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Napoléon
181 abonnés
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3,5
Publiée le 17 mars 2026
Une œuvre immersive avec des images magnifiques aidées de bons passages sonores. La mise en avant du son est une excellente idée, étant un côté qu'on oublie souvent. Pour un film rappelant l'existence de la nature, sa beauté et son importance.
Le Chant des forêts n'est pas un documentaire animalier mais un film sur notre rapport distendu à la nature, sur l'importance vitale de cultiver et surtout transmettre celui-ci. C'est aussi un éloge de la solitude, de la contemplation et du temps long. Les plans sur la brume qui traverse les forêts sont de toute beauté, comme l'environnement sonore qui profite pleinement d'une diffusion en salle de cinéma. On est littéralement plongé au coeur d'une forêt peuplée de fantômes, tapi au creux d'un grand sapin, à l'affut. Je peux tout à fait concevoir que l'on trouve cela trop lent, dénué d'enjeux dramatiques, ennuyeux et moralisateur, mais ce film est justement là pour nous réapprendre à apprécier ce type de spectacle, loin de l'effervescence d'une société hystérique.
Envoûtant, poétique et un bel hommage de Vincent Munier à son père. C'est bel et bien un film plus qu'un documentaire qui vous expliquerais le mode de vie des animaux. Amateurs de belles images ce film est fait pour vous.
Les récompenses obtenues aux Césars m’ont convaincu de donner une chance au Chant des Forêts, ce documentaire de Vincent Munier trop généreusement promu. La salle était mutique pendant que le défilé animalier se laissait entendre, amplifié par un système d’écoute parabolique, les cris et les chants que la nature réserve nuitamment à ceux qui ont la patience de les attendre dans le froid et l’humidité. Voir un animal dans son habitat naturel est souvent une expérience furtive. Ainsi de ce loup allemand aperçu au loin cette année sortant d’un champ pour se glisser sous une haie. Le lien entre les hommes des trois générations Munier donne une image favorable de l’écologie familiale à laquelle il fait du bien de croire. J’ai été touché bien au-delà de ce à quoi j’aurais pu m’attendre. Alors d’accord, Munier est un grand.
J'ai été très déçue... Je m'attendais à un documentaire sur les animaux et la forêt; au lieu de cela, j'ai eu l'impression de plus voir son père et son fils en gros plan que la nature...
Dès le début, on est mis dans l'ambiance, il y aura de la brume, du flou et de l'obscurité. Alors oui, ça crée une ambiance poétique, voire arty, mais là c'est trop, et il y a plus de plans de la forêt en général ou d'une branche en particulier que d'animaux, dont beaucoup sont aperçus le temps d'un clignement d'oeil. La musique est très belle, la lumière aussi, quoique pour cette dernière je soupçonne un très gros travail d'étalonnage. Concernant la présence des humains, elle permet de nous réveiller entre une brume et un flou, mais rien de bien transcendant dans les dialogues et un certain manque de naturel ou d'intérêt dans les situations, même si ça part d'une bonne intention avec cette histoire de passation.
Et puis on passe des Vosges à la Norvège sous le prétexte d'aller voir le Grand Tétras (images impressionnantes d'ailleurs), mais on passe sûrement à côté de plein d'autres choses qui auraient pu être filmées sur place.
En bref ressenti mitigé. Le film a son style, mais ce n'est pas le mien.
Vincent Munier avait atteint la quasi perfection avec son premier long-métrage documentaire, La Panthère des Neiges. Bien aidé par l’écrivain voyageur Sylvain Tesson, il avait su ajouter au documentaire animalier traditionnel une poésie formidable. Cette fois, point de Sylvain Tesson, mais seulement lui, son père et son fils. Forcément on y perd un peu en lyrisme. Pourtant, l’aspect filial et l’idée de transmission intergénérationnel est très belle à voir. De génération en génération ces trois hommes se transmettent le sens de l’observation de la nature, et leurs désirs d’essayer de préserver le monde sauvage à tout prix. Mais le film est beaucoup moins bavard que son prédécesseur et laisse beaucoup de place à la contemplation sans commentaires. La musique de Warren Ellis et Nick Cave est une nouvelle fois parfaite et vient donner une touche d’onirisme supplémentaire au documentaire. Malgré tout, les Vosges ne sont pas un cadre naturel hyper excitant pour un documentaire animalier, d’autant plus que tout semble tourné dans des conditions météo souvent médiocres. Cela donne une teinte très sombre au film, ce qui ne lui rend pas grâce. Pourtant certaines séquences sont visuellement splendides, mises en scène comme de véritables tableaux de maîtres. Dans ces moments de grâce, les animaux, la végétation et la lumière font corps dans de somptueuses fresques visuelles. Le fil rouge du documentaire, la quête du Grand tétras, est également fascinante. Même si on ne confine pas au sublime et on n’atteint pas l’émotion de La Panthère des Neiges, Vincent Munier nous offre un moment suspendu à savourer.
Magnifique !! Je suis allée voir ce film deux fois ,quel émerveillement de découvrir cette nature au travers des yeux de trois générations ! Les images sont magiques,le son fantastique,la complicité entre eux trois juste émouvante,quel bel hommage rendu aux forêts et à leurs habitants,un pur bonheur ! Chapeau les artistes !
Certes il y de temps en temps de belles images mais n'importe quel documentaire animalier sur Arte est plus intéressant. On n'apprend pratiquement rien sur les animaux et ce n'est pas parce qu'elles sont dites par 3 générations réunies que les platitudes sur la nature deviennent intéressantes. Heureusement ce n'est pas trop long.
Reposant… un monde en mode fantôme. Pas angoissant mais une plongée dans le monde de l’au-delà pour voir au delà du monde. Les acteurs (arbres et animaux) sont parfaits de vérité. Nous regardons un monde qui s’efface et le film montre que nous ignorons être dedans.
Mais on voit surtout des discussions entre grand-père, père et fils à la quête des animaux. Donc faut vraiment être là pour les images de dingue et pas pour un scénario (alors que d'habitude, j'aime les films surtout pour leur scénario)
Ça m'a donné envie de regarder "la panthère des neiges"
Vincent Munier observe la forêt à travers les yeux de son fils et les souvenirs de son père à la recherche du grand Tétra le plus grand volatile au monde, animal mytique en voie de disparition mais qui peut encore être observé en Norvège. On est au plus près des 3 protagonistes dans les affûts. Il faut savoir qu'en plus grande partie, le film se déroule dans la pénombre et la brume au moment de l'éveil de la forêt.