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L'homme sans nom
178 abonnés
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1,5
Publiée le 17 décembre 2024
Quand un film à une certaine ambition et qu'il ne l'a rempli pas du tout, cela va de soit qu'il est raté. La critique est facile mais lorsque l'on souhaite dresser le portrait d'une femme indépendante et avant-gardiste, ce que les dialogues absolument pas subtils essaient de retranscrire, il faut que le scénario et les scènes nous le retranscrive. Hors ce n'est pas du tout le cas : en bref on suit là une Sarah Bernhardt dépendante de l'amour d'un homme. Pas non plus aidé par une Sandrine Kiberlain en surjeu, le film se contente d'énumérer dans des dialogues inintéressants les personnalités qu'elle aurait influencé et les causes qu'elle aurait défendue...de manière très artificielle. On ne ressort pas grand chose de ce film, hormis peut être les costumes/joailleries et Laurent Stocker (Pitou) qui nous décroche quelques sourires bienvenus !
Sarah Bernhardt (1844-1923) est considérée comme l’une des plus grandes tragédiennes de son temps. Elle fut, avant l’invention du cinéma, la première star mondiale.
À l’heure où le moindre artiste un tant soit peu célèbre, écrivain, peintre (Manet), chanteur de variété (Aznavour, Gainsbourg, Piaf), star de rock, couturière (Coco Chanel) se voit consacrer son biopic, il était inévitable que le cinéma français s’empare de la figure haute en couleur de Sarah Bernhardt. Femme libre, immense actrice de théâtre, elle incarne à elle seule une période, celle de la Belle Epoque, tellement cinégénique.
Guillaume Nicloux, plus à l’aise dans le polar poisseux que dans le film d’époque, s’acquitte dignement de la tâche. Les décors et les costumes sont resplendissants ; le casting rassemble tout ce que la Comédie-Française a de meilleur : Laurent Lafitte, Laurent Stocker, Sébastien Pouderoux. Et Sandrine Kiberlain, plus exubérante que jamais, lâche les chevaux en tête d’affiche.
Le problème de ce film est son point de vue. Sarah Bernhardt nous est certes présentée comme une femme libérée, une féministe avant l’heure, bisexuelle et ne se cachant pas de l’être, dreyfusarde quand l’antisémitisme suintait par tous les pores de la IIIème République. Mais elle est somme toute ramenée à un schème très sexiste : une femme qui n’a aimé qu’un seul homme, Lucien Guitry (Laurent Lafitte), et s’est consumée d’amour pour lui.
Plus grave encore : on nous vend le biopic d’une actrice qu’on ne voit jamais jouer. Pas une scène où on la voie sur scène ! C’est un comble ! Et surtout pas une scène où on l’entende parler de son art, sinon quelques allusives allusions à "Lorenzaccio", à "Cyrano" – qu’elle reproche à Rostand d’avoir écrit pour Coquelin – ou à Shakespeare.
Un show Kiberlain qui cabotine sous prétexte que Sarah Bernardt était une diva excentrique. Si vous êtes fan de l'actrice, vous serez comblé, pour les autres c'est souvent embarrassant et pas drôle... Sinon le film part dans tous les sens, essayant d'éviter l'académisme du biopic, en restant léger et superficiel. Ca donne surtout envie de lire une biographie sérieuse et détaillée.
J'aime bien, sans être un énorme fan, Sandrine Kiberlain, que j'ai pu apprécier dans de nombreux films comme actrice (Les patriotes, Petite vadrouille,...) et comme réalisatrice (Un été 42,...)... Je suis par ailleurs curieux de la vie et, sirtout, des prestations d'actrice de la grande Sarah Bernhard. J'étais donc a priori bien disposé vis-à-vis de ce film qui s'annonçait passionnant... Quelle déception ! J'ai trouvé Sandrine Kiberlain insupportable, et je suis toujours aussi ignorant de la vie et de l'œuvre de Sarah Bernhard. Quel ennui ! Quelle vacuité !
Un sacré sujet ! Un sujet qui devrait nous emporter, nous transcender ... mais non. Aux manettes ce n'est pas Milos Forman mais Guillaume Nicloux. Le réalisateur est débordé et ne sait comment s'y prendre. Alors il a une idée : tout concentrer sur son histoire d'amour avec Lucien Guitry. Mais nous on s'en fiche ! On voulait voir "si Sarah nous était contée". on aura " Sarah au lit". Donc ce sont ses amourettes qui défilent à l'écran. Pas d'âme, pas de point de vue, un travail scolaire et appliqué. On va et on vient. Le découpage est mal fichu. Le film ne s'élève jamais, cahote en espérant donner du réalisme avec les clichés convenus : extravagance, lynx et python à la maison, draperies et vacheries. Sachez que vous ne la verrez pas en scène , pas un triomphe, pas une pièce, rien sur son métier. Ahurissant ! Pas une scène non plus sur son enfance misérable qui éclaire toute sa vie. Non, le film c'est Lucien et Sarah, Sarah et Lucien, bises et re-bises et encore et encore. En gros plans. Sandrine Kimberlin fait le job avec application, Laurent Laffite aussi. Il y a de beaux décors, de belles étoffes, trois répliques cultes . Pour dire vrai les seuls moments d'émotion sont les documents d'époque où on la voit réellement.
rébarbatif, pompeux, l'histoire avance recule dans le temps ce qui la rend peu passionnante. on ne sent absolument pas le charisme de la merveilleuse comédienne. De bons seconds rôles. très peu de scènes de théâtre, décevant.
Grosse déception devant ce biopic librement inspiré de cette femme libre qui était Sarah Bernhardt. Guillaume Nicloux prend le parti de jouer avec les époques de la vie de celle que l'on va surnommer "La divine". Le féminisme (déjà à l'époque), l'affaire Dreyfus ou ses relations avec les grands de ce monde (Edmond Rostand, Emile Zola ou même subrepticement Freud), tout cela est évoqué de manière beaucoup trop foutraque. Sandrine Kiberlain est imprégnée par son rôle mais cabotine tellement que ça en devient agaçant, voire lassant. Vous me direz que c'était nécessaire pour retranscrire la folie douce de cette icône de l'époque. Personnellement j'ai trouvé cette hystérie constante profondément irritante. A vous de voir!
Sandrine Kiberlain n'est convaincante que lorsqu'elle joue Sarah Bernhardt vieillissante et la Dame aux Camélias, sinon elle est insupportable et je trouve qu'elle se prête très mal à un rôle de tragédienne. Ajoutons à cela des dialogues complètements anachroniques " t'es sérieux, là ?", "tu m'as bluffé", "la lumière est au max"... et l'on obtient un navet.
Bon, j’ai pas accroché, Je ne comprend pas ce qu’a voulu faire Guillaume Nicloux, réalisateur que j’estime d’habitude…..Là il s’est perdu, ce n’est pas un biopic, Sandrine Kiberlain, est en mode hystérique ça m’a soufflé, elle que j’apprécie tant dans des rôles posés, intelligents, au fond le message ne passe pas, à cause de cela, heureusement qu’il y a des seconds rôles, Laurent Laffite, l’amant, Sacha Guitry enfant, rappelons qu’elle est née en 1844, c’était une autre époque….Au fond le scénario est inexistant, le jeu d’acteurs médiocre, la technique éclairage plans, ( abus grotesque de plans visages, souvent laids)…..Bon j’ai noté quatre trait d’esprit qui m’ont sorti de ma torpeur…...Je ne conseille pas, vous n’apprendrez rien sur cette diva
Aussi surprenant que cela puisse paraître, aucun film n'avait été consacré jusqu'alors à la grande Sarah Bernhardt, par le cinéma français. Le biopic de Guillaume Nicloux était attendu et il n'est pas question de lui reprocher d'avoir oublié un quelconque aspect de ce "monstre sacré" du théâtre. Malgré sa savante déconstruction chronologique, le film a tout du devoir d'un bon élève, pas académique, non, mais quelque peu convenu, quand même. Celle qui fut surnommée la divine était également une scandaleuse pour son époque, femme libre, aux amours tumultueuses, et aux caprices de diva. Comme de nombreux ouvrages "historiques" récents, le long-métrage s'efforce de montrer la modernité de son héroïne, n'hésitant pas à privilégier des thèmes aussi prégnants aujourd'hui que l'antisémitisme ou le féminisme. Le film est aussi un défilé quasi ininterrompu de "stars" de l"époque, comme Lucien Guitry et son fils Sacha, incontournables, mais aussi des figures qui n'ont fait que passer dans sa vie, à l'image de Zola ou de Freud. Était-il besoin d'insister autant sur l'idolâtrie autour de la comédienne et sur son odeur de soufre ? Disons que la chose aurait parfois mérité un peu plus de subtilité dans son traitement. Pleinement investie, Sandrine Kiberlain relève le défi avec le talent qu'on lui reconnaît. Le reste de la distribution est un peu moins convaincante, à l'image de Laurent Lafitte, peut-être un peu noyée dans des décors et des costumes somptueux. Au fond, le mystère de Sarah Bernhardt reste toujours intact, plus d'un siècle après sa mort et l'on ne peut que louer le film de la montrer telle qu'elle fut vraiment, dans un bref extrait du fameux moyen-métrage de Sacha Guitry, Ceux de chez nous, réalisé en 1917.
Grosse erreur dans le choix du titre. Il ne fallait pas appeler ce film "Sarah Bernhardt" mais "Sandrine Kiberlain, la divine". Celles et ceux qui pensaient découvrir davantage les mystères de la vie de l'immense actrice du tournant du siècle en sont pour leurs frais : on ne voit que Sandrine Kiberlain qui fait du Sandrine Kiberlain. A aucun moment, elle ne cherche à interpréter et à entrer dans la peau du personnage, si ce n'est en limitant son jeu (pardon son surjeu) à des cris et des gesticulations supplémentaires, Sarah Bernhardt oblige. A ce compte, le rôle aurait aussi pu être confié à Christian Clavier qui aurait mis une robe, une perruque et multiplié les "okayyyyyyy". Un biopic totalement raté.
Très déçus pas le film. Dans les interviews de présentation Sandrine Kiberlain assure ne pas avoir regardé d'archives sur Sarah Bernhardt, ni écouté sa voix pour ne pas se faire influencer et pour apporter la fraîcheur de son jeu. Et bien on peut dire que c'est raté !
Image pas belle, montage très discutable avec une mauvaise maîtrise des flash back et surtout une Sandrine Kiberlain pas bonne , même quand elle singe la comédienne sur scène de théâtre.... triste de devoir avouer ma déception mais ce film est raté
L’évocation est particulièrement enjouée, pétillante et … « people », puisque ce sont surtout les relations de Sarah Bernhardt avec les grands personnages de son époque au théâtre bien entendu comme Lucien Guitry évidemment, de la littérature française comme Edmond Rostand ou Émile Zola qui sont ici très brillamment et savoureusement mis en scène. Toute la musique du film est merveilleuse. Mon seul (gros) regret : que le réalisateur ne soit pas parvenu à montrer à l’écran le vertigineux talent d’actrice proprement dit de Sarah Bernhardt dans ses plus grands rôles.
Regardez aussi "the incredible sarah" avec Glenda Jackson en 1976. On voit Glenda sur les planches, Glenda joue. Elle joue Phèdre en anglais, faut s'y faire. Et puis Jeanne d'Arc, sous les huées, qu'elle mate. Bref, c'est une actrice de théâtre, comme Sarah Bernhardt dont Proust louait «le timbre, d’une limpidité étrange, appropriée et froide, l'attitude en scène faite de raisonnements ayant perdu leur origine volontaire, fondus dans une sorte de rayonnement où ils faisaient palpiter, autour du personnage de Phèdre, des éléments riches et complexes, mais que le spectateur fasciné prenait, non pour une réussite de l’artiste, mais pour une donnée de la vie ». Pourtant, Proust n'a pas été l'amant de Sarah. Pour Glenda Jackson c'est Victorien Sardou. Pour Kiberlain c'est Lucien Guitry. Pour wikipédia, le grand amour de Sarah, mais qui la dédaignait, fut un dandy de l'époque, nettement plus âgé qu'elle, qui servit de modèle à Proust pour son personnage de Swann. De toutes façons, comme Madame Arthur, Sarah eut "une foule d'amants". Elle doit l'orientation de sa carrière au duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, quand il était l'amant de sa mère, elle aussi versée dans la galanterie. Le duc en question est, logiquement, un personnage du film de 1976. Alors, la jambe coupée, la fête du jubilé, qu'est-ce qu'on en a à faire ? Dialogues vulgaires et plats, fausse amourette avec un faux Lucien Guitry de dix ans plus âgé que le vrai qu'on surnommait "divan le terrible". Et une Sarah totalement inadaptée. Film médiocre, à éviter.