2028 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
195 critiques spectateurs
5
16 critiques
4
60 critiques
3
41 critiques
2
47 critiques
1
20 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Julien C.
39 abonnés
69 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 17 avril 2024
J’avais pourtant beaucoup aimé Drive my car, mais là on est dans le très grand n’importe quoi. Des plans interminables (le gars qui fend des bûches de bois pendant 20 minutes) ponctués d’une musique archi pénible, une photo même pas belle, une fin absconse… A éviter, mais hautement recommandé pour tous ceux qui veulent rattraper des heures de sommeil !
A vu "Le mal n'existe pas" (Devil does not exist) film japonais qui a remporté le Grand Prix lors du dernier festival de Venise de Ryusuke Hamaguchi. Sous forme d'un conte, le réalisateur illustre le fait (qu'il est important de rappeler) que le mode de vie des personnes qui vivent en amont à des répercutions indéniables sur ceux qui vivent en aval. Le film commence par un très long et sublime travelling en contre plongé filmant une forêt en plein hiver, les arbres sont nus et décharnés accompagné par la musique superposant des plages sonores de Eiko Ishibashi. C'est sublime et hypnotique. Petit à petit nous entrons dans l'action. Un groupe de villageois veut s'opposer à l'implantation d'un camping de luxe sur ses terres, ce qui aurait pour conséquence la pollution de l'eau très pure de la source dont ils dépendent. Le personnage principal est un homme à tout faire qui vit avec sa petite fille au plus près de la nature. Ils connaissent le nom de tous les végétaux qui les environnent. Leur rythme de vie peut paraitre enviable pour les citadins qui ne pensent qu'au profit et qui viennent les démarcher pour les convaincre de ce projet fumeux d'implantation d'un "glamping" (camping glamour). La fin du film sous forme de métaphore est totalement inattendue et surprenante tout en amenant à la réflexion. Et si dans les fables ce n'était pas toujours le loup qui sortait vainqueur ? Formellement ce long métrage est magnifique. C'est un film qui se mérite et pour cela il faut se laisser envahir par le silence et la lenteur un peu comme dans certaines campagnes, ce qui n'est pas facile d'accès pour la plupart des citadins.
Grand prix du jury à Venise 2023 et prix de la critique internationale, " le mal n'existe pas" dernier opus à ce jour du japonais R.Hamaguchi ( dont la filmographie est dominée par " drive my car" (2021) oscar du meilleur film étranger ) a de quoi susciter la perplexité.
A travers un scénario qui se propose de confronter une entreprise qui souhaite implanter un camping de haute gamme aux habitants d'un village de montagne, Hamaguchi met l'accent sur l'importance du rapport à la nature, la nécessité de sa protection, sa contribution essentielle à l'équilibre et l'épanouissement des individus.
Le titre est contre-intuitif ( on sait bien que si les causes du mal sont parfois difficiles à comprendre, personne ne doute de son existence). La fin, sujette à interprétation.
Lorsque le titre en anglais apparaît à l'écran, le mot "not" est en lettres rouge ( couleur du sang?) et souligne l'incrédulité qu'il suscite.
Finalement ce qu'on a vu se dérouler sous nos yeux, spoiler: n'est probablement, du moins pour partie, du domaine d'un songe que fait la petite fille ( des indices montrés rapidement, que je n'avais pas perçus lors de la première vision, semblent favoriser cette hypothèse).
Il spoiler: y a aussi des ruptures dans la chronologie et l'introduction à la scène finale est annoncée à plusieurs reprises bien avant.
Le spoiler: rêve ( l'aspect onirique me semble indiscutable, certains éléments objectifs le montre) se termine en cauchemar, avec des expressions de la tragédie de la vie et de la crainte d'un futur potentiellement menacé ( affrontement physique, animal chassé et blessé à mort, disparition, stress éprouvé pa r l'enfant, fuite).
Il spoiler: faut préciser que dans la culture japonaise, le cerf est l'animal sacré par excellence en ce qu'il est la monture des Dieux.
On spoiler: comprend mieux ce que signifie chasser, tirer ou tuer cet animal : c'est un acte de gravité symbolique absolue, une offense ultime à la nature, à l'ordre des choses ( la fin est ainsi onirique, symbolique et ne peut être interprétée de façon rationnelle - selon moi).
Les spoiler: premiers plans du film mettent sur la piste de la dimension onirique que comporte le film. En filmant longuement la cime des arbres ( avant le générique) et ceux de la fin ou la caméra filme le ciel, le cinéaste laisse penser au regard d'une personne couchée ( sur le point de s'endormir ? Ou qui dormirait déjà ?).
Le spoiler: cadeau de la plume de faisan au maire n'est sans doute pas sans portée symbolique. Le faisan dans la culture japonaise, c'est d'abord le symbole de l'harmonie.
La plume de faisaspoiler: n ( dont le rachis est utilisé spoiler: dans la conception du clavecin - instrument de musique majeur (cf les compositions de JS Bach) des temps passés) trouve un lien avec l'art musical, expression symbolique de la vie elle-même.
Les plans filmés à l'intérieur de la voiture du père le sont uniquement du pare brise arrière ( [spoiler: spoiler] est ce une introduction à une scène qui va suivre et qui s'est déroulé dans le passé ? Un hommage au passé, à la tradition ?)
[/spoiler] Il reste la thématique et plusieurs scènes qui fonctionnent indéniablement, mais le caractère touffu de " le mal..." rend presque indispensable,( au moins), une deuxième vision. C'est sa richesse, mais peut-être aussi sa limite pour un regard occidental.
Le mal n’existe pas, réalisé par Ryusuke Hamaguchi, est une œuvre qui surprend par son approche à la fois contemplative et réfléchie. Ce film, qui raconte l’histoire de Takumi et de sa fille Hana dans un petit village de montagne menacé par un projet de glamping urbain, parvient à dresser un portrait nuancé de la relation entre les hommes et la nature, sans jamais tomber dans la caricature.
L’un des points forts du film réside dans la façon dont Hamaguchi filme la nature. Chaque plan de forêt, chaque goutte d’eau capturée à l’écran semble posséder une dimension spirituelle. Cette représentation de la beauté brute et sauvage du monde naturel est l’une des réussites majeures du film. On sent que le réalisateur a voulu rappeler que l’homme n’est qu’un élément de cet écosystème et qu’il doit apprendre à vivre en harmonie avec lui.
Le jeu d’acteur, bien que dépouillé, est convaincant. Hitoshi Ohmiga, qui incarne Takumi, offre une performance tout en retenue, qui s’accorde parfaitement avec le rythme du film. Cependant, le contraste avec les personnages venus de la ville est parfois un peu trop marqué, donnant l’impression d’une certaine simplification dans l’opposition ville-campagne.
Là où le film montre ses limites, c’est dans son rythme lent et son absence de résolution claire. Cette lenteur, qui participe à la poésie du film, risque d’en perdre plus d’un en cours de route. Les spectateurs à la recherche d’un récit plus conventionnel, avec un début, un milieu et une fin bien définis, pourraient trouver la fin abrupte et trop ouverte pour être pleinement satisfaisante.
Hamaguchi ne cherche pas à imposer une morale simpliste. Il montre plutôt la complexité des décisions humaines face à la préservation de l’environnement. La communauté du village, présentée sans artifices, incarne une forme de sagesse discrète, tandis que les promoteurs du projet urbain apparaissent, non pas comme des antagonistes, mais comme des individus aux prises avec leurs propres dilemmes.
Malgré ses qualités indéniables, Le mal n’existe pas donne parfois l’impression de se perdre dans sa propre contemplation. Le film aurait gagné à resserrer son propos et à offrir une narration plus structurée. Il n’en reste pas moins une œuvre qui vaut le détour, ne serait-ce que pour sa beauté visuelle et sa capacité à éveiller une réflexion sur la place de l’homme dans la nature.
En définitive, Le mal n’existe pas est un film qui plaira avant tout aux amateurs de cinéma contemplatif et poétique. Il n’est ni un chef-d’œuvre inoubliable, ni une simple curiosité. C’est un film qui se situe à mi-chemin entre l’exploration sincère et la narration imparfaite, un voyage cinématographique qui invite à la réflexion sans chercher à imposer une réponse.
Le mal n'existe pas, mais l'ennui existe bien !!! Le film va beaucoup trop loin dans son côté contemplatif et cryptique. Pourtant j'adore le cinéma japonais, mais là ça va trop loin. La fin du film n'a aucun sens, et c'est volontaire pour laisser une part à la réflexion et à la métaphore, encore une fois c'est raté.
Takumi élève seul sa fille Hana, en harmonie avec la nature dans un petit village isolé du monde au cœur de la forêt. Un projet de « camping glamour » en menace le paisible équilibre.
Il est des films unanimement encensés que j’ai ratés. Ratés ne signifie pas que je ne les ai pas vus. Mais que je les ai mal vus. Que je suis passé à côté. Ils ont reçu des louanges unanimes. Mais je ne les ai pas aimés. "Le Règne animal" est de ceux-là. "Drive my Car" aussi.
Et je dois hélas ajouter "Le mal n’existe pas" du même Ryusuke Hamaguchi que décidément je ne comprends pas, à cette liste. Je n’en ai pourtant lu que du bien : "Télérama" se pâme, "Le Monde" frise l’orgasme, "Première" l’a élu film du mois. Et moi ? J’ai dormi !
Vous me direz que si je n’avais pas dormi, j’aurais peut-être aimé. Mais, comme l’oeuf et la poule, le sommeil et le – mauvais – film entretiennent un lien de causalité indémêlable : si j’ai dormi, c’est parce que je suis un vieillard narcoleptique, mais c’est aussi parce que la première moitié du film m’a assommé d’ennui.
Mettons de côté mes troubles de sommeil, mes goûts et mes dégoûts nombrilistes et parlons du film. Élégie écolo ? Fable politique ? Western contemplatif ? Superbe écrin à la musique planante de Eiko Ishibashi – qui vit dans la région où le film a été tourné et autour de la musique de laquelle il a été écrit par son réalisateur ? Peut-être.
Ce que j’ai surtout aimé dans ce film y est accessoire. C’est le long débat public qui confronte deux consultants fraîchement débarqués de Tokyo pour présenter leur projet de « glamping » aux habitants du village qui lui sont hostiles. Une telle confrontation, en France, aurait tourné à la dispute, aux injures, aux coups peut-être. Rien de tel au Japon où pourtant, le fond du problème est le même : d’un côté, deux blancs-becs essaient de parer de beaux mots un projet nuisible, de l’autre des paysans bourrus leur opposent leur solide bon sens. Au Japon, on ne s’invective pas, on s’insulte encore moins. Si on n’est pas d’accord, on l’exprime avec mille précautions. Mieux encore : on écoute les arguments de son contradicteur, voire on accepte de changer d’avis et de reconnaître ses torts.
Cette scène est le pivot du film. C’est celle qui le fait démarrer – même si elle survient vingt bonnes minutes après son commencement – et qui crée une tension. C’est aussi l’occasion d’un changement de focale, les deux consultants tokyoïtes devenant alors les personnages principaux d’une histoire qu’on pensait cantonnée aux limites de ce petit village sylvestre.
Mais le film revient bientôt dans son lit, qui m’a tellement ennuyé au point de m’assoupir : la forêt, sa sauvage beauté, indifférente au Bien et au Mal, le tout enrobé dans la même phrase musicale certes poignante mais ô combien répétitive après deux heures de projection.
En confessant mon manque d’appétence pour ce film, je ne me pose pas en rebelle. Je suis bien trop conformiste pour de telles postures. Pas plus n’est-il dans mon intention de vous dissuader de le voir. Car je comprends parfaitement que ce film puisse plaire. Je respecte plus simplement la règle du jeu (du je ?) qui régit ce blog : une subjectivité cinéphile et argumentée.
Après Contes du hasard et autres fantaisies, et Drive My Car, Ryūsuke Hamaguchi continue de nous envoûter par son cinéma. Ce nouveau drame a un côté apaisant. Au cœur de la campagne japonaise, on s'envire d'une sublime photographie mettant en valeur la nature. Il y a un grand calme qui ressort de cet habitat loin du chaos de la ville. Les plans sont longs ce qui permet de savourer cette plénitude. Il faut reconnaître que cela peut paraître long lorsque la scène n'est pas intéressante. Sur le fond, le message est fort. Alors que l'argent motive les citadins pour souiller l'habitat naturel, en parallèle, les villageois montrent bien que ce n'est pas le principal. Deux visions qui s'opposent, tout en essayant de se comprendre, mais en vain.
La critique est très élogieuse pour le nouveau film de celui a réalisé Drive my car... Il n'empêche que les personnages sont peu passionnants à regarder, l'histoire peu excitante puisque l'on sait tout dès le début (merci pour l'interminable échange entre promoteurs et habitants), et que voir un homme couper des bûches pendant je ne sais combien de minutes m'a paru involontairement ridicule. Bref, c'est arty, c'est tendance, c'est un film fait pour glaner des prix dans des festivals. C'est tout simplement vain et prétentieux.
Le grand cinéaste japonais hamagushi brouille les pistes et les genres. son pamphlet écologique oscille entre film engagé et fable écologique. c est de ce côté que le cinéaste s'impose et impressionné. filmant remarquablement la nature, mais aussi la ville et ses personnages, la scène finale du film peut desarconner tant elle est complexe, une chose est sûre, ce film d une grande beauté va vous hanter longtemps.
Autant j'avais aimé "Senses", autant là la "fable écolo" comme disent les critiques, sous le charme visiblement, m'a laissé de marbre. Plans interminables, travelling lents un peu gratuits, scénario hésitant entre réel et fantastique, non il ne suffit pas de filmer le rien pour épater le spectateur
Takumi est un homme à tout faire qui vit avec sa fille Hana dans une petite bourgade rurale perdue dans la montagne japonaise. Un jour, une société de Tokyo s'intéresse à ce lieu et racheté une parcelle de la forêt pour y installer un site de Glamping : du camping glamour. Les locaux tentent de faire comprendre à ces émissaires urbains l'importance de leur eau. En salle le 10 avril.
spoiler: "le mal n'existe pas" est un loupé à mon sens. Ce film aurait pu être un chef d'oeuvre mais quelques erreurs rédhibitoires m'y ont rendu plutôt insensible et c'est très dommage. L'esthétique générale est sublime et certains plans sont très réussis par un jeu d'ellipses. La philosophie des villageois est intéressante et montre que la confrontation peut avoir lieu dans le respect et la persuasion. Par contre, j'ai été très rapidement perdu par le scénario dont je n'ai pas du tout compris la fin. Mauvais point également pour certaines scènes à rallonge (coupage de bois, cimes des arbres) qui apportent un côté snob au film. Leur longueur n'apporte aucune plus-value, juste de l'ennui.
Je n'avais vu aucun film de Hamaguchi, donc aucune idée préconçue. Telerama est dithyrambique, j'aurais dû me méfier... Superbes paysages de forêt et montagnes japonaises. Des villageois taiseux, une enfant un peu seule mais joyeuse. Et une boîte d'événementiel qui débarque leur vendre le "glamping". Évidemment ça ne va pas plaire à juste titre. Tout ça ne fait pas un scénario. De bons sentiments ne font pas un bon film. Au début j'ai fait la sieste. Quant à la fin je n'ai rien compris. Bref le cinéma était bien chauffé et l'après midi glaciale et pluvieuse.
Contrairement à ce que dit le titre (mystérieux, comme l’aboutissement du film), le mal semble bien exister. Il vient de la ville pour corrompre la campagne. C’est l’argent-roi lié à l’expansion urbaine, l’argent cynique, irresponsable et destructeur. C’est aussi un représentant d’agence de com’ dont la bouche écume, comme celle d’un possédé, quand on lui tord le cou. Hamaguchi oppose la nature à une certaine culture, sur un mode contemplatif et méditatif. Il oppose lenteur, silence, sérénité à une forme de quête déboussolée (quête de profit pour des investisseurs-envahisseurs, quête de sens dans la vie professionnelle et personnelle pour des employés lambda). Cette opposition nourrit un scénario qui semble classique avant de prendre des chemins de traverse, apparemment digressifs, probablement symboliques, et de basculer au final dans une dimension incertaine, entre réalisme et onirisme, ouverte à interprétations. Il y a rupture d’un équilibre ; la nature semble se retourner contre l’homme, l’ombre et la brume l’emporter sur la lumière. Tout cela est, à l’image de l’affiche, d’une grande beauté visuelle (magnifiques idées de travellings, points de vue parfois surprenants…). D’une grande beauté sonore également (prise de son directe, partition musicale d’Eiko Ishibashi….). Mais la narration déroutée et déroutante n’empêche pas une certaine perplexité.
Les 5 premières minutes du film caractérisent bien le rythme de celui-ci : on voit le ciel défiler derrière des arbres. Si vous êtes du genre contemplatif alors vous êtes au bon endroit. Sinon ça va être 1h45 très longue.
Encore plus ennuyeux que « Drive my car », long, lent, ampoulé, mal monté et finalement assez pénible. Si vous allez voir ce film, sachez que vous vous enfoncerez inexorablement dans la pataugeoire d’un scénario simpliste et assez ridicule, pompeusement écologique, que le réalisateur japonais grand chouchou de nombreux critiques français adorent (critiques qui pour la plupart sont incapables de prononcer 3 mots de japonais et sont clairement ignorants de la culture japonaise). Même quand Ryusuke Hamaguchi filme une plaque d’égouts : ils s’extasient. Même quand la bande son d’un ennui prodigieux s’arrête plusieurs fois de façon très brutale : ils s’extasient aussi. Bref le film se veut très poétique. Il l’est certes, un peu….Mais il est surtout très lassant.