Ce film est une ARNAQUE défendu à tort. Le Chant des forêts n’est pas un film exigeant, c’est un film sans matière. Il n’y a pas d’images au sens du cinéma : du flou répété, de l’obscurité recyclée, les mêmes plans indistincts utilisés jusqu’à l’usure. Le respect du vivant sert ici d’excuse à l’illisibilité permanente, alors qu’il masque surtout l’absence de contenu visuel.
Il n’y a pas de contemplation, car on ne contemple pas ce qu’on ne voit pas. Il n’y a pas d’information, car le film refuse toute pédagogie au point de ne rien transmettre. Même en format audio, il n’y aurait pas matière : pas d’idées structurées, pas de récit, pas de savoir.
La transmission papy–fils–petit-fils est surdimensionnée et envahissante. Cinq minutes auraient suffi. Le reste remplace la forêt au lieu de la servir. Ce qui aurait tenu en dix minutes de court-métrage est artificiellement étiré en long-métrage vide.
Quand je lis certaines critiques de la presse, je me demande sincèrement si le film a été vu. Les discours sur la contemplation, la richesse visuelle ou la puissance du silence sont en contradiction directe avec la réalité du film. On a le sentiment d’un commentaire reproduit mécaniquement, d’un vocabulaire convenu repris d’un article à l’autre, sans vérification ni confrontation réelle aux images. Cette unanimité ressemble moins à une analyse qu’à un effet de mimétisme, où l’on valide une œuvre parce qu’il est plus simple de la valider que de la remettre en question.
Mais ce qui interroge encore davantage, ce sont certains avis de spectateurs. Ils paraissent hors-sol, déconnectés des faits matériels du film, comme s’ils décrivaient une œuvre que personne d’autre n’a vue. Cela pose une vraie question : parle-t-on d’un ressenti personnel ou d’une réalité observable ? Ici, ce n’est pas une affaire de sensibilité, mais de matière concrète : des images inexistantes, un contenu absent, un montage vide. Face à cela, les éloges paraissent soit complaisants, soit fabriqués, soit révélateurs d’une acceptation inquiétante de la médiocrité.
Ce film n’est pas incompris. Il est objectivement pauvre. Et le défendre sans jamais revenir aux faits — aux images, au contenu, à ce qui est réellement montré — revient à entretenir une illusion collective. Un film sans images au cinéma, sans substance dans le propos, porté par une réception critique et spectatorielle qui, ici, semble largement déconnectée de la réalité.