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Alu-Ciné
26 abonnés
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5,0
Publiée le 7 juin 2025
Une si belle réussite ! Comment s'inventer une vie que l'on n'a pas eue ? Comment s'enferrer dans le mensonge ? Comment être intoxiqué par ledit mensonge au point d'en être dépendant et d'étendre le mensonge aux moindres replis de sa vie ? Centré sur ce questionnement le film est par ailleurs une vraie leçon de montage et de maîtrise avec un acteur principal, Eduard Fernàndez, qui ne se contente pas d'avoir un rôle rêvé pour un acteur , il est pro-di-gi-eux. A voir absolument !
Pas plus séduite que ça, malgré la brillante incarnation de l'imposteur par Eduard Fernandez et la mise en lumière de cette page de l"histoire espagnole. Il reste beaucoup de flou autour de sa personnalité. Pourquoi a-t-il menti et trompé tant de gens, dont sa famille ?
L’histoire d’une imposture. Mais ce qui était un acte individuel avec des raisons personnelles deviendrait presque aux yeux de certains un combat politique. Le film ne juge rien et laisse le spectateur trancher. Une fois l’imposture dévoilée, le film tourne un peu en rond.
Une histoire vraie totalement hallucinante! On suit cet homme gentil, serviable à une cause noble qui est la commémoration des espagnols qui ont connu la Shoah et les camps de concentration.
Ici, c'est le fond qui est plus intéressant que la forme. Le récit est fort : si on nous annonçait pas directement que cette histoire était vraie on aurait du mal à y croire ! Plus on avance dans ce récit, plus l'étau se resserre sur cet homme à qui on donnerait le bon dieu sans confession !
La forme, quant à elle, est plutôt classique car le film est tourné comme un documentaire et il est très linéaire dans son traitement.
On ne va pas se mentir : c'est un film qui marque surtout par le sujet qui est impensable et qui mérite d'être connu de tous !
Après, je trouve qu'il aurait été plus judicieux de faire un documentaire avec des images d'archives pour que le récit soit plus percutant.
Coutumier des films historiques, après Une vie secrète qui nous raconte la vie de Républicain cachés pendant le guerre d'Espagne , les réalisateurs nous plongent cette fois au coeur d'une grande affabulation : la vie d'un homme qui prétend être allé en camps de concentration pendant le seconde guerre mondiale ... le tout réalisé avec brio et surtout une interprétation impeccable qui a valu à son acteur le Goya du meilleur comédien ! Un film instructif à conseiller ... même aux jeunes générations !
Après avoir revu Volver d'Almodovar la veille, me voilà au sortir de Marco. Par un heureux hasard, le thème central des deux films est le mensonge, ce qui amène une mise en perspective originale. Toutefois, dans Volver on parle de mensonge par omission (taire certains secrets de famille) dont le but est de ne pas faire souffrir ceux qu'on aime. Dans Marco on parle de mensonge par construction, ou un individu s'invente une vie qu'il n'a jamais eu. Dans le but de... on ne sait pas vraiment, le personnage réel étant toujours resté ambigu et le film restituant cela. Peut-être dans le but de se rendre intéressant, sortir d'une existence morose et se mettre en lumière. Peut-être dans le but sincère de briser l'omerta du franquisme sur les déportés espagnols vers les camps de concentration allemands. L'œuvre de Aitor Arregi et Jon Garano présente les deux thèses et montre un personnage totalement ambigu et véritable acteur, capable de faire croire à tout moment dans sa sincérité. Le cheminement de la fabrique du mensonge de Marco tel que montré ici permet un parallèle avec l'ère actuelle de la post-vérité et des fake news, basées sur le même mécanisme : à partir de fragments de vérité, on recolle les morceaux dans le sens qui nous arrange pour créer un narratif qui est faux. Pour cela, le film est vraiment intéressant. En revanche je reste sur ma faim pour la deuxième partie, celle d'après la révélation de l'imposture. Le film se concentre sur les émotions de Marco et la réaction de sa famille (qu'on avait peu vu jusque là). Une seule courte scène le montre dans les médias en train de défendre son mensonge, alors que le vrai Marco a continué pendant des années à passer à la tv pour défendre le côté "positif" de ses actes. J'aurais beaucoup aimé voir cet aspect du médiatique plus profondément traité, car c'est à ce moment-là qu'il capte le plus l'attention et la lumière, beaucoup plus que lorsqu'il prêchait pour la reconnaissance des victimes espagnoles du nazisme. J'aurais également voir plus de mise en contexte historique (peut-être inutile pour les Espagnols), car le mensonge de Marco se construit sous le franquisme, dont la société verrouillée, sans contre-pouvoir, favorise l'imposture et celui-ci n'est mis au grand jour que lorsque le pays sort complètement de l'héritage de cette période, avec l'arrivée au pouvoir du gouvernement réformateur et mémoriel de Zapatero.
Ce film montre avec intelligence le comportement d’un imposteur considéré comme un ancien deporté qui assure la direction d’une association. Sera t il démasqué ? Les acteurs sont excellents et la réalisation efficace.
Le film aurait pu s'intituler "le mensonge d'une vie" : certes, tout le monde ment et se ment mais certains mensonges impactent plus que d'autres. Ici, cela concerne la mémoire de l'holocauste sur lequel Marco s'est façonné un personnage héroïque qui bénéficie d'une notoriété auprès de tout le monde y compris des jeunes auxquels il livre un récit qu'il connaît par cœur. Tout le monde y croit jusqu'à ce qu'un historien remette en cause son identité et son parcours. Peu à peu son monde s'écroule mais jusqu'au bout il tente de se réhabiliter. On a un peu pitié de cet homme destitué qui ne parvient pas à reconnaître vraiment ses fautes et se faire discret. A voir sans hésiter.
L'histoire de cet imposteur, Enric Marco, était certainement très connue en Espagne mais pas du tout ou de façon marginale en France. D'où l'intérêt porté à ce récit qui revient sur une bonne partie du parcours de ce personnage. Excellente interprétation du protagoniste mais signature très classique du film.
Basé sur des faits réels, ce film espagnol relate l'enfermement d'un personnage dans son mensonge. Une obstination à s'inventer une vie, à se renouveler et à s'obstiner. Au-delà de ce cas particulier ce film met en avant le statut de la vérité, de l'aveuglement et des conséquence de celui-ci.
Un film qui vous maintient en tension tout à long de son déroulement. Le thème abordé de la mémoire et des témoignages est encore de nos jours très important. Le personnage est a la fois détestable et attachant, l’acteur à été excellent. Belle mise en scène
Qu'y a t-il derrière le mensonge pathologique ? Dans le cas de Marco, homme insignifiant, une envie féroce de reconnaissance sociale puis médiatique. D'une certaine manière, il a réussi son coup puisqu'il restera longtemps dans les annales de l'imposture. L'acteur principal est formidable et le film est prenant. Une réserve pourtant. La campagne de promotion relève elle aussi d'une forme de mensonge et d'imposture. On y évoque, je cite, l'holocauste espagnol pour qualifier la déportation depuis la France de Républicains espagnols réfugiés dans les camps nazis. Or que l'on sache, l'Holocauste désigne la politique d'extermination des juifs par l'Allemagne entre 1941 et 1944. Rien à voir donc avec le sort, certes tragique, réservé à ces combattants voués au travail forcé et dont beaucoup sont morts du fait de la famine et des épidémies de typhus qui sévissaient dans les derniers mois de la guerre. Un autre point historique qui m'a intrigué est la référence à la Guerre d'Espagne. A la fin du régime franquiste, le héros essaie d'attirer l'attention des jeunes anarchistes en disant qu'il a participé à la bataille de l'Ebre avec Durutti, le chef des anarchistes de la CNT-FAI. Or Durutti est mort à Madrid en novembre 1936 et ladite bataille a eu lieu presque deux ans plus tard. Il paraît invraisemblable qu'aucun militant n'ait réagi, surtout à cette époque.