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Ola Nessy
7 critiques
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5,0
Publiée le 1 janvier 2026
À peine sorti du visionnage de ce film documentaire (dans une magnifique salle de cinéma - where else?) - ou disons que deux heures se sont écoulées depuis - j'hésite entre la notation "Excellent" et "Chef d’œuvre"... A minima excellent, c'est certain. Bien plus dense (en événements visuels et sonores) que "La panthère des neiges", il n'y a rien à critiquer dans cette nouvelle œuvre de Vincent Munier. Les images sont sublimes (incluant une bonne part de floutage, pour mieux nous embarquer in situ, à travers les yeux des protagonistes), la bande son est magnifique, les dialogues savamment sélectionnés (ni trop, ni trop peu de dialogues - toujours à bon escient), pour un résultat féerique, qui incite naturellement à la réflexion (au sujet de la pression des activités humaines sur la nature). Considérant la gravité des (mé)faits (humains), ce film mérite selon moi le statut de chef d’œuvre cinématographique, qui nous emmène loin, très loin, des élucubrations artificielles d'un monde dit "moderne" (le nôtre). Un film salvateur. Et subversif par nature. Un film qui donne envie de s'opposer aux délires économico-capitalistes du genre humain.
Des images assez sombres, de longues et belles scènes de brouillard sur la forêt vosgienne, des animaux que l'on devine parfois plus qu'on ne les voit. Un parti pris d'un film plutôt impressionniste. Un message global assez triste d'une nature sauvage qui disparaît tranquillement mais sûrement et des hommes qui laissent faire, qui ne s'inquiètent plus du monde animal et végétal berceau de l'humanité. Trois générations d'hommes à l'affût qui semblent les derniers témoins du déclin de la vie sauvage dans les Vosges. Ce lien un peu forcé à l'image entre le grand père, le père et le fils m'a un peu gêné et déplu. J'ai par contre beaucoup aimé les bruits de la forêt, les cris des animaux, les chants des oiseaux les portraits de cerfs. Au final on se laisse bercé par les images, les voix, la neige et le froid. Si vous espérez un documentaire animalier plein de couleurs, d'anecdotes et d'effets de caméra, vous serez déçu. Ce film se veut plus profond, plus méditatif.
Après La Panthère des Neiges, ce nouveau documentaire prolonge une même ambition : contempler la nature, dans un rapport presque spirituel. De ce point de vue, le film tient ses promesses. Les images sont, une nouvelle fois, somptueuses, d’une précision presque irréelle, captant les paysages avec un soin extrême.
Mais cette virtuosité finit parfois par produire l’effet inverse de celui recherché. À force de netteté et de perfection visuelle, certaines séquences donnent la sensation d’une nature presque déréalisée, comme filtrée ou retouchée, au point de créer une distance émotionnelle avec ce qui est filmé.
Le récit, centré sur la transmission entre générations et une manière d’appréhender le monde à l'opposé de notre quotidien ultra connecté, est indéniablement beau sur le papier. Mais il s'en dégage aussi quelque chose de légèrement daté, voire un peu mièvre. À vouloir trop expliquer, trop sensibiliser, il flirte avec un discours parfois moralisateur qui alourdit l’ensemble.
S’ajoutent à cela quelques problèmes de rythme : le film s’étire et l’ennui finit par s’installer.
Au final, un documentaire indéniablement élégant et sincère, porteur d’un regard apaisé sur le monde, mais qui, à force de vouloir transmettre une leçon de sagesse, peine à réellement passionner et dont la nostalgie un peu conservatrice peut autant apaiser qu'agacer.
Nous étions 4 à aller voir ce film pour attendre agréablement le réveillon. Ce fut un désastre : Des paysages de forêts dans le brouillard, des prises de vue majoritairement floues, des nuages et des fils d'araignée redondants, des échanges entre les 3 membres de la famille moralisateurs et niais.... bref 1h30 de longueurs et de répétitions....et il serait tout de même temps de savoir que dans le Vercors (où nous habitons) par exemple. on observe régulièrement des tétras et qu'on n'a pas besoin de prendre l'avion (si bruyant) pour aller les voir ...en Norvège !
Une paranthèse enchantée et enchanteresse. Dans ce monde où tout va vite (trop vite) un arrêt sur image sur ce monde magnifique qui nous entoure et force à la fascination. À chacun d’entre nous de prendre soin de cet écosystème qui dépend malheureusement des actions de chacun.
Il y a certes de très belles images dans ce film. Mais à part cela ? Sur l’heure et demie que dure le film, une grande partie est consacrée à son petit-fils, que l’on voit plus souvent que les animaux : en train de dormir, de tomber dans la neige, de manger des chamallows… Quel intérêt ? Bien sûr, on découvre le grand tétras, quelques chouettes et d’autres animaux dont un lynx, ces images sont magnifiques mais ne représentent malheureusement qu’une petite partie du film. Le reste se compose surtout de paysages forestiers et d’animaux filmés de loin, souvent flous — pourquoi flous? C’est profondément beau, certes, mais aussi profondément soporifique. J'ai tenu jusqu'à la fin, mais je me suis ennuyée.
Film poétique, presque mystique. Les personnages sont justes, sympathiques et à leur place. Mais où sont les femmes? Cela donne l’impression que les femmes ne peuvent (doivent?) pas passer du temps en forêt… Finalement, cette lignée masculine observe le désastre créé par le patriarcat.
Un pur moment de bonheur , chaque image etait un plaisir des yeux, plus les bruits de la forêt , les animaux si proches, vraiment un magnifique film qui fait du bien, et la famille Munier, grand père, fils, petit fils sont là , discrets, et leurs voix sont justes et nous disent : c est le sauvage ... et faire attention à l insignifiant dans la forêt qui nous ramène à L essentiel ....
Film documentaire, les commentaires du grand-père un peu moralisateurs. Le passage norvégien pour le grand tétra incongru... J'ai aimé les photos du Jura, ses biches et cerfs, son lynx, ses oiseaux... Film lent, raffraichissant, qui apprend la transmission.
Film attrayant à priori car consacré à la nature mais plutôt décevant au final. En effet c'est un oeuvre quasi monochrome où les scènes se déroulent en grande partie dans une semi-obscurité et dans le flou avec de longs passages sur un ciel nuageux qui n'apporte rien de plus. C'est dommage car le thème était séduisant et le monde de la forêt est attirant mais on ressort au mieux un peu touché par quelques passages à connotation poétiques mais totalement sur sa faim quant à une meilleure connaissance de ce milieu.
Magnifique film, qui nous rappelle la magie de la nature, si fragile; et en toile de fond, la relation entre 3 générations (le fils et le père de Vincent Munier) et le passage de relais dans l’amour de cette nature. Ce film est un écrin.
Si vous aimez la photo, voir ce film sur grand écran est un régal. Je ne veux pas survendre l'expérience mais j'ai adoré cette immersion au coeur de la forêt.