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Charlotte28
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2,0
Publiée le 15 avril 2026
Sous couvert d'une tonalité foutraque, cette comédie dramatique se passe d'enjeu, de sujet, de propos clair. Certes, on suit l'évolution d'un groupe de hip-hop irlandais chantant en gaélique. Certes, la réalisation copie le style de Trainspotting. Certes la narration s'amuse entre analepses, ellipses et rupture du quatrième mur. Mais ce trio promeut sa culture par accident ou opportunisme, bien davantage concerné par la consommation de drogues... Ainsi le propos politique (mais le pré générique l'annonçait) ne s'aperçoit qu'à l'arrière-fond, laissant entendre que la jeune génération se sent démunie de venir après celle qui lutta, mais ne manifestant pas concrètement l'opposition avec les Anglais (sinon entre agents et délinquants, mais pas besoin d'un antagonisme civil séculaire pour cela!). Par ailleurs, le récit s'autorise à tirer de grosses ficelles, tant par le rôle de la policière que par le ridicule des protagonistes. Car la tonalité burlesque qui nimbe l'ensemble du scénario rend sceptique devant le dessein d'une intrigue renvoyant dos à dos toutes les attitudes face à la situation étatique - hormis la voix de la nuance que tente d'incarner la compagne du professeur - et déniant tout sérieux voire toute crédibilité à la thématique sous-jacente. Quant à la relation avec le père elle fonctionne finalement comme prétexte pour lier les diverses directions évoquées. Cyniquement emblématique de l'époque (mais était-ce réellement le but?)...
La mise en scène, volontairement nerveuse et parfois chaotique, épouse cette énergie contestataire, quitte à sacrifier une partie de la rigueur narrative. Cela peut donner l’impression d’un film un peu désordonné ou proche du clip musical, mais cette vitalité constitue aussi sa principale force. Au fond, j’ai l’impression que le film ne cherche pas tant à raconter une réussite artistique qu’à célébrer une forme de liberté insolente.
Kneecap rend hommage à la culture, aux dialectes et langues indigènes antiques à travers le rap, style musical contemporain par excellence. Preuve que traditions et modernités peuvent cohabiter, voir fusionner sans se cannibaliser. Pour autant, le film se déroule sans réellement accrocher le spectateur malgré un rythme très soutenu.
Film qui promeut l'usage et la dispensation de drogues et la violence. Je trouve l'idée de faire un groupe pour soutenir la langue irlandaise une bonne idée, mais je ne soutiens pas les groupes qui distribuent de la groupe pour leur permettre de devenir célèbres. Faire un film sur ce groupe est je pense, une façon détournée de donner raison à cette méthode.
Ça décoiffe! En Irlande du Nord, on découvre les luttes pour préserver sa langue, son mode de vie et sa culture. Le film est très bien filmé, les plans sont riches, variés et électriques - l’animation sur image donne un coup de jus à l’histoire, et donne l’impression de voir un clip long-métrage. Qui plus est, le groupe de musique est super, engagé et leurs musiques sont TROP COOL !
Etonnant des notes positives qui donnent envie d'essayer. Peut-être que les amateurs de Rap aiment, mais même les concerts sont mal filmés... Peut-être que des irlandais aimant le gaélique aiment, mais ce n'est pas suffisant pour excuser les grossièretés des scènes de sexe en gaélique Le film est brouillon, vulgaire, et même si on sourit parfois à la caricature des indépendantistes irlandais de Belfast, on s'ennuie plutôt fort
Très présent sur la scène médiatique ces derniers temps, on revient ici aux débuts du groupe Kneecap (Genoux brisés) et au combat qu'ils vont mener pour la reconnaissance de la langue gaélique. C'est très vivant avec des animations psychédéliques lors de trips mémorables. Avec un langage cru dans leurs textes, le trio de Belfast allie humour et provocation même si l'apologie des substances illicites peut choquer. Sinon, c'est l'occasion de découvrir de sacrés lascards malgré des revendications parfois douteuses. Un mélange d'un Ken Loach et d'un "Trainspotting".
Whaou, ça déménage ! Politiquement incorrect, drôle, plein d'autodérision. C'est une bonne bouffée d'air frais et puis un petit coup de pied dans l'administration anglaise pour que la reconnaissance de l'Irlandais avance, c'est plutôt bien.
A nouveau je ne peux qu'inviter les parisiens à aller au Luminor pour soutenir le film ainsi que nos cinémas indépendants. Délicieux film qui reprend les normes du biopic et du film de hip hop en réfléchissant, à travers le cas gaëlique, à la dimension politique du rapport à la langue
En sortant en France la même semaine que 28 Ans Plus Tard, Kneecap met une belle claque au nouveau film de Danny Boyle en lui empruntant son style. Se démarquant de tous les habituels biopics musicaux, il faut espérer qu’il devienne une nouvelle référence du genre pour ne plus jamais voir de film tels que Better Man. Un excellent film qui donne envie de mieux connaitre le groupe Kneecap mais aussi de les revoir en tant qu’acteurs. [Lire la critique complète sur le site freakingeek]
Triste nouvelle : le cinéma a perdu Danny Boyle, désormais réduit à réaliser à grand peine des nunucheries zombies comme "28 ans après". Bonne nouvelle : on lui a trouvé un successeur en la personne de Rich Peppiatt. "Kneecap" est en effet une sorte d'ovni cinématographique de la trempe de "Trainspotting". C'est une façon différente de regarder le conflit en Ulster et, surtout, une façon très originale de le mettre en scène et de le filmer. C'est drôle, surprenant, déroutant (avec l'incroyable découverte de ce groupe de rap irlandais) et finalement assez fin, en mettant en avant le poids de la langue dans la construction des identités. Un film de rap... totalement punk !
Kneecap de Rich Peppiatt est un auto-biopic du groupe Kneecap avec Kneecap. A Belfast, la langue gaélique est proscrite par la couronne britannique. Un groupe de rap déjanté devient le fer de lance improbable de la défense de cette langue et par voie de conséquence des droits civiques.
Le montage est survitaminé "à la snatch (2000)". Ce qui aide à embarquer dans cet univers plus de drogués que d'engagés. Au mieux des enragés déchaînés. On est plus sur du Trainspotting (1996) que sur Bloody Sunday (2002).
La mise en scène est incroyable. On est scotché à son fauteuil dans ce tourbillon foutraque. Et dans cette narration / scénario qui semble chaotique, ressort les thèmes de la langue, de l'identité, de l'occupation, de l'impérialisme dans un jus potache certes mais qui tâche. Et ça ne part pas au lavage (de cerveau).
"Kneecap" assez bien noté par la critique, qui a obtenu de nombreuses récompenses et citations, est une comédie dramatique musicale plaisante. Le réalisateur irlandais Rich Peppiatt propose aux spectateurs un biopic romancé sur la montée en puissance du groupe de hip-hop irlandais Kneecap, originaire de Belfast. Le film est agrémenté de performances musicales entraînantes, d'une ambiance funky et de touches humoristiques, tout en abordant des thèmes politiques, religieux et culturels importants liés à l'Irlande. On y retrouve également les véritables membres du groupe, Liam Ó Hannaidh, Naoise Ó Cairealláin et JJ "DJ Próvaí" Ó Dochartaigh, ainsi que la participation de Michael Fassbender.