Send Help
Note moyenne
3,4
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311 critiques spectateurs

5
34 critiques
4
104 critiques
3
120 critiques
2
29 critiques
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13 critiques
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11 critiques
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Karim El Attar
Karim El Attar

28 abonnés 251 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 février 2026
Avec Sam Raimi aux commandes, Send Help se révèle plutôt efficace. Sans révolutionner le genre, le film parvient à installer une tension constante grâce à une mise en scène dont Raimi a le secret. L’ambiance oppressante fonctionne parfaitement et l’isolement des deux personnages principaux est particulièrement bien retranscrit à l’écran.
Le scénario comporte quelques facilités, et les deux héros auraient mérité un développement plus approfondi, mais l’ensemble reste cohérent et maîtrisé. Send Help n’est pas un grand thriller, mais il tient ses promesses et offre un divertissement solide, tendu et plutôt réussi.
lpjdrdtv90
lpjdrdtv90

24 abonnés 55 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2026
J'y allais vraiment à reculons et j'ai été très agréablement surpris. Le premier quart d'heure est assez caricatural (l'employée très douée un peu gourde qui se néglige face au bogosse libéral, crétin et hyper misogyne). A partir de l'accident d'avion, d'excellentes choses nous sont offertes, on rit pas mal sur des réflexes ultra codés du monde du travail et de la mysoginie, même si le film reste assez balisé. Puis très vite, après les coups fourrés de part et d'autre on assiste non seulement à une farce réjouissante sur le monde du travail mais aussi -le titre "send help"-résonant bien dans les deux sens- à un jeu de massacre sur la guerre des sexes. Et le film ose dans ses derniers 3/4 d'heures aller jusque là où on n'avait pas imaginé. C'est mené de main par deux acteurs au top dont Rachel McAdams parfaite en nunuche qui se révèle une survivor d'enfer et Dylan O'Brien très à l'aise en petit con. Jubilatoire.
YaPasPhoto
YaPasPhoto

25 abonnés 354 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 février 2026
Vu hier en Belgique, et c'est assez mauvais. Parti très optimisite de revoir Sam Raimi au manette mais plouf.
Les personnages sont hyper caricaturaux spoiler: Le personnage de Linda est complètement paumé que l'on comprend pourquoi elle ne sera pas vice précidente. J'aime bien ce style mais elle ne fait pas une vice présidente potentiel . Il aurait mieux valu qu'elle soit tirée à 4 épingles le jour et survivaliste le soir genre Jeckil et Hyde
. Les effet spéciaux numériques sont mauvais spoiler: UN sanglier en image de synthèse horrible
. Le pire c'est que l'on pouvait faire ce film sans effet numérique du tout. C'est lent, mou et verbeux, la réalisation est plate. Les effet tombe a plat tant c'est mou.
Vraiment déçu
Thomgpz
Thomgpz

31 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2026
J’ai adoré Send Help !

Dès les premières minutes, le film est prenant, rythmé, et surtout : on ne s’ennuie pas une seule seconde. Les plans sont magnifiques, très travaillés visuellement, et les personnages deviennent vite attachants, ce qui rend chaque situation encore plus intense.

On est clairement dans du pur Sam Raimi : parfois complètement barré, excessif, inventif… mais toujours maîtrisé. Le film regorge de clins d’œil évidents à ses œuvres précédentes, notamment Jusqu’en enfer et Evil Dead. Sa patte est omniprésente, et on sent vraiment qu’il s’est fait plaisir derrière la caméra, tout comme les acteurs à l’écran.

Le final est particulièrement intense, avec un moment qui m’a clairement donné l’impression de retrouver un “monstre” tout droit sorti d’Evil Dead. Et la petite surprise finale fonctionne très bien aussi.

Seul léger bémol pour moi : je m’attendais à un peu plus de sang. Ce n’est pas rédhibitoire mais connaissant Raimi, j’aurais aimé un soupçon de gore supplémentaire.

Côté scénario, même si le déroulé reste assez prévisible dans les grandes lignes, le film réserve malgré tout plusieurs surprises et rebondissements bien sentis, qui relancent constamment l’intérêt.

Un film généreux, assumé et franchement jouissif !
Rémy LE BIHAN
Rémy LE BIHAN

23 abonnés 96 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2026
Très bon film  on ne s’ennuie pas sur ce thriller haletant et ses superbes images du pacifique, style la revanche d’un blonde ( pas assez stylée) face à un dirigeant sans scrupule !
Qui sera la victime dd
Miguelithor
Miguelithor

7 abonnés 41 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 février 2026
[A BAS LE CAPATISME OU NON ?!]

Ce film met en scène un rapport de force entre un patron et son employée, une dynamique qui s'inverse radicalement au gré d'un changement de cadre brutal. L’œuvre joue sur une dualité sociale marquée : d'un côté, un patron incarnant un système capitaliste oppressant (particulièrement envers les femmes) ; de l'autre, son employée, interprétée par Rachel McAdams. Ce personnage, aux prises avec des difficultés sociales, refuse de se sexualiser et brille par sa compétence, tout en manquant initialement de leadership et de poigne.
Le crash : La mort du corporatisme
Le point de rupture survient lors d'un crash d'avion, où le monde corporatiste est percuté de plein fouet par la réalité sauvage. La mise en scène souligne cette chute avec une ironie mordante, notamment lors de la mise à mort symbolique d'un cadre, littéralement étranglé par sa propre cravate. C’est l’instant précis où la nature reprend ses droits.
La séquence du crash est d'une grande virtuosité technique : la caméra s'engouffre dans le cockpit par un travelling avant percutant, avant de zoomer sur Rachel McAdams. Un panoramique adopte ensuite son point de vue, nous faisant assister à la "punition" symbolique de ses collègues, littéralement aspirés par le vide et l'altitude. C’est ici que son destin bascule : elle refuse désormais l’aliénation pour entrer dans son domaine d’expertise : la survie.
Inversion des rôles et instincts primaires
Le film opère alors un basculement où les masques tombent. Le personnage de Dylan O’Brien se révèle dans toute sa puérilité. Le choix de cadrage audacieux n'est pas choisi par pure hasard car le mot child figurant sur son gilet de sauvetage, scelle très justement son trait de caractère durant les premiers jours de survie. Totalement assisté, il refuse même de manger du poisson, tandis que le personnage de McAdams se sent enfin "comme un poisson dans l'eau", prenant naturellement le lead dans cet habitat sauvage.
Le scénario distille habilement plusieurs fusils de Tchekhov :
- Les chaussures orthopédiques de l'héroïne.
- Les lacets et le couteau, qui deviennent des éléments centraux de la tension antagoniste du duo.
- Les éléments naturels (baies, falaises) qui préparent une catharsis explosive menant à un climax jouissif.
Une esthétique entre survie et horreur
Le récit explore les instincts les plus primaires à travers une esthétique organique : gros plans sur les regards, effusions de sang viscérales et manifestations surnaturelles oniriques. On y retrouve des fulgurances chères au cinéma de Sam Raimi, notamment avec l'apparition d'un semblant de zombie et l'usage de vomi en abondance.
Conclusion : Le cycle de l'oppression
En fin de compte, le film livre une morale acide sur la corruption du pouvoir. Il pose une question universelle : à quel moment la victime, même oppressée, finit-elle par devenir le bourreau ? C’est le portrait d'un système capitaliste qui broie les individus jusqu'à révéler leur vile nature. Cette démonstration culmine avec l'utilisation d'un club de golf comme ultime fusil de Tchekhov, scellant une résolution aussi cruelle qu’amusante.
Marco Lecomte
Marco Lecomte

18 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 février 2026
Le définition même d’un navet. J’ai rarement vu ça, si vous avez du temps et de l’argent à perdre c’est par ici. Je n’ai pas aimé du tout, nous avions même envie de partir à même pas la moitié du film, tout est grotesque et ridicule.
Phil
Phil

9 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 février 2026
Comment dire … nous sommes allés voir ce film à deux avec comme ambition de passer un bon moment sans trop réfléchir, en rigolant un peu tout en ayant quelques frissons …
Nous nous sommes aperçus, en sortant du cinéma, que nous avions pensé, chacun de notre côté, à partir au milieu du film, sans oser en parler à l’autre, tellement on s’ennuyait… du coup on est resté jusqu’à la fin, qui était à l’image du début…
Quel ennui cette soirée !! Aucun intérêt à ce scénario caricatural avec aucunes originalités, trop grossier pour être drôle et joué comme dans une série Netflix. Bref, je déconseille fortement.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 mars 2026
Ce n'est pas Send Help qui fera de nouveau aimer Sam Raimi, cinéaste de genre pris entre la tribulation horrifique et la BD qui, depuis Dr Strange me déçoit. Même si il retrouve le gore se voulant jubilatoire qui a fait son mérité talent, Send help tombe à plat et ne présente aucune originalité créatrice. Du sang, du vomi, un sanglier agressif sont les seuls vrais ingrédients du film qui se sert des effets numériques pour palier le manque d'inspiration du cinéaste. Le film évoque Seul au monde de Robert Zemeckis qui, lui, parvenait à rendre le vrai sentiment de solitude chez le naufragé et Jusqu'en enfer, dans sa critique sociétale. Les deux films étant bien sûr bien plus maîtrisés que ce dernier opus. Du point vue sociétal, le film traitre du machisme dans les sociétés aux fins purement capitalistes. Le personnage féminin porte en elle une rebellion contre le machisme et la discrimination contre les individus dits "différents". La seule trouvaille de film médiocre est que l'héroïne n'est pas celle qu'on croit qu'elle est.
ne0n
ne0n

31 abonnés 145 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 juin 2026
Sam Raimi est de retour avec une réalisation et un humour noir fidèle à lui même. Malheureusement le scénario convenu, les personnages et les dialogues assez caricaturaux font que ce film, malgré sa fin maladroite que l'on ne pouvait pas deviner, ne sera qu'en définitive oubliable.
Auré
Auré

31 abonnés 95 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 février 2026
pardon mais comment c'est possible que ce film soit réalisé par Sam Raimi ? c'est nul, hyper cliché, les décors sont très mal faits, on s'en qu'il n'y avait aucun budget. Grosse déception
jonathan L.
jonathan L.

16 abonnés 35 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 février 2026
C’est bête et méchant avec quelques projections de fluides diverses assez marrantes.
Cependant les personnages sont écrits et caractérisés avec la finesse d’un tractopelle.
Le scénario est paresseux et très prévisible.
C’est globalement assez moche.
Bref, si j’avais vu ce film sans connaître le nom du réalisateur à l’avance j’aurais parié sur le premier yes man venu, certainement pas su Sam Raimi…
Johan K.
Johan K.

15 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mars 2026
Après ses escapades chez Marvel, quel bonheur de retrouver Sam Raimi dans ce qu'il fait de mieux : l'épouvante psychologique mâtinée d'humour noir. Avec Send Help, le cinéaste prend un malin plaisir à dynamiter les codes du "survival" hollywoodien.

Une mise en scène au scalpel
La réalisation est, sans surprise, impeccable. Raimi a "de la bouteille" et ça se voit à chaque plan. Il transforme une île déserte en un huis clos étouffant grâce à une caméra mobile, presque prédatrice, qui souligne l'instabilité mentale de ses protagonistes. On sent une maîtrise totale du cadre qui rend chaque ressource rare et chaque échange de regard dangereux.

L'anti-romance absolue
Le coup de génie réside dans le traitement des personnages. Là où n'importe quel autre réalisateur aurait cédé à la facilité d'un rapprochement héroïque, Raimi choisit la voie du mépris persistant. On souffre pour le personnage de Rachel McAdams, méprisée jusqu'au bout, dont la solitude devient totale lorsqu'elle finit par avoir du sang sur les mains. C'est une vision de la nature humaine d'un cynisme rafraîchissant : le traumatisme ne répare pas tout, il peut aussi exacerber la mesquinerie.

Le duo de choc
Enfin, impossible de ne pas souligner la partition de Danny Elfman. Sa musique est d'un dosage exemplaire : discrète quand le silence de l'île doit peser, elle se fait grinçante et ironique pour accompagner la déchéance morale des naufragés. C'est le complément parfait à la "Raimi Touch".

En résumé : Un film simple sur le papier, mais d'une exécution chirurgicale. Une leçon de cinéma de genre qui refuse les fins "feel-good" pour nous laisser avec un goût de sel et de sang dans la bouche. À voir absolument.
Jylg
Jylg

55 abonnés 492 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 février 2026
Un peu convenu et trop gore, ce film se suit assez facilement. Deux beaux acteurs au service d’une histoire improbable du faux couple se retrouvant sur une île déserte pour s’y écharper. Rien de nouveau sous le soleil.
Zola Ntondo
Zola Ntondo

76 abonnés 131 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2026
Send Help — Critique

Avec Send Help, Sam Raimi — cinéaste indissociable de la trilogie Evil Dead — revient à un territoire qui a toujours constitué le cœur de son cinéma : celui de l’être humain confronté à une situation limite, où les cadres ordinaires se fissurent et où l’identité réelle des individus se révèle sous contrainte. Mais derrière l’apparente simplicité du dispositif — survivre, attendre, s’adapter — le film développe une lecture plus trouble, où l’enjeu n’est pas seulement physique, mais moral.

Le rapprochement avec certains récits contemporains de renversement social, comme Sans filtre (Triangle of Sadness), Palme d’or 2022 de Ruben Östlund, apparaît d’abord évident. Lorsque le confort disparaît, les hiérarchies vacillent, les rôles se recomposent, et la dépendance change de camp. Pourtant, Send Help ne se contente pas d’un simple retournement. Là où ce type de récit tend à opposer dominants et dominés, Raimi introduit une nuance plus sombre : le renversement ne restaure pas l’équilibre moral. Il révèle la circulation de la cruauté.

Ce déplacement est au cœur du film. Ce qui semblait initialement une relation de domination claire se complexifie, se fissure, puis se renverse — non pour établir une justice, mais pour exposer ce que chacun devient lorsque la structure sociale cesse de contenir les comportements. Le film ne désigne pas un camp moral supérieur ; il suggère que la cruauté n’est pas liée à la position, mais à la situation. Ce que les personnages croyaient être se dissout progressivement, laissant apparaître une transformation plus ambiguë, plus inconfortable.

Sur le plan formel, Send Help adopte une esthétique de survie organique, enracinée dans la matérialité du danger. La tension naît de l’environnement, de la contrainte physique, de la fatigue, de l’adaptation — dans une approche proche de certains récits de menace naturelle, mais débarrassée du grotesque et de la surenchère. Les effets spéciaux sont présents, parfois perceptibles, mais toujours fonctionnels : ils servent la situation sans chercher à l’écraser. Le film privilégie la pression constante des corps face à un monde hostile plutôt que l’illusion spectaculaire.

Cette logique se prolonge dans la partition de Danny Elfman. Compositeur majeur — dont l’empreinte sur Batman (1989) demeure emblématique — Elfman choisit ici une approche intégrée au film. Plutôt que d’imposer une signature reconnaissable, il s’inscrit dans la matière du récit, en adoptant les codes contemporains du cinéma de tension : nappes, respiration sonore, montée progressive. La musique ne cherche ni l’effet ni la rupture ; elle structure, accompagne, renforce. Plus qu’une singularité, elle confère au film une stature sonore discrète mais solide.

La mise en scène de Raimi, fidèle à son sens du rythme, avance par usure plutôt que par explosion. Le film ne progresse pas par chocs, mais par ajustements, par déplacements imperceptibles, par perte progressive de certitudes. L’environnement agit comme un révélateur : il expose ce que les structures sociales dissimulaient jusque-là. L’angoisse ne vient pas de l’inconnu, mais du moment où les repères cessent d’être fiables.

Tout compte fait, Send Help est moins un film de survie qu’un film sur la transformation humaine sous contrainte. Il ne propose ni morale simple ni renversement consolateur. Il montre, avec une sécheresse maîtrisée, que la perte de repères ne produit pas nécessairement une révélation noble, mais une exposition plus brute — celle de ce que chacun devient lorsque le monde cesse d’être stable.

Un film tendu, maîtrisé, et discrètement plus cruel qu’il n’y paraît.

**Vu lors d’une séance Méga Frisson au Mégarama Bastide.
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