Paul Thomas Anderson est clairement un des meilleurs réalisateurs de sa génération. Sa manière de faire interagir la bande-son avec l’image fait partie des meilleures du monde et sa direction d’acteurs (souvent les mêmes de films en films) est particulièrement bonne.
Avec Punch-Drunk Love, il accueillait dans son monde l’habituellement détesté des critiques Adam Sandler. Evidemment, c’est sa prestation d’homme névrosé qui a attiré la félicité des critiques. Pourtant, il est au sommet de l’agacement avec cette voix nasillarde et traînante et les meilleurs acteurs du film, Luis Guzman et Mary Lynn Rajskub sont cruellement sous-utilisés. De plus, le film est anormalement court pour une réalisation de Paul Thomas Anderson (qui montre ici et là pourquoi on l’aime autant, à voir la séquence de l’accident de voiture, époustouflante), mais l’ennui poli s’installe insidieusement avant d’être bien trop présent dans la deuxième partie du film, sans réel intérêt. Le film manque clairement de substance pour totalement intégrer le spectateur et l’impliquer dans une histoire d’amour qui n’est même pas si importante que cela dans le film.
Punch-Drunk Love est un film plutôt médiocre, de la part d’un réalisateur dont on sait qu’il peut faire beaucoup mieux et beaucoup plus intéressant.
Ce film est un véritable ovni du cinéma ! Pour dire, je ne serai même pas dans quel genre le classer. Une histoire peu commune malgré l'amour qui lie les deux personnages principaux. Une très belle photographie, une superbe bande originale, de très bons acteurs (avec un Adam Sandler méconnaissable dans le bon sens), une ambiance bien spéciale et des "coups de sangs" imprévisibles, voila les ingrédient qui font de "Punch-drunk love", un très bon long métrage. J'avais adoré "There Will Be Blood" qui n'avait carrément rien à voir et avec cette confirmation, je me dis que Paul Thomas Alfredson a un réel talent de réalisation. Je suis tombé par hasard sur ce film et je ne regrette vraiment pas. 14/20.
Voilà une œuvre sensible et décalée, tantôt planante et poétique, tantôt brutale et joyeusement hystérique. C'est un essai, c'est une expérience de cinéma, c'est à voir.
Paul Thomas Anderson est un réalisateur particulier, s'attelant à n'importe quel genre. Ayant vu de ce dernier "There Will Be Blood" avec l'immense Daniel Day Lewis ainsi que "The Master" avec Joaquin Phoenix, je dois avouer que "Punch Drunk Love" m'intéressait au plus haut point. Tout d'abord parce que voir Anderson s'attaquer au genre comique, ça a de la gueule au vu de la qualité de ses autres longs-métrages, mais aussi (et surtout) parce qu'il filme, et dans le rôle principal s'il vous plaît, Adam Sandler, acteur nanardesque sans aucun talent à vue de nez. Et bien, "Punch Drunk Love" m'a fait complètement changer d'opinion vis-à-vis de Sandler. Soit Anderson a fait un travail draconien pour que ce cher Adam puisse jouer de la sorte, soit Sandler a décidé de jouer vraiment avec ses tripes et qu'il possède finalement un certain talent. Car le bonhomme se débrouille superbement bien durant les 1h30 de métrage dans son personnage hilarant de cadre coincé et émotif, rencontrant du jour au lendemain le grand amour. Sur ce point là, on peut dire que "Punch-Drunk Love" m'a fait découvrir le vrai acteur Sandler. Cependant, j'ai quelque peu été déçu par le scénario. Si le côté romantique et très réussi, spoiler: l'arc scénaristique avec les mafieux est clairement bâclé et ne sert, au final, à pas grand chose. . Dommage car il y avait matière de faire quelque chose d'encore plus délirant que ce qui est proposé. Toutefois, "Punch-Drunk Love", même si il ne constitue pas mon PT Anderson préféré, demeure une comédie de qualité, très bien réalisée, et se démarquant des bouses qui sortent la plupart du temps dans nos salles obscures.
De la branlette intellectuelle pour journaleux bas de gamme, arrivant à capter dans cette bouse le nectar que le commun des mortels ne peut voir. Un scénario inepte, une BO expérimentalement médiocre, pour deux voir trois scènes intéressantes. Un film court qui parait long, très long. Adam Sandler enchaine les daubes et son nom au générique est presque devenu synonyme de navet. Dommage car dans Click il état plutôt bon.
Une bouffée d'oxygène, c'est beau, mignon, les superlatifs manquent devant un film comme celui ci. On en ressort hagard, avec le sourire aux lèvres. PTA fait le strike après ses débuts prometteurs et nous prépare déjà à son futur There Will be Blood, qui le rangera définitivement au panthéon des plus grands. Philip Seymour Hoffman lâche par ailleurs l'un des plus beau "Shut the F... up" de l'histoire !
Après deux longs films électriques, ambitieux et époustouflants, Paul Thomas Anderson réalise là une comédie romantique courte et simple mais il n'a rien perdu de son sens de la mise en scène (ah ses fameux travellings !). Le rythme est lent mais le film passe bien malgré quelques petits moments de faiblesse. Interprétation excellente.
Paul Thomas Anderson est l'un des réalisateurs les plus prometteurs de sa génération et il le prouve une fois de plus avec ce voyage psychédélique sur les traces d'un homme dépressif qui va subitement tomber amoureux. La mise en scène est travaillée, l'atmosphère est saisissante notamment grâce à un jeu de lumières fouillé. Cependant, la plus grande surprise vient d'Adam Sandler. Cet acteur plus connu pour ses compositions comiques brille ici dans ce rôle pour le moins sérieux et il arrive à nous émouvoir jusqu'à la fin. Un grand réalisateur, un très bon acteur, une réalisation parfaite... Punch-Drunk Love un grand film ? Assurément !
On est loin d'avoir affaire à une simple comédie. "Punch-drunk love - Ivre d'amour" est une magnifique réalisation sur fond d'histoire entraînante, on est sensible à la mise en scène soignée du grand Paul Thomas Anderson. La musique et les plans de caméra nous embarqueront dans le style du réalisateur avec intérêt sous cette histoire qui évolue en intensité. La folie d'une solitude routinière chez un homme qui va essayer de panser cette plaie avec l'amour en trouvant l'espoir d'y voir une vie meilleure, voire "normale", pour enfin rentrer dans le cadre familiale à l'image de ses sœurs. Un long-métrage qui ne s'adresse pas à un public général, mais plus précisément aux passionnés de ce grand metteur en scène qui nous montre une fois de plus, sa façon élégante et talentueuse d'aborder les choses sous son œil unique. Et oui, on peut le dire, Adam Sandler, quand il accepte un bon rôle, peut s'en sortir parfaitement bien...
Une comédie irrationnelle, anti-cartésienne, romantique, originale, à la mise en scène recherchée, créative, à BO nostalgique avec des scènes sublimes (« Bye bye pauvre con par exemple »). Une pépite. J’ai adoré. Prix de la mise en scène à Cannes, c’est un minimum.
Ha qu'il est bon de voir (enfin) Adam Sandler dans un rôle dramatique. Bien avant de sortir ses blagues vaseuses, le célèbre comique américain avait joué dans Punch Drunk Love (Ivre D'Amour en français). Le long métrage de Thomas Anderson est réussit par sa forme puisque l'on arrive parfaitement à partager la vision du personnage. En effet, à l'aide de plan séquence de génie et du jeu de lumière, on sent vraiment apparaître la tension montée chez Sandler et son mal-être semble évident. Par son côté timide et irritable, il constitue un personnage émouvant, d'autant plus qu'il n'a aucun soutient de la part de sa famille. Malheureusement en ce qui concerne le fond, c'est tout le contraire, l'histoire est bateau, les protagonistes sont très très mal présentés (un monologue intérieur aurait été l'idéal). Philip Seymour Hoffman apparaît seulement à deux reprises. Quand à la musique non seulement elle est agaçante mais surtout elle est plus forte que les dialogues, ce qui fait que l'on a du mal à entendre ce qu'ils disent. Et puis bon, voir Sandler régler ses problèmes à la manière d'un terminator, c'est juste hors-sujet. Il n'y a pas non plus de surprise concernant la romance naissante avec Emily Watson, le dénouement lui aussi est simpliste. En bref, une comédie pas franchement drôle, longue à certains moments (83 minutes pourtant) à visionner juste pour voir Adam Sandler sous un nouveau jour.
Etonnant, c'est la principale qualité de cette comédie au style détonnant, foutraque et intense. Paradoxalement, il finit par s'en dégager un portrait subtil d'un trentenaire mal dans son costume, entouré de ses soeurs et que le sentiment amoureux va libérer.. PT Anderson est vraiment un cinéaste à suivre, son style est hypnothique et intense, d'une grande force et il agit avec liberté de ton. Donc, une comédie romantique réussi et innovante
A tous ceux qui se demandent si ce film est aussi génial que son titre, la réponse est tout de suite, non. Paul Thomas Anderson se prend très au sérieux, assez pour sacrifier l’histoire au profit de la mise en scène,elle-même puissante dans le sens ou je sais faire des travellings sans fin, et des panoramiques interminables. Le résultat un tour de force qui ne repose sur rien d’autre que sur lui-même, artificiel et ennuyeux. L’histoire d’amour dans tout ça? Adam Sandler nous le fait genre Forrest Gump en costume indigo, et Emily Watson lui sert de potiche blonde qui n’a rien à faire, et rien à dire. Forrest Gump a sept sœurs, mais ça aurait très bien pu être sept nains, tellement elles ne servent à rien dans le film. Par moment l'image vire à l’aquarelle abstraite en panavision, en composition florale format paysage, mais ça ne suffit pas à enflammer l’ensemble. Heureusement, Philp Seymour Hoffman qui passait par là, entre dans la danse pour me redonner un peu espoir, mais il n’a qu’un rôle de second plan, il ne fait que passer, donc. Les dialogues se limitent à des répliques placées ça et là, indice d'un scénario bâclé. La musique est plus étrange que le film lui-même, plus intéressante aussi. Mais je suis assez déçu dans l'ensemble, un fort vent de critiques favorables m’avait poussé vers cet OVNI inachevé, un peu grotesque, mais vite oublié.
Je suis resté jusqu'au bout sans jamais accrocher a ce film qui se veut émouvant et agréable. je suis sorti en ayant vraiment le sentiment d'avoir perdu mon temps. Des longueurs a ne plus en finir, un film étranges et long.
Philip Seymour Hoffman est malheureusement mort et vu que peu de médias semblent vouloir lui rendre un hommage, on est obligé de le faire nous-même. Bon "Punch-Drunk Love - Ivre d'amour" est loin d'être sa plus grande performance, mais le peu de temps qu'il apparait à l'écran il est très bon. C'est surtout une œuvre phare de la carrière de Paul Thomas Anderson où il nous raconte l'histoire de Barry Egan entre ses journées plutôt morne, ses sept sœurs, une vie peu joyeuse puis plusieurs évènements vont venir changer son quotidien ! Ce qui marque et qui fait la réussite du film, c'est la maitrise de Paul Thomas Anderson, que ce soit de sa mise en scène plutôt audacieuse, son utilisation de la photo, des couleurs, des musiques ou encore sa direction d'acteur. L'histoire, à première vue, pas très originale, est brillamment exploitée, le scénario et les dialogues sont bien écrits et les personnages sont attachant, notamment celui d’Adam Sandler (surement son meilleur rôle) qui va se retrouver totalement dépassé par les évènements ! Toutes les interprétations sont excellente (et notamment Hoffman en second rôle ou encore Emily Watson). Un très bon film qu'il nous livre, inventif et captivant, parfois même fascinant. Du grand art.