Quand vient l’automne
Note moyenne
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468 critiques spectateurs

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48 critiques
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Olivier GERARDIN
Olivier GERARDIN

2 abonnés 68 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2024
François Ozon a le pouvoir de scanner ses personnages, d’ aborder des thèmes forts, de décortiquer ..Les acteurs sont épatants, ce coin de Bourgogne magnifique.
guillebotis
guillebotis

4 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2024
On rejoint le concert d'éloges concernant le jeu exemplaire d'Hélène Vincent et celui de la Balasko tout autant formidable (finalement le métier ne s'invente pas, ce qui demeure a commencé au théâtre !). N'en déplaise aux personnes contaminées par l'époque pressée où seul le rythme haletant d'un film à 100 à l'heure les empêche de s'endormir, Ozon prend tout le temps nécessaire pour développer un récit dont l'intensité va grandissant et qui nous tient en haleine aussi efficacement qu'un thriller. Les relations mère-fille sont aussi implacables que dans la vie, l'inconscient meurtrier (en sens ascendant aussi bien qu'en sens descendant) y est la chose la plus banale du monde. Quant au jardin potager ou aux bois humides en automne, c'est comme si on y était, quelque part en France.
petitbandit
petitbandit

119 abonnés 690 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2024
Un film comme Ozon sait les faire : des personnages atypiques et tourmentés, un scénario solide, une histoire subtile. Les acteurs sont à leur avantage, le suspense bien présent. Un film avec des scènes tristes aussi qui rajoute à l’émotion. L’ensemble est très agréable à suivre. Un bon cru
Laurent A.
Laurent A.

61 abonnés 494 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 octobre 2024
Ce n'est pas le meilleur film de François Ozon mais il est bien interprété et l'intrigue est accrocheuse. Le scénario est un peu tiré par les cheveux, et on se demande jusqu'à la fin où se situe exactement le véritable intérêt des uns et des autres dans le déroulé de cette histoire car il y a beaucoup de non-dits ; en fait beaucoup de choses sont sous-entendues, et c'est au spectateur bien souvent d'acquérir sa propre conviction. La couverture d'un suspect bien réel celui-ci - et qui n'a nulle envie de retourner en prison - est quant à elle évidente. François Ozon propose une fin matinée d'une ambiance façon Etienne Chatiliez avec une allusion à une homosexualité sous-jacente qui est assez surprenante et laisse toute certitude sur le véritable état d'esprit de ses personnages en suspens.
Pascal
Pascal

273 abonnés 2 572 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2024
Ozon réussit ici sans doute un de ses meilleurs films ( seul " Frantz" -2016- est à mon goût supérieur) qui s'inscrit dans la veine et la filiation des opus vénéneux ( la métaphore du champignon parle d'elle-même) de Claude Chabrol (" merci pour le chocolat" notamment).

Galerie de portraits au sein d'une famille dysfonctionnelle chapeautée par une mère manipulatrice, perverse et pourvue d'une grande toxicité.

La subtilité du scénario, les non-dits qui le traversent sont adroitement présentés, au point qu'en lisant certains commentaires, on comprend que de nombreux spectateurs se sont eux-mêmes faits manipuler par le personnage incarné par Hélène Vincent.

Personnage qui paraît bien sous tous rapports mais est en réalité un monstre familial et social qui passe entre les gouttes de la justice des hommes.
lionelb30

551 abonnés 2 971 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 octobre 2024
Pas une comédie , 2 femmes proche de leur fin de vie ayant des problèmes avec leur enfant respectif. Heureusement , la réalisation tient en haleine jusqu'au bout.
Lilicot
Lilicot

11 abonnés 278 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 octobre 2024
Un film troublant et émouvant réalisé par un François Ozon inspiré. Sur fond d'automne flamboyant, deux vieilles amies de longue date sans hommes, se battent pour faire vivre une famille qu'elles ont peinées à construire. Les enfants nés dans ce contexte ne sont pas au mieux. Finalement celle qui a perdu sa fille morte un peu curieusement récupère le fils de sa copine et son petit fils pour finir apaisée.
Une fine observation des relations intrafamiliales dans lesquelles les egos l'emportent sur le bien-être collectif en miroir de la société.
Hélène Vincent crève l'écran et Josiane Balasko est pareille à elle-même.
A ne pas rater.
Isabelle K.
Isabelle K.

5 abonnés 93 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 octobre 2024
Décevant François Ozon, me rend déçue d’être déçue, si fidèle spectatrice de ses films, jusqu’à « Été 85 » qui marquait selon moi, une rupture. Même si avec Ozon, chaque film rompt avec le précédent et c’est tant mieux : à chacun, une curiosité et un enthousiasme réinventés. Parmi mes préférés : « Jeune & Jolie », « Dans la maison », « Le refuge », « Le temps qui reste », « 8 femmes, « Sous le sable », « Une nouvelle amie » (quoi, déjà un peu alambiqué). J’ai raté « Peter Von Kant » et « Tout s’est bien passé, « Grâce à Dieu » aussi.

Cette fois-ci, je le regrette, « Quand vient l’automne » n’a rien de crédible et propose beaucoup trop d’informations qui chacune, justifierait un film en soi. Ne serait-ce que le titre : la saison climatique ou celle qui précède la vieillesse. Dans le premier cas, les champignons sont un alibi intéressant, sauf qu’on s’attend à une intrigue durable à partir de cet élément déclencheur qui retombe comme un soufflet (même une réplique explicative, vers la fin, n’était pas si impérieuse). Dans le deuxième cas, les protagonistes, sont déjà en hiver.

Ensuite, le personnage de la fille (Ludivine Sagnier bien trop négligée, agressive et comme absente, comme si elle était pressée d’en finir) : doit-on tenir rigueur à sa mère toute au long de sa vie pour un un choix d’existence qui -si on ne demande pas de l’approuver, peut au moins tenté d’être compris. Une rigueur exagérée et mauvaise. Un personnage qu’on n’a pas du tout envie de connaître et à mon avis, l’ensemble de ses récriminations auraient pu être moins lapidaires, comminatoires et empreintes de moins de manœuvres.

Il y aussi le thème de l’homosexualité, si sibylline alors que cela aurait pu devenir l’enjeu de ce film, démoniaque pour un thriller actuel, si durable entre un adulte et en enfant.

Il y a aussi l’histoire du fils emprisonné. Le fait qu’il soit emprisonné n’apporte pas tant, à l’histoire. Et puis je n'ai pas bien compris ce qui liait intimement le fils sorti de prison et la fille emplie d'aigreur, au début j'ai cru qu'une sorte de pacte les soudait depuis leur enfance dans un silence que le film allait décrypter, un suspense qui serait le noeud du scénario.

Finalement, j’ai eu l’impression que ce film était comme une commande que François Ozon avait peiné à rendre. Réaliser un film pour réaliser un film, sans nécessité, agrégeant une somme d’histoires pour former une histoire.

Malgré tout, je suis heureuse de l’avoir vu, de demeurer attachée au cinéma de François Ozon et j’attends avec davantage d’impatience son prochain long-métrage.
Mirobole Pancrate
Mirobole Pancrate

50 abonnés 287 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2024
Ozon repart sur du cinéma de réalisme social et aborde quantité de thèmes auxquels le quotidien nous confronte souvent: La solitude, la famille biologique avec ses parfois lourds passifs, l'affect face à la raison voire à la morale, à partir de quoi découle la famille de cœur, les saisons de la vie, la mort... Le tout sur une fine trame policière. L'interprétation est également bonne. Une réussite douce-amère.
ebp
ebp

3 abonnés 41 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 octobre 2024
D'habitude, Ozon écrit de bons scénarios. C'est pas le cas pour ce film. La cause de la discorde entre mère et fille est peu crédible, et d'autant moins à notre époque et c'est le seul pot aux roses de l'histoire. Avec Ozon, on s'attend à ce que les ressorts psychologues soient poussés et c'est malheureusement pas le cas. On patiente gentiment avec des comédiens sympathiques (Balasko n'est toutefois pas très bonne), avec une super direction artistique mais on sort avec une impression de vide, d'avoir tourné autour d'une gentille histoire pas très intéressante et même un peu ennuyeuse.
Yves G.

1 897 abonnés 4 148 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2024
Michelle (Hélène Vincent) est une grand-mère aimante, une vraie Mamie Nova. Elle se réjouit d’accueillir pour les vacances de la Toussaint, dans sa belle maison nivernaise sa fille Valérie (Ludivine Sagnier) et son petit-fils Lucas. Tout près de chez elle réside sa vieille amie Marie-Claude (Josiane Balasko) qu’elle conduit régulièrement à la prison où son fils, Vincent (Pierre Lottin), purge une courte peine. Mais les apparences de ce quotidien banal sont trompeuses.

Depuis sa sortie mercredi dernier, je lis ici et là des commentaires souvent désagréables sur le vingt-troisième film de François Ozon. On reproche au réalisateur sa productivité trop élevée. On l’accuse d’avoir recyclé ses fonds de tiroir, de raconter une histoire sans intérêt au tempo trop mou.

Je trouve ces critiques bien injustes. "Quand vient l’automne" est, comme son titre l’indique, un film automnal. Ça tombe bien : il sort en salles le 2 octobre. François Ozon est beaucoup trop malin pour que son titre ne soit pas à double sens. L’automne, c’est la saison à laquelle commence l’intrigue, l’époque de la cueillette des champignons, qui, assaisonnés au beurre et à l’ail, peuvent constituer un plat délicieusement roboratif…. ou dangereusement toxique. L’automne, c’est aussi la période de la vie dans laquelle Michelle est entrée, lestée d’un lourd passé, avec comme seul horizon la mort qui vient et comme seul dérivatif l’amour qu’elle porte à sa fille, qui le lui rend bien mal, et à son petit-fils.

Si souvent le cinéma de Ozon cache une ironie féroce, il n’y a nul second degré ici. Son scénario diablement bien écrit rappelle Chabrol ou Simenon. Il ne paie pas de mine mais est lourd de sous-entendus. Il contient son lot de rebondissements et de bifurcations qui soutiennent l’attention et défient le pronostic. Bien malin qui aurait pu anticiper la direction que prend le récit et son épilogue.

François Ozon retrouve Ludivine Sagnier dont il avait lancé la carrière au tout début des années 2000. Il donne le premier rôle à Hélène Vincent, l’une des figures les plus attachantes du cinéma français, inoubliable Mme Le Quesnoy chez Chatiliez, et plus inoubliable encore selon moi dans "Quelques jours au printemps", un de mes films préférés. Hélène Vincent, qui réside dans le Morvan et a soufflé ses quatre-vingts bougies, incarne à la perfection les personnages ambigus d’Ozon : on se demande toujours si leur mine avenante et leurs bonnes manières doivent être prises pour argent comptant ou si elles cachent de lourds secrets.
François S.
François S.

8 abonnés 84 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 octobre 2024
François Ozon continue d'explorer les zones d'ombre de l'être humain. Mais on peut se demander si, à force de creuser dans les méandres de l'âme humaine pour en faire ressortir, sinon la part la plus cruelle, du moins celle la plus cynique, il n'y aurait pas là une pointe de misanthropie de la part du cinéaste qu'il tenterait de faire passer (avec un talent certain) pour de la malice.
T.S.
T.S.

5 abonnés 32 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2024
Ozon se moque de la morale pour mettre en avant les sentiments qui lient les personnes entre elles... Hélène Vincent est magnifique dans son rôle de grand mère.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

193 abonnés 630 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2024
A vu « Quand vient l’automne » de François Ozon. Ce film sur la vieillesse et la province aux couleurs mordorées de l’automne est tout en silence et ellipses et ces deux figures de style font une jolie combinaison pour dépeindre le quotidien monotone et répétitif (les promenades en forêt et la préparation des repas), les petits riens qui ont de grandes conséquences, et l’amitié fraternelle entre deux femmes dont l’avenir tout en s’amenuisant laisse ressurgir du passé ce qui a toujours été tu. Dans un petit village de la Nièvre Michèle (Hélène Vincent remarquable et bouleversante) et Marie-Claude (Josiane Balasko parfaite) à la retraite depuis longtemps ont bien du mal avec leurs enfants respectifs Valérie (Ludivine Sagnier toujours aussi insipide) dépassée par son divorce et Vincent (Pierre Lotin) incarcéré. Par toutes petites touches discrète, François Ozon dérègle sa mise en place idylliquement terne pour laisser place à des non-dits et des secrets qui ne seront pas sans conséquences. Le rythme est calme et doux comme un automne sans fin, la musique très minimaliste est discrète, les mouvements de caméra feutrés. « Quand vient l’automne » est un film d’atmosphère où l’on sent le feu de bois réconfortant et le moelleux des cakes de 4 heures ainsi que l’odeur d’humidité des sous-bois. Rarement Ozon a été si discret et efficace dans sa mise en scène. La reconstitution de la vie monotone et rassurante de province et l’imperceptible des « sanglots longs des violons de l’automne » sont parfaitement rendus. Ce film mature et plus profond qu’il n’y parait permet au talent fou d’Hélène Vincent de se développer sur une palette magistrale autour des variations du minimalisme et à Ozon de distiller un léger suspens venimeux tout en jouant avec la morale. Délicieux.
Michel C.

379 abonnés 1 858 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2024
Merci à Francois Ozon de donner enfin un premier rôle à cette actrice formidable : Hélène Vincent. Dans cette comédie dramatique, c'est incontestablement cette grande dame de quatre fois vingt ans - interprétant Michelle - qui donne le "la", accompagnée d'un énorme Pierre Lottin ( Vincent ) ainsi que de Josiane Balasko ( Marie-Claude ). Avec une délicatesse et une précision touchante, la mise en scène est impressionnante, rehaussée de gros plans de visages magnifiques, permet de savourer ce très bon moment de cinéma, dans un écrin de nature Bourguignonne tellement attachante. Titre particulièrement bien choisi pour illustrer cette tranche de vie, indécise, et encore si pleine d'espoir. Formidable intrigue, aux "non-dit" pesants, aux accents métaphoriques, et une actrice dans la lumière.... !!**
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