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Une pauvre femme esseulée (Olivia Colman), que la mort de ses parents et son métier dégradant ont relégué aux marges de sa communauté, commande au vannier du village (Peter Dinklage) un mari d'osier. La créature (Alexander Skarsgård) qui se révèle un amant fougueux et un mari doux et prévenant a tôt fait d'exciter la jalousie de ses voisines.
"The Wicker Man" est un film iconique de 1973 qui a initié un genre : le "folk horror". Il n'a quasiment rien à voir avec ce film-ci sinon son titre très proche qui renvoie à l'osier dont le dieu païen de 1973 et la créature frankensteinienne de 2026 sont faits.
Avec "Wicker", adapté d'une nouvelle de l'autrice anglaise Ursula Wills-Jones, on est loin du "folk horror" et du côté du conte volontiers satirique et intemporelle. "Wicker" se déroule dans un petit village anglais au Moyen Âge, au sein d'une communauté que rien ne semble relier au monde extérieur. Cette communauté pas vraiment hiérarchisée est constituée d'hommes et de femmes anonymes qui s'adressent l'un à l'autre en utilisant l'intitulé de leur profession : le tailleur, le boucher, le boulanger... Cette communauté strictement patriarcale place les femmes dans une position subordonnée et les ravale à leur statut d'épouse et de mère.
C'est contre ces règles que l'héroïne, solitaire et excentrique, s'érige. Elle le fait en instillant au récit une dimension fantastique qui fait tout son sel : pour narguer ses voisins et pour combattre sa solitude, elle passe commande au vannier d'un homme d'osier. Sa constitution mis à part, ce sera un homme comme un autre, sinon qu'il se révèle exempt des défauts rédhibitoires qu'accumulent tous les mâles du village : l'ivrognerie, la forfanterie, la brutalité et par dessus tout le machisme qui les conduisent à considérer les femmes comme des inférieures et à traiter la leur comme leur servante.
La charge est drôle. Mais au mitan du film, quand le cadre semble avoir été posé, quand le si séduisant homme d'osier a trouvé sa place auprès de sa femme ravie, quand tout le village, étonné et envieux, ravale sa jalousie, on se demande de quoi sera fait sa seconde moitié. Le scénario sort de l'impasse dans laquelle on craignait qu'il s'encalmine et nous réserve quelques jolies surprises jusqu'à la scène finale.
"Wicker" ne laissera pas une trace marquante dans la mémoire de ses spectateurs et encore moins dans l'histoire du cinéma. Il n'en constitue pas moins un film ironique et sympathique, servi par une interprétation impeccable (quel bonheur de retrouver Peter Dinklage qu'on craignait qu'il se soit panthéonisé à tout jamais dans le rôle de Tyrion Lannister).
"The Wicker Man" est un film iconique de 1973 qui a initié un genre : le "folk horror". Il n'a quasiment rien à voir avec ce film-ci sinon son titre très proche qui renvoie à l'osier dont le dieu païen de 1973 et la créature frankensteinienne de 2026 sont faits.
Avec "Wicker", adapté d'une nouvelle de l'autrice anglaise Ursula Wills-Jones, on est loin du "folk horror" et du côté du conte volontiers satirique et intemporelle. "Wicker" se déroule dans un petit village anglais au Moyen Âge, au sein d'une communauté que rien ne semble relier au monde extérieur. Cette communauté pas vraiment hiérarchisée est constituée d'hommes et de femmes anonymes qui s'adressent l'un à l'autre en utilisant l'intitulé de leur profession : le tailleur, le boucher, le boulanger... Cette communauté strictement patriarcale place les femmes dans une position subordonnée et les ravale à leur statut d'épouse et de mère.
C'est contre ces règles que l'héroïne, solitaire et excentrique, s'érige. Elle le fait en instillant au récit une dimension fantastique qui fait tout son sel : pour narguer ses voisins et pour combattre sa solitude, elle passe commande au vannier d'un homme d'osier. Sa constitution mis à part, ce sera un homme comme un autre, sinon qu'il se révèle exempt des défauts rédhibitoires qu'accumulent tous les mâles du village : l'ivrognerie, la forfanterie, la brutalité et par dessus tout le machisme qui les conduisent à considérer les femmes comme des inférieures et à traiter la leur comme leur servante.
La charge est drôle. Mais au mitan du film, quand le cadre semble avoir été posé, quand le si séduisant homme d'osier a trouvé sa place auprès de sa femme ravie, quand tout le village, étonné et envieux, ravale sa jalousie, on se demande de quoi sera fait sa seconde moitié. Le scénario sort de l'impasse dans laquelle on craignait qu'il s'encalmine et nous réserve quelques jolies surprises jusqu'à la scène finale.
"Wicker" ne laissera pas une trace marquante dans la mémoire de ses spectateurs et encore moins dans l'histoire du cinéma. Il n'en constitue pas moins un film ironique et sympathique, servi par une interprétation impeccable (quel bonheur de retrouver Peter Dinklage qu'on craignait qu'il se soit panthéonisé à tout jamais dans le rôle de Tyrion Lannister).
De prime abord ce long-métrage qui prend tous les atours du conte féérique ou de la fable nous charme et nous enchante. On retrouve une Olivia Colman en poissonnière ronchonne et cynique d’un village qui la voit comme une vieille fille recluse. Un rôle qui lui va comme un gant et le décor de ce drôle de bourg où chacun se nomme par sa fonction nous amuse. « Wicker » fait le choix d’un cadre spatio-temporel indéfini pour renforcer cet aspect merveilleux propres aux contes. Alors certes on est davantage ici dans un avatar pour adultes, le sexe et le plaisir étant au centre des enjeux, qu’une histoire pour jeunes pousses. Et quand le fantastique entre en jeu dès lors que notre marchande se commande un mari en osier au vannier de la région, on entre dans le délire avec ferveur et curiosité. Oui, vous avez bien lu. La poissonnière va épouser un homme en osier vivant qui va la satisfaire non seulement sur les tâches ménagères mais également sexuellement au-delà de toutes ses espérances. Le film épouse son côté farfelu, proche des récits du magicien d’Oz, avec panache. En tout cas, durant un bon premier tiers du long-métrage, car après ce délicieux et coquin postulat de départ s’essouffle plus vite que de raison.
En effet, on peut bien louer les qualités esthétiques de cette fable, notamment sur le réalisme de cet homme en osier (auquel Alexander Skarsgaard prête ses traits, ajoutant encore une composition incongrue à une filmographie qui commence à en regorger) mais celle-ci finit vite par tourner à vide. Il y a bien une morale et des leçons de vie sur la jalousie, l’envie ou le patriarcat, mais tout cela semble asséné de manière bien peu fine pour qu’on s’en satisfasse pleinement. Le final tente un pas de côté plus amer que le reste du long-métrage qui reste sur le radar de la comédie picaresque et bucolique mais ne relève pas le niveau d’un film qui a du mal à renouveler ses enjeux et bien capitaliser sur sa singulière idée de départ. « Wicker » se regarde donc sans déplaisir mais il cale vite une fois son idée de départ inattendue lancée à la face du spectateur. Et sur près de deux heures, on ne peut nier que l’on rit finalement peu et que niveau émotion ou romantisme, ce n’est pas la panacée non plus. Reste donc un drôle d’objet aux contours rares et à la forme soignée mais qui échoue à provoquer quelque chose de plus.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
En effet, on peut bien louer les qualités esthétiques de cette fable, notamment sur le réalisme de cet homme en osier (auquel Alexander Skarsgaard prête ses traits, ajoutant encore une composition incongrue à une filmographie qui commence à en regorger) mais celle-ci finit vite par tourner à vide. Il y a bien une morale et des leçons de vie sur la jalousie, l’envie ou le patriarcat, mais tout cela semble asséné de manière bien peu fine pour qu’on s’en satisfasse pleinement. Le final tente un pas de côté plus amer que le reste du long-métrage qui reste sur le radar de la comédie picaresque et bucolique mais ne relève pas le niveau d’un film qui a du mal à renouveler ses enjeux et bien capitaliser sur sa singulière idée de départ. « Wicker » se regarde donc sans déplaisir mais il cale vite une fois son idée de départ inattendue lancée à la face du spectateur. Et sur près de deux heures, on ne peut nier que l’on rit finalement peu et que niveau émotion ou romantisme, ce n’est pas la panacée non plus. Reste donc un drôle d’objet aux contours rares et à la forme soignée mais qui échoue à provoquer quelque chose de plus.
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Une femme rejetée par son village, un mari fabriqué en osier et une histoire d'amour qui échappe à toutes les conventions. Alex Huston Fischer et Eleanor Wilson proposent avec Wicker une fable fantastique aussi étrange que séduisante, portée par Olivia Colman, Alexander Skarsgård et Peter Dinklage.
Dans un village où chacun semble devoir respecter des règles bien établies, une pêcheuse solitaire décide de prendre son destin en main. Lassée d'être mise à l'écart, elle demande au vannier local de lui fabriquer un époux en osier. Contre toute attente, cet homme artificiel possède une sensibilité et des qualités qui vont progressivement bouleverser son existence. Mais leur bonheur naissant ne tarde pas à provoquer la jalousie et les fantasmes des habitants.
Le point de départ possède un charme particulier. Derrière son étrangeté, Wicker aborde une question très humaine : pourquoi faudrait-il aimer selon les règles imposées par les autres ?
La relation entre la pêcheuse et son improbable compagnon permet d'explorer le désir, la solitude et le besoin d'être accepté. L'idée d'un mari façonné sur commande pourrait facilement donner lieu à une simple comédie absurde, mais elle ouvre également une réflexion plus profonde sur les attentes que l'on place dans une relation amoureuse.
Le regard des villageois occupe une place essentielle dans cette histoire. Leur fascination pour cet homme différent révèle surtout leurs propres frustrations. Ce qui dérange n'est peut-être pas tant l'existence de cet époux en osier que la liberté d'une femme qui refuse de se conformer aux habitudes de sa communauté.
Le scénario devra toutefois éviter de rendre son message trop démonstratif. L'opposition entre une héroïne indépendante et un village intolérant peut rapidement devenir prévisible si les personnages secondaires manquent de nuances.
La présence d'Olivia Colman constitue un atout pour donner de l'épaisseur à cette femme solitaire, tandis qu'Alexander Skarsgård et Peter Dinklage complètent une distribution particulièrement intrigante.
Entre romance fantastique, humour décalé et satire sociale, Wicker possède une originalité bienvenue. Son idée la plus intéressante n'est finalement pas celle d'un homme fabriqué en osier, mais celle d'une femme qui découvre l'amour en refusant les conventions. Une fable insolite qui pourrait trouver toute sa force dans sa manière de mêler l'étrange aux émotions les plus simples.
Dans un village où chacun semble devoir respecter des règles bien établies, une pêcheuse solitaire décide de prendre son destin en main. Lassée d'être mise à l'écart, elle demande au vannier local de lui fabriquer un époux en osier. Contre toute attente, cet homme artificiel possède une sensibilité et des qualités qui vont progressivement bouleverser son existence. Mais leur bonheur naissant ne tarde pas à provoquer la jalousie et les fantasmes des habitants.
Le point de départ possède un charme particulier. Derrière son étrangeté, Wicker aborde une question très humaine : pourquoi faudrait-il aimer selon les règles imposées par les autres ?
La relation entre la pêcheuse et son improbable compagnon permet d'explorer le désir, la solitude et le besoin d'être accepté. L'idée d'un mari façonné sur commande pourrait facilement donner lieu à une simple comédie absurde, mais elle ouvre également une réflexion plus profonde sur les attentes que l'on place dans une relation amoureuse.
Le regard des villageois occupe une place essentielle dans cette histoire. Leur fascination pour cet homme différent révèle surtout leurs propres frustrations. Ce qui dérange n'est peut-être pas tant l'existence de cet époux en osier que la liberté d'une femme qui refuse de se conformer aux habitudes de sa communauté.
Le scénario devra toutefois éviter de rendre son message trop démonstratif. L'opposition entre une héroïne indépendante et un village intolérant peut rapidement devenir prévisible si les personnages secondaires manquent de nuances.
La présence d'Olivia Colman constitue un atout pour donner de l'épaisseur à cette femme solitaire, tandis qu'Alexander Skarsgård et Peter Dinklage complètent une distribution particulièrement intrigante.
Entre romance fantastique, humour décalé et satire sociale, Wicker possède une originalité bienvenue. Son idée la plus intéressante n'est finalement pas celle d'un homme fabriqué en osier, mais celle d'une femme qui découvre l'amour en refusant les conventions. Une fable insolite qui pourrait trouver toute sa force dans sa manière de mêler l'étrange aux émotions les plus simples.
ce film se regarde comme on lirait un conte. il etait une fois...
un homme de paille, sorte de prince charmant construit par un vannier/magicien pour une cendrillon solitaire en butte au railleries des habitants du village : vendeuse de poissons elle est est marginalisée par son aspect.
mais l arrivée de son beau jouet va faire non seulement basculer sa propre vie mais aussi entraîner tous ses concitoyens dans une veritable tourmente: jalousie, frustration, désirs refoulés.
c'est une vraie trouvaille que ce film-conte, fractionné en chapitres, très bien rédigé ( ainsi les monologues du vannier ressemblent à de la poésie) très bien interprété. un ton grivois, la sexualité et l'amour, la confiance de l’autre , l'organisation sociale et la la femme sont des thèmes récurrents.
la dernière partie et le dénouement sont irracontables mais génialement surprenant. comme tous les contes, tout finit bien.
un film dont l'originalité et la grande créativité sont des atouts majeurs.
un homme de paille, sorte de prince charmant construit par un vannier/magicien pour une cendrillon solitaire en butte au railleries des habitants du village : vendeuse de poissons elle est est marginalisée par son aspect.
mais l arrivée de son beau jouet va faire non seulement basculer sa propre vie mais aussi entraîner tous ses concitoyens dans une veritable tourmente: jalousie, frustration, désirs refoulés.
c'est une vraie trouvaille que ce film-conte, fractionné en chapitres, très bien rédigé ( ainsi les monologues du vannier ressemblent à de la poésie) très bien interprété. un ton grivois, la sexualité et l'amour, la confiance de l’autre , l'organisation sociale et la la femme sont des thèmes récurrents.
la dernière partie et le dénouement sont irracontables mais génialement surprenant. comme tous les contes, tout finit bien.
un film dont l'originalité et la grande créativité sont des atouts majeurs.
Fable folklorique et loufoque
Les 105 minutes signées Alex Huston Fischer et Eleanor Wilson sont un joyeux mélange de comédie, de drame, de fantastique et de romance… Mise au ban de son village, une pêcheuse solitaire commande au vannier local un mari en osier. Cet époux improbable se révèle doté d’une sensibilité et de talents qui dépassent toutes ses attentes. À son contact, elle découvre un désir insoupçonné et, peu à peu, s’éprend véritablement de lui. Mais bientôt, son étrange mari attise les convoitises, la jalousie et les fantasmes des villageois, faisant vaciller les certitudes d’une communauté jusque-là bien ordonnée. Conte réjouissant situé dans un univers et surtout une époque où le droit des femmes n'en était même pas au stade de concept. Un festival pour le casting.
Petit rappel : le titre de ce film signifie « osier », tout le monde ne parle pas la langue de Shakespeare et de Ringo Star avec la même aisance. Il s’agit d’une adaptation de The Wicker Husband, une histoire courte d’Ursula Wills-Jones publiée en 2008. Ici, les personnages n'existent que par leur métier, leur fonction, la pêcheuse, le tailleur, le vannier, le boucher ou encore et le boulanger par exemple, et donc « la femme du boulanger » qui doit se contenter de l'aider et de le soulager de temps en temps, Et alors du coup, un homme en osier, marié à une femme indépendante qui travaille, qui propose de retaper sa maison et met en avant son désir sexuel… c’est la révolution dans le microcosme. Avant, bien sûr, que l’histoire prenne une autre tournure, jalousie, envie, manipulation, mensonges… Bref, le film se transforme au final en une sorte de conte plutôt acerbe sur le genre humain. Une curiosité très jouissive servie par un casting de luxe.
Avec, en haut de l’affiche, l’épatante Olivia Colman et son bonhomme d’osier, Alexander Skarsgård. On ajoutera le formidable Peter Dinklage ou Elizabeth Debicki, Tout ce beau monde, qui évolue dans des décors qui s’inspirent des codes esthétiques des tableaux hollandais du XVIIème siècle, sert à merveille cette comédie satirique sur le sexe et le mariage, pour un spectacle visuel singulier, Quant au couple de cinéastes, il est également en couple dans la vie. On imagine aisément les discussions qui ont dû se tenir durant l’écriture du scénario. Une belle surprise !
Les 105 minutes signées Alex Huston Fischer et Eleanor Wilson sont un joyeux mélange de comédie, de drame, de fantastique et de romance… Mise au ban de son village, une pêcheuse solitaire commande au vannier local un mari en osier. Cet époux improbable se révèle doté d’une sensibilité et de talents qui dépassent toutes ses attentes. À son contact, elle découvre un désir insoupçonné et, peu à peu, s’éprend véritablement de lui. Mais bientôt, son étrange mari attise les convoitises, la jalousie et les fantasmes des villageois, faisant vaciller les certitudes d’une communauté jusque-là bien ordonnée. Conte réjouissant situé dans un univers et surtout une époque où le droit des femmes n'en était même pas au stade de concept. Un festival pour le casting.
Petit rappel : le titre de ce film signifie « osier », tout le monde ne parle pas la langue de Shakespeare et de Ringo Star avec la même aisance. Il s’agit d’une adaptation de The Wicker Husband, une histoire courte d’Ursula Wills-Jones publiée en 2008. Ici, les personnages n'existent que par leur métier, leur fonction, la pêcheuse, le tailleur, le vannier, le boucher ou encore et le boulanger par exemple, et donc « la femme du boulanger » qui doit se contenter de l'aider et de le soulager de temps en temps, Et alors du coup, un homme en osier, marié à une femme indépendante qui travaille, qui propose de retaper sa maison et met en avant son désir sexuel… c’est la révolution dans le microcosme. Avant, bien sûr, que l’histoire prenne une autre tournure, jalousie, envie, manipulation, mensonges… Bref, le film se transforme au final en une sorte de conte plutôt acerbe sur le genre humain. Une curiosité très jouissive servie par un casting de luxe.
Avec, en haut de l’affiche, l’épatante Olivia Colman et son bonhomme d’osier, Alexander Skarsgård. On ajoutera le formidable Peter Dinklage ou Elizabeth Debicki, Tout ce beau monde, qui évolue dans des décors qui s’inspirent des codes esthétiques des tableaux hollandais du XVIIème siècle, sert à merveille cette comédie satirique sur le sexe et le mariage, pour un spectacle visuel singulier, Quant au couple de cinéastes, il est également en couple dans la vie. On imagine aisément les discussions qui ont dû se tenir durant l’écriture du scénario. Une belle surprise !
Un film qui dépeint les humains et leurs travers à travers cette fable qui se déroule au sein d'un petit village médiéval.
Les personnages sont parfaitement ciblés et parfaitement interprétés . Olivia Colman est excellente comme à son habitude
Les images sont belles.
Les personnages sont parfaitement ciblés et parfaitement interprétés . Olivia Colman est excellente comme à son habitude
Les images sont belles.
Au départ, de loin, je pensais que c'était un remake remanié de "The Wicker Man", à cause évidemment du titre. Finalement pas du tout puisque nous sommes sur une adaptation de ""The Wicker Husband", une histoire courte de Ursula Wills-Jones publiée en 2008.
Et l'histoire, elle est simple, c'est celle d'une poissonnière qui demande au vannier du coin de lui faire un mari en osier pour que les gens du village arrêtent de se moquer d'elle. Eh oui, elle sent le poisson, se sait pas s'habiller et puis surtout, elle s'en fout un peu. Mais si cet homme dérange, il intrigue au final tout le village, aussi bien les hommes que les femmes qui veulent quant à elles leur propre homme en osier.
Nous sommes dans un univers et surtout à une époque où le droit des femmes n'en était même pas au stade de concept. La femme a un rôle : c'est "la femme de". Effectivement, dans les film, les personnages n'existent que de par leur métier, leur fonction et donc pour le boulanger par exemple, on a "la femme du boulanger" qui doit se contenter de l'aider et de le "soulager de temps en temps" comme le dit si bien un des personnages. Et alors du coup, un homme en osier, marié à une femme indépendante qui travaille, qui propose de retaper la maison ou qui met en avant son désir sexuel, bah, ça dénote un peu ! Et ça donne d'ailleurs lieu à des scènes assez drôles tout étant très touchantes, comme la scène de danse dans le village par exemple où les deux protagonistes sont dans leur bulle.
Et puis l'histoire prend petit à petit une autre tournure ; la jalousie déjà présente prend de plus en plus de place en même temps que l'envie, la manipulation donnant lieu à des petits mensonges aux grosses conséquences. Bref, le film se transforme au final en une sorte de conte assez acerbe sur le genre humain dont la conclusion est assez plaisante.
Néanmoins, le film souffre quelques-fois de son rythme en dents de scie, même la mise en scène Alex Huston Fischer et Eleanor Wilson est souvent là pour rattraper les moments un peu plus mollassons et les jeux d'acteurs, notamment d'Olivia Wilde et Alexander Skarsgård sont excellents.
Bref, "Wicker" est donc une bonne surprise, tout simplement !
Et l'histoire, elle est simple, c'est celle d'une poissonnière qui demande au vannier du coin de lui faire un mari en osier pour que les gens du village arrêtent de se moquer d'elle. Eh oui, elle sent le poisson, se sait pas s'habiller et puis surtout, elle s'en fout un peu. Mais si cet homme dérange, il intrigue au final tout le village, aussi bien les hommes que les femmes qui veulent quant à elles leur propre homme en osier.
Nous sommes dans un univers et surtout à une époque où le droit des femmes n'en était même pas au stade de concept. La femme a un rôle : c'est "la femme de". Effectivement, dans les film, les personnages n'existent que de par leur métier, leur fonction et donc pour le boulanger par exemple, on a "la femme du boulanger" qui doit se contenter de l'aider et de le "soulager de temps en temps" comme le dit si bien un des personnages. Et alors du coup, un homme en osier, marié à une femme indépendante qui travaille, qui propose de retaper la maison ou qui met en avant son désir sexuel, bah, ça dénote un peu ! Et ça donne d'ailleurs lieu à des scènes assez drôles tout étant très touchantes, comme la scène de danse dans le village par exemple où les deux protagonistes sont dans leur bulle.
Et puis l'histoire prend petit à petit une autre tournure ; la jalousie déjà présente prend de plus en plus de place en même temps que l'envie, la manipulation donnant lieu à des petits mensonges aux grosses conséquences. Bref, le film se transforme au final en une sorte de conte assez acerbe sur le genre humain dont la conclusion est assez plaisante.
Néanmoins, le film souffre quelques-fois de son rythme en dents de scie, même la mise en scène Alex Huston Fischer et Eleanor Wilson est souvent là pour rattraper les moments un peu plus mollassons et les jeux d'acteurs, notamment d'Olivia Wilde et Alexander Skarsgård sont excellents.
Bref, "Wicker" est donc une bonne surprise, tout simplement !
Un conte filmé ( Dieu merci sans chanson) traversé de douceur et de poésie. J'ai adhéré à l histoire principale et aux sous texte du scénario ( liberté sexuelle, place de la femme, poids du patriarcat). Olivia Colman est brillante
Wicker d'Eleanor Wilson et Alex Huston Fischer raconte une étrange histoire d'amour où une pêcheuse solitaire (Olivia Colman), rejetée par son village, commande à un vannier (Peter Dinklage) un mari en osier. Cet époux improbable (Alexander Skarsgård) possède une sensibilité inattendue et lui apporte une tendresse qu'elle n'espérait plus. Seulement, son bonheur commence à déranger les habitants, dont les frustrations remontent progressivement à la surface.
Le film possède une atmosphère étrange, tant l'ambiance que la photographie. On sent surtout jaillir dans ce récit une forme de mal-être, les gens vivent une vie qui semble manquer de quelque chose et l'arrivée de cet être en osier vient faire exploser une forme de jalousie. Wicker dévoile combien nous sommes en quête de tendresse ou simplement de choses que les autres ont, mais qu'on n'avoue pas vouloir… Car les mots ont un pouvoir, ils rendent concrets certains de nos sentiments. Wicker n'est pas un conte de fées, mais un conte d'Osier.
La photographie de Lol Crawley possède une dimension picturale proche des tableaux hollandais du XVIIe siècle. Les costumes, les décors et cette temporalité indéterminée donnent au village une apparence presque figée. Cette esthétique renforce l'impression d'une communauté enfermée dans ses traditions, où chacun semble connaître la place qu'il doit occuper. Le fantastique vient perturber cet ordre social, particulièrement lorsque cet homme fabriqué se révèle plus sensible que ceux qui possèdent pourtant une existence bien réelle.
Wicker adapte la nouvelle The Wicker Husband d'Ursula Wills en explorant les contradictions du mariage et les mécanismes de comparaison sociale. Le bonheur de la pêcheuse devient insupportable parce qu'il expose les manques affectifs des autres. Une situation presque absurde, mais assez révélatrice de notre difficulté à accepter qu'une personne marginalisée puisse obtenir ce que les autres désirent secrètement.
L'étrangeté du récit tient aussi à cette interrogation sur la nature même du sentiment amoureux. Peut-on aimer librement un être conçu pour répondre à nos attentes ? Le film laisse planer cette ambiguïté, entre tendresse sincère et idéalisation d'un partenaire qui semble échapper aux imperfections humaines.
Le film possède une atmosphère étrange, tant l'ambiance que la photographie. On sent surtout jaillir dans ce récit une forme de mal-être, les gens vivent une vie qui semble manquer de quelque chose et l'arrivée de cet être en osier vient faire exploser une forme de jalousie. Wicker dévoile combien nous sommes en quête de tendresse ou simplement de choses que les autres ont, mais qu'on n'avoue pas vouloir… Car les mots ont un pouvoir, ils rendent concrets certains de nos sentiments. Wicker n'est pas un conte de fées, mais un conte d'Osier.
La photographie de Lol Crawley possède une dimension picturale proche des tableaux hollandais du XVIIe siècle. Les costumes, les décors et cette temporalité indéterminée donnent au village une apparence presque figée. Cette esthétique renforce l'impression d'une communauté enfermée dans ses traditions, où chacun semble connaître la place qu'il doit occuper. Le fantastique vient perturber cet ordre social, particulièrement lorsque cet homme fabriqué se révèle plus sensible que ceux qui possèdent pourtant une existence bien réelle.
Wicker adapte la nouvelle The Wicker Husband d'Ursula Wills en explorant les contradictions du mariage et les mécanismes de comparaison sociale. Le bonheur de la pêcheuse devient insupportable parce qu'il expose les manques affectifs des autres. Une situation presque absurde, mais assez révélatrice de notre difficulté à accepter qu'une personne marginalisée puisse obtenir ce que les autres désirent secrètement.
L'étrangeté du récit tient aussi à cette interrogation sur la nature même du sentiment amoureux. Peut-on aimer librement un être conçu pour répondre à nos attentes ? Le film laisse planer cette ambiguïté, entre tendresse sincère et idéalisation d'un partenaire qui semble échapper aux imperfections humaines.
Ce film, extraordinaire par son sujet - un homme en osier sème le trouble dans un village antique - et par son traitement cinématographique est une réussite surprenante dans le paysage normalisé de la production actuelle. Formidablement interprété, notamment par la toujours excellente Olivia Colman, l’actrice oscarisée en 2019 dans La Favorite, c’est à la fois un conte - pour adultes ! - et une belle histoire d’amour que nous offre le réalisateur inconnu, jusqu’à présent, Alex Huston Fischer. Vous resterez longtemps impressionné par cette histoire émouvante et drôle d’un village bouleversé par le charme d’un tresseur d’osier.
Facétieuse et vipérine comme d'habitude, Olivia Coleman est délicieuse, un vrai caramel beurre salé, mais elle ne parvient pas à sauver cette entreprise en osier qui est vraiment trop fragile
Pour points positifs disons que l'idée est originale, que les costumes et les décors sont très beaux, et qu'il y a de beaux visuels.
Par contre s'il est vrai que certains passages sont très drôles, il faut aussi dire que c'est très inégal et que le plus gros de l'humour est concentré à la première partie.
Réussite en demi-teinte dira-t-on.
Par contre s'il est vrai que certains passages sont très drôles, il faut aussi dire que c'est très inégal et que le plus gros de l'humour est concentré à la première partie.
Réussite en demi-teinte dira-t-on.
Une fable drôle, enlevée, intelligente et visuellement très réussie. Cela faisait longtemps qu'on n'avait pas entendu des dialogues aussi savoureux et caustiques, le mot le plus adapté au film serait "paillards".
L'histoire, rondement menée, explore les hypocrisies et les bassesses des relations sociales, et particulièrement matrimoniales, montrant que le bonheur exige souvent le renoncement à une tradition étouffante. C'est vraiment rafraîchissant.
Olivia Colman fait merveille, comme toujours, avec son jeu intrépide et Alexander Skarsgård confirme, si l'on en doutait encore, qu'il est tout simplement parfait !
Enfin, petite mention du teasing "Osez l'osier" : fallait y penser, c'est brillant !
L'histoire, rondement menée, explore les hypocrisies et les bassesses des relations sociales, et particulièrement matrimoniales, montrant que le bonheur exige souvent le renoncement à une tradition étouffante. C'est vraiment rafraîchissant.
Olivia Colman fait merveille, comme toujours, avec son jeu intrépide et Alexander Skarsgård confirme, si l'on en doutait encore, qu'il est tout simplement parfait !
Enfin, petite mention du teasing "Osez l'osier" : fallait y penser, c'est brillant !
Wicker est un film sympathique, porté par un casting convaincant et une réalisation soignée. L’ensemble fonctionne plutôt bien, avec quelques moments assez drôles qui permettent de passer un bon moment devant l’écran. Malheureusement, le scénario reste assez téléphoné et convenu, ce qui limite les surprises et l’impact de certaines situations. Rien de révolutionnaire, donc, mais une proposition agréable qui remplit son objectif : divertir le temps d’une séance.
C'est très beau, poétique, profond, très drôle et triste aussi et très bien interprété. Visuellement superbe, moraliste et féministe, je me suis régalée, j'ai beaucoup ri et aussi eu la gorge serrée et Olivia Colman y est excellente. Jubilatoire !
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