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philippephilou
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4,0
Publiée le 12 septembre 2026
Très bon film, lumineux,  un film est intelligent  on y croise le terrible destin de deux femmes à cette époque.  c’est un film sur le même thème que : le retour de Martin Guerre, chef-d’œuvre dans le genre et tout aussi beau. Le noir et blanc donne aux différentes séquencesune grande authenticité et la comedienne principale est excellente !  on se rend compte de la dureté de la vie à cette époque, et notamment pour les femmes…  Pour le coup ce film est un film féministe intelligent.
Une œuvre en noir et blanc dépouillé sur une usurpation d’identité et de sexe. Les références à Dreyer sont un peu trop visibles mais la seconde partie consacrée au procès est bien menée. Reste qu’on ne croit pas une minute que l’ancien soldat est un homme.
Quel film incroyable : magnifiquement mis en scène, filmé (noir et blanc somptueux), interprété (formidable Sandra Hüller), ce film queer et féministe, même s'il se déroule au XVIIème siècle est résolument contemporain : cette histoire d'émancipation, d'ascension sociale, de sororité est passionnante et bouleversante
Un film classique et didactique de bonne tenue, moins austère qu'epuré et sobre, ce qui n'empêche pas son efficacité narrative. Les somptueux cadrages en noir et blanc et l'interprétation de Sandra Hüller sont les principaux atouts de cette énième parabole neoféministe. À voir.
Un film "Germanique", âpre, rude, lent, dans une reconstitution soignée. Pour le spectateur ça passe ou ça casse...peut-être une question d'état d'esprit.
Prix d'interprétation féminine au festival de Berlin, ce film aborde le thème de la sororité tout en montrant certains aspects délétères de la société patriarcale et le poids du conformisme dogmatique d'une société traditionnelle ( l'action est contemporaine de la guerre de Trente ans ).
Tout ceci paraît alléchant sur le papier, mais à l'écran le spectacle l'est beaucoup beaucoup moins.
Il y a certes un sens des cadrages et une belle photo, mais le scénario et les dialogues sont d'une très grande superficialité.
On oubliera toute tentative d'analyse psychologique, totalement absente et " Rose reste en surface pendant une première heure très très ennuyeuse.
Il reste la dernière demi-heure qui propose un petit frémissement émotionnel. Ça fait quand même très peu pour ce film qui, sorti de son intention louable et nécessaire, ne m'a absolument pas séduit. Grosse déception en ce qui me concerne.
En nous contant l’histoire cette femme qui se fait passer pour un homme afin d’échapper aux contraintes liées à son genre dans un village allemand isolé du XVIIe siècle, Rose parvient subtilement à parler de sujets actuels (transphobie, misogynie) sans tomber dans l’anachronisme. Le film évoque l’oppression dont étaient victimes les femmes et leur impossibilité de déroger aux attentes de la société. Car peu importent ses actes, aussi bons soient-ils, Rose est forcément ramenée à son identité de femme, dont la seule utilité sociale devrait être de procréer. En cela le film révèle l’absurdité des normes liées au genre, qui est autant une construction sociale qu’un système de domination. Car Rose ne veut pas devenir un homme, elle veut simplement pouvoir jouir des mêmes droits et opportunités. C’est aussi ce qui rend le personnage de son épouse intéressant : elle aussi est rebelle et éprise de liberté, sans se travestir.
Cette étroitesse d’esprit, cette austérité et cette rigidité sociale sont largement retranscrites à travers une mise en scène superbe, faite de cadres fixes dans un format carré et d’un noir et blanc profond, lui offrant des allures de conte. C’est un film plastiquement superbe, magnétique et extrêmement soigné, un soin qu’on retrouve aussi dans l’interprétation, en particulier celle de la toujours impressionnante Sandra Hüller. Des qualités qui viennent élever un film âpre et malheureusement un peu trop programmatique.
La crédibilité ou l'authenticité de ce travestissement paraît toujours invraisemblable mais l'Histoire a prouvé que rien n'est moins rare que la transidentité. L'autre choix crucial du réalisateur est le Noir et Blanc ce qui permet d'araser à l'écran les éléments plus "épidermiques".. La voix Off est omniprésente, explicative certe mais pour expliquer ce que le film ne montre pas forcément et accentue cette dimension biographique (mais fictionnelle rappelons-le !). D'ailleurs le film s'avère très cours, on dira même trop court surtout quand on perçoit des ellipses qui effacent du scénario des passages qu'on imagine donc et qui auraient eu un impact émotionnel et/ou visuel fort... SPOILERS voir site !... Ainsi l'histoire se déroule assez vite, on devine plusieurs mois voir quelques années en moins de 1h30, soit un scénario dense ce qui permet de se dire que 10-15mn de plus pour exploiter ou approfondir quelques passages. Néanmoins, l'histoire est passionnante (où comment un pantalon peut offrir une liberté malheureusement aussi dangereuse qu'éphémère), poignante avec en prime une performance d'actrice parmi les plus bluffante de l'année. A voir et à conseiller fortement. Site : Selenie
Un film en noir et blanc porter par l'excellente Sandra Hüller qui cache son identité dans une région d'Allemagne du XVII siècle.
Le faire en noir et blanc était une bonne idée. Qui dans l'ambiance sombre de cette époque pour les femmes. Où pour certaines choses ça continue actuellement. En couleur l'expérience serait différente.
Histoire de secret, d'identité et d'émancipation, une œuvre allemande dotée d'une somptueuse photographie et d'un duo Sandra Hüller-Caro Braun qui s'accorde très bien.
Assez austère dans un premier temps, le film prend une dimension plus intéressante et humaine quand le secret est dévoilé.
Un drame historique se déroulant au 17e siècle (à l'issue de la Guerre de Trente Ans), mais qui de par son récit féministe et tragique, peut encore résonner aujourd'hui. Écrire sa propre histoire, au-delà des conventions et des croyances qui régnaient à cette époque, et malheureusement encore de nos jours.
Une vétérane de la guerre de Trente Ans, défigurée et tentant de se réinsérer sous une identité masculine. Une œuvre austère à la Haneke, mais d’une grande beauté plastique, portée par la performance de Sandra Hüller. Usurpation d’identité, mystification collective, complicité conjugale et procès, avec une dimension queer en plus.
Les hommes pétris d’obscurantisme du début du 17eme siècle étaient ils plus bornés que ne les sont leurs pareils aujourd’hui ? Prix d’interprétation convaincant de Sandra Hüller
Rose est née femme. Les nécessités de la vie l'ont conduite à se travestir. Après avoir combattu pendant dix ans sous l'uniforme, elle a usurpé l'identité d'un frère d'armes, mort au combat, est revenue dans le village de celui-ci et a réclamé son héritage. Pour conforter sa position, Rose est même allée jusqu'à épouser la fille d'un riche paysan.
Nous vient d'Allemagne un film tranchant comme l'acier. Il a été filmé en noir et blanc dans les splendides montagnes du Harz en Saxe. Il est illustré d'une voix off qui lui donne une dimension quasiment mythologique.
"Rose" est inspiré de plusieurs histoires vraies. Il convoque une riche cinématographie, les thèmes de l'usurpation d'identité et du travestissement ayant été souvent utilisés. Le premier film auquel "Rose" m'a fait penser est "Le Retour de Martin Guerre", qui m'avait tellement impressionné quand je l'avais vu encore enfant. Il partage avec lui la même ambiance : il se déroule dans une petite communauté rurale coupée du monde. Il partage également avec lui une dimension essentielle du récit : le rôle que joue le conjoint, dupe de l'imposture et en même temps complice.
J'ai pensé également à d'autres films plus récents et moins connus. Dans "Albert Nobbs", Glenn Close interprétait le rôle d'une Irlandaise qui se travestissait pour échapper à la misère et prendre un emploi de majordome. Dans "The Danish Girl", Eddi Redmayne (nommé aux Oscars pour ce rôle) jouait un homme qui lentement, avec le soutien de son épouse, assumait sa part de féminité. Dans "Nos années folles", Pierre Deladongchamps se travestissait, là encore avec la complicité de sa femme, pour échapper à la conscription et à la Première Guerre mondiale. Enfin, le héros hermaphrodite d'Un jour fille refusait le genre féminin qui lui avait été assigné à sa naissance, prenait femme avant d'être arrêté et jugé. J'avais beaucoup aimé ce dernier film qui se passait, comme Rose, au XVIIIe siècle mais dans la France urbaine et pas dans l'Allemagne rurale.
"Rose" impressionne par la simplicité linéaire de son récit qui emprunte à la forme du conte. La voix off de Marisa Growaldt y contribue amplement. Dans sa première moitié, j'ai chipoté sur le choix de l'actrice Sandra Hüller que je ne trouvais pas crédible : trop petite, hanches trop larges, voix trop haut perchée, sans la moindre trace de pilosité. Mais l'actrice, qui porte le film sur ses épaules, est d'une incroyable maîtrise. Elle réussit dans la même image à nous glacer et à nous attendrir. On ne racontera pas la fin du film ; mais on pourra en dire qu'on en gardera longtemps le souvenir traumatisant.