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Clem Lepic
63 abonnés
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3,0
Publiée le 16 septembre 2026
Film très bien réalisé mais extrêmement sombre et dur sur ce soldat qui revient de la guerre et qui achète un terrain en faisant croire qu'il est un homme alors qu'il s'agit d'une femme. Son malheur débute quand il décide de prendre femme, partageant alors son intimité. Lors d'une récolte de miel, Rose est couverte de piqûres d'abeilles. En le soignant, sa femme découvre alors la vérité. Elle-même enceinte (et donc d'un autre homme), un accord semble possible entre elles deux pour poursuivre calmement leur vie. Toutefois, une jeune fille (!) du village alerte tout le monde et Rose et sa femme doivent être sanctionnées. Ce film met en exergue le terrible traitement des femmes à cette époque (d'après une histoire vraie).
Si la mise en place de l’intrigue semble superficielle, le drame qui se noue , nous amène aux tréfonds de l’obscurantisme. La cruauté des hommes nourrit par une pudibonderie religieuse et une étroitesse d’esprit est très violente. Tout en situant ce film au XVII siècle , le réalisateur l’a intelligemment inscrit dans l’actualité. Le noir et blanc est remarquable et Hans Schuller sublime. La bande son est en parfaite adéquation avec la qualité de ce film.
Magnifique mise en scène . Sandra Huller joue de façon très juste. On l’aimait déjà dans anatomie d’une chute . Ce n’est pas sans me rappeler un siècle plus tôt en France le retour de Martin guerre. Des procès moyennageux et ici l église persécute les femmes insoumises.
Un récit magnifique sur un combat pour la liberté et l’ascension sociale, avec une actrice exceptionnelle, Sandra Hüller. La photo en noir et blanc esr vraiment. On ne peut s'empêcher de penser au chef d'oeuvre de Michaël Haneke, le Ruban blanc. La puissance et la rigueur du cinéma germanique
Une belle œuvre cinématographique ( en noir et blanc , il fallait oser mais super réussi !) été une belle conclusion philosophique à cette triste histoire : « je suis arrivé dans la vie et j ai fait ce que j ai pu ! »
Film très austère par son image en noir et blanc et lourd par son scénario. L'interprétation de S Huller est extraordinaire, certaines scènes suscitent beaucoup d'émotion.
Ai vu « Rose » du réalisateur autrichien Markus Schleinzer qui a été présenté au Festival de Berlin en 2026 et qui a valu l’Ours d’Argent de la meilleure interprétation à Sandra Hüller. « Rose » est un pur objet atypique et cinématographique qui intrigue, qui captive et qui interroge beaucoup. Début du XVIIème siècle de retour de la guerre de Trente ans, un jeune soldat défiguré (Géniale Sandra Hüller méconnaissable) vient s’installer dans un village d’Allemagne. Il reconstruit une ferme, rend des services et devient indispensable à la communauté. On lui fait épouser une jeune fille, Suzanna (Caro Braun) , mais ce mariage va mettre en péril le secret de cet homme mystérieux. Le film est très protestant dans sa forme, uniquement de la musique vocale à capella, noir et blanc, aucune fioriture. Une voix off raconte l’histoire à la façon d’une légende de notre enfance. Ce conte parle aussi à notre époque puisque les sujets sont l’identité, le poids du patriarcat, la justice à deux niveaux, … La mise en scène est époustouflante et radicale. On pense bien sûr souvent à « Ruban blanc » de Michael Haneke, mais comment ne pas voir aussi des références au «Procès de Jeanne d’Arc » de Bresson autre cas d’école sur l’affranchissement et l’identité. Le scénario est palpitant et très original. Le film est âpre, rugueux, mais cette volonté d’amertume est principalement motivée par le fait que l’univers qui entoure « Rose » l’est également. Sandra Hüller une fois de plus trouve là un rôle à la mesure de son immense talent. Rôle ô combien physique avec de très belles « tirades » sur l’identité, Sandra Hüller joue à la perfection l’ambiguïté du personnage figé dans ses cicatrices mais qui rêve de liberté et d’émancipation. Le réalisateur évite tout mélodrame mais cela n’empêche pas une certaine émotion, mais ce sont les questions que le film pose qui envahissent et interrogent le spectateur à la sortie. La sublime austérité du film peut aussi être vue comme une alerte à des temps futurs moins propices aux droits des femmes et des minorités. Un très beau film.
Inspiré de Faits Réels même si le personnage de Rose lui est fictif le film possède trop de zones d'ombre pour totalement me convaincre même si le Propos Féministe lui est juste puis il y a cette voix de la dite Rose où il m'est difficile de concevoir qu'elle aie pu se faire passer pour un Homme où alors les Gens à l'Epoque étaient bien naïfs ! Côté positif il y a la puissance de jeu de Sandra Hüller , admirable dans ce rôle tragique , et le N&B assez austère qui colle bien au contexte
Film très singulier, magnifique de simplicité... Le vrai danger n était il pas au fond de montrer aux autres femmes qu'une d'entre elles pouvaient faire au moins aussi bien que les hommes ? Elle le paya de sa vie. Une histoire inspirée de faits réels, remplie de finesse et de dignité qui devrait au moins inspirer le respect et pas les bêtises machistes qu'on peut lire ... A voir vraiment
Excellent film sobre et intense, le jeu des acteurs est remarquable. Pas de superflu, on est saisi par l'intensité qui se dégage du début à la fin. C'est un film d'un féminisme réel et non agressif. A voir pour les amateurs de "bon cinéma".
Un film épouvantable, affreux, inintéressant au possible, vulgaire, sot, scènes scandaleuses et répugnantes..Malhonnêteté intellectuelle : sous prétexte de posséder un caractère historique, c'est encore le féminisme actuel vulgaire, dégoûtant, qui représente donc une marche arrière, une régression terrible et totale de la femme et de notre société, donc, capable de montrer " ça " à l'écran...Honte à nous...
Rose impressionne d’abord par sa beauté formelle. Un noir et blanc sublime, des cadres d’une précision remarquable : Markus Schleinzer compose de véritables tableaux. Une esthétique qui, associée à l’austérité du récit, à sa voix off et à la cruauté de certaines situations, rappelle régulièrement le cinéma de Lars von Trier, et notamment Dogville.
Une nouvelle fois impressionnante, Sandra Hüller habite Rose avec complexité, sans chercher à la rendre immédiatement aimable ni à expliquer son mystère. Son prix d’interprétation à Berlin paraît difficilement contestable.
Mais l’autre très belle surprise vient du personnage féminin qui lui fait face. D’abord reléguée à l’arrière-plan, présentée presque comme une jeune femme un peu simple qui subit les événements, elle gagne progressivement en épaisseur. Son regard change, ses choix deviennent moins prévisibles et ce qui pouvait sembler n’être qu’un personnage secondaire finit par ouvrir une autre perspective sur le récit.
Derrière sa reconstitution historique, Rose pose une question terriblement contemporaine : que faut-il que les femmes empruntent aux hommes pour avoir le droit d’exister comme leurs égales ? Au XVIIᵉ siècle, revêtir les habits et endosser l’identité d’un homme permet à Rose d’accéder à une autonomie, une reconnaissance sociale et une liberté qui lui étaient interdites. Quatre siècles plus tard, le constat résonne évidemment autrement, mais il n’a malheureusement rien perdu de sa pertinence.
Plus troublant encore, lorsque la communauté cherche à déterminer ce que Rose « est réellement », jusqu’à exiger qu’elle dévoile son appareil génital pour apporter la preuve de son sexe, difficile de ne pas penser aux violences et aux humiliations que peuvent encore subir aujourd’hui certaines personnes transgenres.
Sous les apparences du film historique se cache donc finalement une œuvre étonnamment moderne et queer, qui interroge la condition féminine, le genre, l’identité et la manière dont une société décide de la place que chacun est autorisé à occuper.
Un film âpre et exigeant mais dont la beauté des images et l'intelligence du propos emportent l'adhésion.