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Omni Science
13 critiques
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2,0
Publiée le 17 mars 2025
Film vraiment très moyen, très décevant, insensé, aux personnages creux voire insipides. Je ne comprends pas pourquoi de telles notes, le film ne les mérite clairement pas. Ce n'est pas mauvais, mais c'est du niveau d'un téléfilm qu'on oublie aussitôt.
un film fun car tres loufoque et sardonique, de bons acteurs, belle photographie et cadrages... mais le reste au secours ! Un scénario tenant sur un timbre poste, des personnages inexistants (et inintéressants) et un film super long. La "fable sociale" tant vantée n'existe pas, le film est une succession de clichés, aucun réalisme social là-dedans.
Bon si j'ai pris du plaisir à suivre ce surprenant film de bout en bout, notamment avec des personnages atypiques, je dois reconnaitre que le scénario est extrêmement simple et sans doute un peu trop. Pour la conclusion, spoiler: si c'est assez habile sur l'ultime jeu de regard, qui en dit plus qu'un échange de discours, la morale finale me laisse pantois.
Côté récompenses, l'actrice mérite sa statuette avec une très bonne prestation, rendant son personnage plus que crédible mais aucune des autres récompenses ne semblent justifiées et compréhensibles en comparaison avec les films en concurrence. 18M$ aurait été attribué à la promotion pour les oscars, alors que le film a un budget de 6M$, ceci explique sans doute cela ? Ca en fait quand même un succès du cinéma indépendant, qui revient décidément très en voque aux E-U. Un film sympathique, mais qui ne va pas plus loin, sans proposer de réflexion sur ces sujets et qui ne sera pas du tout mémorable.
De Cannes à Hollywood, il n'y qu'un pas, un très grand pas. Après avoir conquis le printemps dernier la croisette avec son récit ne pouvant que faire unièmement écho à l'actu avec la Russie, on aurait pu, j'aurai pu penser à un nouveau cliché sur les milliardaires qui emploi ces jeunes femmes et leur sorte toutes leur jérémiades sans que cela leur fasse quoique se soit. Puis viens les nominations ultimes et l'intérêt petit à petit pour ce film que je n'ai pas eu le temp d'aller découvrir. Son triomphe symbolique aux Oscars il y à 2 semaines aura évidement inciter les salles à le reprogrammer et confirme une fois encore ce qui pour moi, est la preuve que depuis "La vie d'Adèle" en 2013, Cannes évolue profondément dans ses sélections en choisissant des œuvres visuellement très osées. "Love", "Titane" et maintenant "Anora", spoiler: l'érotisme cru et un penchant porno par instants, cumuler à des violences visuelles et verbales accentue cette audace de montrer des récits d'auteurs cru et clash. Ici donc, comme pour "Anatomie d'une chute", on n'est pas dans un récit original mais clairement adapter. Le quotidien de cette jeune strip-teaseuse devenant escorte par moments, rencontrant cet ado russe dont on ignore tout de son passé, sa relation explosive avec ses parents retourner en Russie dont on sait rien non plus. C'est l'unique point très faible du scénario, on sait rien d'eux, ils sont riches ok, mais que font-ils ? Pourquoi refusent-ils ce mariage ? Pourquoi sont-ils comme ils sont ? Le flou total. Un récit d'auteur qui comme très peu d'autres avant lui, aura été divisé en 2 symboliques parties, la première cumulant dynamisme et perfection de jeu, direction totale, bande son démontante et succession de scènes immersive parfaites. La seconde, dès le départ en fanfare catastrophique de Zakharov (Mark Eidelstein), sera retomber dans la plus pure tradition d'indépendance, ou les longueurs (que je trouvais ironiquement absentes) ont faits surfaces mais d'une manières assez subtiles par moments, inutiles par d'autres. Le manque de budget est tellement évident (les cascades, droit de diffusion musicale, exploitation des environnements) qu'il est comblé par un profond développement des charactères. Sauf qu'à un moment donné, on rabâche tellement la même chose qu'il en devient lourd. Le jeu reste pourtant génial et c'est ça qui est lunaire, entre les scènes pas possibles et le jeu prenant de toutes et tous, ces longueurs finissent par être "minimes". Coté cast, Mikey Madison est l'incarnation totale de que vaut un oscars d'actrice, ses tripes vocales et physiques lui font honneur et livre une performance déroutante entre son univers érotique et ses instants banales. Elle fait l'hommage complet de ces femmes travailleuses d'une industrie vielle comme le monde. Mark Eidelstein performe de ce rôle d'ado capricieux, accro du gaming, des soirées XXL, alcool et drogue à gogo et vivant dans un monde que seul les jeune millionnaires ou milliardaires peuvent saisir. Le trio infernal mais tellement percutant Karren Karagulian, Iouri Borissov & Vache Tovmasyan sont la parfaite représentation des russes ou voisins influencés ou soumis à la dictature de Poutine. Une volonté ultra visible de parvenir à leur fin, par n'importe quel moyens quitte à en venir au corps à corps dans des scènes aussi verbalement explosives que visuellement lunaires. Le récit lui n'à donc rien d'original mais permet une magnifique immersion, parfaite rencontre des ces gens n'ayant pas de morale concrètes. Quant aux parents, leur venue reste tout aussi lunaire mas assez peu concrète. Un récit aussi passionnant que moralement vorace qui offre donc à sa vedette, la consécration ultime à juste 25 ans. Une envie de là suivre évidente après sa prestation parfaite. Le plan final fut le prémice de ce que je sentais venir de loin, à la fois jolie et "forcé" il conclu 2h20 d'une manière si bien mi convaincante que bâclé. Comme toujours, que donnera le prochain Festival.
Exceptionnel, dans l’air du temps pule poil. Une sorte de « pretty woman » crue et réaliste avec une dimension lutte des classes mais entre usa et russie (le sous texte colle par hasard à l’actualité et ca ajoute du sel au film) les acteurs sont surtout formidables, surtout l’actrice principale qui y performe au plus haut de sa palette et grosse surprise ce n’est pas l’acteur principal masculin qui brille mais un autre secondaire et bcp plus touchant (sans le dévoiler) il est fantastique. Le film frise l’hystérie et la caricature sans jamais franchir la ligne MAIS L’INTERET DU FILM réside ENTIÈREMENT sur les dernières sequences, si ce n’est LA DERNIÈRE SEQUENCE, c’est ce qui eleve pour moi le film au dessus de la mêlée et en fait à mon sens, plus qu’UN GRAND FILM : une OEUVRE. Bravo à l’ensemble artistique et créatif de ce projet.
Une belle déception ! 2h de vide total. L’histoire est tellement inintéressante que j’ai attendu un rebondissement qui n’est jamais arrivé. Je ne comprends pas les éloges qu’il a reçu…Certaines scènes sont d’une longueur impitoyable et le personnage de Vanya est juste insupportable. Ok le film est esthétique et Mikey Madison est superbe. J’adore cette actrice. Mais ça m’apprendra à vouloir regarder une comédie sans saveur juste pour la voir jouer.
spoiler: très décevant.
Traitant d'un réel sujet de société, j'aurai pensé que le film mettrait en avant la réalité de la prostitution, sans filtre. Hormis sa volonté de dévoiler l'intimité des corps des jeunes femmes dans un élan à la limite du voyeurisme, le réalisateur n'a jamais essayé d'aller au delà de la peau, il effleure à peine la dimension du thème par manque de connaissances ou peut-être par mauvais point de vue. Si s'initier dans le monde de la prostitution c'est faire [spoiler]face à des femmes sans histoire et seulement tournées à tout prix vers la richesse ultime, comme le personnage d'Anora qui n'a ni histoire ni profondeur à nous partager, c'est se heurter à l'apparence de ce monde et en aucun cas non y plonger. J'ai cru pendant le visionnage que cette quête absurde de l'argent allait se déchirer pour paradoxalement nous faire prendre conscience des réels enjeux, mais non. Si le film se voulait drôle ou léger, cela explique mieux le manque de profondeur ou la caricature incessante de ces femmes ou encore du jeune Yvan qui ne renvoit que l'image de l'opulence et de la misère d'une vie remplie en surface mais vide au fond. En effet, I'idée de confronter deux mondes aurait pu servir à la cause de ce film, pourtant ici nous devons "deviner" ce qu'il se cache derrière chaque personnage tant le scénario et le développement de chaque personnage est maigre. Le [spoiler]seul enjeux du film revient donc à une sorte de "rêve américain" où chaque personnage semble tourné vers la richesse, notamment avec les longueurs sur le mariage des deux personnage mais pas plus . Pour moi c'est un film qui se veut sans filtre mais qui finit par être l'opposé, un filtre à lui même qui ne nous dévoile rien , ne transmet rien hormis des changements d'ambiance sur le point de vue visuel. Certains ont interprété notre manque de connaissance sur d'Anora comme une volonté de rappeler l'invisibilité des prostituées, mais pourquoi faire ce choix pour l'ensemble du film ? réduire le personnage principal à un "vide" sous prétexte que c'est la réalité de notre société pour un film qui se veut traiter du sujet de la prostitution c'est soit de la maladresse soit de l'ignorance profonde. spoiler: Enfin, la scène de fin est la seule qui tend à exposer le conflit interne d'Anora à l'écran , nous laissant à peine imaginer à quoi elle fait face. Hormis cette scène qui arrive après 2h de visionnage, nous avons à faire à un film vide de sens à l'opposé d'autres films plus modestes comme "Queens" qui a su palper bien plus ce sujet que Sean Baker.
Oscar + palme d’or… humm ! Ce n’est pas comme s’il n’y avait pas eu de bons films pour ce millésime… bref, plus rien ne m’étonne dans le show-business ! Quand je lis des critiques qui parlent du rêve américain, je pense qu’ils confondent une fille qui s’incruste et veut tirer un maximum de blé à un gosse de riche avec une fille qui s’en sortirait par son travail de façon honnête. Le point fort du film, c’est vraiment l’actrice qui fait une vraie performance, notamment dans la scène d’agression au domicile du jeune homme; j’espère pour elle qu’ils n’ont pas refait 10 fois la scène car elle doit y mettre une sacrée dose d’énergie pour rendre crédible sa réaction quasiment primale. Et cette énergie, elle la conserve tout au long du film, déterminée à ne pas se laisser reprendre l’os qu’elle a réussi à attraper, ce qui constitue une bonne trame à l’intrigue. L’idée du trio de bras cassés est intéressante au départ mais devient vite assez lourde et répétitive; elle s’essouffle, même s’il on perçoit petit à petit qu’il va se passer quelque chose avec le gros bras russe. Mais n’est pas les frères Cohen qui veut, ni Tarantino d’ailleurs. En fait, l’histoire est assez peu crédible car un oligarque aurait, a minima, pour des questions de sécurité et de risque d’enlèvement, collé aux basques de son rejeton une armada de garde du corps qui ne le lâcheraient pas d’une semelle alors que les deux arméniens chargés de le surveiller sont vraiment des amateurs et postes très « à distance » du gamin. Idem dans la boîte de strip-tease : les types entrent tranquillement sans que personne ne viennent leur demander ce qu’ils font là, à fouiller dans les salons puis à foutre le bordel. On sait bien que ce genre de clubs est à cheval sur la sécurité pour protéger les danseuses des clients trop entreprenants et qu’ils y a des malabars qui contrôlent les entrées et assurent qu’il n’y ait aucun débordement. La scène au tribunal est assez comique mais totalement irréaliste et la comédie en devient presque un film à sketch, à la façon Bobby Farrelly, accentuée un peu plus tard par le traitement troupier de la visite à la juge à Las Vegas. La mère du gamin est archi-caricaturale, on se doute bien qu’elle ne va pas accueillir sa belle-fille les bras ouverts, un peu de subtilité aurait été bienvenue. Il n’y a que le père pour rattraper la scène avec un physique en décalage avec l’idée que l’on se fait d’un oligarque. Enfin, la fin façon twist est prévisible… on veut bien croire que la jeune femme qui « a donné tout ce qu’elle pouvait » ne tiendrait pas sur la durée et qu’elle finirait par comprendre qu’elle n’avait été que le pion d’un sale petit morveux en manque de divertissement, mais ça reste encore assez peu crédible.
Ce film est brillant ! On passe par tellement d'émotions, c'est drôle, touchant, triste mais pleins d'espoir également ! Anora m'a beaucoup touchée et Igor également. Je suis bien contente d'avoir vu ce film et je le recommande vivement !
Comédie dramatique écrite et réalisée par Sean Baker, Anora est un bon film, même s'il comporte quelques tares. L'histoire nous fait suivre Anora, dite Ani, une jeune strip-teaseuse de Brooklyn, qui voit sa vie chamboulée lorsqu'elle rencontre dans le club où elle se produit, Ivan, le fils d'un oligarque russe qu'elle épouse dans la foulée. Seulement, une fois la nouvelle parvenue en Russie, leur conte de fées est menacé par les parents du garçon qui envoient trois hommes retenir le couple en attendant leur arrivée à New York dans l'intention de faire annuler ce mariage jugé insultant vu le statut social de la jeune épouse. Ce scénario s'avère globalement prenant à visionner pendant toute sa durée de deux heures et quart, même si cette durée aurait gagnée à être raccourcie d'une vingtaine de minutes. Car oui, l'intrigue comprend quelques longueurs tout du long de ses trois parties qui la compose et même une certaine redondance dans la première. En effet, le récit prend par deux fois des tournants lui faisant changer de ton, passant d'une romance éphémère et artificielle à une comédie saugrenue avant de s'achever sur un ton plus dramatique. Le tout est plutôt réussi même si cette amourette intéressée ne raconte au final pas grand-chose dans son message et sa morale. On retiendra tout de même quelques scènes sortant du lot et le fait que la drogue, le sexe et la nudité soient très présents à l'écran. L'ensemble est porté par des personnages plus ou moins appréciables, à commencer par la principale concernée donnant son titre au film, qui n'est pas très attachante à cause de sa personnalité peu développée et de son côté profiteuse. Elle est malgré tout très bien incarnée par une Mikey Madison se mettant littéralement à nue pour son rôle. Son mari est lui interprété par un Mark Eidelstein tout aussi convaincant, même si lui aussi manque de développement. Les trois rôles les plus sympathiques sont clairement ceux campés par Iouri Borissov, Karren Karagulian et Vache Tovmassian car ils sont loin des clichés habituels et sont très drôles malgré eux. Les parents d'Ivan joués par Alexeï Serebriakov et Daria Ekamassova sont pour leur part pas aussi tyranniques qu'annoncés, notamment le père trop effacé. Tous ces individus entretiennent des rapports donnant lieu à beaucoup de crises. Des échanges soutenus par des dialogues se chevauchant car ils ne s'écoutent pas la plupart du temps. Cette cacophonie bruyante et assez vulgaire est cependant réjouissante grâce aux mots échangés souvent amusants. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère qualitative. Sa mise en scène se veut particulièrement hybride, capable de plans très courts qui s'enchaînent, tout comme d'autres séquences plus longues. Mais c'est le montage qui fait une grande part du travail à la faveur de sa construction. Les péripéties se déroulent elles entre New York et Las Vegas, deux villes au final peu exploitées, l'action se passant la plupart du temps dans des lieux clos se répétant. Ce visuel naturel est accompagné par une b.o. essentiellement composée de tubes passant en boîtes de nuit. Celle-ci colle bien à l'ambiance mais est clairement immédiatement oubliable. Il manque assurément d'un thème personnalisé afin de donner une identité sonore à l'œuvre. Reste une fin pas totalement satisfaisante venant mettre un terme à Anora, qui, en conclusion, est un long-métrage méritant d'être découvert, sans pour autant être un grand film.
« Anora » de Sean Baker est une comédie dramatique sur une strip-teaseuse new-yorkaise qui épouse un héritier russe, mais le « conte de fées » prend une tournure bien sombre. Entre humour et tragédie, c’est un film très profond bien qu’inégal par moment.
Franchement après Brutalist et EmIlia Perez je ne comprends pas l’engouement pour ce film original mais deplacé, décalé, grossier et vulgaire, et franchement des fois le trash me dérange pas mais là le film se laisse regarder bien sûr mais bon , rien d extra
Un film agréable à regarder, même si long au démarrage. C'est prenant, touchant et amusant ! L'actrice principale est incroyable. Le seul détail dérangeant étant le manque de cohérence des personnages lié au jeune russe. Méchant mais pas trop ? Ou même pas du tout ? Après ça fait du bien aussi de voir des films sans violences !