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Frédéric M.
241 abonnés
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3,5
Publiée le 18 avril 2023
Sans etre son meilleur film, le film reste sympa pour le jeu fantastique d'acteur d'Adam. Touchant, intriguant, bizarre, ... il surprend d'un bout à l'autre du film. Timide et effacé , il finit rempli par le colère poussé par l'amour. Le charme d'Emily opère bien. Un excellent divertissement
La comédie de Paul Thomas Anderson fait le portrait d'un homee timide dont la peur des femmes s'explique probablement par l'influence pesante...de ses sept soeurs. Pour autant, la relation sentimentale forcément maladroite qui s'ébauche entre Barry (Adam Sandler, acteur atypique et brillant) et Lena devrait modifier le comportement de ce célibataire introverti et couard dont les attitudes et manières un peu étranges ne relèvent pas ici de la psychologie mais d'une approche loufoque. Précisément, ce n'est pas tant le scénario et son idée directrice qui font l'originalité du sujet -sur le fond, on se dirige tout droit vers une liaison romantique- que cette somme de situations et de postures incongrues qui forment le quotidien de Barry. Ainsi son investissement dans un jeu-concours ou sa conversation aux incidences insoupçonnées avec une hôtesse spoiler: de téléphone rose.
La réalisation détermine autant que le personnage de Barry un sentiment d'excentricité et, même, introduit un caractère irréel par ses lumières blafardes et sa bande-son plus ou moins mélodique. Anderson se plait à construire un univers burlesque glacé et sophistiqué, comme on dit à Fluide Glacial.
Après l’excellent Boogie nights et le très touffu Magnolia, P.T. Anderson revenait en l’an 2 pour cet hommage au septième art déguisé en romance, qui empile les références aux plus grands de ses confrères, d’Hitchcock à Tati, de Blake Edwards à Billy Wilder, pas toujours très à-propos certes, mais clairement de nature à moderniser le genre. Adam Sandler s’en tire si bien qu’il rend son personnage presque antipathique, en tout cas franchement dur à cerner, lunatique, renfermé, malheureux, et c’est à l’entrée d’une très touchante Emily Watson qu’on doit d’enfin souhaiter le meilleur au couple qu’ils forment. On a alors déjà passé le premier tiers. Par la suite, on croise également le regretté Seymour Hoffman, toujours sublime, qui lance un concours de shut the fuck up brillant dans les dernières minutes, une envolée venue de nulle part qui lorgne ouvertement vers Raging bull et son dingo De Niro hurlant, pour quelques secondes de grâce dégénérée qui réveillent brutalement l’attention. C’est le symbole du film tout entier : un moment spectaculaire qui arrive sans crier gare, un instant magique qui au fond n’a pas tant sa place, mais qui a lui seul rachète les errements du reste. Punch-drunk love, l’amour sous les assauts du rhum, est en somme comme il le prétend – pas toujours pertinent mais ponctuellement jouissif.
Entre deux projets ambitieux, Magnolia et There Will Be Blood, PTA avait réalisé ce film à priori plus simple, une comédie romantique légèrement surréaliste, Punch Drunk Love. Il y a ici une atmosphère assez particulière, une petite musique que l’on apprivoise petit à petit, et qui reste finalement, dans mon cas, présente une fois le film terminé.L’histoire ressemble à une comédie romantique classique, teinté d’un petit côté Coenien pour son héros en looser attachant, victime de certaines situations absurdes (les scènes de téléphones m’ont un peu rappelées A Serious Man). Ce récit d’apparence classique prend alors de temps en temps, sans vraiment crier gare, quelques couleurs surréalistes. Cet aspect est renforcé par une mise en scène puissante, qui vient régulièrement transformer des scènes à première vue banales ; un décalage assez particulier qui fonctionne très bien. Je pense par exemple à la séquence où le héros court dans les couloirs de l’hôtel à la recherche de la porte de sa bien-aimée : une scène inattendue, presque sans dialogue, rythmée uniquement par le montage, la musique et les acteurs. C’est presque une comédie musicale, via ces quelques séquences particulières qui transportent soudainement le film dans une autre dimension. Ce rapprochement m’a particulièrement frappé lors d’une scène de baiser où les personnages deviennent des sortes d’ombres chorégraphiées.Pour rester dans la réalisation, je trouve que le cinéaste maitrise parfaitement les espaces, intérieur et extérieur, on sent bien les notions d’enfermement et de solitude. Il y a également des belles idées symboliques, comme le motif de l'harmonium ou du téléphone. Adam Sandler m’a beaucoup surpris avec ce rôle de contre-emploi, il s’y révèle très touchant. Les personnages secondaires m’ont moins convaincu, et c’est bien dommage : Philip Seymour Hoffman est excellent, mais son personnage a trop peu de scènes pour vraiment exister. J’ai même du mal avec le personnage féminin, trop peu approfondi pour avoir des réactions crédibles, et ce malgré les très beaux yeux d’Emily Watson. Reste heureusement Barry, cet antihéros magnifique, ce collectionneur de boites de pudding auquel il est difficile de résister. Cette comédie romantique peut sembler banale, mais va bien au-delà de ce vide apparent. S’il n’est pas parfait, ce film ne ressemble en tout cas à aucun autre, et cette singularité vaut la peine d’être découverte.
Qui est le film ? Sorti en 2002, Punch-Drunk Love marque une étape singulière dans la carrière de Paul Thomas Anderson. Après Boogie Nights et Magnolia, fresques amples et chorales, Anderson choisit un format compact (à peine 90 minutes) et s’essaie à une sorte de comédie romantique déformée. Le film s’articule autour d’Adam Sandler, star connue pour ses rôles burlesques de « man-child », ici projeté dans un univers bien plus nerveux et anxieux. L’histoire, en surface, est simple : Barry Egan, petit entrepreneur solitaire et soumis à l’emprise de ses sœurs, rencontre Lena, une femme qui l’accueille tel qu’il est. Mais cette rencontre se double d’un récit d’arnaque téléphonique, de violence rentrée, de pulsions étranges.
Que cherche-t-il à dire ? Le projet d’Anderson n’est pas de filmer une romance réparatrice. Il s’agit de montrer comment un sujet saturé par la honte et la contrainte sociale peut trouver, dans l’amour, non pas une rédemption mais un rythme nouveau. Le film ne gomme pas la violence de Barry : il l’accompagne, la redirige, la fait passer par d’autres canaux. L’ambition est claire : explorer comment un individu cabossé par son environnement (famille intrusive, capitalisme oppressif, isolement émotionnel) parvient à créer un espace respirable grâce à un lien singulier.
Par quels moyens ? Adam Sandler apparaît en costume bleu, silhouette raide, gestes heurtés. Son immaturité n’est pas une comédie : elle est la manifestation d’un être écrasé par sept sœurs qui l’humilient, par un travail sans horizon, par un espace visuel qui l’encadre et l’étouffe. Ses accès de rage ne sont pas des punchlines mais des courts-circuits, des décharges de surcharge.
Lena n’efface pas cette violence, elle en invente un autre usage. Leur relation est faite d’un dialecte étrange où la brutalité se retourne en tendresse. L’amour n’est pas une guérison mais une co-régulation : deux solitudes qui accordent leurs fréquences pour supporter le monde.
Barry est pressuré par trois logiques : la famille qui colonise son intimité, le marché qui monnaye son désir (l’arnaque téléphonique), et le calcul productiviste qui s’exprime dans son obsession des miles de pudding. Tout est transaction, tout se convertit en valeur. Le film montre comment nos vies affectives se trouvent prises dans des circuits économiques qui instrumentalisent jusqu’à la tendresse.
Trouvé par hasard, l’harmonium n’est pas un symbole appuyé : c’est un outil fragile, un souffle possible. Barry l’explore maladroitement, comme il cherche à accorder sa propre respiration. L’instrument devient métaphore de la modulation affective, et dialogue avec la musique de Jon Brion, faite de pulsations, syncopes et retards qui épousent les convulsions intérieures du personnage.
Le monde de Barry est saturé de téléphones qui hurlent, de fracas mécaniques, de coups hors champ. Le spectateur ressent physiquement son inconfort social. Mais avec l’entrée de Lena, le bruit ne disparaît pas : il se transforme, se phase. L’amour n’annule pas le chaos sonore, il y inscrit une nouvelle cadence.
Le bleu de Barry et le rouge de Lena ne s’opposent pas, ils apprennent à se mêler. Les interludes abstraits, conçus par Jeremy Blake, sont des convulsions visuelles : éclats colorés qui traduisent des états émotionnels plutôt que des passages narratifs.
Où me situer ? Je trouve admirable la précision avec laquelle Anderson compose un film compact, débarrassé de l’emphase mais traversé d’intensité. Punch-Drunk Love réussit à être une comédie romantique sans jamais céder au cynisme ni à la mièvrerie : il filme la tendresse comme un travail, jamais comme une évidence.
Quelle lecture en tirer ? En définitive, Punch-Drunk Love propose une autre idée de la romance : aimer, ce n’est pas supprimer la violence en soi, mais lui donner un rythme capable de coexister avec le vacarme du monde. Barry et Lena ne vivent pas un conte de fées, ils inventent une ritournelle assez forte pour amortir les chocs. Et c’est là que le film touche juste : en montrant que la grâce n’est pas une perfection, mais une modulation du chaos, un ajustement qui nous permet d’avancer ensemble malgré le tumulte.
Un film bien original, audacieux comme tous les films de Paul Thomas anderson, c est une œuvre qui emprunté les codes de la comedie surtout sur les types de personnages mais avec beaucoup de romantisme, profondément humain. Le relation qu entretient ce couple ou l homme totalement castré par ses nombreuses sœurs n arrive pas avoir de relation et cette femme malheureuse en amour et qui en a souffert physiquement et émotionnellement vont se trouver et former un couple atypique, mais tellement attachant. La mise en scène est époustouflant, il utilise les couleurs, les mouvements de caméra pour traduire l état mentale du personnage joué par adam sandler dont l interprétation prouve qu il n est pas seulement un acteur cantonné à la comédie lourdingue, il pouvait être convainquant dans ce côté dramatique. Un film certes singulier mais très bien fait.
Ce film est assez étrange : au niveau des décors, du faible nombre de personnages et de la façon de filmer, on a l'impression d'être devant un téléfilm. Au niveau de l'histoire, on ne comprend pas toujours les réactions extrêmes du personnage principal. Cependant, celui-ci a une naïveté et une spontanéité incroyables. On est stupéfait de ses réactions par rapport à des situations très simples. En effet, ses réactions sont très naturelles mais non conventionnelles. On suit ses aventures avec les malfrats et son aventure romantique avec plaisir ... Il y a de nombreuses situations où on aimerait agir comme lui sans se soucier des normes. Cependant, le film manque souvent de rythme et cela lui est préjudiciable. En somme, un film original mais un peu longuet.
Enfin, un film de Paul Thomas Anderson réussi ! Après un premier essai pas vraiment convaincant (Sydney) et quelques autres pas tout à fait aboutis (Magnolia par exemple), il donne là un très joli portrait d’homme névrosé dont on imagine sans peine que l’enfance a dû être un calvaire permanent, coincé entre sept soeurs qui le maternent du matin au soir. C’est l’histoire de son accession à l’âge d’homme qui est relatée dans ce film, une accession difficile et semée d’embûches... Dans le rôle principal, Adam Sandler est phénoménal, promenant sa dégaine d’adolescent attardé tout au long de couloirs qui renvoient aux voies originales. Son « accouchement » surviendra d’une façon soudaine et libératrice jusqu’à une fin pleine de fraîcheur auprès de celle qui lui a apporté tout à la fois amour et force, incarnée par la très charmante Emily Watson. Un film plein d’humour et de poésie, une vraie réussite qui donne envie de voir les films suivants.
Jusqu'à présent le cinéma de Paul Thomas Anderson m'avait plus semblé de l’esbroufe qu'autre chose. Tout était sans subtilité en terme de mis en scène, très lourd, très appuyé. Que ça soit Boogie Nights, Magnolia ou There will be blood, j'avais plutôt l'impression d'assister à un réalisateur peu finaud qu'au génie déclaré par certains. Punch Drunk Love me fait nuancer mon avis. Le réalisateur contrôle complètement sa mise en scène là où il cherchait plus à impressionner dans ses autres films. Malgré ce contrôle, il parvient à retranscrire l'ambiance de douce folie qui règne tout au long de Punch Drunk Love. C'est bien là que réside la force de l'auteur dans ce film. Nous faire croire que tout est en continuelle folle liberté là où un contrôle (parfois un peu trop visible) de chaque instant est présent. Du coup, il sait où il va et cela se voit. Le film surprend et amuse, on est loin des habituelles lourdeurs des scénarios de Paul Thomas Anderson. Cette fois-ci il n'est pas question de proposer une fresque épate-la-galerie mais un film moins tape à l’œil et finalement plus réussi. Il y a une vraie inventivité scénaristique qui laisse passer de l'oxygène. Là où il n y en avait pas dans les autres films que j'ai pu voir de lui. Attendons de voir dans quelle lignée de la filmographie du réalisateur s'inscrira The Master.
Le cinéma de Paul Thomas Anderson relève un vent d'air frais à tout ce qui touche. Dans cette comédie romantique simpliste dans son intrigue, le réalisateur tient une mise en scène extraordinaire ! D'un rythme démentiel, il illumine la performance des acteurs. Adam Sandler tient sans aucun doute son meilleur rôle, tout comme Emily Watson et surtout le grand Philip Seymour Hoffman. Génie du cinéma contemporain
Certes Adam Sandler change de registre et rentre dans la peau d'un homme perturbé socialement, psychologiquement, materné par ses soeurs qui ne cessent de contrôler sa vie et un job assez ennueux où il n'a pas l'air d'y prendre plaisir. Il va rencontrer l'amour, Emily Watson est très bien aussi. Maintenant on ne saisit pas trop tout ce qui se trame, il y a des passages un peu longs, une musique envahissnte et des scènes trop loufoques pour les apprécier. Avis mitigé, à la fois on ne veut pas se prendre au sérieux mais on ne comprend pas tout et cela peut lasser.
Drôle de comédie romantique, franchement décalée, atypique et bien dérangée, punch-drunk-love, comme son nom l'indique, est un cocktail détonnant d'amour, de révolte réprimée et d'une mise en scène inspirée, épurée et éthylique.
En effet, quoique l'ambiance bizarre à l'extrême, l'attitude pathétiquement absurde du protagoniste et la pesanteur asphyxiante de la famille déroute, dérange et lasse, la créativité de la mise en scène vient équilibrer le tout et apporter une touche de fraicheur , grand sens du cadrage, focalisation puis défocalisation, floutage de l'image entraînant un très beau jeu sur les couleurs proche de l'abstraction, … voilà ce qui démontre une maîtrise formelle indéniable du cinéaste. Ajoutez à cela quelques idées loufoques dans le scénario et vous avez un film réussi, malgré quelques lourdeurs à mon e sens évitables.
Une comédie très étrange, et ce, dès le début. On voit ce mec qui collectionne les bons d'achats sur les pots de pudding, et qui a de temps en temps des coups de folie complètement inexpliqués. Entre ça et les trucs qu'il dit par moment qui sont complètement fou, sans parler de la musique (des tam-tams incessants) qui semble être ce qu'il entend dans sa tête (enfin, moi je l'ai compris comme ça), on dirait un vrai psychopathe. Il fait limite peur avec son comportement, et pourtant, c'est une comédie, étrange certes, mais avec également des moments très drôles (même si c'est un humour assez particulier). Un film très spécial, mais très intéressant. J'ai bien aimé.
Un ofni que ce film qui aurait pu être signé David Lynch ou Terry Gilliam tellement c'est strange ,pas vraiment facile de suivre l'histoire de ce type qui collectionne les pundding , récupère un piano ,appelle un téléphone rose et tombe amoureux de la collegue d'une de ses 7 soeurs .Heureusement que l’interprétation est excellente notamment Adam Sandler plus connu outre atlantique pour ses rôles comiques et qui démontre ici un réel talent dramatique pour jouer ce mec qui a tendance a péter les plombs pour un rien.La réalisation est elle aussi bien maitrisé de maniere a ce qu'on ne décroche pas ce qui est pourtant tentant a certains moments ,bref le scénario ainsi que la musique agaçante ne sont pas les points fort mais ça change des produits standardisés habituellement servis au USA sinon amis de la logique passe ton chemin.