Tous les autres s'appellent Ali
Note moyenne
4,0
392 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

47 critiques spectateurs

5
3 critiques
4
19 critiques
3
19 critiques
2
4 critiques
1
0 critique
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Jules Langonnet
Jules Langonnet

16 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 septembre 2026
Scénario : adaptation revisitée
Réalisation : bien
Rythme : bien
Acting : bien
Ressenti final : fait réfléchir sur l’altérité

À mi-chemin entre Misery et Tout ce que le ciel permet, cette adaptation de Fassbinder s’ancre dans l’Allemagne de l’après-guerre, refermée sur elle-même, qui a peur des étrangers. Le scénario se tient et l’évolution des personnages est cohérente, toutefois le personnage d’Emmi, pour lequel nous avons au début de l’empathie, finit par s’absenter, laissant la place d’un protagoniste vacante puisque Ali ne prend pas plus qu’elle cette place. Une fin décevante, donc, sans pouvoir s’attacher, ou se rattacher, à quiconque ; sommes-nous également perdus dans la masse ? À noter, toutefois, que jusqu’à la moitié du film où l’effacement d’Emmi survient, son personnage représente une femme qui se bat pour ses convictions malgré les réflexions qu’elle essuie, bien plus avant-gardiste que Cary Scott de Douglas Sirk.
Naram
Naram

2 abonnés 173 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 septembre 2026
Ce film est une romance présentant un amour impossible entre Ali, un immigré, et Emmi, une femme âgée. Le film nous montre leur quotidien de manière naturelle, presque documentaire, face aux regards méprisants de tout le monde et au racisme exacerbé qu'ils subissent.

Emmi se rend compte que toutes ses relations sont artificielles et se coupe peu à peu du monde, plongeant dans la solitude et la tristesse. Malgré cela, elle tient tête et se marie quand même avec Ali. Ils décident de partir en voyage et, bizarrement, lorsqu'ils reviennent, tout a changé, les gens reviennent vers eux.

Cependant, le couple présenté comme idyllique devient toxique. Ali est traité comme une bête de foire devant les copines d'Emmi, tandis qu'elle aussi s'enferme dans les préjugés, et Ali va voir ailleurs, reniant Emmi. C'est donc un tableau aussi contrasté où chacun a sa part d'ombre, d'où le titre original, montrant que la peur de l'autre nous ronge.

spoiler: La fin montre la réconciliation, concluant sur le fait de profiter de chaque moment, avant un brutal choc final rappelant la dure réalité et évitant le happy ending classique.
Laurent Boutonnat
Laurent Boutonnat

21 abonnés 542 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 avril 2026
Le sujet de ce film ne plaira sans doute pas à tout le monde, et pour cause : il traite de la rencontre entre Ali, un immigré marocain d'âge moyen, et une femme allemande d'un certain âge. Ces deux personnages que tout oppose s'aiment et décident de vivre ensemble dans une Allemagne encore très raciste. Il ne faut pas oublier que ce film date de 1974, et à l'époque le racisme était monnaie courante, tout comme les idées reçues sur les immigrés maghrébins. On en a un bel aperçu dans le film, car tout est montré. On se dit qu'aujourd'hui, même si les choses ont évolué, ce racisme primaire est toujours présent chez certains. Le film est vraiment intéressant à suivre, les acteurs jouent bien sans en faire trop. Les immigrés maghrébins masculins sont présentés comme étant des hommes dignes, bien habillés et propres, qui tentent de s'intégrer là où ils vivent. Ce long métrage est très humain, avec des passages touchants et tristes, et d'autres plus joyeux. À sa sortie en 1974, il a dû choquer une partie du public. Même aujourd'hui, il en choquerait encore certains.
Peter Franckson
Peter Franckson

81 abonnés 1 363 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 février 2026
Deux ans après la prise d’otages d’athlètes israéliens, au cours des jeux olympiques d’été de Munich, par le commando terroriste palestinien Septembre noir, le réalisateur dénonce le racisme vis-à-vis des Arabes en Allemagne, à travers l’histoire d’amour, à Munich, entre une femme âgée, veuve d’un mari polonais, mort en 1955, femme de ménage, Emmi Kurowski [Brigitte Mira, 64 ans, dont c’est la 1ère collaboration sur 8 avec le réalisateur et qui interprètera le rôle-titre dans « Maman Küster s’en va au ciel » (1975)] et un travailleur émigré (depuis 2 ans) marocain, plus jeune, se faisant appelé Ali (El Hedi ben Salem, 38 ans, amant, à l’époque, du cinéaste). Le titre original (incorrect grammaticalement, en référence à la difficulté d’Ali de parler bien allemand), la peur ronge l’âme, est beaucoup plus juste et explicite que le titre français. C’est aussi, d’une part, un film sur l’égoïsme, des 3 enfants d’Emmi (dont l’un joué par le réalisateur), des voisins, des collègues et des commerçants, ainsi que sur la solitude (d’Ali et d’Emmi). Le film est très éloigné de celui de Douglas Sirk, « Tout ce que le ciel permet » (1955) où il n’est pas question de racisme mais de préjugés de classe (une veuve s’éprend de son jardinier). Ironie du sort, l’acteur jouant Ali aura aussi une triste fin : il meurt à 40 ans, en prison (à la suite d’une rixe en France), d’un infarctus du myocarde. Le nazisme et l’Allemagne post-,nazie qui feront l’objet de films ultérieurs, sont évoqués brièvement spoiler: lors du repas d’Emmi et d’Ali, juste après leur mariage, à l’Osteria Bavaria, fréquenté par Hitler de 1929 à 1933.
AdriBrody
AdriBrody

19 abonnés 800 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2025
C'est peut-être l'un des films les plus intéressants de Fassbinder à cette heure mais qui a toujours le même problème que ses autres réalisations. On sent avant tout l'homme de théâtre. Et donc, comme à chaque fois là aussi, ça ne marche qu'à moitié. Les scènes sont longues, les personnages peu expressifs et les dialogues trop théâtralisés. Pourtant, l'écriture et l'histoire sont intéressantes, mettant en scène ce racisme à la fois décomplexé, mais surtout cette xénophobie envers des gens qu'on ne connait pas. On retrouve donc les clichés coutumiers, des migrants qui ne se lavent pas, qui ne voudraient pas apprendre la langue, qui ne travaillent pas... Et la réalité avec Ali, personnage introverti qui ne fait que vivre dans son coin.
Même si le film en fait parfois trop, la leçon n'en reste pas moins cohérente.
Max Rss
Max Rss

260 abonnés 2 331 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2024
Peut-on vraiment parler d'une histoire d'amour ? Peut-être, mais c'est à n'y pas mettre sa main au feu tant le flou est épais et entretenu autour des motivations d'Ali. Ce film là, au titre original bien plus éloquent, c'est avant tout la rencontre de deux solitudes, trouvant leur origine dans une source différente. Elle, modeste femme de ménage, vivant un veuvage long de 19 ans et sans réel contact avec sa famille, de là à dire que cette dernière l'a laissée tomber, il n'y a qu'un pas. Lui, ouvrier marocain immigré complètement déraciné, loin de tout. Une rencontre plus opportuniste qu'amoureuse. C'est comme ça que je le ressens. Le racisme ambiant ? Il ne naît pas d'une hostilité naturelle envers l'étranger, mais d'une méconnaissance, même d'une peur à son encontre. L'acceptation d'Ali ressemble davantage à de l'hypocrisie qu'à de la prise de conscience. N'oublions pas que l'on est chez Fassbinder et que chez lui, comme chez les autres cinéastes majeurs de ce nouveau cinéma allemand, l'espoir n'existait pas. En témoigne cette fin, venant conclure une seconde partie de film davantage mélodramatique et moins convaincante, bien plus ambiguë qu'elle n'y paraît.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

146 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2022
En 1974, Rainer Werner Fassbinder imaginait ce film dans lequel une femme de ménage allemande d’une soixantaine d’années, veuve, et un garagiste marocain de vingt ans son cadet (incarné par El Hedi ben Salem, l’un des amants du cinéaste) tombaient amoureux. Volontairement théâtral et outrancier, le long métrage est un moyen pour Fassbinder de décrire une société allemande littéralement rongée par le racisme et la jalousie : il dresse le portrait de petites gens fort peu sympathiques, à l’aigreur systémique. Tous les autres s’appellent Ali prend une tournure plus intéressante dans une dernière partie qui voit ce couple improbable se fissurer, rattrapé par des réalités intimes et collectives auxquelles il lui est difficile se soustraire. Un belle parabole humaniste.
Hotinhere

806 abonnés 5 531 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 juillet 2022
La rencontre entre un immigré marocain et une veuve plus âgée dans l’Allemagne des années 70.
Un mélodrame social puissant et touchant qui illustre le racisme ordinaire d’une société intolérante et pleine de préjugés.
aldelannoy
aldelannoy

54 abonnés 375 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 juin 2022
La réalisation est bien mais on ne peut pas oublier que dans un film il y a un scénario. Or celui de ce film est une histoire grossière à force d'accumuler les stéréotypes. On a compris au bout d'un quart d'heure qu'il s'agit pour le réalisateur de montrer que les méchants (ici à peu près tous les Allemands) sont moins bien que les gentils (ici un Marocain et des gens comme lui). S'il s'agit de regarder ça comme un pur exercice de style, c'est réussi ; cependant qu'en tant qu'oeuvre c'est peu intéressant.
Jean-luc G
Jean-luc G

90 abonnés 909 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juin 2022
Fassbinder est ici plus que jamais subversif. La provocation a certes perdue un peu de sa force avec le recul, mais le thème abordé, l'incongruité de cet amour incorrect socialement restent un témoignage incisif de la remise en cause d'une Allemagne bien pensante, située à dessein en Bavière. La mise en scène est théâtrale, les personnages sont figés dans leurs certitudes et le quant dira-t-on. Le rouge estampille l'image et les couleurs vives n'offrent pas de nuances, les acteurs sont souvent filmés entre deux portes verticales, coincés dans des cases. "Le bonheur n'est pas gai" dit le préambule du film. Ali (Mohamed etc…) parle par onomatopées mais lit les âmes comme un devin. Y compris celle de sa nouvelle femme, dont il verra à son tour les limites. Il n'y a pas de place pour des nuances chez Fassbinder, écorché vif du nouveau cinéma allemand.
TV vo- juin 2022
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

259 abonnés 2 709 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2021
Tous les autres s'appellent Ali est un film plutôt sympathique.
Ce n'est pas le film le plus marquant abordant la question du racisme ; mais peut-être parmi les premiers (le film date de 1974). Il l'aborde simplement, sans trop de surprise (surtout aux yeux des spectateurs d'aujourd'hui, plus familier avec le traitement de ces questions au cinéma) mais sans en faire des tonnes.
Les deux acteurs principaux (El Hedi Ben Salem et Brigitte Mira) jouent très correctement.
Ce n'est pas le film de l'année, mais il est plutôt bon.
Musomuse
Musomuse

12 abonnés 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2021
Un Ali au jeux naturel, puisqu'il semble de ne pas être comédien de profession (je peux me tromper). Et une actrice qui est très touchante si l'on est un minimum sensible aux histoires "d'amour impossible". Même s'il s'agit plus d'un amour difficile.
C'est donc un style épuré qui porte le film de Fassbinder. Et je trouve que ça apporte de la valeur au film. Les scènes sont simple évidente, ne cherchant midi à quatorze heure. L'aspect humain dépassant la simple histoire d'amour, puisqu'il y a une véritable volonté de faire du cinéma très pure.
Une proposition qui laisse du monde sur le bord de la route et c'est pas si mal, il y a des vrais choix qui ont été fait.
stans007
stans007

42 abonnés 1 477 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 avril 2021
J’ai pleinement adhéré à la première partie de cette histoire d’amour improbable et manichéenne qui s’impose malgré les préjugés racistes et la méchanceté, laquelle atteint son paroxysme de violence avec la présentation aux enfants, et où seul le propriétaire (par intérêt ?) se montre conciliant. Malheureusement, après cette première moitié convaincante et réussie, le scénario (ou le montage ?) part en vrille, et perd totalement sa pertinence, malgré quelques scènes réussies (la nouvelle femme de ménage).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 février 2021
Excellent mélodrame de Fasbbinder qui nous amène à réfléchir sur le racisme. Tout ici est présenté simplement mais avec beaucoup de réalisme et de froideur comme disent certaines critiques. Les deux acteurs principaux sont très bons. Ils expriment leurs émotions avec beaucoup de tact.
Nicolas L.
Nicolas L.

121 abonnés 2 110 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 octobre 2020
Jolie surprise cette histoire d'amour impossible et pourtant passionnelle entre deux êtres qui a la base tout oppose. Fassbinder filme avec pudeur et cruauté en même temps la difficulté de s'aimer malgré ce qu'en pense la société, la famille, les amis, les collègues. Peut être parfois un chouille stéréotypé, le film reste un beau plaidoyer de l'amour et du droit à la différence. À voir
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse