Note moyenne
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De prime abord ce long-métrage qui prend tous les atours du conte féérique ou de la fable nous charme et nous enchante. On retrouve une Olivia Colman en poissonnière ronchonne et cynique d’un village qui la voit comme une vieille fille recluse. Un rôle qui lui va comme un gant et le décor de ce drôle de bourg où chacun se nomme par sa fonction nous amuse. « Wicker » fait le choix d’un cadre spatio-temporel indéfini pour renforcer cet aspect merveilleux propres aux contes. Alors certes on est davantage ici dans un avatar pour adultes, le sexe et le plaisir étant au centre des enjeux, qu’une histoire pour jeunes pousses. Et quand le fantastique entre en jeu dès lors que notre marchande se commande un mari en osier au vannier de la région, on entre dans le délire avec ferveur et curiosité. Oui, vous avez bien lu. La poissonnière va épouser un homme en osier vivant qui va la satisfaire non seulement sur les tâches ménagères mais également sexuellement au-delà de toutes ses espérances. Le film épouse son côté farfelu, proche des récits du magicien d’Oz, avec panache. En tout cas, durant un bon premier tiers du long-métrage, car après ce délicieux et coquin postulat de départ s’essouffle plus vite que de raison.
En effet, on peut bien louer les qualités esthétiques de cette fable, notamment sur le réalisme de cet homme en osier (auquel Alexander Skarsgaard prête ses traits, ajoutant encore une composition incongrue à une filmographie qui commence à en regorger) mais celle-ci finit vite par tourner à vide. Il y a bien une morale et des leçons de vie sur la jalousie, l’envie ou le patriarcat, mais tout cela semble asséné de manière bien peu fine pour qu’on s’en satisfasse pleinement. Le final tente un pas de côté plus amer que le reste du long-métrage qui reste sur le radar de la comédie picaresque et bucolique mais ne relève pas le niveau d’un film qui a du mal à renouveler ses enjeux et bien capitaliser sur sa singulière idée de départ. « Wicker » se regarde donc sans déplaisir mais il cale vite une fois son idée de départ inattendue lancée à la face du spectateur. Et sur près de deux heures, on ne peut nier que l’on rit finalement peu et que niveau émotion ou romantisme, ce n’est pas la panacée non plus. Reste donc un drôle d’objet aux contours rares et à la forme soignée mais qui échoue à provoquer quelque chose de plus.
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En effet, on peut bien louer les qualités esthétiques de cette fable, notamment sur le réalisme de cet homme en osier (auquel Alexander Skarsgaard prête ses traits, ajoutant encore une composition incongrue à une filmographie qui commence à en regorger) mais celle-ci finit vite par tourner à vide. Il y a bien une morale et des leçons de vie sur la jalousie, l’envie ou le patriarcat, mais tout cela semble asséné de manière bien peu fine pour qu’on s’en satisfasse pleinement. Le final tente un pas de côté plus amer que le reste du long-métrage qui reste sur le radar de la comédie picaresque et bucolique mais ne relève pas le niveau d’un film qui a du mal à renouveler ses enjeux et bien capitaliser sur sa singulière idée de départ. « Wicker » se regarde donc sans déplaisir mais il cale vite une fois son idée de départ inattendue lancée à la face du spectateur. Et sur près de deux heures, on ne peut nier que l’on rit finalement peu et que niveau émotion ou romantisme, ce n’est pas la panacée non plus. Reste donc un drôle d’objet aux contours rares et à la forme soignée mais qui échoue à provoquer quelque chose de plus.
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C'est très beau, poétique, profond, très drôle et triste aussi et très bien interprété. Visuellement superbe, moraliste et féministe, je me suis régalée, j'ai beaucoup ri et aussi eu la gorge serrée et Olivia Colman y est excellente. Jubilatoire !
Excellent film qui ravira les fans du conte de de la comédie. Chaleureux de par son écriture et son esthétique, il n'en reste pas moins un film sombre et sérieux à certains égards. Toujours consistant, jamais ennuyeux, si vous voulez rigoler ou pleurer, foncez!
Une pauvre femme esseulée (Olivia Colman), que la mort de ses parents et son métier dégradant ont relégué aux marges de sa communauté, commande au vannier du village (Peter Dinklage) un mari d'osier. La créature (Alexander Skarsgård) qui se révèle un amant fougueux et un mari doux et prévenant a tôt fait d'exciter la jalousie de ses voisines.
"The Wicker Man" est un film iconique de 1973 qui a initié un genre : le "folk horror". Il n'a quasiment rien à voir avec ce film-ci sinon son titre très proche qui renvoie à l'osier dont le dieu païen de 1973 et la créature frankensteinienne de 2026 sont faits.
Avec "Wicker", adapté d'une nouvelle de l'autrice anglaise Ursula Wills-Jones, on est loin du "folk horror" et du côté du conte volontiers satirique et intemporelle. "Wicker" se déroule dans un petit village anglais au Moyen Âge, au sein d'une communauté que rien ne semble relier au monde extérieur. Cette communauté pas vraiment hiérarchisée est constituée d'hommes et de femmes anonymes qui s'adressent l'un à l'autre en utilisant l'intitulé de leur profession : le tailleur, le boucher, le boulanger... Cette communauté strictement patriarcale place les femmes dans une position subordonnée et les ravale à leur statut d'épouse et de mère.
C'est contre ces règles que l'héroïne, solitaire et excentrique, s'érige. Elle le fait en instillant au récit une dimension fantastique qui fait tout son sel : pour narguer ses voisins et pour combattre sa solitude, elle passe commande au vannier d'un homme d'osier. Sa constitution mis à part, ce sera un homme comme un autre, sinon qu'il se révèle exempt des défauts rédhibitoires qu'accumulent tous les mâles du village : l'ivrognerie, la forfanterie, la brutalité et par dessus tout le machisme qui les conduisent à considérer les femmes comme des inférieures et à traiter la leur comme leur servante.
La charge est drôle. Mais au mitan du film, quand le cadre semble avoir été posé, quand le si séduisant homme d'osier a trouvé sa place auprès de sa femme ravie, quand tout le village, étonné et envieux, ravale sa jalousie, on se demande de quoi sera fait sa seconde moitié. Le scénario sort de l'impasse dans laquelle on craignait qu'il s'encalmine et nous réserve quelques jolies surprises jusqu'à la scène finale.
"Wicker" ne laissera pas une trace marquante dans la mémoire de ses spectateurs et encore moins dans l'histoire du cinéma. Il n'en constitue pas moins un film ironique et sympathique, servi par une interprétation impeccable (quel bonheur de retrouver Peter Dinklage qu'on craignait qu'il se soit panthéonisé à tout jamais dans le rôle de Tyrion Lannister).
"The Wicker Man" est un film iconique de 1973 qui a initié un genre : le "folk horror". Il n'a quasiment rien à voir avec ce film-ci sinon son titre très proche qui renvoie à l'osier dont le dieu païen de 1973 et la créature frankensteinienne de 2026 sont faits.
Avec "Wicker", adapté d'une nouvelle de l'autrice anglaise Ursula Wills-Jones, on est loin du "folk horror" et du côté du conte volontiers satirique et intemporelle. "Wicker" se déroule dans un petit village anglais au Moyen Âge, au sein d'une communauté que rien ne semble relier au monde extérieur. Cette communauté pas vraiment hiérarchisée est constituée d'hommes et de femmes anonymes qui s'adressent l'un à l'autre en utilisant l'intitulé de leur profession : le tailleur, le boucher, le boulanger... Cette communauté strictement patriarcale place les femmes dans une position subordonnée et les ravale à leur statut d'épouse et de mère.
C'est contre ces règles que l'héroïne, solitaire et excentrique, s'érige. Elle le fait en instillant au récit une dimension fantastique qui fait tout son sel : pour narguer ses voisins et pour combattre sa solitude, elle passe commande au vannier d'un homme d'osier. Sa constitution mis à part, ce sera un homme comme un autre, sinon qu'il se révèle exempt des défauts rédhibitoires qu'accumulent tous les mâles du village : l'ivrognerie, la forfanterie, la brutalité et par dessus tout le machisme qui les conduisent à considérer les femmes comme des inférieures et à traiter la leur comme leur servante.
La charge est drôle. Mais au mitan du film, quand le cadre semble avoir été posé, quand le si séduisant homme d'osier a trouvé sa place auprès de sa femme ravie, quand tout le village, étonné et envieux, ravale sa jalousie, on se demande de quoi sera fait sa seconde moitié. Le scénario sort de l'impasse dans laquelle on craignait qu'il s'encalmine et nous réserve quelques jolies surprises jusqu'à la scène finale.
"Wicker" ne laissera pas une trace marquante dans la mémoire de ses spectateurs et encore moins dans l'histoire du cinéma. Il n'en constitue pas moins un film ironique et sympathique, servi par une interprétation impeccable (quel bonheur de retrouver Peter Dinklage qu'on craignait qu'il se soit panthéonisé à tout jamais dans le rôle de Tyrion Lannister).
Plus qu'une jolie fable, ce film étonnant au premier abord est touchant de justesse.
Porté par un excellent jeu d'acteurs et un certain esthétisme, on se surprend à rentrer très vite dans ce bel univers. Le film interrogé subtilement la nature humaine, les relations hommes femme le mariage et l'amour au sens large. Tout ça avec humour et une bonne dose d'émotions.
Bref j'ai beaucoup apprécié ce film plus profond qu'il n'y paraît.
Porté par un excellent jeu d'acteurs et un certain esthétisme, on se surprend à rentrer très vite dans ce bel univers. Le film interrogé subtilement la nature humaine, les relations hommes femme le mariage et l'amour au sens large. Tout ça avec humour et une bonne dose d'émotions.
Bref j'ai beaucoup apprécié ce film plus profond qu'il n'y paraît.
Une merveille ce film !
J’ai adoré : les acteurs, l'ambiance, l'humour, le son, les dialogues, le récit.. un film qui évoque de nombreux comportements humains (pas les plus vertueux..).
Le couple, le sexe, la jalousie, le manque de bienveillance.. les vérités s'enchaînent, implacables.
J’ai adoré : les acteurs, l'ambiance, l'humour, le son, les dialogues, le récit.. un film qui évoque de nombreux comportements humains (pas les plus vertueux..).
Le couple, le sexe, la jalousie, le manque de bienveillance.. les vérités s'enchaînent, implacables.
J'ai aimé ce film. Il est surprenant, émouvant, très cru et drôle. C'est une sorte de conte avec beaucoup de méchants et quelques gentils. On sort du film avec le sourire. Ça fait plaisir
Wicker est un film sympathique, porté par un casting convaincant et une réalisation soignée. L’ensemble fonctionne plutôt bien, avec quelques moments assez drôles qui permettent de passer un bon moment devant l’écran. Malheureusement, le scénario reste assez téléphoné et convenu, ce qui limite les surprises et l’impact de certaines situations. Rien de révolutionnaire, donc, mais une proposition agréable qui remplit son objectif : divertir le temps d’une séance.
Un film qui dépeint les humains et leurs travers à travers cette fable qui se déroule au sein d'un petit village médiéval.
Les personnages sont parfaitement ciblés et parfaitement interprétés . Olivia Colman est excellente comme à son habitude
Les images sont belles.
Les personnages sont parfaitement ciblés et parfaitement interprétés . Olivia Colman est excellente comme à son habitude
Les images sont belles.
Pour points positifs disons que l'idée est originale, que les costumes et les décors sont très beaux, et qu'il y a de beaux visuels.
Par contre s'il est vrai que certains passages sont très drôles, il faut aussi dire que c'est très inégal et que le plus gros de l'humour est concentré à la première partie.
Réussite en demi-teinte dira-t-on.
Par contre s'il est vrai que certains passages sont très drôles, il faut aussi dire que c'est très inégal et que le plus gros de l'humour est concentré à la première partie.
Réussite en demi-teinte dira-t-on.
Ce film, extraordinaire par son sujet - un homme en osier sème le trouble dans un village antique - et par son traitement cinématographique est une réussite surprenante dans le paysage normalisé de la production actuelle. Formidablement interprété, notamment par la toujours excellente Olivia Colman, l’actrice oscarisée en 2019 dans La Favorite, c’est à la fois un conte - pour adultes ! - et une belle histoire d’amour que nous offre le réalisateur inconnu, jusqu’à présent, Alex Huston Fischer. Vous resterez longtemps impressionné par cette histoire émouvante et drôle d’un village bouleversé par le charme d’un tresseur d’osier.
Facétieuse et vipérine comme d'habitude, Olivia Coleman est délicieuse, un vrai caramel beurre salé, mais elle ne parvient pas à sauver cette entreprise en osier qui est vraiment trop fragile
ce film se regarde comme on lirait un conte. il etait une fois...
un homme de paille, sorte de prince charmant construit par un vannier/magicien pour une cendrillon solitaire en butte au railleries des habitants du village : vendeuse de poissons elle est est marginalisée par son aspect.
mais l arrivée de son beau jouet va faire non seulement basculer sa propre vie mais aussi entraîner tous ses concitoyens dans une veritable tourmente: jalousie, frustration, désirs refoulés.
c'est une vraie trouvaille que ce film-conte, fractionné en chapitres, très bien rédigé ( ainsi les monologues du vannier ressemblent à de la poésie) très bien interprété. un ton grivois, la sexualité et l'amour, la confiance de l’autre , l'organisation sociale et la la femme sont des thèmes récurrents.
la dernière partie et le dénouement sont irracontables mais génialement surprenant. comme tous les contes, tout finit bien.
un film dont l'originalité et la grande créativité sont des atouts majeurs.
un homme de paille, sorte de prince charmant construit par un vannier/magicien pour une cendrillon solitaire en butte au railleries des habitants du village : vendeuse de poissons elle est est marginalisée par son aspect.
mais l arrivée de son beau jouet va faire non seulement basculer sa propre vie mais aussi entraîner tous ses concitoyens dans une veritable tourmente: jalousie, frustration, désirs refoulés.
c'est une vraie trouvaille que ce film-conte, fractionné en chapitres, très bien rédigé ( ainsi les monologues du vannier ressemblent à de la poésie) très bien interprété. un ton grivois, la sexualité et l'amour, la confiance de l’autre , l'organisation sociale et la la femme sont des thèmes récurrents.
la dernière partie et le dénouement sont irracontables mais génialement surprenant. comme tous les contes, tout finit bien.
un film dont l'originalité et la grande créativité sont des atouts majeurs.
Une fable drôle, enlevée, intelligente et visuellement très réussie. Cela faisait longtemps qu'on n'avait pas entendu des dialogues aussi savoureux et caustiques, le mot le plus adapté au film serait "paillards".
L'histoire, rondement menée, explore les hypocrisies et les bassesses des relations sociales, et particulièrement matrimoniales, montrant que le bonheur exige souvent le renoncement à une tradition étouffante. C'est vraiment rafraîchissant.
Olivia Colman fait merveille, comme toujours, avec son jeu intrépide et Alexander Skarsgård confirme, si l'on en doutait encore, qu'il est tout simplement parfait !
Enfin, petite mention du teasing "Osez l'osier" : fallait y penser, c'est brillant !
L'histoire, rondement menée, explore les hypocrisies et les bassesses des relations sociales, et particulièrement matrimoniales, montrant que le bonheur exige souvent le renoncement à une tradition étouffante. C'est vraiment rafraîchissant.
Olivia Colman fait merveille, comme toujours, avec son jeu intrépide et Alexander Skarsgård confirme, si l'on en doutait encore, qu'il est tout simplement parfait !
Enfin, petite mention du teasing "Osez l'osier" : fallait y penser, c'est brillant !
Un conte filmé ( Dieu merci sans chanson) traversé de douceur et de poésie. J'ai adhéré à l histoire principale et aux sous texte du scénario ( liberté sexuelle, place de la femme, poids du patriarcat). Olivia Colman est brillante
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