Il ne faut pas bouder son plaisir même si les mentalités ont changé et qu'un tel procès n'aurait aujourd'hui aucune vraisemblance donc aucune raison d'exister. Ce film est extrêmement fort, on en sort k o à cause principalement des propos percutants de Meurisse et de Vanel. Ce n'est qu'en reprenant nos esprits que les critiques se font jour. Durant deux heures Brigitte Bardot nous tient sous son charme, c'est pour moi son rôle le plus complet qui lui permet de montrer toutes les facettes de son talent. Son personnage est intéressant , le contexte veut qu'on la prenne pour une ''moins que rien'' alors que les images la décrivent comme une jeune fille sincère, écervelée certes mais ne méritant pas de telles humiliations pour en fait des ''enfantillages''. Sami Frey est excellent mais c'est Vanel qui force notre admiration grâce à un jeu plus nuancé que l'avocat de la victime. Il est plaisant de retrouver de nombreux jeunes acteurs qui deviendront célèbre et d'admirer par exemple la tête de Jackie Sardou en concierge aussi vaniteuse que stupide. Couzot aime forcer les notes, c'est ce que le public de son vivant a tant aimé. Il ne s'occupe de rien d'autre, la confrontation finale au tribunal entre Dominique et sa soeur est une des séquences les plus caractéristiques de son cinéma.
La vérité me fait penser un peu au film 12 hommes en colère, mais dans ce cas-ci nous avons des flash back qui nous expliquent ce qui se passe pendant que nous sommes dans la salle du tribunal. Un film qui dénonce les idées reçues et qui nous emmène sur le chemin de la vérité du crime grâce aux avocats et aux différents témoin. Plus on avance dans l'intrigue plus ce qui paraît évident et simple apparaît plus complexe. Brigitte Bardot est extraordinaire dans ce rôle qui est parfait pour elle.
Je trouve ce film magnifique, si seulement j'aurais pu le voir à l'époque, alala Brigitte Bardot une femme qui as tout donnée, je n'est que 13 ans mais qu'est ce que j'aimerais retourner à l'époque de Brigitte Bardot pour allé encore et encore voir ses films au cinéma.
J'ai adoré tout les moments du films, du début à la fin ! Film à voir et à revoir !
Merci à ma mamie qui ma fais découvrir cette magnifique femme.
Un bon Clouzot mais franchement, j’ai un peu de mal avec Brigitte Bardot qui donne l’impression de rejouer encore et toujours son rôle de jolie fille sensuelle et incomprise.
L’histoire se passe entièrement dans la salle d’audience d’un tribunal d’assises. C’est un donc un procès filmé. Afin d’éviter les langueurs de l’ex « à vous de juger » émission contemporaine du film, Clouzot a l’idée d’illustrer par l’image les témoignages. C’est ainsi que la présentation de la personnalité de l’accusée nous plonge d’emblée dans la vie un peu morne d’une famille de la très provinciale ville de Rennes. Contraste entre 2 jeunes filles. La jolie Annie (Marie-José Nat), enfant sage, studieuse et serviable partage sa chambre avec sa sœur Dominique (Brigitte Bardot) paresseuse, fumeuse, mais au physique provoquant. Annie joue du violon. Elle est reçue au conservatoire de Paris et son petit ami (liaison très platonique) n’est rien d’autre qu’un apprenti chef d’orchestre : Gilbert Tellier (Samy Frey). Dominique la rejoint dans la capitale croyant y trouver le métier de ses rêves : travailler dans la mode, le luxe, le clinquant. Mais toujours aussi paresseuse et désordonnée, elle ne fait que errer de petit boulots en petits boulots. Jusqu’au jour où Gilbert rentre inopinément dans sa chambre et le découvre nue sous ses draps en train de tortiller des fesses à l’écoute d’un disque de variété. Pour lui, le musicien de musique classique, le garçon bien rangé, l’esthète raffiné, c’est une manière de coup de foudre bestial. Pour Dominique, c’est un benêt de plus à qui elle ne propose même pas une coucherie, portée qu’elle est vers les bellâtres ou les baiseurs patentés. Telle est la vérité simple de ce prélude. Après l’histoire se complique et c’est tout l’intérêt du film. Réalisé de façon parfois un peu théâtrale, l’œuvre n’en est pas moins captivante car elle nous montre la tentative ratée vers une élévation intellectuelle et artistique qui aurait pu sauver une jeune fille perdue. Pas de rédemption comme chez Bresson mais un drame humain, terriblement humain. Aucune fausse note chez les acteurs qui sont tous excellents y compris Brigitte Bardot qui joue là le rôle de sa vie avec une spontanéité confondante.
Clouzot a eu l'idée du film après s'être rendu à plusieurs Cour d'Assise et surtout en s'inspirant de l'affaire Pauline Dubuisson... Comme à son habitude un gros casting solide et expérimenté interprète son film avec en prime une Brigitte Bardot qui asseoit définitivement son statut de réelle bonne actrice ; après des années de rôles comiques et cruches elle avait déjà fait ses preuves dans "En cas de malheur" (1958) de Claude Autant-Lara mais c'est bien Clouzot qui lui offre son meilleur rôle... "La Vérite" est également, sans doute, le meilleur film judiciaire du cinéma français. Le scénario (de Clouzot lui-même) est d'une précision de tous les instants, décryptant le fonctionnement de la machine procédurale et en usant du flash-back comme la preuve irréfutable qui conduit le spectateur dans les méandres du procès. Ces méandres dont les joutes verbales entre Paul Meurisse et Charles Vanel sont les sommets dont il faut saluer les dialogues ; ils n'ont rien à envier aux diatribes des tribunaux. Clouzot construit son film de façon diabolique (oui facile celle-ci !), finalement l'ironie de fond n'a d'égal que le cynisme d'une justice où l'avocat reste un simple fournisseur de service. Les Etats-Unis ont leur "12 hommes en colère" mais nous on a "La Vérité", un chef d'oeuvre.
Ce qui frappe, c'est comme le dit un critique, la modernité de ce film qui n'a pas vieilli d'un pouce. Seul le célèbre chignon-choucroute de Bardot a pris un coup de vieux. Les acteurs, notamment Paul Meurisse et Charles Vanel, en avocats cyniques, sont extraordinaires, mais aussi le jeune Samy Frey. Bardot sort de ses rôle habituels de poupée pour s'élever jusqu'à la tragédie. On notera une certaine ressemblance entre la peinture de la faune du quartier latin et celle réalisée dans Les tricheurs par Carné deux ans plus tôt. On retrouve le même personnage de philosophe de comptoir qui était interprété par Laurent Terzief dans les tricheurs, bien que le comédien soit un peu moins bon. Samy Frey comme Jacques Charrier incarnent en revanche des caractères de jeunes bourgeois assez sages, par leur tenue vestimentaire comme par leurs comportements, qui sont confrontés à des femmes "libérées" mais finissent par se plier aux codes de leur milieu social. La vérité dénonce clairement le puritanisme et donne la parole à une jeunesse contestataire, du moins sur le plan des moeurs, qui préfigure mai 68. A ce titre, ce film est non seulement un chef d'oeuvre mais un véritable document sur les sixties.
Grand film de Clouzot, La Vérité relève des vérités, l'une, pour Brigitte Bardot, sublime, sa prestation, elle tient son grand rôle dramatique, elle explose son texte final. La seconde, c'est le film, un jugement fort amener par des excellents acteurs, notamment Paul Meurisse.
Un bon Clouzot, dont les principales qualités tiennent à celles de son scénario, l'atmosphère dégagée par le film avec la pesanteur du gaullisme moral, et la qualité de la direction d'acteur (Bardot a une réelle dimension dramatique ce qu'on ne retrouve pas, par exemple, dans un film comme Le Mépris). La portée humaniste du film est réelle; en effet, bien que Dominique ne rentre pas dans les cases que la société a créé pour elles, elle ne dispose pas moins d'un certain nombre de ses valeurs universelles. (comme l'amour). En revanche, la structure du film ne me semble pas d'une grande originalité, et c'est quelque peu théâtral.
En découvrant le cinéma d'Henri-Georges Clouzot,on a l'impression que celui-ci ne vieillira jamais,tant le ton y est toujours moderne,sarcastique et lucide. En toute logique,découvrir "La Vérité"(1960) est un immense bonheur. Sur la forme,il s'agit d'un film de procès,d'une précision diabolique,chaque élément étant étayé par une explication fondée. Sur le fond,Clouzot est extrêmement critique,à la fois envers le fonctionnement partial de justice française,et envers les mœurs français de l'époque qui ne pouvaient supporter les envies d'indépendance démonstratives d'une jeune femme. Passionnant. Brigitte Bardot a été le sex-symbol absolu des années 60. Femme de tête,d'une beauté renversante,libre,aguicheuse, sensuelle,amoureuse. Ce dernier adjectif est celui qui lui convient le mieux,tant elle fut portée par ses envies du moment. Le rôle de Dominique Marceau,c'est celui de sa carrière. Il suffit de la voir faire une plaidoirie émouvante au tribunal ou se taillader les bras pour comprendre qu'elle était aussi une grande actrice. Clouzot la poussa à bout dans cette histoire de passion amoureuse non partagée (elle tenta même de se suicider réellement) mais le résultat est parfait. La construction du film est remarquable,et dévoile ses enjeux au fur et à mesure des flash-backs. Formidables compositions des avocats Paul Meurisse et Charles Vanel passant leur temps à se contredire. Grand film.
La maîtrise de la réalisation de Henri Georges Clouzot n'est plus à démontrer , il nous le prouve une fois de plus ; un procès filmé de façon passionnante avec ces nombreux flash-back et bien sur le casting tout simplement exceptionnel .
Un drame passionnel intense, à surtout retenir pour la qualité de la prestation de ses acteurs, surtout BB bluffante et inoubliable, à qui Clouzot offre là un de ses plus grands rôles.
Mon Dieu qu'elle est belle! On pourrait même croire que le cinéma a été inventé pour elle, tant elle est photogénique! Elle, c'est Brigitte Bardot bien sur, et qui de mieux pour incarner la jeunesse et la provocation? Sur ce point, Clouzot a vue juste, là où son film peine plus, c'est dans la narration, qui est parfois trop lourde. Autrement c'est très réussi et aujourd'hui encore le film frappe pour sa modernité et sa liberté de ton.