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Jean François Tropres
9 critiques
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5,0
Publiée le 25 décembre 2025
Un bonheur à partager absolument. On s'y voit comme un chasseur d'images en quête de moments de sérénité, lorsque l'animal et l'homme se respectent dans leurs différences et leurs ressemblances. La transmission des valeurs entre le grand père, le père et le petit fils font du bien. Courez y !!!
Et allez....après la panthère qui attire maintenant des touristes là où franchement ce n'était pas nécessaire... Maintenant on file en Norvège voir le grand tétras, en avion. Quand l'image passe avant la nature....
Quel ennui! De belles images animalières et un son remarquable mais ça ne fait pas un bon film. Les dialogues sont insipides et moralisateurs mais soi-disant touchants et poétiques car dit par un vieil homme. Le réalisateur croit faire de la poésie avec des images sombres, floues, de la brume mais en fait c'est juste triste plutôt que poétique. Et la musique ajoute encore plus de tristesse. J'aurais mieux fait de passer 1h30 en forêt plutôt qu'en salle de cinéma
Belles images mais l’histoire est sans intérêt et le discours soporifique et moralisateur. Le père joue un rôle qui sonne faux, il en fait trop. L’enfant est un peu plus touchant car plus naturel. Mais quel ennui…
Quelques magnifiques séquences et de très belles photos, le tout gâché par trop d'abus : * abus de zoom, avec des alternances de jeux de flou et d'images nettes; * abus de passages gratuits de nuages et de brumes à répétition trop fréquentes * abus d'images de nature indéterminées (gouttes de pluie ? flocons de neige ? nuées d'insectes ?) * abus de selfies (ou de portraits filmés par un tiers ?). Au total, un petit tiers du film à 5 étoiles et deux tiers superflus.
Désenchanté ! Le côté fabriqué, presque artificiel (c'est un comble pour un film qui parle de la nature) m'a tenu à l'écart; je ne suis absolument pas rentré dans l'histoire. L'approche avec les 3 générations (le grand-père, le père, le fils) n'apporte rien. Cette volonté démonstrative de passage de témoin, de sensibilisation des jeunes générations me semble trop appuyée voire simpliste. La nature seule, avec les animaux, la végétation, les saisons aurait été suffisant, de même qu'une durée d'1h15/1h20 plutôt qu'une heure 35. Bref, franchement déçu car je pensais être transporté. Certes les heures passées à capter les animaux ainsi que la collecte de toutes ses images représentent un travail colossal mais elles viennent juste prouver la fascination du réalisateur, comme des petites vignettes qui illustrent son ressenti.
Bien que j’ai trouvé les images très belles et l’intention de ce film louable, je suis restée de marbre devant les séquencés mises en scène entre les 3 générations de Munier que j’ai trouvé artificielles et trop cadrées pour être émouvantes. Les dialogues ont vraisemblablement été réenregistrés en post-production, ce qui leur enlève toute authenticité. Dommage!!
Un film d’une poésie et d’une force émotionnelle comme j’en ai rarement vu ces dernières années. Quasiment chaque plan est d’une beauté à couper le souffle. Le côté transmission inter-générationnelle de cette faune qui se perd mais surtout de ce vivant qui perdure et existe malgré les difficultés. Donner le goût à la jeune génération de savourer ce qui nous entoure et surtout l’apprentissage de la patience pour capturer le beau même s’il peut être bref ! Un superbe voyage dans les Vosges et le grand nord au visuel exceptionnel ! Un film à absolument voir aussi bien pour les adultes que les enfants !
Après La Panthère des Neiges, ce nouveau documentaire prolonge une même ambition : contempler la nature, dans un rapport presque spirituel. De ce point de vue, le film tient ses promesses. Les images sont, une nouvelle fois, somptueuses, d’une précision presque irréelle, captant les paysages avec un soin extrême.
Mais cette virtuosité finit parfois par produire l’effet inverse de celui recherché. À force de netteté et de perfection visuelle, certaines séquences donnent la sensation d’une nature presque déréalisée, comme filtrée ou retouchée, au point de créer une distance émotionnelle avec ce qui est filmé.
Le récit, centré sur la transmission entre générations et une manière d’appréhender le monde à l'opposé de notre quotidien ultra connecté, est indéniablement beau sur le papier. Mais il s'en dégage aussi quelque chose de légèrement daté, voire un peu mièvre. À vouloir trop expliquer, trop sensibiliser, il flirte avec un discours parfois moralisateur qui alourdit l’ensemble.
S’ajoutent à cela quelques problèmes de rythme : le film s’étire et l’ennui finit par s’installer.
Au final, un documentaire indéniablement élégant et sincère, porteur d’un regard apaisé sur le monde, mais qui, à force de vouloir transmettre une leçon de sagesse, peine à réellement passionner et dont la nostalgie un peu conservatrice peut autant apaiser qu'agacer.
Vincent Munier nous fait entrer dans la forêt des Vosges et nous faire ressentir le monde ancestral qui nous entouré. Doté d'une belle sensibilité, d'un sens du mystère, avec ces plans de brumes qui se levent, le film tombe parfois dans un côté solennel un peu regrettable. Un peu trop de contemplation, pas assez de vie.
Film attrayant à priori car consacré à la nature mais plutôt décevant au final. En effet c'est un oeuvre quasi monochrome où les scènes se déroulent en grande partie dans une semi-obscurité et dans le flou avec de longs passages sur un ciel nuageux qui n'apporte rien de plus. C'est dommage car le thème était séduisant et le monde de la forêt est attirant mais on ressort au mieux un peu touché par quelques passages à connotation poétiques mais totalement sur sa faim quant à une meilleure connaissance de ce milieu.
++ C’est très beau, nombreux plans superbes (forêt, animaux, brouillard, reliefs, flou), capacité à rendre artistique des prises de vue de la nature, beaux jeux sur les lumières, sur les particules en général. De l’émotion par exemple avec ces mini volutes de chaleur qui sortent du bec de petits oiseaux qui chantent … Le son est egalement incroyable - - Je n’ai pas trouvé le fil conducteur, un scénario, tout juste un message sur l’intérêt de la transmission … mais globalement je n’ai pas trouvé intéressantes les parties avec les hommes de ces trois générations. Une ode à l’immense beauté de la nature ; point ; et c’est déjà pas si mal !
Les personnages du film sont des animaux et la nature. D'entrée, l'accent est mis sur le grand tétras (images et avis de disparition des Vosges) ; il sera aussi la dernière image. D'autres animaux défilent, surtout des oiseaux, mais pas que. Et il y a ces forêts, ce ciel, dont le film nous donne des images quasiment hypnotisantes -à condition d'être un spectateur qui fait partie des contemplatifs.
Le documentaire animalier est sacrément utile au cinéma. Sans lui, quel genre pourrait nous émouvoir autant, juste avec des images ? Et là, nous avons un cas d'espèce avec ce film : on ne quitte pas cet état de contemplation pendant 1h30. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle on ne fera aucun reproche aux auteurs, tel que ne montrer que le beau, ne pas être assez didactique, ne pas assez insister sur le message politique, etc.
Alors que ce film est moins ambitieux (voire moins spectaculaire) que "La panthère des neiges" (2021), il nous porte plus à la rêverie, à l'extase ; on peut même dériver sur une déprime tellement cette beauté nous dépasse, nous enfonce (on s'y sent, nous humains, presque hors sujet). Les animaux (du moins ceux filmés) semblent heureux, mais leurs occupations semblent si loin des nôtres (petites, globalement destructrices)... Les animaux doivent penser que les humains sortent d'une quatrième dimension.
Les Chants de la forêt est un documentaire contemplatif qui nous plonge au cœur des forêts des Vosges, à la rencontre de leurs habitants, humains comme animaux. La famille Munier — père, fils et grand-père — parle de « leur » forêt avec une passion communicative, faite de respect, d’écoute et d’humilité. Ici, on ne traverse pas la nature, on y vit, on s’y fond presque, en essayant d’entendre ce que la faune a à dire.
Le film prend volontairement son temps. Il s’attarde sur la splendeur brute de la nature, sur les silences, les bruissements, les regards d’animaux captés avec une patience impressionnante. C’est sincère, profond, presque méditatif. On se déconnecte des écrans, des portables, du bruit du monde, pour se reconnecter à l’essentiel, avec une vraie sensation d’immersion.
Le rythme très posé pourra cependant en dérouter certains. À quelques moments, l’ennui n’est pas loin, mais il fait partie de l’expérience : ce temps étiré sert l’ambiance et donne l’impression d’être réellement là, au cœur de la forêt. Un documentaire superbe, exigeant, qui demande au spectateur de ralentir pour mieux écouter.