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Un joli film d’animation, un peu cousu de fil blanc. Les couleurs sont superbes, je suis moins emballée par les dessins.
Intéressant sur la relation parents/enfants, sur le handicap et les premiers émois amoureux. Un peu mièvre parfois !
Intéressant sur la relation parents/enfants, sur le handicap et les premiers émois amoureux. Un peu mièvre parfois !
La découverte de ce film, en avant première en cette période estivale, a été rafraîchissante. Une trés jolie animation, une histoire pleine de rebondissements, un partage d'émotions : un cocktail vitaminé, coloré et pétillant, à consommer sans modération.
Louis Clichy, diplômé de l'école des Gobelins, avait jusqu'ici travaillé sur de grosses productions, en tant qu'animateur chez Pixar et à la tête des "Astérix" avec Alexandre Astier. Mais pour sa première réalisation en solo, et c'était déjà un signe de sa manière de penser, il revient à du plus modeste, de l'intime dessiné avec une infinie douceur. "Le Corset" est donc l'archétype du film que je réclame en permanence, celui qui ne prend jamais les enfants pour des idiots mais pas non plus pour les adultes qu'ils ne sont pas, qui ne réduit pas la vie à un conte de fées tout en n'oubliant pas de leur dire que la "réussite" n'est pas forcément ce que l'époque actuelle désigne. Bref c'est un merveilleux récit d'apprentissage et de résilience (Ce mot dorénavant servi à toutes les sauces a ici réellement sa place), on rit et on pleure avec Christophe, on redevient un gamin de 11 ans incapable de se tenir droit mais capable de provoquer des ouragans, et pas que celui de Stéphanie de Monaco, on découvre (déjà) la perte des illusions mais aussi on s'aperçoit qu'un petit bonhomme enfermé dans un corset peut devenir séduisant en jouant de l'orgue d'église. Et on embrasse pour la première fois...
Vu en festival
Vu en festival
Vu en avant-première, j'ai adoré ce film d'animation exceptionnellement beau et émouvant, il nous emporte avec lui ! La chanson de Stéphanie de Monaco est à jamais liée à cette histoire dans mon coeur !
Vu dans le cadre des reprises d'Annecy en juillet dernier.
Un très beau film d'animation qui traite de choses universelles comme les rapports conflictuels intrafamiliaux par le prisme d'une famille d'agriculteurs dans les années 90. On suit Christophe, un jeune adolescent de 13 ans, doté d'un Corset à cause de sa déformation congénitale, qui va découvrir l'amour mais aussi la passion de jouer d'un instrument, en contradiction avec la réalité économique de son foyer familial.
Le film est magnifique dans son animation assez simple faite en partie d'aquarelles, qui transpire d'une vraie authenticité. Le réalisateur n'a pas chercher un réalisme absolu, il prend un virage bien différent pour faire ressortir un côté plus onirique et poétique à son histoire.
Un très beau film touchant et profond qui mérite amplement tous les prix qu'il a reçu à Annecy et ce prix spécial du Jury dans Un certain regard.
Un très beau film d'animation qui traite de choses universelles comme les rapports conflictuels intrafamiliaux par le prisme d'une famille d'agriculteurs dans les années 90. On suit Christophe, un jeune adolescent de 13 ans, doté d'un Corset à cause de sa déformation congénitale, qui va découvrir l'amour mais aussi la passion de jouer d'un instrument, en contradiction avec la réalité économique de son foyer familial.
Le film est magnifique dans son animation assez simple faite en partie d'aquarelles, qui transpire d'une vraie authenticité. Le réalisateur n'a pas chercher un réalisme absolu, il prend un virage bien différent pour faire ressortir un côté plus onirique et poétique à son histoire.
Un très beau film touchant et profond qui mérite amplement tous les prix qu'il a reçu à Annecy et ce prix spécial du Jury dans Un certain regard.
Séance Reprise Festival d'Annecy - AVP
[QUAND LE MONDE PENCHE!]
Voici un film qui se déroule dans la France rurale de la fin des années 1980 et du début des années 1990, avec le déterminisme social qui caractérise cette époque. Le milieu agricole y bat son plein, en pleine mutation face aux changements qui s'opèrent dans la production et la culture du blé.
On y suit Christophe, un jeune garçon dynamique, curieux du monde qui l'entoure et débordant d'énergie. Son quotidien va cependant être perturbé par un léger handicap : il penche constamment d'un côté, ce qui a une incidence majeure sur sa vie scolaire, ses relations avec ses camarades et sa dynamique familiale, notamment avec son père.
Au fil du récit, on découvre comment le jeune garçon va transformer cette différence en force. Cela va le pousser à se réaliser et à briser l'emprise de ses parents, en particulier celle de son père — un agriculteur qui aurait rêvé d'être ébéniste, mais dont la vie a brisé les ambitions. À travers ce parcours initiatique, Christophe apprend à surmonter les conflits avec son père, souvent issus d'un lourd héritage familial lié à la terre, pour s'émanciper et se consacrer à ses propres rêves. Néanmoins, la famille reste un socle fondamental dont il ne peut se détacher si facilement ; elle demeure une institution importante avec laquelle il devra composer. Christophe finira par comprendre que nos choix ne sont pas toujours guidés par nos seules envies, mais qu'ils sont parfois contraints par les aléas de la vie, ce qui n'empêche en rien de s'en sortir.
La mise en scène sert admirablement ce propos, notamment grâce à des séquences disruptives : au début du film, lorsque Christophe se penche pour s'adapter à son nouveau corset, le monde entier semble s'écrouler avec lui. Peu à peu, ces moments basculent et prennent un tout autre sens, devenant le symbole de sa force pour combattre les injustices, mais aussi pour soutenir et sauver sa famille.
C'est un très beau film, poétique, porté par une magnifique animation aux effets de crayon et de pastel qui font tout son charme.
[QUAND LE MONDE PENCHE!]
Voici un film qui se déroule dans la France rurale de la fin des années 1980 et du début des années 1990, avec le déterminisme social qui caractérise cette époque. Le milieu agricole y bat son plein, en pleine mutation face aux changements qui s'opèrent dans la production et la culture du blé.
On y suit Christophe, un jeune garçon dynamique, curieux du monde qui l'entoure et débordant d'énergie. Son quotidien va cependant être perturbé par un léger handicap : il penche constamment d'un côté, ce qui a une incidence majeure sur sa vie scolaire, ses relations avec ses camarades et sa dynamique familiale, notamment avec son père.
Au fil du récit, on découvre comment le jeune garçon va transformer cette différence en force. Cela va le pousser à se réaliser et à briser l'emprise de ses parents, en particulier celle de son père — un agriculteur qui aurait rêvé d'être ébéniste, mais dont la vie a brisé les ambitions. À travers ce parcours initiatique, Christophe apprend à surmonter les conflits avec son père, souvent issus d'un lourd héritage familial lié à la terre, pour s'émanciper et se consacrer à ses propres rêves. Néanmoins, la famille reste un socle fondamental dont il ne peut se détacher si facilement ; elle demeure une institution importante avec laquelle il devra composer. Christophe finira par comprendre que nos choix ne sont pas toujours guidés par nos seules envies, mais qu'ils sont parfois contraints par les aléas de la vie, ce qui n'empêche en rien de s'en sortir.
La mise en scène sert admirablement ce propos, notamment grâce à des séquences disruptives : au début du film, lorsque Christophe se penche pour s'adapter à son nouveau corset, le monde entier semble s'écrouler avec lui. Peu à peu, ces moments basculent et prennent un tout autre sens, devenant le symbole de sa force pour combattre les injustices, mais aussi pour soutenir et sauver sa famille.
C'est un très beau film, poétique, porté par une magnifique animation aux effets de crayon et de pastel qui font tout son charme.
Magnifique film d’animation qui mérite toutes ses récompenses. Il montre la force de la création française face aux grosses productions américaines.
J'ai eu la chance de voir le film à l'occasion du festival d'Annecy. Le film est très beau graphiquement mais surtout très juste dans les émotions, les relations entre les personnages et il m'a beaucoup touché.
Vu au festival international du film d’animation d’Annecy ! Voilà, j’ai pas envie de faire une critique, mais flemme d’attendre 111 jours donc on est là !
Je ne fais que de noter le film, je ne suis pas intéressé par le fait de publier une critique. Merci.
Un excellent film d'animation, bouleversant par la justesse et son engagement que j'ai eu la chance d'aller voir au festival d'Annecy. Le cadre, les personnages, l'animation et les sentiments sont très bien réalisés et prennent au trip.
Une parfaite dualité entre les obligations pour faire vivre une famille, l'émancipation d'un artiste, les petites attentions et les frustrations que peuvent engendrer les visions/difficultés de la vie. Merci pour ce moment bouleversant.
Une parfaite dualité entre les obligations pour faire vivre une famille, l'émancipation d'un artiste, les petites attentions et les frustrations que peuvent engendrer les visions/difficultés de la vie. Merci pour ce moment bouleversant.
Film vu dans le cadre du festival de Cannes 2026
Encore une beauté poétique et engagée du film d'animation
Ceci n'est que mon avis
Encore une beauté poétique et engagée du film d'animation
Ceci n'est que mon avis
Présenté à Un Certain Regard 2026, Le Corset est le film d’animation le plus personnel de Louis Clichy et une comédie dramatique familiale portée par l’aquarelle, la musique et une sincérité bouleversante dans la campagne française.
Coécrit avec Franck Salomé, Louis Clichy redoutait, en amont de la projection, de ne pas avoir sa place au Festival de Cannes. Il prouve le contraire avec Le Corset, une comédie dramatique familiale qui navigue entre agriculture et adolescence, et qui s’impose comme l’une des belles surprises de cette sélection Un Certain Regard.
Grandir de travers
Après avoir redonné un second souffle aux célèbres Gaulois au cinéma, aux côtés d’Alexandre Astier (Astérix : Le Domaine des dieux et Astérix : Le Secret de la potion magique), Clichy revient à un cinéma d’animation plus traditionnel, en remplaçant la 3D par l’aquarelle, avec des coups de pinceau lisibles, des couleurs aux belles nuances. Lui et son équipe donnent vie à Christophe, onze ans, adolescent turbulent qui a un handicap : il penche sur la gauche. Pour redresser sa colonne vertébrale et son rapport d’opposition avec son père, il doit porter un corset. Mais au cœur d’une vie de ferme en Beauce dans les années 1980, entouré d’un grand frère qui a renoncé aux études pour l’entreprise familiale et d’une petite sœur qui n’aspire qu’à s’amuser, l’avenir de Christophe semble déjà tout tracé. Ses parents, comme tant d’agriculteurs de l’époque, font face à une situation économique précaire, en s’improvisant céréaliers. Tout pousse Christophe vers les champs, quand lui se découvre un talent naturel pour l’orgue dans son église locale, une passion qui prendrait trop de place dans son quotidien, malgré le soutien silencieux de sa mère.
Porter un corset ne semble pas non plus arranger les choses, mais cela lui a néanmoins permis de se rapprocher de Clara, une fille légèrement mystérieuse et kleptomane. Ensemble, ils s’évadent et se découvrent un peu plus. On reste surtout derrière Christophe, qui doit composer avec la crise de la prochaine récolte et les répétitions pour son envol en solo. Face à l’orgue, du clavier aux pédales en passant par les pistons, il est aux commandes et ne reçoit d’ordre de personne. C’est là que le film trouve l’une de ses plus belles idées, en confrontant deux regards, deux formes d’autorité, celle du père et celle de l’instrument, pour mieux montrer où Christophe choisit de se redresser.
On sent à chaque plan combien ce film est personnel. Avoir situé l’histoire en Beauce, ce paysage plat de fermes et de coopératives où Clichy a grandi, c’est y mettre de l’amour et de la nostalgie. Le style aquarelle n’est pas un simple choix esthétique, car ses nuances douces et ses contours esquissés épousent parfaitement cette mémoire d’enfance, à la fois nette et légèrement floue. Le corset de Christophe devient aussi une passerelle vers l’imaginaire, quelque chose de l’ordre d’un ouragan de folie, de révolte, mais toujours amené avec une puissance émotionnelle qui grimpe avec sensibilité et une énergie authentique. Puis, c’est finalement la musique qui métamorphose les personnages, et qui fait de Le Corset un film d’animation capable d’émouvoir autant les petits que les grands.
Coécrit avec Franck Salomé, Louis Clichy redoutait, en amont de la projection, de ne pas avoir sa place au Festival de Cannes. Il prouve le contraire avec Le Corset, une comédie dramatique familiale qui navigue entre agriculture et adolescence, et qui s’impose comme l’une des belles surprises de cette sélection Un Certain Regard.
Grandir de travers
Après avoir redonné un second souffle aux célèbres Gaulois au cinéma, aux côtés d’Alexandre Astier (Astérix : Le Domaine des dieux et Astérix : Le Secret de la potion magique), Clichy revient à un cinéma d’animation plus traditionnel, en remplaçant la 3D par l’aquarelle, avec des coups de pinceau lisibles, des couleurs aux belles nuances. Lui et son équipe donnent vie à Christophe, onze ans, adolescent turbulent qui a un handicap : il penche sur la gauche. Pour redresser sa colonne vertébrale et son rapport d’opposition avec son père, il doit porter un corset. Mais au cœur d’une vie de ferme en Beauce dans les années 1980, entouré d’un grand frère qui a renoncé aux études pour l’entreprise familiale et d’une petite sœur qui n’aspire qu’à s’amuser, l’avenir de Christophe semble déjà tout tracé. Ses parents, comme tant d’agriculteurs de l’époque, font face à une situation économique précaire, en s’improvisant céréaliers. Tout pousse Christophe vers les champs, quand lui se découvre un talent naturel pour l’orgue dans son église locale, une passion qui prendrait trop de place dans son quotidien, malgré le soutien silencieux de sa mère.
Porter un corset ne semble pas non plus arranger les choses, mais cela lui a néanmoins permis de se rapprocher de Clara, une fille légèrement mystérieuse et kleptomane. Ensemble, ils s’évadent et se découvrent un peu plus. On reste surtout derrière Christophe, qui doit composer avec la crise de la prochaine récolte et les répétitions pour son envol en solo. Face à l’orgue, du clavier aux pédales en passant par les pistons, il est aux commandes et ne reçoit d’ordre de personne. C’est là que le film trouve l’une de ses plus belles idées, en confrontant deux regards, deux formes d’autorité, celle du père et celle de l’instrument, pour mieux montrer où Christophe choisit de se redresser.
On sent à chaque plan combien ce film est personnel. Avoir situé l’histoire en Beauce, ce paysage plat de fermes et de coopératives où Clichy a grandi, c’est y mettre de l’amour et de la nostalgie. Le style aquarelle n’est pas un simple choix esthétique, car ses nuances douces et ses contours esquissés épousent parfaitement cette mémoire d’enfance, à la fois nette et légèrement floue. Le corset de Christophe devient aussi une passerelle vers l’imaginaire, quelque chose de l’ordre d’un ouragan de folie, de révolte, mais toujours amené avec une puissance émotionnelle qui grimpe avec sensibilité et une énergie authentique. Puis, c’est finalement la musique qui métamorphose les personnages, et qui fait de Le Corset un film d’animation capable d’émouvoir autant les petits que les grands.
Qu'est ce que j'ai aimé découvrir l'adolescence de Christophe au festival de Cannes, ce fils d'agriculteur qui se retrouve en incapacité de se déplacer sans corset et qui devient donc inapte aux travaux de la ferme aux yeux de son père au milieu des années 80. Mais alors, que devient un fils d'agriculteur qui ne peux plus aider son père et son frère au champs ? C'est tout un bouleversement pour la famille et pour ce garçon que nous suivons durant cette heure et demi. Et c'est un pur bonheur.
L'animation est d'une justesse inouïe. Une mention spéciale pour les plans de trajets à vélo et les fixations sur les fils électriques dans la voiture, des scènes pourtant simples qui m'ont provoqué tellement d'émotion et de souvenirs.
Bref, le film est doux, apaisant et drôle. C'est un moment d'apaisement intense, j'ai adoré !
L'animation est d'une justesse inouïe. Une mention spéciale pour les plans de trajets à vélo et les fixations sur les fils électriques dans la voiture, des scènes pourtant simples qui m'ont provoqué tellement d'émotion et de souvenirs.
Bref, le film est doux, apaisant et drôle. C'est un moment d'apaisement intense, j'ai adoré !
Vu au festival de Cannes 2026.
Quelle belle surprise que ce film d'animation frais et touchant ! Emporté par une vraie sincérité, l'histoire de ce garçon est racontée par un Louis Clichy qui se met à la hauteur de ses personnages pour développer les différents arcs narratifs de son récit.
À la fois film sur l'adolescence et la place qu'on doit se faire (le corset va empêcher Christophe de basculer d'un côté ou de l'autre), chronique d'une ruralité en difficulté dans la Beauce (ferme familiale en danger, fils ainé qui doit choisir...) , vision d'une relation père-fils, Le corset est une vraie réussite à tous les niveaux. Sur la forme, il oscille entre comédie, film musical (avec se beaux instants presque "christique") romance, drame et même film de super-héros !
Louis Clichy emporte immédiatement l'adhésion et nul doute que son film sera très bien reçu.
Quelle belle surprise que ce film d'animation frais et touchant ! Emporté par une vraie sincérité, l'histoire de ce garçon est racontée par un Louis Clichy qui se met à la hauteur de ses personnages pour développer les différents arcs narratifs de son récit.
À la fois film sur l'adolescence et la place qu'on doit se faire (le corset va empêcher Christophe de basculer d'un côté ou de l'autre), chronique d'une ruralité en difficulté dans la Beauce (ferme familiale en danger, fils ainé qui doit choisir...) , vision d'une relation père-fils, Le corset est une vraie réussite à tous les niveaux. Sur la forme, il oscille entre comédie, film musical (avec se beaux instants presque "christique") romance, drame et même film de super-héros !
Louis Clichy emporte immédiatement l'adhésion et nul doute que son film sera très bien reçu.
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