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Michèle S F
15 abonnés
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4,0
Publiée le 15 mai 2024
Léa Drucker et Alex Lutz sont merveilleux. Ils peuvent tout incarner. C’est sûrement ça le talent. Nora Hamzawi est tout en retenue et ça lui va bien, mais la découverte c’est Louise Chevillotte. À suivre de près. Ce film est un conte de fée moderne. Chaque personnage est soigné, bref j’ai beaucoup aimé.
Plus (Cherchez Hortense, Tout de suite maintenant) ou moins (Les envoûtés) aimés tous les films de Pascal Bonitzer jusqu’ici. Le beau casting de celui-ci était très alléchant. Très bavard comme d’habitude, j’ai trouvé le scénario (inspirée d’une histoire vraie) aussi charmant qu’acide et souvent cruel. Et puis le milieu des ventes aux enchères et des commissaires priseurs est assez rarement traité au cinéma. Une vision de l’art et de sa marchandisation très réussie à mon goût. Même en y connaissant rien, on ne s’ennuie pas une seule minute. L’ensemble est rythmé, sans temps morts, sans longueurs. Les dialogues sont savoureux et font mouche en permanence. L’ensemble du casting est aussi solide que convaincant. Chacun sert avec brio un personnage parfaitement écrit. Léa Drucker en tête, même si elle joue là plus un second rôle. Bref, le tout est d’une efficacité redoutable. A soixante-dix huit ans, Pascal Bonitzer en a encore sous le pied. Une excellente surprise pour un très bon moment. Assez jubilatoire donc.
Ce film avait tout pour être un très bon film, histoire inspirée d’une histoire vraie sur un tableau volé durant la guerre 39/45, un casting de choix, des pistes d’intrigues dont on attend le développement, des personnages bien campés dans le marché de l’art de haut vol, des commissaires priseurs sans état d’âme, on s’attend donc à voir une montée en puissance de l’intrigue avec des rebondissements et de la fougue, hélas l’intrigue se délite et se perd dans dans un océan de platitude et des personnages qui deviennent inconsistants. Quel dommage, on en ressort frustré en restant sur sa faim alors que tout était là pour faire quelque chose de passionnant.
Un bon scénario, de bons acteurs. Spoliation d'un tableau caché des années, révélation lors d'un viager. Deux milieux l'un ouvrier et simple, honnête, l'autre de requins avides d'argent. La mayonnaise prendra et révélera la sensibilité de chacun ou pas ! Les nombreux tours de passe-passe de cette histoire humaine fait du bien.
Je ne suis pas vraiment fan du cinéma de Pascal Bonitzer mais son incursion dans le monde des commissaires-priseurs m’a plu. Parce que déjà c’est un univers peu visité dans le cinéma alors qu’il a tout ce qu’il faut pour être cinégénique. Ensuite le film se déroule à un rythme tranquille très agréable, on dirait un petit morceau de jazz qui nous donne envie de dodeliner. Enfin la distribution est parfaite avec une tendresse particulière pour deux seconds rôles celui de Louise Chevillotte enfermée dans une boucle de mythomanie éternelle et celui de Arcadi Radeff englué dans sa timidité maladive.
Pascal Bonitzer signe une comédie sur le marché de l'art en relatant la vente d'un tableau volé par les nazis et disparu depuis soixante ans. Alex Lutz, Léa Drucker, Nora Hamzawi et Louise Chevillotte s'amusent à retranscrire des dialogues soigneusement ciselés. Toutefois, "Le Tableau volé" souffre de certaines digressions dans des intrigues secondaires qui ne contribuent que peu à l'avancement de l'histoire principale.
Film oubliable, bien qu’il dépeigne plutôt correctement les personnages qui sillonnent le monde de l’art. Mais sinon, tout est caricatural, sommaire, classiste et bourré de placements produits dérangeant. Dommage.
Des bains, des parfums, des montres et des bagnoles... rencontre improbable d'attributs de classe, qu'un tableau volé d'Egon Schiele tente de rapprocher. Paris, New-York, Mulhouse... À l'heure oû il y a autant d'ouvriers que de commissaires priseurs, les temps sont durs pour les transfuges de classe... Un film sympa de Pascal Bonitzer, bien joué par la bande des quatre, une étude de mœurs qui aurait ravi l'ami Bourdieu.
La spoliation par les nazis des biens détenus par des personnes de confession juive durant la dernière guerre mondiale. Le synopsis du film semble évoquer que cela pourrait être un des éléments du film. La spoliation elle même est évoquée et traitée en cinq minutes pas le thème. La confrontation des héritiers avec la réapparition d'un bien disparu, la résurgence avec le passé les séquelles familiaux, pourquoi pas des conflits entre les héritiers... Encore cinq minutes pas le thème non plus. La problématique du possesseur de l'œuvre qui la détient en toute bonne foi et doit la rendre sans compensation..? Dix minutes pas vraiment traité non plus.
Alors le sujet... Le monde des commissaires priseurs au travers une jeune stagiaire et un commissaire sénior. Là doit être le sujet principal mais c'est si mal traité et mal joué peu d'intérêt.
Spoliation assurée pour le spectateur d'un bon film.
Un fait divers intéressant massacré par un scénario faiblard et touffu. Le réalisateur disperse notre intérêt sur une kyrielle de faits secondaires, et hésite entre la description ultra caricaturale du milieu des maisons de ventes aux enchéres, et son sujet supposé principal. Jeu constipé du casting, qui regrette de n'avoir pas lu le scénario avant de signer.
Un film trop caricatural, plat, des acteurs mal à l’aise dans leur rôle respectif .Dommage car l’histoire est belle pour le jeune mulhousien qui détenait le tableau.
Bon jeu d’acteur d’Alex Lutz et Lea Drucker. Je m’attendais à un film dont l’intrigue reposerait sur “Le Tableau Volé”, c’est en réalité une caricature sociale dans laquelle est opposé vulgairement prolétariat et élite culturelle. Martin, est si vertueux qu’il en devient niais, Aurore est sans intérêt voire irritante Il y a trop d’intrigues inintéressantes et trop peu de focus sur LE TABLEAU et sa vente qui mériteraient bien plus de développements. Les coulisses du marché de l’art ne sont qu’abordées en surface. Trop tôt dans le film, le doute est levé sur l’authenticité du tableau et ce qu’il en adviendra.
Les acteurs sont tous excellents, en même temps c'est ce à quoi Léa Drucker et Alex Lutz nous avaient habitué. L'humour léger permet de rendre plus regardable ce sujet très grave et le tout s'avère finalement assez moral.