L'Homme qui rétrécit
Note moyenne
2,7
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451 critiques spectateurs

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Shawn777

805 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 octobre 2025
Comme tous les distributeurs décident de jouer toutes leurs cartouches en fin d'année (autant les sorties populaires que cinéma d'auteur), à la fois parce-que c'est une période plus bankable mais également parce-qu'elle permet la course aux Oscars et autre cérémonies, on se retrouve avec deux gros blockbusters français le même jour : premièrement "Kaamelott" qui va sûrement attirer toute l'attention et puis, le film qui nous intéresse ici, le remake de "L'Homme qui rétrécit". Alors oui bon, c'est une "seconde adaptation" du roman éponyme mais bon, quand on se retrouve devant un film qui reprend presque plan par plan celui de 1957, j'appelle ça un remake (ou alors ce sont deux adaptations très fidèles, je n'ai pas lu le livre). Mais bref, c'est un film que j'attendais beaucoup et finalement, je n'y ai pas vu grand intérêt ! Le premier reste très réussi car, s'il accumule les longueurs par moments, il reste surtout techniquement impressionnant pour l'époque. Puis bon, le film ne durant qu'une heure vingt, on n'a pas trop le temps de s'ennuyer. Or ici, on rajoute déjà vingt bonnes minutes et puis, bien malheureusement, l'aspect technique n'intéresse plus ou du moins n'impressionne plus car on sait que ce sont des effets spéciaux, le plus souvent non pratiques (c'est-à-dire générés par ordinateur quoi). Bon alors ici, il y a quand même une bonne part d'effets purement pratiques je pense, rien que dans les décors et accessoires mais le film n'innove jamais, il ne prend pas de risques. Et donc, on est en droit de se demander où est l'intérêt si ce n'est de changer la langue, les acteurs et de passer à la couleur. Car il y avait pourtant moyen de créer autre chose à partir de cette histoire que de refaire un huis clos, quitte à trahir un peu le roman. Parce-que, pour remettre un peu de contexte, nous suivons les mésaventures de Paul qui rétrécit de jour en jour jusqu'à atteindre la taille des poupées de sa fille et après une bagarre avec le chat, il tombe dans la cave et y reste enfermé. Donc au début, c'est sympa, on découvre l'environnement et ce à quoi Paul va être confronté mais ça s’essouffle très vite. On est même frustré qu'il ne se passe pas plus de choses, comme les rencontres avec l’araignée par exemple dont les effets de 1957 ne permettaient pas de développer plus que ça alors qu'ici, le film aurait pu justement bien plus développer cet aspect. Ou même rajouter d'autres adversaires ou menaces car du coup hormis l’araignée et la scène, très tendue pour le coup, avec la tapette à souris, on n'a pas grand-chose à se mettre sous la dent. En fait, le film aurait même pu commencer là où s'arrêtait le premier - spoiler: les deux fins étant d'ailleurs presque identiques
- ce qui est d'autant plus frustrant que ces scènes sont très réussies mais c'est un potentiel que nous ne verrons pas. Et puis, en plus de ça, comme dans le premier encore une fois, nous avons des interventions du personnage principal en voix off, ce qui donne un côté assez vieillot et puis surtout qui n'apporte rien hormis des phrases toute faites de philosophie de comptoir (oui, le bonheur, c'est comme le parfum, c'est une jolie tournure de phrase mais c'est plus pédant qu'autre chose car ça veut juste dire carpe diem, ce que le film raconte déjà, on n'avait pas besoin de le surligner toutes les trente minutes). Bref, malgré une bonne performance de Jean Dujardin et une mise en scène tout de même efficace et inventive de Jan Kounen, en ressort un film tiédasse qui manque cruellement d'originalité.
Miami_Chorize
Miami_Chorize

23 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2025
Attention, il s'agit d'un film à (au moins) double sens ! L'intrigue n'est donc pas forcément à prendre au premier degré...

... mais l'on peut quand même regarder le film de cette manière. C'est une nouvelle version (contemporaine celle-ci) d'une histoire connue, celle d'un roman déjà adapté au cinéma. Dans cette version-ci, on a droit aux effets spéciaux du XXIe siècle et la prestation de Jean Dujardin. C'est chouette mais cela ne suffirait pas à justifier la note que j'ai mise.

... parce qu'il y a un sens second à cette histoire, celle d'un homme à qui a priori tout réussit spoiler: et qui va progressivement (presque) tout perdre. Cette déchéance n'est pas n'importe laquelle : c'est celle d'un mâle blanc hétéro. Au second degré donc, ce film s'interroge sur la remise en question du modèle masculin traditionnel.
jeremyboue64
jeremyboue64

3 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 octobre 2025
Avec le grand Jean Dujardin en affiche, moi et mon ami étions littéralement impatients de découvrir ce film, qui est une reprise de la fameuse œuvre « l’homme qui rétrécît » parue en 1957.
Ayant loupé 10 min lors du début du film, nous avons raté la raison de pourquoi Paul rétrécissait…
Une fois Paul coincé dans le sous sol, je me suis dirigé sur Tiktok tellement l’ennui était présent. Aucune action, aucun synopsis pendant 45min…
Le grand combat contre l’araigné spoiler:
e était tout de même incroyable et mémorable ! Des combats j’en ai vu, mais des combats aussi violents, jamais !
Ça me fera de la culture cinématographique en plus !
maugis
maugis

23 abonnés 72 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 octobre 2025
pas mal joué mais le scénariste aurai du se creuser un peu la tété que d'incohérences ,les vêtements qui reduisent avec le personnage et des raccourcis bizarres dont: comment le personnage à pu sortir de l'aquarium et comment il est descendu de la fenêtre.... ,et j'en passe
liliane François
liliane François

6 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 octobre 2025
pas la peine de faire un film pour Dujardin...qui vaut mieux que ça...sujet très petit
perte de temps
Isaly13
Isaly13

52 abonnés 102 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2025
Plutôt une bonne surprise, le film tient la route avec des effets qui fonctionnent bien. Dujardin assure. Reste la mauvaise idée de cette voix off qui n’apporte rien, avec ses réflexions métaphysiques …
Mr cinetok
Mr cinetok

342 abonnés 400 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 octobre 2025
Le meilleur film du réalisateur et le meilleur rôle de Jean Dujardin depuis "the Artist" c'est sûr. Le film initié par ce dernier reprend bien les idées majeurs de l'excellent film de 1957. Ce n'est donc pas une comédie de fiction ni un grand film d'action comme certain le souhaitait mais comme l'original , un drame fantastique, un voyage vers un univers inconnu ou l'introspection existentiel fait face au défit de survivre en terrain inconnu, une expérience marquante sur la solitude et la comtemplation de nouvelles échelles du quotidien, qui deviennent à la fois merveilleuses et inquiétantes. La réalisation de l'ensemble est bluffante, avec des effets spéciaux inédits, très beaux et spectaculaires de réalisme. Mon voyage dans cette aventure a été totale et il fera parti d'un de mes meilleurs films français de l'année 2025. je lui souhaite du succès bien mérité à l'internationnal. Une pépitte du genre incontestable qui a touché mon âme de cinéphile. BRAVO
mat niro

462 abonnés 2 158 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 octobre 2025
Paul (Jean Dujardin) vit une vie apparemment paisible, et même si son entreprise vivote quelque peu, il peut compter sur le soutien de sa femme (Marie-Josée Croze) et de sa jeune fille. Quand il commence à perdre en taille et en masse corporelle, son chemin de croix va commencer.. Si Jan Kounen signe un film techniquement impressionnant, l'adaptation du roman de Richard Matheson ne tient pas la route sur la durée. De plus, les effets spéciaux spoiler: (avertissement pour les arachnophobes)
ne suffisent pas à passionner avec comme unique dialogue ou presque la voix-off de Dujardin. Rien à redire sur le visuel mais que ce voyage au sous-sol est ennuyeux.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 octobre 2025
 Me retrouver sur @cinémasansfard (YT) !

Rien, dans le salon de Paul, ne laisse deviner la catastrophe.
Une table, un jouet d’enfant, une tasse encore tiède. Et pourtant, tout va rapetisser — la maison, la voix, la certitude d’exister. Dans L’Homme qui rétrécit, Jan Kounen adapte le mythe de la disproportion à notre époque : celle d’hommes trop grands pour le monde, soudain ramenés à l’échelle du grain de poussière.

Le film s’ouvre sur la mer, bleue, rassurante, presque publicitaire. Puis vient la tempête, et le miracle — ou le châtiment. Jean Dujardin, impeccable d’économie, s’efface sous son propre rôle. On ne voit plus l’acteur, seulement un visage qui perd pied, centimètre après centimètre. La science l’abandonne, les mots se vident. Le rétrécissement devient une parabole : celle d’un masculin qui, après avoir tout voulu dominer, découvre la fragilité de la matière.

Kounen, fidèle à sa mise en scène psychédélique, choisit ici la retenue. Pas de transe, pas de délire visuel : seulement la banalité qui se tord. Une cave, une souris, une goutte d’eau devenue océan. C’est dans ces moments-là que le film frôle la grâce — quand la peur se fait minuscule, presque tendre. La photographie, grise, humide, capture la poussière comme une métaphore du monde moderne : tout se rétrécit, même la foi dans le progrès.

Mais l’allégorie tourne court. À force de symboles, le récit perd son ancrage. On cherche l’émotion, on ne trouve qu’un dispositif. La deuxième moitié, enfermée dans la cave, tourne en boucle. La survie devient répétition. Le fantastique s’use. On ne tremble plus : on observe. Dujardin fait ce qu’il peut, mais le scénario, didactique, n’ose jamais le vertige.

On sent pourtant l’intention : dire la crise de l’homme occidental, son effacement, sa honte écologique. Tout est là — mais trop expliqué. Kounen filme les fourmis comme des monstres et les humains comme des insectes, sans choisir vraiment de quel côté se placer. Il manque le trouble, la poésie du déclin.

À la fin, quand Paul n’est plus qu’un point dans la lumière, on voudrait ressentir la sidération de l’infiniment petit. On ne ressent qu’un concept.
L’Homme qui rétrécit laisse une impression étrange : celle d’une expérience pensée avant d’être vécue.

Un film réduit à son idée, élégamment tourné, lucidement vain.
Un rétrécissement du corps — et, hélas, du cinéma.

Note : 6 / 20

 Me retrouver sur @cinémasansfard (YT) !
Celirou72
Celirou72

1 critique Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2025
De bons effets spéciaux et jeu d'acteur de Dujardin. Scénario à trous mais l'essentiel n'est pas là. Vivre, exister, être, quelle que soit la dimension de notre espace. Le ciel et la Terre, le Cosmos et le Microcosme, tout est Vie.
Olivier
Olivier

39 abonnés 138 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2025
Synopsis : L'homme qui rétrécit, nouvelle adaptation du roman culte de Richard Matheson,nous entraîne dans le sillage de Paul,un homme ordinaire,qui partage sa vie entre son entreprise de construction navale,sa femme Elise et leur fille d'une sortie en mer,Paul se retrouve confronté à un étrange phénomène météorologique inexpliqué.Dès lors,Paul se met à rétrécir inexorablement,sans que la science ne puisse lui en expliquer la raison pour laquelle elle ne peut lui être d'aucun ,par accident,il se retrouve prisonnier de sa propre cave,et alors qu'il ne mesure plus que quelques centimètres,il va devoir se battre pour survivre dans cet environnement banal devenu pé de cette expérience,Paul va être confronté à lui-même, à son humanité,et tentera de répondre aux grandes interrogations de l'existence.
Pour sa troisième collaboration avec Jean Dujardin après 99 Francs et Les Infidèles,Jan Kounen livre une adaptation du film culte de série B de 1957 lui-même adapté du roman de Richard Matheson "L'homme qui rétrécit".
Comme unv vibrant hommage à Jules Verne et à Georges Méliès (à qui se film est dédié) Joan Kounen nous offre un conte pour petits et grands à mi-chemin entre aventure et fantastique.
Ponctué de narrations philosophiques sur la vie,ce film offre aussi une belle morale sur la différence et le temps qui passe.
La relation père-fille est très présente et offre une touche d'émotion supplémentaire.
Jean Dujardin est comme toujours excellent en homme désemparé et dépassé par les évènements qui se bât pour lui-même mais aussi pour sa femme et sa fille.
Les effets spéciaux sont très bien faits...
Seul bémol, certains passages un peu trop longs.
Malgré une très bonne histoire fidèle au livre,le film manque de rythme !!
Et j'ai également été déçu par la fin malgré une très bonne morale.
Un bon film d'aventure qui se laisse regarder mais pas inoubliable !!!
islander29

1 028 abonnés 2 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2025
un conte philosophique sur la place de l’homme dans l’univers. Produit par Jean Dujardin lui même….Premier point, le film est intéressant, on ne voit pas le temps passer….Deuxième point, ne pas comparer avec les films similaires de Jack Arnold ou Paul Verhovoen ‘( L’homme invisible?) ? Troisième point, c’est un film d’aventures et les araignées sont très méchantes, quand on mesure cinq millimètres ( est ce une allégorie?)….Pour le reste c’est propre techniquement, la musique est un élément majeur, et les effets spéciaux réussis….Le pari est audacieux, je le trouve transformé ???
Un film original à voir mais pas par des trop petits , ils feraient des cauchemars
dmi
dmi

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 octobre 2025
Pas super,
ennuyant car il n’y a aucun but à l’histoire je ne le conseillerais à personne mais l’acteur est plutôt bon
CinéMarcus
CinéMarcus

1 abonné 48 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 octobre 2025
Avec L’Homme qui rétrécit, Jan Kounen s’empare d’un monument de la science-fiction littéraire pour en faire une expérience bien plus intérieure qu’attendue.
Là où Richard Matheson racontait la perte de puissance et la confrontation de l’homme face à l’univers, Kounen choisit d’ancrer cette fable dans un quotidien français, presque banal, et c’est précisément ce qui la rend fascinante.

Jean Dujardin campe un homme solide, père, mari, chef de famille — un “pilier” dont le monde s’écroule à mesure que son corps se réduit. Et plus il rétrécit, plus tout ce qui définissait sa force — l’autorité, la virilité, la certitude d’exister à travers le regard des autres — s’effrite.
Le film ne parle pas seulement de taille, il parle d’identité. De ce que l’on devient quand on perd le contrôle.

Kounen filme cette chute avec une pudeur inhabituelle, loin du clinquant qu’on lui connaît. Les effets spéciaux servent avant tout l’émotion : une simple goutte d’eau devient un océan, un chat une menace cosmique, une maison un labyrinthe d’angoisse.
Chaque plan transforme le banal en vertige, et c’est là que le film trouve sa vraie force : dans cette redécouverte du monde à hauteur d’homme… minuscule.

Dujardin, lui, surprend par sa retenue. Il joue moins la peur que la résignation, moins la panique que l’éveil.
À mesure qu’il rétrécit, il s’éloigne de tout — des autres, de sa famille, du monde des “grands” — mais se rapproche d’une vérité plus vaste.
Il y a dans son regard une forme de paix qui naît de l’abandon, comme si, en devenant insignifiant, il touchait enfin quelque chose d’immense.

La mise en scène n’est pas sans failles : certaines séquences s’étirent, la symbolique pèse parfois un peu lourd, et le film peine à maintenir son intensité dramatique sur la durée. Mais son audace est indéniable.
Kounen parvient à transformer une histoire de science-fiction en une parabole existentielle sur la vulnérabilité, la perte de repères et la renaissance.

Au fond, L’Homme qui rétrécit n’est pas un film sur un corps qui disparaît, mais sur un esprit qui s’élève.
Un film imparfait, fragile, mais sincère, qui ose rappeler que la grandeur ne réside pas dans la puissance, mais dans la conscience.
Et que face à l’immensité du monde, il suffit parfois d’accepter d’être petit pour se sentir, enfin, à sa place.
Solax
Solax

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 octobre 2025
Le film m'a totalement emporté. Direction artistique et mise en scène au top. Scénario bien ficelé et un Dujardin au sommet. Coup de cœur de l'année.
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