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Richard...
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2,0
Publiée le 1 mars 2025
Désolé ! Je n'ai pas aimé ce film pour sa morale ! spoiler: Cette femme qui vole ces personnes agées... moi qui pensait (en lisant le pitch) que c'était pour survivre à son quotidien... Ben non... c'est pour payer un piano et les cours à son petit fils... et en plus le mari qui claque l'argent au jeu... bravo la morale. Avec ça, la fille qui tombe en amour avec le fils d'un des aidants volés... Là... façon dont elle réclame à un des aidant de vendre la vaisselle de "mariage" parce qu'elle est dans le besoin... grrrrrrr ! Désolé... ça ne passe pas pour moi... J'ai passé un mauvais moment.
J'ai juste aimé le "poème de Victor Hugo clamé au commissariat....
Nouveau film de Robert Guédiguian bien meilleur que son précédent mais qui aurait pu être largement meilleur. En effet, ce drame familial oscille entre de très bonnes idées et des maladresses narratives. Il y a beaucoup d’intrigues qui s’entremêlent donc, l’exécution doit être maîtrisée et ce n’est pas toujours le cas. Certains éléments ont vu leur fort potentiel gâché car traités trop superficiellement. Les comédiens ont tout de même réussi à me faire passer outre ces quelques petites imperfections. 12/20
Fable solaire ?! Les valeurs y sont plus que salies, elles y sont inversées. L'honnêteté, aucune envers les conjoints que l'ont trahi en quelques secondes sans état d'âme. Aucune envers ces personnes âgées pourtant si gentilles. Et tout ça pour quoi ? Parce que ce serait de la torture de ne pouvoir avoir ce que d'autres ont (des huîtres !) Parce qu'on a fait de mauvais choix pour de mauvaises raisons !? Quand au pardon, il est accordé sans être demandé au personne qu'on a volées, blessées ou salies. J'ai aimé y voir L'Estaque. Le reste est grotesque et malaisant. De petites gens pitoyables. Pauvre petit d'avoir une telle famille ! On en sors pas grandi. Malaisant !
Le debut de ce film m'a fait penser à l'effet papillon.... ou comment un évènement anodin peut engendrer un effet boule de neige qui peut bouleverser des vies.
On pense suivre l'histoire de Maria mais en fait on suit plusieurs vie qui s'entremêlent dans ce méli-mélo. On se rend compte que les personnages gravitant autour d'elle se retrouvent reliées au fur et à mesure que le récit avance. On se rend compte que lorsqu'il arrive un malheur à l'un c'est pour permettre qu'un événement heureux arrive à un autre.
Un film simple qui traite du sujet sensible de l'abus de faiblesse des personnes âgées. Mais ici, l'abus est fait de manière innocente et bienveillante, plus précisément pour aider son petit fils à poursuivre sa passion.
Ce film soulève alors la question du bien et du mal : est-ce qu'un acte répréhensible peut être lavé parce qu'il est accomplie pour une noble cause ?
Le récit aborde également la lutte des classes et la solitude des personnes âgées livrées à elle-même.
Ariane Ascaride est solaire et sincère. Son rôle est touchant ! Et quel plaisir de voir Jean-Pierre Daroussin ! Le jeu des acteurs plus jeunes a été un peu plus problématique pour moi... Notamment Robinson Stevenin que je n'ai pas trouvé convaincant...
Le vrai bémol pour moi est une scène qui m'a mise mal à l'aise... Entre abus de pouvoir et séduction la frontière est très mince... Et je ne savais pas quoi en penser
Pour conclure, je reprocherais à ce film une fin rapidement et trop simplement réglée à mon goût. Il aurait pu y avoir plus de subtilité et de perplexité dans le dénouement c'est dommage...
Un film sur le jugement quotidien, qui s'exerce au sein des familles, comme entre voisins ou collègues. La morale de l'histoire : ce qui arrive aux autres... n'arrive pas qu'aux autres. Je n'ai pas aimé la disponibilité des femmes envers les hommes (le personnage principal et sa fille, prototype vestimentaire de la cagole, sont excessivement avenantes et souriantes). Les motivations de l'endettement (accéder à un certain standing, la maison avec piscine) auraient mérité d'être creusées.
Pas le meilleur de guedigian, mais toujours un plaisir de retrouver ses acteurs et son monde Un monde chez des gens modestes qui travaillent un monde qu il connait bien qu il respecte en le filmant Qui d autre que lui les mets ainsi sur grand écran?
Quel bonheur de retrouver cette si belle équipe dans un film réjouissant et réconfortant en cette sinistre période. Mr Guediguian, trouvez-nous encore quelques pies voleuses !
C'est avec bonheur que j'ai retrouvé Robert Guediguian et sa troupe. Ariane Ascaride est filmée avec amour. Elle incarne Maria, une aide ménagère attentionnée mais indélicate. Elle a transmis sa passion de la musique à son petit-fils. Mais comment assumer les frais de ses cours de piano ? Guediguian n'a pas son pareil pour dépeindre avec tendresse les modestes, les laborieux, empêtrés dans les difficultés, dont les rêves sont inaccessibles. Avec le piano et la mer si bleue en toile de fond, de nombreux thèmes sont abordés : la vieillesse, la dépendance, les rêves trop grands, la colère, le désir, sans oublier l'amour pour adoucir les liens. Il a été très agréable de découvrir la fraîcheur de Marilou Aussilloux. J'espère la revoir bientôt. Et merci pour le moment si beau de Darroussin récitant Victor Hugo. On ne s'en lasse pas
Décidément Robert Guédiguian est bien le cinéaste qui compte. Que d'émotions et d'humanité dans ce film d'aujourd'hui qui parle toujours de l'essentiel, la solidarité et la compassion, sans pour autant éluder le côté sombre des individus. De beaux personnages magistralement interprétés par tous ses acteurs fétiches, avec mention spéciale pour Ariane Ascaride et Jean-Pierre Darroussin.
Il est des films comme celui-ci qui n'appellent pas de chronique. Ils vivent leur vie, s'envolent sans que rajouter un mot soit nécessaire. Pourtant, je tente un avis.
Un film de Robert Guédiguian est reconnaissable entre tous: une atmosphère humaniste, la Méditerranée, un rythme ensoleillé, venteux et indolent, juste ce qu'il faut de dialogues, aucune scène superflue, les revers d'une existence, les accommodements et les interrogations, ni bien ni mal, ni bons ni mauvais, amoral, immoral et moral.
On pourrait croire à un film de bons sentiments, une expression dévoyée car nul faux-semblants dans ce cinéma-là.
On aurait raison: un cinéma d'émotions sincères et digérées qui s'ancre dans un quartier d'une ville et s'organise autour d'une bande d'acteurs. Un cinéma fidèle, loyal et personnel, qui devient universel. Peut-être parce qu'on est tous, chaque jour, un peu de chacun de ses personnages, tour à tour, dans notre quartier, avec nos compagnons de route. On est la meilleure et la pire version de soi-même et grâce aux autres, on parvient à se situer, à progresser, respirer, vivre.
Avec Guédiguian, on s'élève loin des antagonismes et de l'instantanéité de la vie pour en savourer les plaisirs qui se présentent. Un cinéma qui rend disponible.
L'allure aussi imposante que nonchalante de Gérard Meylan, la sagesse poétique (hugolienne) de Jean-Pierre Darroussin, la sincérité solaire d'Ariane Ascaride, la fraîcheur malicieuse de Marilou Assiloux, l'ambivalence attachante du couple Grégoire Leprince-Ringuet et Lola Naymark et le regard doux et magnétique, irrésistiblement romantique de Robinson Stévenin se retrouvent en chacun de nous. J'ai envie d'y croire en tout cas.
La pie symbolise la bravoure, l'espièglerie et la confiance ; qu'elle soit voleuse n'est qu'un prétexte pour entretenir les liens essentiels entre les uns et les autres. La pie voleuse, comme l'opéra semi-sérieux de Rossini, car la vie n'est qu'une fable.
La musique est composée par le complice Michel Pétrossian, au piano, instrument qui souligne à la manière d'un coeur battant, la palette des sentiments humains.
Maria "une sainte femme" selon son beau fils, modèle de dévouement, prend pourtant le risque de se retrouver en correctionnelle! Il s'agit d'aider à payer les cours de piano de son cours de piano de son petit fils, doué mais issu d'une famille pauvre... Il n'est pas vraiment question de lutte des classes, même revue et corrigée: ici, certains s'en sortent "pas si mal", et c'est tout (le réalisateur nous rappele d'ailleurs, par une scène tournée dans une luxueuse villa, ce qu'est vraiment la richesse). Nul manichéisme: les classes populaires ne sont pas toujours exemplaires. On voit à l'œuvre l'humanité, la fraternité, la solidarité... et l'amout permettant de dépasser les vieilles rancœurs. Éternel idéaliste, Guedigian? Peut-être, mais cela fait un bien fou, comme de retrouver sa "tribu" aux visages familiers sur lesquels le temps fait son œuvre...
À la fin du film j'ai envie de sauter dans l'écran pour retenir encore les personnages, pour partager ces moments avec eux . Le film joue finement sur les apparences pour les contredire. Et pour ne pas trop en dire, il chemine de ce qui pourrait être sordide vers la générosité et la solidarité. Il est bouleversant et joyeux. Éclatent les couleurs de l'Estaque. Chantent la musique, la bonté et l'amour. Les comédiens sont fantastiques. La Pie Voleuse nous donne " du pain et des roses", de la nourriture pour notre compréhension des ressorts sociaux, humains, et l'exaltation par l'art, la musique, la poésie. Comme ça fait du bien, ce refus de la noirceur, ce soleil dans les coeurs !
Un film cousu de fil blanc, sans aucune surprise ni émotion, des personnages désespérément creux et invraisemblables, mis à part JP Daroussin, parfait dans son rôle (sa dernière phrase est juste géniale).
Robert Guédiguian réalise des films à part, uniques, attachants qui racontent les gens "de peu" avec la vraie vie : leur vie quotidienne avec son beau côté pile comme le moche côté face, mais toujours avec des sentiments humains exaltés, des petites joies et des larmes. Et puis il y a toujours en toile de fond ce quartier des Auffes de Marseille, son soleil, ses rues, son marché... Ici, c'est une histoire de piano (musique omniprésente du film) dont la grand-mère rêve pour son petit-fils, mais ce bonheur entraîne bien des malheurs. Et puis ces actrices et acteurs récurrents si bons et qui jouent si bien. Un film lumineux à savourer avec empathie, et que les inhumains passent leur chemin.