Les thématiques sont intéressantes, d'abord par cette jeunesse dont le sifflet représente le cri de désespoir d'une génération en perdition, livrée à elle-même dans un monde dans lequel on ne peut plus faire confiance et se référer, ni aux adultes, ni aux institutions, tapis par le vice. C'est dans cet abandon que chacun va se confronter à sa propre noirceur, sa propre peur, forçant la prise de conscience de la réalité, pour la contrôler, s'en libérer. Puis par le thème historique et mythologique autour des Aztèques, avec une héroïne qui cherche la lumière pour ne pas sombrer, et qui, comme son nom l'indique, applique les règles de la résurrection et de la renaissance symbolique.
On peut noter une ambiance, et quelques trouvailles pour la mise en scène des morts, néanmoins c'est un remake caché de Destination finale, auquel il emprunte pratiquement tout, que ce soit les personnages, les morts, les situations, ainsi que les solutions, ce qui ne lui laisse que peu de choses.. la quête amoureuse du girl power. Le plus regrettable, c'est l'absence de profondeur sur des mises en abyme de certains personnages, certaines morts, qui reste purement graphique, alors qu'il y avait matière à développer l'enjeu, ou l'angle de vue.
On peut déjà envisager, même écrire, plusieurs suites et prequels potentiels tant on a l'impression d'avoir déjà vu le film, et le concept.