Photographe animalier Vincent Munier s'offre une escapade au cœur des forêts des Vosges, là où il a tout appris de son père Michel, un naturaliste qui a passé sa vie à l'affût dans les bois. Il est désormais l'heure pour eux de transmettre ce précieux savoir à Simon le fils de Vincent.
Documentaire animalier rendant hommage à Dame Nature, mais pas que … Le son, les bruits, ont autant d'importance que la vue. Ce monde dit sauvage est un monde invisible, mais qui laisse des traces. Alors, taisez vous cinq minutes ! Ouvrez grand les yeux et les oreilles et observez. Vous verrez vous n'êtes pas si importants que ça. Sifflement, chuintements, hululements, des milliers de petits cœurs qui battent très fort … C'est long, et il ne se passe pas grand chose. Attends, patientes. Mais ça tu ne sais plus le faire. Tu n'arrives plus à te prouver que la nature est belle. L'affût a complètement disparu de la vie des hommes bercée par le grondement des avions qui passent de plus en plus nombreux dans nos beaux cieux étoilés. Il y a cette pollution sonore, la disparition des espèces, les changements climatiques. Un monde est entrain de disparaître, le notre s'en moque. Ce film en est déjà le triste mais beau témoignage. Tout est question de transmission, faut-il encore transmettre des valeurs justes.
Ces trois doux rêveurs que sont, Michel le père, Vincent le fils et Simon le sain d'esprit, semblent ne pas vouloir croire que l'humain a oublié qu'il n'est pas seul sur cette planète. Le Grand Tetras va disparaître, mais pour nous … Il est déjà trop tard, on s'est perdu dans le regard du Lynx.
Yvan la Prune, critique au courrier du Cinéma veut rajouter :
Tout ça, c'est bien joli, mais comme c'est mou et long !! Bien sûr que j'ai vu le film, enfin, je m'y suis endormi. Croyez moi, passer une nuit en pleine forêt, le cul dans la neige, surpris par le bruit incessant des animaux sauvages, ce n'est pas une partie de plaisir, et n'a rien de poétique. Vous n'avez certainement pas le temps de philosopher en famille tout en chuchotant. Nous rappeler que les causes principales de la disparition des espèces restent liées aux activités humaines et à la dégradation de l’habitat, c'est bien. Michel Munier nous parle aussi de la présence nuisible des avions. Mais comment se rend-il en Norvège, juste pour filmer une grosse dinde ?