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DaeHanMinGuk
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2,0
Publiée le 12 mai 2025
L’idée de départ est très bonne : vivre le G7 de l’intérieur mais, très vite, les dialogues deviennent vides et abscons et on tourne en rond, cela manque de rythme et d’idées. C’est dommage car le casting était excellent.
Les chefs d’État et de gouvernement du G7 se réunissent en Allemagne sous la présidence de la chancelière fédérale (Cate Blanchett). Ils doivent rédiger une déclaration commune sur la crise. Mais quand la nuit tombe, ils se retrouvent coupés du monde, menacés par des hordes de zombies.
Guy Maddin est un réalisateur canadien connu pour ses œuvres poétiques et esthétisantes, souvent tournées en noir et blanc dans des paysages intemporels : "The Saddest Music in the World" (2003), "Winnipeg mon amour" (2007)… "Rumours" relève d’une genre bien différent, celui de la farce politique. Il m’a rappelé "Gaz de France" (2016), une pochade à mon sens totalement ratée où Philippe Katerine interprétait le rôle d’un Président de la République isolé dans son bunker à la recherche d’un second souffle pour relancer sa popularité.
Guy Maddin louche du côté du film d’horreur avec ses nuits noires menaçantes et ses zombies hagards. Mais Rumours ne fait jamais peur. Rumours est avant tout un film politique. Mais son message est bien mince : les leaders du G7 sont des clowns pathétiques et peureux, humains trop humains (l’Alméricain s’endort, le Français pérore, le Canadien drague….), incapables de se départir d’une langue de bois vide de sens.
Ce n'est pas un film, c'est une honte. dialogues vides, pas de scénario, suite de petite saynètes qui ne peuvent faire un film. Ironie a la fois facile et creuse. J'y suis allée pour les acteurs, je le regrette absolument. Oh les méchants politiciens, ils parlent vide et dans le vide... Voilà quel puissante analyse nous tient deux heures.
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + Rumours : Nuit Blanche au sommet" sur YouTube ! Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !
Un château allemand. Une forêt noire. Les leaders du G7 piégés dans une nuit sans fin. Sur le papier ? Prometteur. Sur l’écran ? Un naufrage. Signé Guy Maddin et les frères Johnson, Rumours se rêve cauchemar surréaliste, satire politique et trip halluciné. Il n’est... rien de tout ça. Ou plutôt si : un long tunnel de confusion molle, où chaque idée brillante s’éteint aussitôt qu’elle est née. L’ennui en costume-cravate.
Le public ? Il espérait. Maddin, ce poète du grotesque, nous avait habitués à des délires baroques et audacieux. Sauf que cette fois, la loufoquerie ressemble à une parodie d’elle-même. On a l’impression d’assister à une pièce de théâtre écrite par un algorithme sous Lexomil. Rien ne prend. Ni le concept. Ni le rythme. Ni les acteurs.
Le scénario — appelons-le comme ça pour faire plaisir — tient sur un post-it mouillé : les chefs d’État se perdent dans la forêt et sombrent dans la folie. Voilà. Entre deux hallucinations, ils croisent des clones, une créature bizarre, un cerveau géant. Tout est possible. Rien n’a de poids. Même pas les silences.
Et surtout : quelle lourdeur. Chaque scène étire une idée vide pendant des plombes. On dirait un sketch d’Euronews réécrit par David Lynch sous somnifères. Le film veut dénoncer la vacuité du pouvoir ? Il finit par l’imiter, jusqu’à l’indigestion.
Visuellement, c’est... conceptuel. Trop. À force de filtres sépia-brouillard-noir-et-blanc-accidentel, on ne voit plus rien. L’esthétique, censée évoquer le cinéma expressionniste ou les rêves VHS, ressemble à un bug de projecteur. L’éclairage ? On repassera. Lumières criardes, ombres qui ne servent à rien, une photo terne comme une salle d’attente post-moderne.
Les acteurs font ce qu’ils peuvent dans ce chaos figé. Cate Blanchett a l’air de réciter un manuel de géopolitique sous hypnose. Alicia Vikander ? Oubliable. Denis Ménochet ? En pilote automatique. Charles Dance ? Charismatique... mais paumé. L’ensemble manque cruellement d’alchimie. On dirait une équipe de doublage réunit pour une lecture de script — mais sans le son.
La bande-son ? Fantomatique. Une nappe musicale prétentieuse, quelques bruits de forêt, et basta. Rien qui soutienne une scène. Rien qui surprenne. Juste un murmure constant, comme un commentaire vague dans un musée trop vide.
Et émotionnellement ? Le néant. Pas une once de tension. Pas de malaise. Pas même un vrai rire. Le film veut déranger, provoquer ? Il endort. Il tourne en rond comme un discours de sommet raté. Ce n’est pas du surréalisme, c’est de l’auto-caricature.
Le message, alors ? On cherche. Et on cherche encore. Que les puissants sont ridicules ? Qu’ils sont déconnectés ? Oui, merci, on avait compris. Depuis Docteur Folamour, rien de neuf sous les missiles. Ce n’est plus du cinéma subversif, c’est un écran de veille arty.
Note : 3/20. C’est long. C’est vain. Et c’est triste à dire : même le délire a ses limites.
"Si tous les politiciens pètent les plombs lors d'un G7, pas étonnant que le monde tourne mal". Une comédie satirique complétement barrée, sur les rumeurs, les phobies ou préjugés qui minent la société. Tous les acteurs ont été bien casté, pour incarner les personnages qu'ils sont sensé représenter. Il y a des séquences parfois un peu "Too Much" qui peuvent décevoir, mais dans l'ensemble l'oeuvre est au final trés plaisante. Dans ce film je suis heureux de voir Cate Blanchett et Denis Ménochet se donner enfin la réplique.
Rien de pire que les films idiots qui se prennent au sérieux. Ni drôle, ni intelligent, ni satirique, ni effrayant, ni intriguant, ni irrévérencieux, c'est un ratage complet. Ce qui aurait du n'être qu'un mauvais court métrage est un très très mauvais long métrage.
En réunissant les membres du G7 dans un château allemand, ce film canado-allemand, présenté hors-compétition au Festival de Cannes 2024, se veut une satire de la façon dont est menée la politique à l'échelle de la planète mais le résultat s'avère décevant. Il faut dire que, vu comment cette politique est menée actuellement dans la réalité, cette satire qui voit les dirigeants se perdre dans les bois fait vraiment pâle figure. On retrouve dans ce film Cate Blanchett en pseudo Merkel et Denis Ménochet en président français. Vu au Festival de Cannes 2024.
Pourquoi un accueil cannois si frileux ? Je ne vois qu'une explication : les spectateurs attendaient du Guy Maddin, d'où leur étonnement, et pour certains déception, face à cette comédie au casting international XXL, parfois burlesque, frôlant il faut l'avouer le populisme, mais franchement désopilante. Les temps étant ce qu'ils sont les gens ont besoin de défouloirs et en cela ce "Rumours" remplit parfaitement son rôle. Mais attention Maddin reste Maddin et le résultat est donc un OFNI, brûlot politique amusant certes mais aussi film de série B, voire Z, horrifique qui témoigne de l'amour éternel du cinéaste canadien pour l'alternatif et l'expérimental. Et force est de constater que ce Maddin plus mainstream, avec de grosses guillemets malgré tout, a reçu de la part d'une salle remplie d'exploitants, de programmateurs, un accueil triomphal. Une chose est donc sûre : le film va bénéficier d'une distribution digne de ce nom, et ça c'est une formidable nouvelle.
Aussi perché, que finalement divertissant, le délire que nous offre MADDIN et les frères JOHNSON, est un étrange et parfois divertissant, objet de cinéma, qui manque de concret, pour réussir à totalement marcher, mais qui possède un petit quelque chose, d'assez fascinant
Vu au Festival de Cannes, il installe une ambiance très original et hilarante. Un début de réel, un milieu d'étrange et une fin d'absurde, le film parfait.
Avec son casting de têtes connues (Cate Blanchett, Charles Dance, Roy Dupuis, Alicia Vikander et Denis Ménochet), "Rumours" est un savoureux mélange de satire politique et de comédie fantastique. Seulement voilà, il est extrêmement bavard et pourra en perdre certains en route d'autant qu'à aucun moment, le recours au fantastique n'y est justifié, même si on peut comprendre la métaphore spoiler: les humains sont représentés comme des momies qui se branlent en écoutant les discours des politicards ! Certes, les acteurs sont excellents et les personnages qu'ils incarnent sont savoureux (le dirigeant canadien est une force de la nature et un coureur de jupons invétéré, l'américain s'endort facilement mais en a vécu d'autres, l'italien est aussi inutile que radin, le dirigeant français est beau parleur mais assez vain, etc.). Toutefois, les discussions entre dirigeants des sept pays les plus puissants de la planète que ce soit en groupes de travail ou en collectif sont bien pénibles à suivre. Bien entendu, cette fin incroyable d'absurdité qui marque le summum du pamphlet politique est bien sympathique, cependant il aura fallu tenir jusque-là et ne pas avoir eu envie d'obtenir de réponses claires quant aux réelles intentions des scénaristes et c'est bien dommage !