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Pierre Kuzor
176 abonnés
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2,0
Publiée le 30 décembre 2024
Ai vu « Sarah Bernhardt, La Divine » de Guillaume Nicloux. La première scène nous montre Sarah Bernhardt le regard totalement figé dans un lit encombré de coussins interprétant la dernière scène de « La Dame aux Camélias » de Dumas… Cette ouverture sera à l’image de l’ensemble du film totalement pétrifié, empaillé, étouffant sous les costumes et les décors trop chargés. De théâtre, il n’en sera plus question pendant les 90 minutes restantes, le sujet du film étant avant tout les amours tumultueuses entre Sarah (Sandrine Kiberlain) et Lucien Guitry (Laurent Lafitte monolithique). Ca crie, ça glousse, ça s’envoie des bons mots à la vitesse d’une partie de ping-pong, ça se congratule et tout cela n’a pas beaucoup d’intérêt. J’aime beaucoup Sandrine Kiberlain, mais il faut avouer que sa présence est une grande erreur de casting tant l’on ne peut imaginer par son jeu binaire partagé entre les rires et les invectives, l’immense actrice qui faisait tomber certains de ses spectateurs dans les pommes au quatre bout du monde. C’est une Isabelle Adjani dont la présence théâtrale phénoménale et le mystère dont elle s’entoure qui aurait été idéale, une évidence. Une Divine pour jouer La Divine. Le prélude du film qui nous montre des photos d’époque et de films muets avec Sarah Bernardt est fatal à notre comédienne si sympathique et talentueuse de 2024. Le charisme, la morphologie, le jeu n’ont rien de commun. Seuls certains seconds rôles arrivent à donner un peu de vie à ce film vieillot et endormi dans la naphtaline dont on retiendra Laurent Stocker, Amira Casar, Grégoire Leprince-Ringuet et Clément Hervieu-Léger. Un montage alambiqué essaye vainement de donner un peu de suspense là où il n’y en a pas et la Bande originale faite d’extraits de pièces pianistiques de la fin XIXème début XXème siècle anesthésie définitivement le projet et le spectateur.
Bon film Sandrine Kiberlain relève bien le défi ! On y découvre une star exubérante, capricieuse, avant-gardiste, passionnée avec cette folle liberté ! Contrairement au côté très excessif que laissait paraître la bande-annonce, on est vite pris dans l'histoire et les dialogues sont intéressants. Les décors et les costumes sont bien rendus. Un bon moment !
Vu en avant-première. Un film plutôt bon mais hélas incomplet. Le film ne traite presque que de la personne qu'était Sarah Bernhardt et que trop peu, voire presque pas du tout de l'artiste. Le choix est clair : on ne veut pas montrer ce qu'elle était mais qui elle était. Et sur ce point c'est très réussi, on nous fait le portrait d'une artiste aussi excentrique qu'émotionnellement brisée porté par une excellente Sandrine Kiberlain. Mais on ne peut que regretter que le film n'aille pas plus loin. Qu'est-ce qui la démarquait des autres ? À quel point était-elle une grande actrice ? Qu'est-ce qui justifie sa popularité ? Toutes ces questions restent sans réponses, et c'est bien dommage pour un tel biopic. Un film correct donc, mais qui hélas ne va pas jusqu'au bout.
Film au rythme très lent, tourné essentiellement en studio dans une lumière blafarde manquant de relief et de couleur. L’hystérie de “la divine” est très pénible et on a guère d empathie pour ce personnage . Lafitte joue mal et a l air de s ennuyer ferme (comme nous) alors que Kiberlain en fait des tonnes, le tout rendant insupportable ce moment de cinéma sans aucun intérêt. Passez votre chemin !
Très déçue.Sa vie mondaine, sexueles, ses maladies sanglantes. Une vie de liaisons entourée de courtisans. Rien de sa vie réelle, de ses débuts et de son Ascension... Beaux décors, beaux costumes. Rien d'autre.
Vu en AP avec Sandrine Kiberlain et la scénariste Nathalie Leuthreau. Ce biopic ne m'a pas vraiment enthousiasmé. Beaucoup de mondanités, cela parait un peu superficiel et vain...
1878, dans le rôle de Marguerite Gautier, Sarah Bernhardt meurt dans les bras de Lucien Guitry. 1915, Sarah Bernhardt se fait amputer de la jambe droite qui l'a fait souffrir depuis des années. 9 décembre 1896, le Tout-Paris organise une journée Sarah Bernhardt pour célébrer cette comédienne considérée comme un trésor national par Clemenceau.
La personnalité et le destin exceptionnel de Sarah Bernhardt méritaient bien mieux que ce récit emberlificoté qui fait des sauts dans le temps, en avant, en arrière, en flashs back ; mais en est-ce vraiment car on ne sait plus de quelle année en serait le point de départ. Certes un récit chronologique aurait peut-être manqué d'originalité, mais le montage de ce récit reposant sur un parti pris obscur au point de devoir chapitrer le film, est vraiment inintéressant. De plus, l'histoire d'amour de la comédienne et Lucien Guitry (autre monstre sacré du théâtre et père de Sacha) occupe bien trop de place non seulement parce qu'elle n'est pas avérée et aussi parce que la comédienne ne peut en être ainsi réduite.
Malgré tout, le scénario, en peu de mots et en quelques scènes, fait voir de la comédienne l'importance de sa gloire, son fort caractère, son indépendance, la modernité de ses positions politiques et sociales, ses punchlines et la vivacité de son esprit. Et c'est à la magistrale interprétation de Sandrine Kiberlain que le film le doit. Son immense talent est la seule vraie bonne raison de voir le film.
"Sarah Bernhardt, la divine" est un biopic dramatique qui fut une assez bonne surprise pour moi. En effet, ce film biographique décalé et peu conventionnel réalisé par Guillaume Nicloux s'intéresse à la vie agitée de l'actrice Sarah Bernhardt, que je n'avais jamais découverte avant cette œuvre. Sandrine Kiberlain incarne ce personnage central avec brio, tandis que les seconds rôles, tels que Laurent Lafitte et Amira Casar, enrichissent cette belle reconstitution historique.
Sarah Bernhardt. Biopic décevant de la tragédienne. On sent dès les premières minutes à l'image de la chambre tristounette de la star que le reste va être du même accabi. Deux étoiles.
Se laisse regarder mais terriblement convenu et académique. La diva bourgeoise, capricieuse et narcissique, dont le jeu dramatique est aujourd'hui dépassé selon les enregistrements archivés, est montrée en annonciatrice du modernisme et du féminisme par un scénario opportuniste. De quoi tenter vainement de faire du neuf avec du vieux. Un biopic de plus...
Film très bien sur la vie d'une femme souvent drôle, très avant gardiste pour son époque et très contemporaine de notre société actuelle, très belle interprétation de Sandrine Kiberlain, à voir !
Ambitieux sur le papier, le biopic de Guillaume Nicloux s’embourbe rapidement dans une mise en scène trop académique et un récit qui manque de souffle. Malgré une volonté manifeste d'explorer la légende de Sarah Bernhardt, le film se révèle brouillon et poussif, peinant à traduire l'audace et le génie de la comédienne spoiler: qu'on ne voit jamais sur scène, un comble . Sandrine Kiberlain est à la hauteur du rôle, mais le film ne lui donne pas l’écrin qu’elle mérite.
Interprétation extraordinaire de S Kiberlain, qui investit totalement son personnage. Femme avant-gardiste, libérée, indépendante. La mise en scène est originale, pour nous faire découvrir ce personnage haut en couleurs.
Un biopic sur la vie de Sarah Bernhard aurait pu être intéressant...il n'en a rien été à mes yeux! mention spéciale toutefois pour Sandrine Kiberlain qui joue une Sarah Bernard plus vraie que nature: belle performance qui sauve en partie le film. C'est en effet un biopic très amputé puisqu'on ne s'intéresse qu'à deux ou trois fragments de la vie de la grande comédienne, mais surtout un film qui reste sombre, brouillon où de nombreuses personnes évoluent dans des espaces réduits ,des rencontres furtives en gros plan, une caméra qui ne sait plus où est sa bonne place...et dans la tourmente on voit passer comme des marionnettes,Emile Zola, sacha Guitry ou encore Edmond Rostand....