrifiant ses enjeux et son atmosphère gothique urbaine sur l’autel du jeu à outrance : quelques éclats de rire, certes, qui mettent vite en péril le long métrage, peinant ensuite de retrouver son équilibre entre comédie et horreur. Une variation divertissante autour de Blacula (William Crain, 1972), à laquelle manquent cependant maîtrise et unité.
Pas novateur dans le genre vampire, mais sympathique à suivre. Par contre, la toute fin est ridicule spoiler: comme quoi, c'est la bague qui change les gens en vampires ...
Eddie Murphy dans un film de… Wes Craven ! Cette rencontre pouvait paraître assez improbable car l’acteur est un spécialiste de la comédie alors que le réalisateur œuvre dans le genre horrifique (c’est lui qui a lancé la série des Freddy avec Les Griffes de la nuit et qui venait de la clore d’une manière originale et plus intellectuelle avec Freddy sort de la nuit l’année précédente). Il n’est donc pas très étonnant que le film s’apparente à une comédie horrifique. Toutefois, il est surprenant de voir que l’humour ne provient pas d’Eddie Murphy mais essentiellement de son sidekick interprété par Kadeem Hardison. Les seuls passages comiques mettant en scène Murphy sont ceux où, comme dans beaucoup de ces films (Un prince à New-York notamment), il est maquillé pour interpréter des rôles secondairesspoiler: (le pasteur et le gangster blanc) . L’équilibre entre les deux genres n’est pas très réussi car l’humour ne fonctionne généralement pas. Cependant, l’ambiance reste assez sympathique et le tout reste assez agréable à suivre. Malgré un tournage apparemment très chaotique où les tensions étaient constantes, Craven réussit à sauver les meubles et ne signe donc pas sa meilleure œuvre mais une comédie horrifique tout à fait regardable. Mais c’est l’année suivante qu’il réussira parfaitement à mêler des éléments comiques avec un récit effrayant avec Scream !
Après une série d'insuccès (Monsieur le Député, 48 heures de plus), Eddie Murphy tente de relancer la machine en abordant un nouveau genre pour lui : un film d'horreur produit et co-écrit par lui-même et son frère où il incarnerait un vampire. Un pur méchant, ce qui s'est peu produit dans sa carrière. Derrière la caméra, Wes Craven, le maître de l'horreur pour qui c'est aussi l'occasion de changer de genre. Une bien curieuse association pour un film qui tente de bouffer à tous les râteliers : épouvante, humour, enquête policière sans jamais aller jusqu'au bout. En plus, on a droit à tous les clichés propre au film de vampire : pieux, croix, ail. Je ne comprends pas ce manque d'imagination de la part de Wes Craven pourtant parfaitement dans son élément. Par contre, un qui ne l'est pas dans son élément, c'est Eddie Murphy, peu crédible en vampire avec de surcroît une coupe de cheveux assez bizarre. Mais le fait est que j'adore cet acteur, son abattage, sa passion pour la comédie et même dans ses films les moins bons, je ne l'ai jamais vu mauvais. Autre bon point pour le film, ses maquillages assez réussis notamment celui de Julius et de Max à la fin. Enfin, la beauté d'Angela Bassett évidemment. Donc, Un vampire à Brooklyn n'est pas entièrement raté, non. Il manque un peu d'idées nouvelles et d'une vraie orientation. Ce n'est pas non plus le film qui relancera Eddie Murphy. Pour ça, il faudra attendre Le Professeur Foldingue qui suivra. Mais il reste un bon divertissement qui saura piquer la curiosité des fans d'Eddie.
Un mélange de deux genres : film fantastique avec pour thème le vampire et la comédie. Deux identités fortes du cinéma : Wes Craven et Eddie Murphy. Wes Craven apporte son savoir-faire en terme de film horrifique et Eddie Murphy apporte son savoir-faire en terme de comédie. Wes Craven apporte sa caution du genre horreur pour crédibiliser le récit et la prestation d’Eddie Murphy. Un mélange qui aurait pu basculer dans une mélasse, mais « Un vampire à Brooklyn » évite le pire tout en flirtant avec la parodie. D’habitude les vampires, en traversant les époques, ne prennent pas une ride, on ne peut pas en dire autant du film qui a bien vieilli.
Qui est le film ? Connu pour avoir façonné les cauchemars collectifs des années 80 et 90 (Freddy, Scream), Craven s’aventure ici sur un terrain hybride : une comédie horrifique portée par Eddie Murphy, mais lestée d’un sous-texte social. Le film raconte l’arrivée d’un vampire caribéen à Brooklyn, en quête d’une femme destinée à perpétuer sa lignée.
Que cherche-t-il à dire ? Sous ses airs de divertissement, le film tente de déplacer le mythe du vampire vers une lecture sociale et raciale. Le vampire n’est plus seulement une créature gothique : il devient une figure de domination, un prédateur qui se nourrit des failles d’une communauté déjà fragilisée. La tension principale réside dans ce décalage : comment faire coexister l’imaginaire gothique européen et la réalité urbaine afro-américaine des années 90 ?
Par quels moyens ? Max, incarné par Eddie Murphy, ne chasse pas au hasard. Ses victimes sont choisies selon des logiques de domination : faiblesse économique, isolement social, vulnérabilité psychologique. Craven détourne ainsi le vampire classique pour en faire l’image d’une élite prédatrice. Ce choix donne au film une portée critique, mais il reste parfois prisonnier de son dispositif : la métaphore, trop appuyée, tend à se figer en symbole.
Le charme du vampire, sa séduction, sont autant d’armes que de pièges. Craven reprend les codes du vampire séducteur, mais les transpose dans un cadre contemporain où la sexualité devient un outil de contrôle. Pourtant, cette piste, riche de promesses, reste inaboutie : la femme est à la fois objet de désir et figure de résistance, mais son rôle se limite trop souvent à catalyser le conflit, sans véritable autonomie dramatique.
Le film alterne horreur et comédie, parfois dans la même scène. Ce mélange, loin d’affaiblir le propos, pourrait en révéler l’absurdité : rire de ce qui nous dévore, c’est déjà le mettre à distance. Mais Craven ne parvient pas toujours à équilibrer ces registres. L’humour d’Eddie Murphy, très marqué par son style comique, entre parfois en contradiction avec la gravité du sous-texte.
Le film convoque les motifs classiques du vampire (l’ombre, le sang, la malédiction) mais les transpose dans un contexte afro-américain. Cette hybridation est audacieuse : elle fait dialoguer deux traditions culturelles. Pourtant, la greffe reste fragile. Les symboles gothiques semblent plaqués sur un décor urbain sans toujours s’y enraciner.
Où me situer ? J’admire l’ambition de Craven : déplacer le mythe du vampire pour en faire une métaphore des fractures raciales et sociales, c’est un geste fort. Mais je regrette que cette ambition soit souvent trahie par une mise en scène trop démonstrative, qui préfère souligner plutôt que suggérer. Le film aurait gagné à faire confiance à ses images, à leur pouvoir d’évocation, plutôt qu’à les surcharger de signes.
Quelle lecture en tirer ? Un Vampire à Brooklyn n’est pas seulement un film bancal ou un objet hybride : c’est un symptôme. Il témoigne d’un moment où Hollywood tente d’intégrer des récits afro-américains dans des genres codifiés, sans toujours trouver la juste articulation.
Un petit film d'épouvante de 2e choix. Le pauvre Eddie Murphy essaye de relancer sa carrière en finançant lui même ce projet. Et en essayant de changer de genre. Mais c'est très ennuyeux. Murphy a été gâté avec des gros succès très jeune,et il aura beaucoup de mal à maintenir ce niveau. Il jouera par la suite dans beaucoup de nanars..
Après de gros échecs critiques et même commerciaux pour quelques-uns, Eddie Murphy avait besoin de se refaire. Et comme il l’aimait avant, Eddie Murphy prit son public à contre-pied dans un premier rôle de méchant.
En effet, cette histoire de vampire mystique donne à Eddie Murphy un rôle de méchant très original, un des trois seuls de sa carrière (le seul film où il ne joue pas aussi le héros). Et pour se faire, Eddie Murphy s’est donné les moyens de ses ambitions : un scénario écrit par son frère, fidèle et hilarant collaborateur et une réalisation effectuée avec efficacité par Wes Craven, une figure de l’horreur américaine. Le casting est assez performant, avec les excellents Kadeem Hardison & John Witherspoon et le maquillage est absolument époustouflant, surtout lors du passage d’un Eddie Murphy grimé en un malfrat Italien ou en vampire monstrueux. Malheureusement, le film traîne un peu en longueur et devient très confus aux abords de son dernier acte, assez pénible, car bien trop sérieux et mystique pour totalement confirmer la réussite du film.
Il n’empêche qu’Un Vampire à Brooklyn est un film plutôt unique dans la filmographie d’Eddie Murphy tout en étant un mélange des thèmes récurrents du bonhomme. Chercher la femme, tout en étant transformiste, ce sont des choses qu’on voit souvent chez lui. Mais pas comme ça. En tout cas, pour l’originalité et l’efficacité de la première heure, ça vaut le coup d’être vu. Une bonne surprise.
Les effets spéciaux souvent réussis et la beauté d'Angela Basset ne peuvent masquer la médiocrité de ce film d'où l'on ne sauvera que le sermon surréaliste du vampire déguise en pasteur. Sinon, c'est bavard et sans réelles surprises, de plus le dénommé Allen Payne qui joue le gentil a non seulement un rôle débile mais joue comme une savate
Vraiment pas terrible !! Wes Craven m'a habitué à bien mieux avec les "Scream", "Les griffes de la nuit", ect. "Un vampire à Brooklyn" est une comédie-horrifique qui déçoit, et qui ne fait ni peur ni rire (pour ma part en tout cas)... Je met 2/5 pour la réalisation, pour les décors, et pour la prestation assez sympathique de Eddie Murphy. Bref, dans l'ensemble c'est un film où il n'y rien de bien transcendant, ni de très plaisant.