Tehachapi
Note moyenne
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84 critiques spectateurs

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Francois garçon
Francois garçon

6 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 août 2025
La force du film, c'est de nous permettre de rentrer dans une prison comme Tehachapi, et de decouvrir la violence qui y regne en permanence.
Mais le problème, c'est que JR y apparait comme le messie, qui vient apporter un projet redempteur aux detenus. Et c'est ethiquement tres choquant; On a l'impression en voyant ce film, que JR fait son auto-promotion, en faisant un film sur ce qu'il a apporté à ces detenus, sans questionner la realité dans laquelle il penetre.
J'ai eu le sentiment d'etre pris en otage, comme les detenus : ils se laissent photographier, et prennent des pauses, filmés par en haut, par le photographe, qui semble ne pas avoir conscience qu'il reproduit avec ses drones envahissants, ses portraits bigger than life, et les pizzas et les oranges qu'il offre gentiment aux detenus, la meme violence que le systeme qui les a enfermés.
Alors, oui, il y a des personnages touchants et des scenes poignantes. Et un desir de faire un film qui emeut les gens a travers le recit de redemption d'un des détenus. Un ancien nazi, qui finit par se faire enlever son tatouage de croix gammee par un chirurgien juif. Mais pour raconter quoi ? un mensonge. Donner a rever au spectateur des recits d'insertion illusoires ?

Les gens, et les prisons ne sont pas au service des projets de JR. Dommage qu'il n'y ait pas eu un cineaste pour documenter cette entreprise, ethiquement tres discutable et nous donner a voir autre chose qu'une grande publicité au service de l'ideologie ultralibérale.
Meziane Mahieu
Meziane Mahieu

3 abonnés 85 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2025
Film très intéressant, qui permet d'observer la vie difficile des personnes incarcérés bien trop jeune et qui termine leur vie sans connaître autre chose que la vie en prison. Documentaire poignant.
Raphaël G
Raphaël G

40 abonnés 37 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2025
Un documentaire rempli d’espoir qui nous emporte avec lui dans son élan d’optimisme. Par le biais d’une démarche artistique inspirante, on suit ses prisonniers dans leur chemin pour la rédemption.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mai 2025
Un documentaire intéressant et aussi très instructif, Jr un artiste bordeline qui réalise des fresques dans tout le monde entier, décidé de réaliser un projet dans une des prisons les plus gardé mais aussi la plus violente.
Cet artiste va se confronter face à des hommes qui n ont jamais connu autre chose que la prison. Mais ce projet peu à peu va faire prendre conscience à ses hommes que l art peut être une bouée de sauvetage et voir la vie autrement
Poignant.
H.ciné
H.ciné

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5,0
Publiée le 23 février 2025
on est pris dans le film dès les premières minutes. Les personnages nous touchent malgré que ce soient des prisonniers dangereux. Bravo au réalisateur.
Film nécessaire !
Fannick T
Fannick T

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2025
Excellent film dont on m'avait parlé en bien ; je confirme donc l'avoir énormément apprécié moi aussi. Je le recommande à tous mes amis.
Merci pour ce film extrêmement fort et émouvant
Wilfried G.
Wilfried G.

1 abonné 33 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 janvier 2025
Très bon chemin vers la rédemption grâce à un projet artistique, où l'histoire de chacun s'adoucit et nous touche au fur et à mesure de l'avancement de l'idée que s'en fait J R. À voir et à méditer, pourtant le pari était loin d'être gagné... Même les gardiens se sont humanisés, en espérant que l'extinction des caméras fera perdurer l'esprit de la démarche.
Mengzi
Mengzi

1 abonné 127 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 janvier 2025
Un superbe film, que par chance j'ai pu voir au ciné. Un film beau, authentique et sincère. Je le recommande vivement, c'est à voir.
Casey F
Casey F

5 abonnés 35 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2025
le projet de JR est trés impressionnant visuellement, et la participation des prisonnner est intéresst. les témoignage sont sans filtre, la diversité des participant a ce projet qui suit sur plussueur année permet de voir l'évuolution .
Niels
Niels

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 décembre 2024
UN documentaire bouleversant, encourageant, émouvant, parfois drôle... A aucun moment on essaie de nous faire croire que ces loups sont des agneaux, pas du tout, mais à aucun moment non plus on oublie que ce sont des êtres humains qui ont droit à la dignité et la rédemption. Un immense coup de chapeau à JR qui montre là toute son humanité, avec un capital sympathie énorme. Sans oublier l'oeuvre elle -même, la photo géante, extrêmement réussie. Bravo !
Padovani
Padovani

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 décembre 2024
Immense pari que seul JR pouvait réussir. Et donc excellent documentaire qui n'est pas que l'exposition de situations diverses et dramatiques mais raconte véritablement des parcours humains.. très encourageant !
Eleni
Eleni

19 abonnés 146 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2024
Toujours à la recherche d'un lien entre art et société, JR réussit son coup à la prison de Tehachapi. On y rencontre des vrais gens, cassés depuis leur plus jeune âge, dont l'image devient de plus en plus nette à travers la photographie.
JR, personnage plutôt extraverti, est bien sûr très présent dans le film, mais en restant au service de son sujet, sans prendre la vedette.
Cathare6
Cathare6

15 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 novembre 2024
Connaissez-vous JR ? Cet artiste français qui parcourt le monde en collant des photographies géantes dans les zones les plus inhospitalières de la planète, les favelas au Brésil, la zone frontière entre le Mexique et les États-Unis, les zones industrielles…
Dans quel but, nous diriez-vous ? Questionner, émouvoir, rassembler ? Certainement une combinaison de tous ces motifs, mais il cherche surtout des regards, des regards d’hommes et de femmes, il cherche ce qu’il y de commun au tréfond de ces yeux, quelque chose d’universel : la nature humaine.
Sur ce point, TEHACHAPI est certainement son dessein le plus ambitieux. TEHACHAPI, qui donne son nom au film, est une prison de très haute sécurité pour des détenus purgeant de très longues peines, un centre pénitencier dont l’enceinte est ultrasécurisée mais où règne entre les prisonniers une violence extrême, un lieu déshumanisé !
C’est tout le miracle du film bouleversant de JR, s’appuyer sur un projet artistique, en faisant participer des condamnés dont beaucoup purgent des peines à perpétuité et sont divisés en gangs rivaux selon des critères raciaux, pour nous montrer une autre image du milieu carcéral, une autre image des hommes qui s’y trouvent.
Leurs confessions intimes ébranlent nos certitudes sur l’incapacité de rédemption individuelle de ces êtres bardés de tatouages témoins de leur passé de jeunesse vécue pour la plupart dans la haine et la très grande violence.
JR a des qualités d’artiste, d’excellent cinéaste comme le prouve ce film, mais il a surtout une capacité à déplacer les montagnes et s’avère être un médiateur social, politique et culturel d'une incontestable efficacité. Son humanisme va brillamment à l’opposé des radicalités du moment et illumine cet extraordinaire documentaire.
Mais laissons la conclusion à un prisonnier ayant participé à cette expérience collective hors du commun : « Si tu te demandes si l’art peut changer le monde, je t’affirme que oui. J’en ai été le témoin pour moi et pour les autres. Si les œuvres peuvent insuffler l’espoir dans le cœur d’un homme, elles peuvent changer le monde, c’est mon avis. ».
Isabelle K.
Isabelle K.

4 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2024
Tehachapi, film-documentaire de JR et Tasha Van Zandt


S’il y a bien un film de long-métrage à voir en ce mois de juin extrémiste de cette année 2024 populiste et clientéliste, où tous les repères explosent, c’est le documentaire réalisé par JR.

JR nous conduit dans une prison américaine exponentielle : très haute sécurité, peines à perpét’, ultra violence. Quand en France on construit des prisons en périphérie des villes, aux États-Unis c’est au creux du désert : Tehachapi se situe dans l'État de Californie, au cœur d’une chaîne de montagnes qui relie terres arides et vallée.

L’artiste JR, que l’on reconnaît à sa silhouette élancée, ses lunettes fumées, son feutre noir et son sourire bright (une apparence qu’il s’est créée pour ne pas être reconnu, au temps de ses performances illégales) et que l’on connaît pour ses portraits surdimensionnés de femmes et d’hommes qui reprennent le pouvoir sur le patrimoine (au Panthéon), les régions (« Visages, Villages » avec Agnès Varda) ou l’urbanité aliénante (le béton ambiant), des portraits-chroniques du monde de la taille des murailles les plus élevées qui divisent, a obtenu l’autorisation de créer une fresque hors norme avec un groupe de 48 détenus de stade 4 à Tehachapi. Stade 4, c’est la prison dans la prison, l’encagement des prisonniers les plus barbares, que la prison a rendu bestiaux.

Si la prison déshumanise et infantilise en France, elle réduit à l’état de prédateurs aux États-Unis. C’est le cas de Kevin W., l’un des protagonistes de ce groupe de codétenus volontaires pour la création artistique éphémère imaginée par JR. Tehachapi a fait de lui un être sanguinaire et pour s’affirmer comme tel, lui qui a passé 14 ans dans une cage en fer à barreaux ouverts au soleil blanc sans pitié et aux regards de ses congénères à la manière d’une bête féroce, il s’est tatoué une croix gammée sur la joue, juste au-dessous de ses yeux bleus et de ses cheveux blonds. Il n’est pas le seul à s’être endurci à Tehachapi au point de rejoindre un gang suprémaciste et son corollaire : haine, alcool, drogue, sang, ambiance skinhead revendiquée.

Quel est l’intention de JR ? Réaliser une photo en noir et blanc de la taille du terrain de sport de Tehachapi, en 338 lais de papier collés au sol, tous ensemble : JR et son équipe, les détenus et les surveillants, avec les visages de ces hommes désocialisés depuis leur adolescence pour la plupart des cas, qui regardent vers le ciel. Tout en haut, là où l’espoir existe encore. Un projet collectif où tous ont un rôle à jouer et où l’égalité s’impose. JR décline la photo géante en une appli. Depuis son téléphone, depuis l’extérieur, il devient possible de cliquer sur l’une de ces figures où soudain, la lumière semble repeindre les ténèbres et révéler cette once d’humanité encore présente quoique enfouie, une lueur au fond de l’iris, un geste attachant du bras, une paupière fermée qui prie avec ardeur, cliquer donc, pour écouter l’histoire de ces hommes. Des bonhommes qu’on a fini par persuader qu’ils ne possédaient pas de valeur. Des hommes pourtant affectés de constater qu’ils ne peuvent être présents auprès d’une petite fille ou d’une mère au moment où elle aurait besoin d’eux. Des hommes qui pleurent à l’intérieur de leur corps, plus coriace qu’une carapace d’os et de kératine.

On suit Kevin jusqu’à sa libération, jusqu’au moment symbolique où il décide de se faire enlever son tatouage nazi. Or, il se trouve que la femme qui va s’occuper de lui, la docteure P., qui manie le laser comme Kevin le couteau autrefois, est juive.

La réalité sera toujours plus forte.


Kevin et les autres, ceux qui auront la chance de recouvrer la liberté et la société, on leur apprend la vie dehors et la société qui a évolué sans eux, on les prévient, à Tehachapi, du décalage et des incompréhensions qui les attendent, de la somme d’exclusion qu’il leur reste à vivre dehors. On les encourage aussi à cultiver leur force : avoir su évoluer et se remettre en question, passer du stade 4 au premier stade avant la liberté, s’émerveiller pour une orange, prendre du plaisir à s’asseoir sur un banc dans un parc, cultiver ce luxe inouï de n’attendre personne et de n’avoir aucun agenda.


JR est revenu plusieurs fois à Tehachapi alors qu’il avait accepté à reculons de s’y rendre la première fois en 2019. Il a créé une dynamique incroyable, un élan qui a réveillé ces hommes avec lesquels il a conçu d’autres projets en coopération. Il a rehaussé en eux leur humanité et leur estime, poli leur tendresse enfantine. Il leur a proposé l’expression artistique pour leur permettre de trouver leur place dans la société. Il leur a aussi proposé un lien d’amitié aussi inattendu que durable. JR continue d’être disponible pour ces mecs qui ont élargi son univers autant que lui le leur. Tous les moyens ont été bons : la photographie, l’audio, l’écriture épistolaire messagère qui relie les uns et les autres et le rêve qui se concrétise.



À l’origine, il y a toujours une rencontre.

Ce film pose une question importante. Et si on avait davantage à apprendre des autres ? En particulier de ceux qu’on décentre et qu’on isole quand ils deviennent gênants, révélant peut-être certains de nos penchants ou de nos distorsions intérieures, ceux-là qu'on dit marginaux, les immigrés, les reclus, les autistes, les artistes.

Quelles sortes de peur font-ils naître en nous ? Pourquoi persiste-t-on à écarter ceux-là, qui sont déjà remisés aux oubliettes, quand tout à côté de nous, en catimini, bien souvent, rôde le mal dans une vie qu'on croit normale.



Pour en savoir plus sur le projet et accéder aux histoires des participants, l'application « JR: murals » est disponible gratuitement sur iPhone et Android.
Benjamin Acierno
Benjamin Acierno

1 abonné 1 critique Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 septembre 2024
Première fois que je vais voir un documentaire au cinéma, et il faut dire que j'ai aimé l'expérience ! Un beau reportage qui met l'accent sur le monde carcéral et ses occupants à travers un projet artistique d'envergure.
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