Resurrection
Note moyenne
3,5
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88 critiques spectateurs

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Ça tourne
Ça tourne

40 abonnés 55 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 janvier 2026
Un vaste enfumage sans intérêt. Le réalisateur mise tout sur la forme qui est - et cela paraît être un comble - de mauvais goût. C'est laid, c'est vain et c'est pompeux.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 446 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 janvier 2026
L’un des films sensations de l’édition 2025 du festival de Cannes. Dans ce long film consacré au cinéma, on suit un personnage, « rêvoleur » à qui il est interdit de rêver. Si on est honnête, on ne comprend pas grand chose à l’histoire tant on est happé par les images, la mise en scène, les couleurs. Car oui, tout à l’écran est hypnotique. C’est cela que l’on retient en ressortant de la salle.
Aaron
Aaron

38 abonnés 49 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 décembre 2025
Résurrection n'est pas le chef-d'oeuvre qu'il pense être.

Et je vais le prouver en quatre points.

Cependant, tout n'est évidemment pas à jeter, on garde volontiers la tehcnicité du film, OK c'est intéressant cette idée de voyager entre des différentes manières de filmer, en passant de l'expressionisme allemand au plan séquence dans les rues de Taïwan, ok c'est aussi intéressant d'avoir voulu le faire en traversant les cinq sens et les époques.

1 - Le rêve, un alibi facile

Ce film évoque des scènes et se cache derrière l'excuse du rêve pour ne pas aller en profondeur, tout n'est qu'un prétexte pour servir une ambition esthétique déconnectée du réel... et de l'émotion. C'est un film qu'on cherche à comprendre plus qu'on arrive à ressentir.

Le rêve n'est qu'un prétexte intellectuel pour justifier des sauts de style. L'incohérence n'est plus un défaut, elle devient une "intention artistique". Un peu facile, mais soit, continuons

2 - L'histoire est traité comme un simple papier peint, un décor sans âme.

A force de tout prendre comme prétexte d'évocation, rien n'est intéressant, l'époque ne joue absolument en rien en la tournure du film, on en apprend rien sur l'histoire de la Chine (contrairement à l'excellent 'Adieu Ma Concubine" de Chen Kaige qui reprend cette idée de traverser les époques de la Chine - de manière vraiment intéressante - les personnages sont une surface qui imitent la profondeur...

Chez Kaige, l'Histoire de la Chine est une force broyeuse. Elle pèse sur les épaules des personnages, elle change leurs costumes, leurs corps, leurs destins. On sent, ressent et comprend le poid de l'époque.

Ici, l'époque n'est qu'un filtre, un changement de lentille. Les personnages traversent les époques mais les époques ne les traversent aucunement.

Cette vision du monde est désincarnée, ce n'est qu'un esthétisme qui a coupé le pont avec le réel.

3 - La technique tourne à vide.

La beauté se suffit à elle-même. Oui le plan-séquence est techniquement bluffant, la cinématographie est sublime. Sublime mais sans émotion. La technique se dit rien. J'adore lorsque le fond épouse la forme, qu'on filme d'une certaine manière pour nous faire comprendre le fond. Sauf qu'ici la forme épouse la forme et laisse le fond... au fond du trou.


4 - Les sens... sans la sensation ?

Le comble, film prétend traverser les cinq sens, pour aboutir à un film froid sans sensations. Faut le faire. A force de trop théoriser la sensation, elle n'est pas provoquée. On comprend qu'il explore le toucher, le goût, la vue... mais on ne le ressent pas.

Bref,
Techniquement remarquable, humainement vide.

Un documentaire sur les techniques de cinéma m'auraient épargné 2h40.
Omg151
Omg151

84 abonnés 74 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 décembre 2025
Film trip auquel on ne comprend rien, mais où l'on est censé tout ressentir, nous dit la critique.
Il faut bien du courage pour aller au bout de ce pensum, fait de plans virtuoses et de lumières publicitaires .
La dernière histoire sauve un peu le naufrage, mais pourquoi tant d'effets qui ne produisent que de l'ennui ?
fushidori
fushidori

16 abonnés 56 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 janvier 2026
C'est probablement le film le plus atypique que j'ai vu en salle. Carrément, au début, je n'arrivais pas à lui attribuer une note, car il y a beaucoup de choses que j'ai aimées comme d'autres éléments qui ne m'ont pas saisi. Mais après, pour l'expérience en salle et la proposition radicale, c'était vraiment quelque chose.

Effectivement, on est face à un film très expérimental, où il ne faut pas spécialement chercher à tout comprendre. De mon côté, avant de le voir, j'évitais de trop me renseigner sur ce film pour le découvrir entièrement au premier visionnage. Et oui, au début j'étais assez perdu. L'histoire se déroule sur tout un siècle, avec précisément 5 temporalités qu'on va suivre, et surtout, ces temporalités sont (plus ou moins) liées à l'histoire du cinéma (avec un début de film muet, jusqu'à la fin où c'est entièrement en plan-séquence). Rien que cette idée j'apprécie beaucoup.

C'est magnifiquement présenté avec la mise en scène de Bi Gan, où chaque plan propose tellement d'idées. Personnellement, ma période préférée du film c'est la deuxième, avec des couleurs plus sombres, car c'est ici que j'ai eu une impression de démonstration d'idée et il n'y en a pas eu une qui m'a déplu. Et j'apprécie également la dernière période, surtout par rapport aux couleurs où ça m'a totalement bluffé, j'ai rarement vu au cinéma une utilisation de la couleur rouge aussi magnifique.

Après oui, c'est certain que je n'ai pas tout compris. Concernant ce que le réalisateur veut réellement nous présenter avec le Révoleur, et même ce que les périodes veulent réellement raconter : il y en a un qui parle de spiritualité/religion et un autre de "fin du monde", mais après pour le reste je n'ai pas su les interpréter. Mais en soi c'est ce que j'aime voir dans les propositions de ce style, c'est de ne pas chercher à tout comprendre mais de ressentir des choses. Et avec ce film ça a été le cas.

Honnêtement, je ne le recommande pas à tout le monde. Mais si vous voulez voir quelque chose de réellement nouveau, je ne peux que vous le recommander !
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 janvier 2026
Résurrection de Bì Gàn est de ces films qui ne se “regardent” pas seulement : ils vous regardent en retour. C’est une œuvre qui avance masquée — polar de science-fiction, rêve éveillé, démonstration de cinéma, conte mélancolique — et qui assume de vous perdre un peu pour mieux vous hypnotiser. À la sortie, on a rarement l’impression d’avoir “tout compris”… mais très souvent celle d’avoir *tout vu* : des matières, des ombres, des époques, des genres, des sensations.

Dans un futur où l’humanité a troqué le rêve contre une forme d’immortalité, certains continuent pourtant de rêver — au risque d’être considérés comme dangereux. Une femme (Shu Qi) se retrouve face à l’un de ces rêveurs (Jackson Yee), et le film s’organise comme une traversée de rêves successifs, chacun associé à un sens, et à une manière différente de faire du cinéma. Rien de tout cela n’exige que vous sachiez “où ça va” : le film fonctionne d’abord comme une expérience, un couloir d’attractions mentales où chaque porte ouvre sur un autre régime d’images.

Le dispositif est à la fois simple et vertigineux : *Résurrection* semble demander “qu’est-ce qu’un rêve au cinéma ?” puis répondre en changeant de peau. On passe d’une grammaire à une autre, d’un siècle à un autre, comme si le film testait plusieurs définitions de l’illusion — l’illusion comme décor, comme récit, comme lumière, comme peur, comme désir.

Ce qui frappe, c’est la joie d’inventer : décors qui ont l’air fabriqués à la main, perspectives qui se déplient comme des maquettes, apparitions qui surgissent comme des trucages anciens… Le film revendique une parenté avec l’expressionnisme et le cinéma muet, et ce n’est pas un clin d’œil : c’est une manière de rappeler que le cinéma est, depuis le début, une machine à fabriquer des fantômes.

Bì Gàn a toujours eu ce talent rare : faire sentir le temps. Ici, il pousse le curseur très loin. Les plans semblent parfois flotter, traîner, revenir, comme si la caméra avait elle-même la nostalgie de ce qu’elle filme. La photographie (Dong Jingsong) amplifie cette impression : une image tantôt veloutée, tantôt tranchante, qui sait être sensuelle sans devenir publicitaire.

Et puis il y a ces moments typiquement “Bi Gan” : des séquences qui prennent le risque d’être longues, de respirer, de s’installer — jusqu’au vertige. Quand ça fonctionne, c’est renversant : on ne suit plus une intrigue, on suit un courant.

Le choix de confier la musique à M83 est brillant sur le papier et souvent très efficace à l’écran : nappes, pulsations, mélodies qui viennent **donner une colonne vertébrale affective** à un récit volontairement fuyant.
Mais c’est aussi l’un des endroits où le film peut paraître appuyer : à certains moments, la musique semble “dire” ce que l’image refusait justement d’expliquer. Ce n’est jamais vulgaire — juste un peu démonstratif, comme si le film craignait que son mystère ne suffise pas.

Shu Qi a quelque chose d’irréel, une présence qui n’a pas besoin de forcer. Le film l’utilise comme on utilise une silhouette mythologique : elle traverse, elle aimante, elle impose un calme qui rend l’étrangeté plus crédible. Jackson Yee, lui, travaille davantage par fragilité, par intensité contenue : il n’est pas un héros au sens classique, plutôt un noyau d’obsession autour duquel les formes du film viennent se recomposer.

C’est ici que *Résurrection* se joue… et se rate un peu.

Oui, l’énigme est une qualité. Mais le film confond parfois mystère et inaccessibilité. À force de refuser les attaches (psychologie, enjeux lisibles, progression émotionnelle), il crée une distance : on admire, on s’émerveille, puis — par moments — on décroche. Il y a des passages où l’on sent le film fasciné par sa propre mécanique, comme un prestidigitateur qui prolongerait le tour parce que le geste est beau, même si l’auditoire a déjà compris l’intention.

La durée (autour de 2h40) n’est pas un problème en soi : c’est une promesse. Mais elle devient une pente quand certaines sections semblent plus conceptuelles qu’incarnées. Le résultat : un film énorme, souvent sublime, parfois éprouvant, qui donne autant d’élan qu’il demande de patience.

Ce qui rend *Résurrection* si singulier, c’est qu’il transforme le cinéma en sujet sans devenir un simple exercice de style. Même quand il est hermétique, il reste animé par une idée profonde : le rêve comme dernière désobéissance, et le cinéma comme forme organisée de cette désobéissance.

Mais il faut accepter sa nature : ce n’est pas un film qui vous prend par la main. C’est un film qui vous ouvre une porte, éteint la lumière, et vous laisse avancer à tâtons. Si vous aimez les œuvres qui vous récompensent par éclairs — des images qui s’impriment, des passages qui vous hantent — vous serez comblé. Si vous avez besoin d’un récit qui “tient” à chaque minute, vous risquez de trouver l’expérience aussi fascinante que frustrante.

En somme : un grand film par ambition et par fulgurances, qui n’atteint pas en permanence la même intensité que ses sommets — mais qui, même dans ses creux, continue de respirer le cinéma.
Cavafy
Cavafy

2 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 mai 2025
Avant première à UGC Les Halles.
Bien qu’il y ait des parties inspirantes, le film lui même reste ennuyeux. Ces 2h30 étaient trop longues.
Totoscope
Totoscope

11 abonnés 114 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 décembre 2025
Resurrection est un film sur le rêve, ou plutôt sur les rêveurs. Une œuvre fleuve, découpée en cinq tableaux, chacun explorant un de nos cinq sens mais aussi une période et un style de cinéma différents. Car c’est un film-musée qui nous fait voyager à travers les formes, les époques et les langages du 7e art, en revisitant un siècle de son histoire mais aussi un siècle de l’histoire chinoise. On parle parfois - de façon un peu clichée - de lettres d’amour au cinéma, cette expression ne m’a jamais semblé aussi pertinente qu’ici.

Avec son récit volontairement flou, poétique et déstructuré, ce film veut nous offrir la sensation même de regarder un rêve. Tout est purement sensoriel, déstabilisant, abstrait. Il faut accepter de s’abandonner à cette divagation de rêve en rêve, sans chercher à tout comprendre. C’est vertigineux, une véritable odyssée onirique et un pur fantasme de cinéma.
Mais c’est là aussi où on atteint la limite principale de ce film : si on n’adhère pas à cette immersion dans les rêveries du cinéaste, l’expérience peut rapidement paraître vaine. Sans aller jusque là, c’est à mon goût trop froid, trop lourd et trop énigmatique pour réellement me toucher au-delà de sa dimension esthétique.

Car sur la forme c’est absolument sidérant. De très loin le film le plus ambitieux et le plus virtuose que j’ai vu depuis des années. Bi Gan offre des plans et des effets de cinéma que je n’avais jamais vu auparavant, dont ce qui est sûrement le plan-séquence le plus impressionnant que j’ai jamais vu.

Cette ode aux derniers rêveurs, les cinéphiles, est une pure expérience artistique et la proposition de cinéma la plus forte de l’année. Avec cette impression d’assister à un film qui mettrait un point final à l’histoire du cinéma autant qu’il offre la promesse qu’on a encore exploré qu’une fraction de ses possibilités.
Simone Gentile
Simone Gentile

11 abonnés 104 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juin 2025
Ce dernier Bi Gan confirme la virtuosité du réalisateur : la beauté des images et la maîtrise des cadrages s’imposent avec éclat. Toutefois, l’aspect psychédélique du film peut parfois nuire à sa lisibilité.
Julie Lo
Julie Lo

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mai 2025
J'ai vécu un rêve. C'était un voyage entre le rêve et la réalité dans le Temps. Les cinq histoires sont chronologiques.
zwaryszczuk felix
zwaryszczuk felix

9 abonnés 215 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2025
Ce film d'adresse à des cinéphiles avertis
Cette idée de troquer la capacité de rêver contre l'immortalité est étonnante et géniale
Ce cinéaste est un génie
Les plans séquence sont magnifiques ce découpage en morceaux cinématographique est une excellente idée
J'ai eu du mal à démarrer
Mais quel régal
Et que d'émotion
Martial Bonkoungou
Martial Bonkoungou

12 abonnés 209 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 décembre 2025
Tout d'abord, c'est exigeant, il faut de l'attention pour tout comprendre et encore c'est par moment abscons sans les références et les intentions. Mais ce film, d'une grande audace, est après tout un hommage aux rêveurs éternels que sont les cinéastes, à ces vies que nous avons pu observer à travers l'écran, à ces moments paratgés dans la pénombre d'une salle accompagnée d'anonymes
Pierre GRENON
Pierre GRENON

7 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2025
Une mise en scène et une technique irréprochable saluée d’ailleurs par le prix de la mise en scène. Voilà pour la forme mais pour quel message, quel intention. On en sort déboussolé pas très sûr d’avoir compris. Est-ce bien de la révolution culturelle dont on parle dans le temple, est-ce bien de la guerre sono-japonaise, est-ce bien de l’entrée dans l’économie de marché avec le joueur de carte ?? Mystère dans un Océan d’images fortes.
Fred 49
Fred 49

4 abonnés 68 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 décembre 2025
Je vais essayer de rester objectif mais surtout écouter mon cœur et ma tête .

Ai-je aimé le film sincèrement très moyennement. Pour moi le film est déjà très long et trop long , tu le vois le temps passer .
Oui ce film est esthétiquement bien réalisé et les images tres souvent d’une grande beautés tant par les éclairages , les les décors et atmosphères,que la musique …un travail énorme pour un esthétisme sublime et des ambiances particulières .
Mais ce film fournit beaucoup d’informations et d’incompréhension tout le long et on se demande ce que le réalisateur a bien voulu nous dire parfois . La salle où j’étais s’est vidée progressivement pour ne laisser que quelques personnes jusqu’au bout du film…
Mais il est essentiel de voir ce type de film je trouve dans une société où l’on n’aurait tendance à aller voir que ce qu’on aime , comprend et maîtrise et qu’on ne résume que par des pouces et des coeurs ce qui nous renverrait ce auxquels on serait capable de comprendre et d’aimer dans les genres.
Alors moi je dirai que ce film mérite largement d’être vu et sans doute revu pour mieux comprendre . Mais effectivement ce type de film doit être suivi d’échanges justement pour confondre ses points de vue multiples et amener aussi à réfléchir à l’heure ou l’on nous demande de moins en moins cette reflexion puisque l’IA est présente lol 
Critiquer un film en bien ou mal parce qu’on l’a pas compris c’est une chose mais se donner les moyens d’avoir une vision particulière d’un autre cinema c’est bien aussi pour cela que j’y vais et que je reste voir l’intégralité d’un film . Merci  et je nz regrett
louit0ss
louit0ss

2 abonnés 21 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 décembre 2025
Une œuvre magistrale, d'une beauté et d'une créativité hors norme. Un voyage onirique prenant, somptueux et poétique où les métaphores labyrinthiques. Le tout est lié par une mise en scène des plus imaginatives et un univers sonore signé M83, un délice.
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