82 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
49 critiques spectateurs
5
37 critiques
4
9 critiques
3
1 critique
2
0 critique
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Florence Ermacora
1 critique
Suivre son activité
5,0
Publiée le 11 décembre 2023
Film très bien joué, original dans son contenu et dans sa façon d’être filmé. Une conte avant-gardiste très amer-acide de la société d’aujourd’hui et de demain ! À voir !
Après un premier volet sorti en octobre 2022 et un deuxième en mars 2023, voici une nouvelle série de sketches sur le monde de l’après-Covid. Les deux premiers se déroulaient, confinement oblige, à l’intérieur ; celui-ci prend l’air comme son affiche l’annonce.
Son titre n’est pas clair. Signifie-t-il qu’après le Covid un nouveau monde est né, meilleur que celui d’avant comme nous fûmes nombreux à l’espérer, ou pire au contraire ? Ou bien, si le titre doit être lu comme une antiphrase, que rien n’a changé ?
Pour Laurent Firode, le Covid était tout au plus une grosse grippe qui a tué quelques vieillards qui seraient morts de toute façon quelques années plus tard. Cette menace grossie a conduit l’Etat à prendre des mesures liberticides, notamment l’obligation vaccinale, sans utilité sanitaire, dans le seul objectif d’enrichir les groupes pharmaceutiques : « On nous a obligés à nous vacciner parce qu’on allait mourir ; je ne me suis pas vacciné et je ne suis pas mort » lance l’un des personnages du deuxième sketch qui, quelques minutes plus tard, abandonnera sur le bord de la route un médecin « covidiste » blessé en lui faisant l’aumône d’un Doliprane et en lui rappelant que la consigne est d’éviter à tout prix l’engorgement des hôpitaux. Cette réplique donne à penser. Elle a la beauté stylistique du parallélisme. Elle sonne aussi comme une évidence : toute personne qui ne s’est pas vaccinée contre le Covid et qui n’en est pas morte peut légitimement revendiquer être la preuve vivante de l’inutilité de la vaccination. Pour autant, cette affirmation de bon sens – ou son symétrique : « Je me suis fait vacciner et pourtant j’ai attrapé le Covid ; c’est la preuve que le vaccin ne servait à rien » – peut, si l’on s’en donne la peine, être réfutée en rappelant quelques principes de bases de virologie et d’immunologie.
Laurent Firode fait le pari, malin, de l’humour. Pari dont on sait l’efficacité depuis la commedia dell’arte, Molière et son Castigat ridendo mores. Cette technique consiste à outrer le comportement de ceux qu’on vise à ridiculiser : influenceuses vegan et néo-rurales qui exigent d’un coq qu’il arrête de chanter, actrice sur le retour qui espère se faire de la publicité en défendant la cause d’une Iranienne emprisonnée, angoissée climatique aisément manipulable pour participer à des actions violentes, "sensitivity reader" qui passe à la moulinette des textes prétendument offensants au risque de les dénaturer, etc.
Le pari est en partie réussi car certaines situations et certaines réparties sont franchement drôles. Mais cette charge en règle covido-sceptique, antivax, climato-sceptique contre le monde actuel et les travers qu’on lui trouve – l’accent mis sur la défense de la planète, l’égalité des sexes, le principe de précaution… – n’en reste pas moins nauséabonde. Et les sarcasmes qu’on entend dans la salle, doublés des commentaires étouffés qui s’y murmurent, ne donnent pas envie de sympathiser avec les autres spectateurs.
On retrouve la veine satirique qui a fait le succès des deux premiers films de la série. Comme les autres, celui-ci est « choral » : plusieurs dizaines de personnages s’y croisent, emblématiques de notre époque : écologistes, survivalistes, véganes, artiste cherchant sa « niche » et journaliste son coupable, covidistes fanatisés, sensitivity reader, médecin corrompu, psychanalyste criminelle – personne n’est épargné par l’humour grinçant du cinéaste. Ce rire est sa marque, à laquelle il a ajouté cette fois-ci une touche onirique, fantastique. Ces six récits incorrects sur le monde d’aujourd’hui s’emboîtent, comme des poupées russes « horrifiques ». Ils sont portés par des comédiens, dont il faut souligner la grande qualité, tant ils sont tous criants de vérité : ils nous rappellent à quel point, en France, le vrai talent est souvent inexploité.
Du sens et du bon sens, de la subtilité et de l'intelligence pure. Ce film est un diamant de pistes de réflexions qui relèvent de tous les domaines, sociologique, écologique, politique, psychologique et qui montre que l'absurdité est à son apogée. Une pure merveille ! Des fous rires même dans le dramatique ! Et surtout un film courageux qui dénonce les dissonances de notre société. Je vous le recommande bien évidemment ! Vivement le monde d'après 4 ! Bravo à tous les acteurs et actrices, et un grand merci à l'espace Saint Michel de diffuser !
Et merci au public de contribuer au succès de ce film !
Laurent Firode poursuit son travail pour démasquer les délires de nos temps modernes. Associant cette fois une dose supplémentaire de plaisir pour le spectateur, car aux éclats de rire devant tant d'absurdités, d'incohérences d'inepties flagrantes, il ajoute un côté plus grinçant, façon frères Cohen, où le thriller, sans se prendre trop au sérieux, en dit quand même long sur la violence faite aux humains, dans nos sociétés actuelles. Un film qui dénonce donc, et qui dérange évidemment de plus en plus de bien pensants moutonniers. Bravo à cette parole libre, si rare au cinéma. Drôle et intelligent, ou "bête et méchant" comme l'écrit Télérama. Merci à eux de faire, volontairement ou non, l'éloge de ce film de Firode, par un épithète autrefois revendiqué par Harakiri !!!
Excellent, cynique, grincent, drôle, dérangeant ! Porté par des comédiens talentueux et par son public, Le Monde d'après 3 était attendu et ne déçoit pas ! Merci Laurent Firode, pour votre engagement et votre courage à éclairer, votre film encensé par le public et démoli par la presse suscitera la curiosité des plus audacieux !!!
Troisième opus de Laurent Firode qui analyse avec finesse, perspicacité, totale liberté et impertinence les travers de notre société. Avec beaucoup d'humour noir, il nous entraîne entre réalités et rêves , et cela tourne aux cauchemars. Réveillons-nous !!! Amateurs de politiquement correct s'abstenir. On retrouve avec bonheur les acteurs des deux premiers épisodes. Un film à voir, libérateur et questionnant !
Avec les codes du film d'épouvante, les saynètes de ce film critiquent les peurs irrationnelles du monde actuel. La salle est remplie, les spectateurs rient, et ne restent pas indifférent aux rebondissements et réflexions. Humour noir, mais aussi émotions chocs au rendez-vous servis par équipe de comédiens complices au diapason. Et Irène Ismailoff toujours exceptionnelle !!
Un chef d’œuvre d’insolence et de liberté dans un monde où il est indiqué de suivre et surtout ne pas réfléchir. Beaucoup d’aspects de la bien pensance sont abordés, avec beaucoup de talent et d’élégance. Et les acteurs sont excellents!
je n avais pas vu les deux précédents mais et mème si les passionnés d éffets spéciaux resteront sur leur faim j ai retrouvé dans ses dénonciations de l absurde un peu de l esprit monthy python... très rafraichissant
j'ai mis 5* car j'ai loupé les 2 premiers et le regrette! Heursmt le 3eme volet passe encore occasionnellement à l'espace Saint Michel! c'est une comédie satyrique de 5 petites histoires sur le covidisme, le wokisme, le survivalisme et autres dérives absurdes de ce monde post covid inquiétant. Les comédiens et comédiennes sont excellent ! Il faut que je vois les précédents !