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Ciné-13
186 abonnés
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3,0
Publiée le 27 juin 2025
KNUDSEN est impassible à l’extrême, rigide, intériorisée, rongée par de la haine, de la souffrance et à l’épilogue de l’émotion contradictoire. Le pluriel du titre est habilement explicité à l’occasion de la permission accordée. Austère mais qui fait réfléchir sur la condition inhumaine quelquefois...
Le mieux que je puisse dire sans spoiler est que mon empathie et mon niveau d’adhésion aux actions de plusieurs des personnages a changé au fil du film, mais je ne suis pas restée indifférente et cela m’a donné à réfléchir car mon empathie n’est pas forcément allée là où j’aurais cru / voulu.
C’est à ce titre que j’ai trouvé le film efficace.
J’ai lu dans des critiques que certaines situations de l’histoire sont irréalistes du point de vue du fonctionnement du quartier de sécurité d’une prison, et que cela a pu faire décrocher des spectateurs.
Je pense qu’il est important de préciser que le but du film n’est pas de donner une représentation fidèle de l’univers carcéral.
Sans spoiler, le propos est une réflexion sans jugement sur les deux facettes du rôle de la prison dans la société : punition, réinsertion. Et la notion de pardon. Et aussi l’impact de l’emprisonnement.
Ou placer le curseur ? Punir et ne pas réinsérer ? Punir tout en réinsérant ? Jusqu’où punir ? Pardoner et réinsérer en risquant la récidive ? La punition empêche-t-elle la réinsertion ? Qui sera « irrrécupérable » ? Qui sera brisé par la punition ? Peut on pardoner ? Et peut on SE pardonner ?
Les réponses à ces questions seront différentes selon que l’on est victime, coupable, parent de la victime, parent du coupable, ou gardien de prison. Tout dépend du crime commis, de la personnalité du coupable et de celle de la victime. Le coupable condamné n’est pas le seul à purger une peine. Il a une mère.
Les personnages du film et les situations qu’ils vivent nous posent ces questions.
A vous de juger si le film vous donnera des réponses. C’est bien de cela qu’il s’agit. De jugement.
Film anxiogène dans un quasi huit clos d'une prison danoise, et une relation pointue et précise entre une maton et un bad boy. Mais pourquoi ? Interprétation limpide pour un film marquant le renouveau du cinéma danois,
Dès que je vois Sidse Babett Knudsen dans un casting, j'y vais les yeux fermé. Encore une fois, elle est très juste. Mais le film m'a un peu déçu. J'aurais espéré plus de violence, peut-être pas physique, mais au moins psychologique. Bref, c'était pas mal, mais un peu long et aurait pu être mieux à mon avis.
La première partie se regarde sans ennui, mais a partir du milieu du récit, le rythme tombe nettement et on commence a trouver le temps long. Beaucoup d’incohérences également rendent l’histoire peu crédible. Un film décevant
Après "The Guilty", Gustav Möller signe un huis clos carcéral de qualité. Eva (Sidse Babett Knudsen, bien connue en France) est une surveillante pénitentiaire apparemment épanouie et investie dans son travail (yoga et remise à niveau scolaire pour accompagner les prisonniers). Seulement, quand un détenu particulièrement dangereux arrive dans le quartier de Haute Sécurité, son comportement change et elle va demander sa mutation là-bas. Sans en dire trop, on devine assez vite la part sombre de son passé quand elle commence à lui faire vivre un enfer. La confrontation entre ces deux écorchés vifs est sombre et tendue à un point où l'on se demande lequel des deux est prisonnier. Même si la fin laisse un peu perplexe, ce duo monte en pression dans cet univers violent pour notre plus grand plaisir.
Le mystère d’une matonne Dans Sons, du Danois Gustav Möller, Sidse Babett Knudsen incarne une matonne généreuse et respectée dont l’arrivée d’un nouveau détenu dans le quartier de haute sécurité va bouleverser la carrière. Si les pans du mystère de son lien avec ce prisonnier sont progressivement levés, on est jusqu’au bout tenu en haleine. Et, malgré la violence qui explose régulièrement, on espère une certaine forme de rédemption. Mais dans la vraie fausse vie sur Instagram, entouré de pépés blondasses, l’acteur Sebastian Bull Sarning, vingt-huit ans, corps entièrement tatoué, est aussi inquiétant que dans le film. Et difficile à aimer. #sons #gustavmoller #sidsebabettknudsen #sebastianbullsarning Plus de critiques sur www.ericdugelay.com
Au Danemark une gardienne de prison demande sa mutation dans un service où est incarcéré un jeune homme qu’elle semble connaître. Pour assouvir sa vengeance. Huit clos carcéral anxiogène, froid et tendu, très bien joué. La mise en scène est rêche et clinique.Tout oppose les deux personnages principaux mais ils partagent la même solitude.
Le cinéaste Gustav Möller, découvert et remarqué avec son premier film « The Guilty », dévoile un second film tout aussi maîtrisé et réussi. Si son premier long-métrage était un thriller en huis-clos dans un centre d’appel d’urgence de la police qui s’avérait haletant et sous tension permanente, son second est un drame psychologique et carcéral pareillement haletant et sous une tension latente tout aussi remarquable. On suit une nouvelle fois ici un fonctionnaire de l’État officiant dans les corps de police et de la sûreté mais on passe d’un standardiste d’urgence à une gardienne de prison. D’ailleurs, les œuvres se déroulant en prison sont un sous-genre en soi mais « Sons » change un peu du tout-venant de ce qu’on a l’habitude de voir sur le sujet puisqu’il se focalise sur la relation entre cette surveillante de pénitencier et un détenu placé dans le quartier de haute sécurité. Et tout le film se concentrera sur le lien trouble entre ces deux-là.
« Sons » aurait pu prendre les apparats du suspense, plus qu’un véritable thriller, en jouant sur le mystère de la nature du lien entre les deux personnages. Mais le spectateur le devine vite plus ou moins le pourquoi du comment et le script abat vite ses cartes sur le sujet, laissant ce secret de polichinelle de côté pour se focaliser sur le lien tragique et la relation trouble qui unit les deux protagonistes. Et le film développe une tension sourde et un sentiment de malaise parfaitement retranscrit. On se demande vraiment comment va tourner cette histoire entre obsession malsaine et désir de réparation. Le film aurait pu aller encore plus dans des zones amorales et étranges mais il garde une ligne assez classique, somme tout logique et pertinente mais surtout psychologiquement compréhensible et acceptable par tous. La manière dont est filmée ce centre pénitencier est à la fois frontale, simple et réaliste mais on ne va pas non plus dans le glauque ou l’excès de violence. Ça semble documenté et assez juste sans pour autant chercher le spectaculaire de façon à ce que tout le cœur de l’intrigue soit portée sur le duo principal.
Dans un rôle pas facile et qui demandait une incarnation nuancée, la grande comédienne danoise mais qui tourne aussi beaucoup à l’international Sidse Babett Knudsen, qu’on a pu voir récemment dans le film français « Le Fil » ou dans la série « Westworld », est royale. Avec une palette de jeu tout en nuances, elle exprime beaucoup par ses regards et les expressions muettes de son visage. L’actrice nous fait ressentir à la fois la vengeance froide dont a besoin son personnage et son côté plus humain et empathique de manière admirable. « Sons » a le mérite d’être factuel, concis et d’aller à l’essentiel, prouvant que sa courte durée est un atout. Un revirement à la fin du film le fait sortir du huis-clos étouffant où il brillait et ne semblait pas nécessaire à l’intrigue, ni forcément cohérent avec le reste d’ailleurs, mais on passera ce petit virage inconséquent. En effet, cette relation trouble et empoisonnée parfaitement rendue est le cœur de cette œuvre dramatique et vénéneuse à la fois réussie et captivante, située dans un environnement en milieu extrême.
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Gustav Möller est un réalisateur sans concession qui livre une fois de plus ici, à l'instar de "Den Skyldige " un film dense, sans pathos ni facilité scénaristique. Sans musique, clinique, le film livre une confrontation dure et poignante entre une mère de famille, gardienne de prison ( Sidse Babett Knudsen est une fois de plus remarquable ), et un nouveau détenu qu'elle reconnait aussitôt. Son monde va alors vaciller, entre vengeance et pardon. Violent, cru, ce face à face nous parle de mémoire, de rédemption, du devoir d'avancer. D'une force rare...
Le récit de ce drame psychologique en milieu carceral est très vite lisible. Il pose la question de l'intégrité et du conflit d'intérêt dans l'exercice de ses fonctions. Seulement, la situation s'inverse, jusqu'au chantage, comme un piège qui se referme. La mise en scène est sobre et froide autour du personnage d'Eva, à la fois dur, ambiguë, écorché.
Situé dans une prison scandinave, "Sons" explore les tensions humaines au cœur d’un système carcéral oppressant. Le récit, focalisé sur Eva, une surveillante interprétée avec intensité par Sidse Babett Knudsen, juxtapose sa vie personnelle tourmentée et les dynamiques de pouvoir au sein des murs de la prison. L’écriture précise mêle psychodrame et thriller. Œuvre captivante, elle interroge les notions de rédemption et d’humanité dans un cadre rigide.
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3,0
Publiée le 7 décembre 2024
« On ne peut pas tous les sauver. » Dans son unité, Eva est une gardienne de prison appréciée de tout le monde, y compris des détenus pour qui elle donne tout. Un dévouement qui bascule lorsqu'un nouveau détenu débarque en prison... "Vogter" est prévisible, mais ce n'est pas un problème, car la mise en place donne envie de voir comment cette femme va s'y prendre pour arriver à son but et si elle va avoir le courage de mettre son plan à exécution. À ce niveau-là, j'ai été très partagé, car j'en ai un peu marre des messages de ce type. J'aime le fait que spoiler: ce ne soit pas qu'une simple vengeance , mais la deuxième partie est terriblement frustrante avec une conclusion trop facile. Ça reste pas mal, car il y a une histoire engageante, des scènes puissantes et deux interprètes de qualité, mais je suis resté sur ma faim.
Performance frappante de l'actrice principale. L'écriture taiseuse sublime l'atmosphère pénitentiaire dont l'aspect documentaire se déploie élégamment au cours de l'action.