Avec un tel casting, un tel pitch de départ, comment réussir à tout casser en sachant pas filmer, pas dialoguer et en livrant juste un film d'une platitude absolue, pas drôle, rien, nada...
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2,0
Publiée le 14 novembre 2024
Les dirigeants du G7 sont réunis pour leur sommet annuel qui coïncide avec une étrange découverte historique. Alors qu'ils déjeunent, ils prennent conscience qu'ils sont seuls... La prémisse satirique des premières minutes avec des personnages plus ou moins inspirés de leurs homologues laisse ensuite place à quelque chose de plus surnaturel et horrifique. Pourquoi pas après tout, car c'est rare de voir des personnes aussi puissantes démunies en temps de crise, mais l'histoire est beaucoup trop dans l'expectative. C'est simple, il ne se passe rien avec spoiler: une très longue marche dans les bois de plusieurs dizaines de minutes. Pour moi, il fallait soit rester dans la satire politique des premières minutes soit aller à fond dans l'horreur sauf que ce n'est ni l'un ni l'autre. Ça tourne en rond et malgré des situations absurdes et surréalistes, l'ensemble est ennuyeux. Au final, un bon casting avec notre représentant Denis Ménochet qui est amusant, mais le film n'est pas à la hauteur de son potentiel.
Les chefs d’État et de gouvernement du G7 se réunissent en Allemagne sous la présidence de la chancelière fédérale (Cate Blanchett). Ils doivent rédiger une déclaration commune sur la crise. Mais quand la nuit tombe, ils se retrouvent coupés du monde, menacés par des hordes de zombies.
Guy Maddin est un réalisateur canadien connu pour ses œuvres poétiques et esthétisantes, souvent tournées en noir et blanc dans des paysages intemporels : "The Saddest Music in the World" (2003), "Winnipeg mon amour" (2007)… "Rumours" relève d’une genre bien différent, celui de la farce politique. Il m’a rappelé "Gaz de France" (2016), une pochade à mon sens totalement ratée où Philippe Katerine interprétait le rôle d’un Président de la République isolé dans son bunker à la recherche d’un second souffle pour relancer sa popularité.
Guy Maddin louche du côté du film d’horreur avec ses nuits noires menaçantes et ses zombies hagards. Mais Rumours ne fait jamais peur. Rumours est avant tout un film politique. Mais son message est bien mince : les leaders du G7 sont des clowns pathétiques et peureux, humains trop humains (l’Alméricain s’endort, le Français pérore, le Canadien drague….), incapables de se départir d’une langue de bois vide de sens.
C'est un film qui sera au festival de Gérardmer en 2025 et c'est le 2ᵉ film que je vois du festival et après Azrael qui est très mauvais et bien je viens de voir la plus grande purge de l'histoire du cinéma. Ce film est lent, pas maîtrisé et il est aussi intéressant qu'une partie de bingo du 3ᵉ âge du samedi soir. Le scénario est complétement flou, fade, sans aucun intérêt, il ne se passe absolument rien, sans parler du jeu des acteurs qui ne ressemble à rien. Il n'y a absolument rien à tirer de ce film qui est complètement grotesque 0,5 sur 5, c'est encore gentil , car il ne mérite aucune côte
Une longue private-joke dont on n'a pas la notice. Rumeurs (Rumours) enchaîne les délires les plus bizarres (des hommes-zombies-bouillasse, Denis Menochet qui n'est là que pour faire des bad trips dans une brouette, Alice Vikander qui parle suédois jusqu'à la fin du film, un cerveau luminescent géant de 2m de hauteur... Oui, vous avez malheureusement bien lu) sur un sujet qui se la raconte à mort le peu de temps qu'il est sérieux (crise mondiale, incompétence des dirigeants internationaux, discours emphasés et vains...). On ne rit pas, car le film se placarde lui-même comme une parodie grinçante à chaque scène (on nous surligne tout, des fois qu'on ne comprenne pas la critique comique... Apparemment, une brouette et des feuillages sur la tronche de l'Ambassadeur français ne suffisent pas à le rendre ridicule, il faut qu'on nous dise "Regarde, on en fait un bouffon, c'est drôle.", ce qu'on est capable de trouver tout seul, normalement...). Mais on n'arrive pas non plus à trouver l'intrigue intéressante, du fait de l'humour chaotique qui casse tout rythme, toute implication du spectateur. Le casting cinq étoiles s'ennuie, dans des rôles ultra-caricaturaux auxquels on ne croit jamais (dépeints en une ligne et demi), aux dialogues affligeants ("Ce ne sont pas des manifestants." / "Alors quoi, ce sont des terroristes ?!" / "Non, pas des terroristes... mais pas des manifestants."... Achevez-le, ce pauvre dialoguiste qui souffre.), aux situations ubuesques (le cerveau géant avec Denis Menochet au casting, pardon, mais on a fait le lien avec l'attribut masculin géant qu'il interprétait chez Ari Aster juste avant, dans Beau is Afraid et, on aurait préféré le voir déguisé en cerveau luminescent, au point où on en était avec ce Rumeurs...). On ne comprend jamais où ce film veut en venir, le popotin coincé entre son envie de satire politique et comédie fantastique... Un ratage sur les deux tableaux. Rumeurs se contente de traiter de demeurés nos dirigeants, c'est bien, mais encore faut-il nous contextualiser pourquoi ils le sont, ce qu'il oublie complètement au profit de sauts fantastiques qui font tâches. C'est au scénario (et aux dialogues, par pitié), qu'il manquait un cerveau de 2m.
En voulant créer un mystère, dans un climat inquiétant, ce métrage est à la fois ridicule et avec son lot d'invraisemblances, de choix incompréhensibles, absolument pas crédible. Malgré le casting de choix, le jeu d'acteur est désastreux, sur des dialogues brumeux, raisons de plus pour ne pas croire un seul instant à cette histoire. seule consolation, la soudaine musique d'Enya.
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + Rumours : Nuit Blanche au sommet" sur YouTube ! Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !
Un château allemand. Une forêt noire. Les leaders du G7 piégés dans une nuit sans fin. Sur le papier ? Prometteur. Sur l’écran ? Un naufrage. Signé Guy Maddin et les frères Johnson, Rumours se rêve cauchemar surréaliste, satire politique et trip halluciné. Il n’est... rien de tout ça. Ou plutôt si : un long tunnel de confusion molle, où chaque idée brillante s’éteint aussitôt qu’elle est née. L’ennui en costume-cravate.
Le public ? Il espérait. Maddin, ce poète du grotesque, nous avait habitués à des délires baroques et audacieux. Sauf que cette fois, la loufoquerie ressemble à une parodie d’elle-même. On a l’impression d’assister à une pièce de théâtre écrite par un algorithme sous Lexomil. Rien ne prend. Ni le concept. Ni le rythme. Ni les acteurs.
Le scénario — appelons-le comme ça pour faire plaisir — tient sur un post-it mouillé : les chefs d’État se perdent dans la forêt et sombrent dans la folie. Voilà. Entre deux hallucinations, ils croisent des clones, une créature bizarre, un cerveau géant. Tout est possible. Rien n’a de poids. Même pas les silences.
Et surtout : quelle lourdeur. Chaque scène étire une idée vide pendant des plombes. On dirait un sketch d’Euronews réécrit par David Lynch sous somnifères. Le film veut dénoncer la vacuité du pouvoir ? Il finit par l’imiter, jusqu’à l’indigestion.
Visuellement, c’est... conceptuel. Trop. À force de filtres sépia-brouillard-noir-et-blanc-accidentel, on ne voit plus rien. L’esthétique, censée évoquer le cinéma expressionniste ou les rêves VHS, ressemble à un bug de projecteur. L’éclairage ? On repassera. Lumières criardes, ombres qui ne servent à rien, une photo terne comme une salle d’attente post-moderne.
Les acteurs font ce qu’ils peuvent dans ce chaos figé. Cate Blanchett a l’air de réciter un manuel de géopolitique sous hypnose. Alicia Vikander ? Oubliable. Denis Ménochet ? En pilote automatique. Charles Dance ? Charismatique... mais paumé. L’ensemble manque cruellement d’alchimie. On dirait une équipe de doublage réunit pour une lecture de script — mais sans le son.
La bande-son ? Fantomatique. Une nappe musicale prétentieuse, quelques bruits de forêt, et basta. Rien qui soutienne une scène. Rien qui surprenne. Juste un murmure constant, comme un commentaire vague dans un musée trop vide.
Et émotionnellement ? Le néant. Pas une once de tension. Pas de malaise. Pas même un vrai rire. Le film veut déranger, provoquer ? Il endort. Il tourne en rond comme un discours de sommet raté. Ce n’est pas du surréalisme, c’est de l’auto-caricature.
Le message, alors ? On cherche. Et on cherche encore. Que les puissants sont ridicules ? Qu’ils sont déconnectés ? Oui, merci, on avait compris. Depuis Docteur Folamour, rien de neuf sous les missiles. Ce n’est plus du cinéma subversif, c’est un écran de veille arty.
Note : 3/20. C’est long. C’est vain. Et c’est triste à dire : même le délire a ses limites.
J'ai vu ce film en avant première dans un petit festival. Je me suis creusé les méninges pour trouver quelque chose qui pourrait m'intéresser dans ce film. Mais il n'y a vraiment rien. C'est nul du début à la fin. Je n'ai pas compris l'histoire ou alors elle était tellement cachée que mon intelligence n'a pas été capable de la trouver.. Je me suis copieusement ennuyé et je vous conseille de ne pas perdre votre temps avec ce navet. Je suis curieux de lire d'autres critiques pour savoir si quelqu'un va écrire quelque chose de différent. .
Vu au Festival de Cannes, il installe une ambiance très original et hilarante. Un début de réel, un milieu d'étrange et une fin d'absurde, le film parfait.
Pourquoi un accueil cannois si frileux ? Je ne vois qu'une explication : les spectateurs attendaient du Guy Maddin, d'où leur étonnement, et pour certains déception, face à cette comédie au casting international XXL, parfois burlesque, frôlant il faut l'avouer le populisme, mais franchement désopilante. Les temps étant ce qu'ils sont les gens ont besoin de défouloirs et en cela ce "Rumours" remplit parfaitement son rôle. Mais attention Maddin reste Maddin et le résultat est donc un OFNI, brûlot politique amusant certes mais aussi film de série B, voire Z, horrifique qui témoigne de l'amour éternel du cinéaste canadien pour l'alternatif et l'expérimental. Et force est de constater que ce Maddin plus mainstream, avec de grosses guillemets malgré tout, a reçu de la part d'une salle remplie d'exploitants, de programmateurs, un accueil triomphal. Une chose est donc sûre : le film va bénéficier d'une distribution digne de ce nom, et ça c'est une formidable nouvelle.
L’idée de départ est très bonne : vivre le G7 de l’intérieur mais, très vite, les dialogues deviennent vides et abscons et on tourne en rond, cela manque de rythme et d’idées. C’est dommage car le casting était excellent.
J'ai eu la chance de découvrir ce film au Festival de Cannes. "Rumours" est une comédie noire qui se moque des politiciens avec un ton assez sombre et une touche d'horreur, ce qui est assez amusant. Voir Cate Blanchett jouer dans un film de ce genre est particulièrement amusant, surtout avec un accent allemand. Denis Menochet, quant à lui, jongle entre l'anglais et le français dans une scène totalement loufoque avec une brouette.
"Si tous les politiciens pètent les plombs lors d'un G7, pas étonnant que le monde tourne mal". Une comédie satirique complétement barrée, sur les rumeurs, les phobies ou préjugés qui minent la société. Tous les acteurs ont été bien casté, pour incarner les personnages qu'ils sont sensé représenter. Il y a des séquences parfois un peu "Too Much" qui peuvent décevoir, mais dans l'ensemble l'oeuvre est au final trés plaisante. Dans ce film je suis heureux de voir Cate Blanchett et Denis Ménochet se donner enfin la réplique.
Ce n'est pas un film, c'est une honte. dialogues vides, pas de scénario, suite de petite saynètes qui ne peuvent faire un film. Ironie a la fois facile et creuse. J'y suis allée pour les acteurs, je le regrette absolument. Oh les méchants politiciens, ils parlent vide et dans le vide... Voilà quel puissante analyse nous tient deux heures.