Note : 14/20 > ⭐⭐⭐✨/⭐⭐⭐⭐⭐
Je sors clairement de ma zone de confort. Ce film est uniquement proposé cette semaine dans mon cinéma. Ayant vu le 4,3, je me suis dit "Pourquoi pas !". Ça change de ce que j'ai l'habitude de voir.
C'est plus qu'un film : c'est une passion. Il y a à la fois peu et beaucoup à dire. Chaque plan a son histoire. Chaque plan est sublime. Chaque plan me remet en question sur ce que l'humain fait aux animaux. C'est d'ailleurs le message du film. La façon dont cela est apporté dans le dialogue n'est pas parfaite, mais la mise en scène suffit à elle-même. Tu me retires la famille Meunier, je peux passer 90 minutes à regarder des plans d'animaux dans une forêt sans broncher. Parce que la famille Meunier retire tout de même un petit quelque chose. Je n'ai pas toujours trouvé un réel sentiment d'appartenance à l'environnement, se contentant simplement d'essayer de réciter son texte avec rigueur. La séquence du petit qui sort son téléphone alors que depuis le début, il est en phase avec la nature, j'avoue, ça m'a désagréablement surpris.
Enfin bref, les scènes les moins bonnes sont quand ils sont dedans, et ce n'est pas un hasard. Vraiment, la musique, le bruit des animaux, la photographie, la forêt. Juste ça, j'ai eu des frissons.
Enfin, parce qu'il s'agit tout de même de l'intérêt du film : le Grand Tétras. Je suis très honnête avec vous : je m'en fiche royalement de cette mission. Elle amène au message de fin du comportement humain sur la protection animale, certe. Mais c'est tout pour moi. J'ignore si c'est un avantage ou un défaut.
J'ai tout de même une petite question : pourquoi autant de fumée ? J'ai ma supposition, mais je n'arrive pas à savoir exactement si c'est le "danger du feu" ou juste des nuages proches du sol. Je suis peut-être complètement débile.
Vincent, la prochaine fois, tu m'enlèves tous les humains, et tu me filmes tout ce que tu veux. L'eau, l'air, le feu, je m'en fous, je pourrai regarder ça pendant 90 minutes (120, ça ferait un peu long).