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Une femme rejetée par son village, un mari fabriqué en osier et une histoire d'amour qui échappe à toutes les conventions. Alex Huston Fischer et Eleanor Wilson proposent avec Wicker une fable fantastique aussi étrange que séduisante, portée par Olivia Colman, Alexander Skarsgård et Peter Dinklage.
Dans un village où chacun semble devoir respecter des règles bien établies, une pêcheuse solitaire décide de prendre son destin en main. Lassée d'être mise à l'écart, elle demande au vannier local de lui fabriquer un époux en osier. Contre toute attente, cet homme artificiel possède une sensibilité et des qualités qui vont progressivement bouleverser son existence. Mais leur bonheur naissant ne tarde pas à provoquer la jalousie et les fantasmes des habitants.
Le point de départ possède un charme particulier. Derrière son étrangeté, Wicker aborde une question très humaine : pourquoi faudrait-il aimer selon les règles imposées par les autres ?
La relation entre la pêcheuse et son improbable compagnon permet d'explorer le désir, la solitude et le besoin d'être accepté. L'idée d'un mari façonné sur commande pourrait facilement donner lieu à une simple comédie absurde, mais elle ouvre également une réflexion plus profonde sur les attentes que l'on place dans une relation amoureuse.
Le regard des villageois occupe une place essentielle dans cette histoire. Leur fascination pour cet homme différent révèle surtout leurs propres frustrations. Ce qui dérange n'est peut-être pas tant l'existence de cet époux en osier que la liberté d'une femme qui refuse de se conformer aux habitudes de sa communauté.
Le scénario devra toutefois éviter de rendre son message trop démonstratif. L'opposition entre une héroïne indépendante et un village intolérant peut rapidement devenir prévisible si les personnages secondaires manquent de nuances.
La présence d'Olivia Colman constitue un atout pour donner de l'épaisseur à cette femme solitaire, tandis qu'Alexander Skarsgård et Peter Dinklage complètent une distribution particulièrement intrigante.
Entre romance fantastique, humour décalé et satire sociale, Wicker possède une originalité bienvenue. Son idée la plus intéressante n'est finalement pas celle d'un homme fabriqué en osier, mais celle d'une femme qui découvre l'amour en refusant les conventions. Une fable insolite qui pourrait trouver toute sa force dans sa manière de mêler l'étrange aux émotions les plus simples.
Dans un village où chacun semble devoir respecter des règles bien établies, une pêcheuse solitaire décide de prendre son destin en main. Lassée d'être mise à l'écart, elle demande au vannier local de lui fabriquer un époux en osier. Contre toute attente, cet homme artificiel possède une sensibilité et des qualités qui vont progressivement bouleverser son existence. Mais leur bonheur naissant ne tarde pas à provoquer la jalousie et les fantasmes des habitants.
Le point de départ possède un charme particulier. Derrière son étrangeté, Wicker aborde une question très humaine : pourquoi faudrait-il aimer selon les règles imposées par les autres ?
La relation entre la pêcheuse et son improbable compagnon permet d'explorer le désir, la solitude et le besoin d'être accepté. L'idée d'un mari façonné sur commande pourrait facilement donner lieu à une simple comédie absurde, mais elle ouvre également une réflexion plus profonde sur les attentes que l'on place dans une relation amoureuse.
Le regard des villageois occupe une place essentielle dans cette histoire. Leur fascination pour cet homme différent révèle surtout leurs propres frustrations. Ce qui dérange n'est peut-être pas tant l'existence de cet époux en osier que la liberté d'une femme qui refuse de se conformer aux habitudes de sa communauté.
Le scénario devra toutefois éviter de rendre son message trop démonstratif. L'opposition entre une héroïne indépendante et un village intolérant peut rapidement devenir prévisible si les personnages secondaires manquent de nuances.
La présence d'Olivia Colman constitue un atout pour donner de l'épaisseur à cette femme solitaire, tandis qu'Alexander Skarsgård et Peter Dinklage complètent une distribution particulièrement intrigante.
Entre romance fantastique, humour décalé et satire sociale, Wicker possède une originalité bienvenue. Son idée la plus intéressante n'est finalement pas celle d'un homme fabriqué en osier, mais celle d'une femme qui découvre l'amour en refusant les conventions. Une fable insolite qui pourrait trouver toute sa force dans sa manière de mêler l'étrange aux émotions les plus simples.
Wicker d'Eleanor Wilson et Alex Huston Fischer raconte une étrange histoire d'amour où une pêcheuse solitaire (Olivia Colman), rejetée par son village, commande à un vannier (Peter Dinklage) un mari en osier. Cet époux improbable (Alexander Skarsgård) possède une sensibilité inattendue et lui apporte une tendresse qu'elle n'espérait plus. Seulement, son bonheur commence à déranger les habitants, dont les frustrations remontent progressivement à la surface.
Le film possède une atmosphère étrange, tant l'ambiance que la photographie. On sent surtout jaillir dans ce récit une forme de mal-être, les gens vivent une vie qui semble manquer de quelque chose et l'arrivée de cet être en osier vient faire exploser une forme de jalousie. Wicker dévoile combien nous sommes en quête de tendresse ou simplement de choses que les autres ont, mais qu'on n'avoue pas vouloir… Car les mots ont un pouvoir, ils rendent concrets certains de nos sentiments. Wicker n'est pas un conte de fées, mais un conte d'Osier.
La photographie de Lol Crawley possède une dimension picturale proche des tableaux hollandais du XVIIe siècle. Les costumes, les décors et cette temporalité indéterminée donnent au village une apparence presque figée. Cette esthétique renforce l'impression d'une communauté enfermée dans ses traditions, où chacun semble connaître la place qu'il doit occuper. Le fantastique vient perturber cet ordre social, particulièrement lorsque cet homme fabriqué se révèle plus sensible que ceux qui possèdent pourtant une existence bien réelle.
Wicker adapte la nouvelle The Wicker Husband d'Ursula Wills en explorant les contradictions du mariage et les mécanismes de comparaison sociale. Le bonheur de la pêcheuse devient insupportable parce qu'il expose les manques affectifs des autres. Une situation presque absurde, mais assez révélatrice de notre difficulté à accepter qu'une personne marginalisée puisse obtenir ce que les autres désirent secrètement.
L'étrangeté du récit tient aussi à cette interrogation sur la nature même du sentiment amoureux. Peut-on aimer librement un être conçu pour répondre à nos attentes ? Le film laisse planer cette ambiguïté, entre tendresse sincère et idéalisation d'un partenaire qui semble échapper aux imperfections humaines.
Le film possède une atmosphère étrange, tant l'ambiance que la photographie. On sent surtout jaillir dans ce récit une forme de mal-être, les gens vivent une vie qui semble manquer de quelque chose et l'arrivée de cet être en osier vient faire exploser une forme de jalousie. Wicker dévoile combien nous sommes en quête de tendresse ou simplement de choses que les autres ont, mais qu'on n'avoue pas vouloir… Car les mots ont un pouvoir, ils rendent concrets certains de nos sentiments. Wicker n'est pas un conte de fées, mais un conte d'Osier.
La photographie de Lol Crawley possède une dimension picturale proche des tableaux hollandais du XVIIe siècle. Les costumes, les décors et cette temporalité indéterminée donnent au village une apparence presque figée. Cette esthétique renforce l'impression d'une communauté enfermée dans ses traditions, où chacun semble connaître la place qu'il doit occuper. Le fantastique vient perturber cet ordre social, particulièrement lorsque cet homme fabriqué se révèle plus sensible que ceux qui possèdent pourtant une existence bien réelle.
Wicker adapte la nouvelle The Wicker Husband d'Ursula Wills en explorant les contradictions du mariage et les mécanismes de comparaison sociale. Le bonheur de la pêcheuse devient insupportable parce qu'il expose les manques affectifs des autres. Une situation presque absurde, mais assez révélatrice de notre difficulté à accepter qu'une personne marginalisée puisse obtenir ce que les autres désirent secrètement.
L'étrangeté du récit tient aussi à cette interrogation sur la nature même du sentiment amoureux. Peut-on aimer librement un être conçu pour répondre à nos attentes ? Le film laisse planer cette ambiguïté, entre tendresse sincère et idéalisation d'un partenaire qui semble échapper aux imperfections humaines.
Fable folklorique et loufoque
Les 105 minutes signées Alex Huston Fischer et Eleanor Wilson sont un joyeux mélange de comédie, de drame, de fantastique et de romance… Mise au ban de son village, une pêcheuse solitaire commande au vannier local un mari en osier. Cet époux improbable se révèle doté d’une sensibilité et de talents qui dépassent toutes ses attentes. À son contact, elle découvre un désir insoupçonné et, peu à peu, s’éprend véritablement de lui. Mais bientôt, son étrange mari attise les convoitises, la jalousie et les fantasmes des villageois, faisant vaciller les certitudes d’une communauté jusque-là bien ordonnée. Conte réjouissant situé dans un univers et surtout une époque où le droit des femmes n'en était même pas au stade de concept. Un festival pour le casting.
Petit rappel : le titre de ce film signifie « osier », tout le monde ne parle pas la langue de Shakespeare et de Ringo Star avec la même aisance. Il s’agit d’une adaptation de The Wicker Husband, une histoire courte d’Ursula Wills-Jones publiée en 2008. Ici, les personnages n'existent que par leur métier, leur fonction, la pêcheuse, le tailleur, le vannier, le boucher ou encore et le boulanger par exemple, et donc « la femme du boulanger » qui doit se contenter de l'aider et de le soulager de temps en temps, Et alors du coup, un homme en osier, marié à une femme indépendante qui travaille, qui propose de retaper sa maison et met en avant son désir sexuel… c’est la révolution dans le microcosme. Avant, bien sûr, que l’histoire prenne une autre tournure, jalousie, envie, manipulation, mensonges… Bref, le film se transforme au final en une sorte de conte plutôt acerbe sur le genre humain. Une curiosité très jouissive servie par un casting de luxe.
Avec, en haut de l’affiche, l’épatante Olivia Colman et son bonhomme d’osier, Alexander Skarsgård. On ajoutera le formidable Peter Dinklage ou Elizabeth Debicki, Tout ce beau monde, qui évolue dans des décors qui s’inspirent des codes esthétiques des tableaux hollandais du XVIIème siècle, sert à merveille cette comédie satirique sur le sexe et le mariage, pour un spectacle visuel singulier, Quant au couple de cinéastes, il est également en couple dans la vie. On imagine aisément les discussions qui ont dû se tenir durant l’écriture du scénario. Une belle surprise !
Les 105 minutes signées Alex Huston Fischer et Eleanor Wilson sont un joyeux mélange de comédie, de drame, de fantastique et de romance… Mise au ban de son village, une pêcheuse solitaire commande au vannier local un mari en osier. Cet époux improbable se révèle doté d’une sensibilité et de talents qui dépassent toutes ses attentes. À son contact, elle découvre un désir insoupçonné et, peu à peu, s’éprend véritablement de lui. Mais bientôt, son étrange mari attise les convoitises, la jalousie et les fantasmes des villageois, faisant vaciller les certitudes d’une communauté jusque-là bien ordonnée. Conte réjouissant situé dans un univers et surtout une époque où le droit des femmes n'en était même pas au stade de concept. Un festival pour le casting.
Petit rappel : le titre de ce film signifie « osier », tout le monde ne parle pas la langue de Shakespeare et de Ringo Star avec la même aisance. Il s’agit d’une adaptation de The Wicker Husband, une histoire courte d’Ursula Wills-Jones publiée en 2008. Ici, les personnages n'existent que par leur métier, leur fonction, la pêcheuse, le tailleur, le vannier, le boucher ou encore et le boulanger par exemple, et donc « la femme du boulanger » qui doit se contenter de l'aider et de le soulager de temps en temps, Et alors du coup, un homme en osier, marié à une femme indépendante qui travaille, qui propose de retaper sa maison et met en avant son désir sexuel… c’est la révolution dans le microcosme. Avant, bien sûr, que l’histoire prenne une autre tournure, jalousie, envie, manipulation, mensonges… Bref, le film se transforme au final en une sorte de conte plutôt acerbe sur le genre humain. Une curiosité très jouissive servie par un casting de luxe.
Avec, en haut de l’affiche, l’épatante Olivia Colman et son bonhomme d’osier, Alexander Skarsgård. On ajoutera le formidable Peter Dinklage ou Elizabeth Debicki, Tout ce beau monde, qui évolue dans des décors qui s’inspirent des codes esthétiques des tableaux hollandais du XVIIème siècle, sert à merveille cette comédie satirique sur le sexe et le mariage, pour un spectacle visuel singulier, Quant au couple de cinéastes, il est également en couple dans la vie. On imagine aisément les discussions qui ont dû se tenir durant l’écriture du scénario. Une belle surprise !
Au départ, de loin, je pensais que c'était un remake remanié de "The Wicker Man", à cause évidemment du titre. Finalement pas du tout puisque nous sommes sur une adaptation de ""The Wicker Husband", une histoire courte de Ursula Wills-Jones publiée en 2008.
Et l'histoire, elle est simple, c'est celle d'une poissonnière qui demande au vannier du coin de lui faire un mari en osier pour que les gens du village arrêtent de se moquer d'elle. Eh oui, elle sent le poisson, se sait pas s'habiller et puis surtout, elle s'en fout un peu. Mais si cet homme dérange, il intrigue au final tout le village, aussi bien les hommes que les femmes qui veulent quant à elles leur propre homme en osier.
Nous sommes dans un univers et surtout à une époque où le droit des femmes n'en était même pas au stade de concept. La femme a un rôle : c'est "la femme de". Effectivement, dans les film, les personnages n'existent que de par leur métier, leur fonction et donc pour le boulanger par exemple, on a "la femme du boulanger" qui doit se contenter de l'aider et de le "soulager de temps en temps" comme le dit si bien un des personnages. Et alors du coup, un homme en osier, marié à une femme indépendante qui travaille, qui propose de retaper la maison ou qui met en avant son désir sexuel, bah, ça dénote un peu ! Et ça donne d'ailleurs lieu à des scènes assez drôles tout étant très touchantes, comme la scène de danse dans le village par exemple où les deux protagonistes sont dans leur bulle.
Et puis l'histoire prend petit à petit une autre tournure ; la jalousie déjà présente prend de plus en plus de place en même temps que l'envie, la manipulation donnant lieu à des petits mensonges aux grosses conséquences. Bref, le film se transforme au final en une sorte de conte assez acerbe sur le genre humain dont la conclusion est assez plaisante.
Néanmoins, le film souffre quelques-fois de son rythme en dents de scie, même la mise en scène Alex Huston Fischer et Eleanor Wilson est souvent là pour rattraper les moments un peu plus mollassons et les jeux d'acteurs, notamment d'Olivia Wilde et Alexander Skarsgård sont excellents.
Bref, "Wicker" est donc une bonne surprise, tout simplement !
Et l'histoire, elle est simple, c'est celle d'une poissonnière qui demande au vannier du coin de lui faire un mari en osier pour que les gens du village arrêtent de se moquer d'elle. Eh oui, elle sent le poisson, se sait pas s'habiller et puis surtout, elle s'en fout un peu. Mais si cet homme dérange, il intrigue au final tout le village, aussi bien les hommes que les femmes qui veulent quant à elles leur propre homme en osier.
Nous sommes dans un univers et surtout à une époque où le droit des femmes n'en était même pas au stade de concept. La femme a un rôle : c'est "la femme de". Effectivement, dans les film, les personnages n'existent que de par leur métier, leur fonction et donc pour le boulanger par exemple, on a "la femme du boulanger" qui doit se contenter de l'aider et de le "soulager de temps en temps" comme le dit si bien un des personnages. Et alors du coup, un homme en osier, marié à une femme indépendante qui travaille, qui propose de retaper la maison ou qui met en avant son désir sexuel, bah, ça dénote un peu ! Et ça donne d'ailleurs lieu à des scènes assez drôles tout étant très touchantes, comme la scène de danse dans le village par exemple où les deux protagonistes sont dans leur bulle.
Et puis l'histoire prend petit à petit une autre tournure ; la jalousie déjà présente prend de plus en plus de place en même temps que l'envie, la manipulation donnant lieu à des petits mensonges aux grosses conséquences. Bref, le film se transforme au final en une sorte de conte assez acerbe sur le genre humain dont la conclusion est assez plaisante.
Néanmoins, le film souffre quelques-fois de son rythme en dents de scie, même la mise en scène Alex Huston Fischer et Eleanor Wilson est souvent là pour rattraper les moments un peu plus mollassons et les jeux d'acteurs, notamment d'Olivia Wilde et Alexander Skarsgård sont excellents.
Bref, "Wicker" est donc une bonne surprise, tout simplement !
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